juil 302011
 

Je ne l’avais pas revue depuis sa création en 2009 et j’étais très curieux de découvrir comment les végétaux installés sur cette immense structure en spirale avaient évolué et poussé. C’est époustouflant !

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Inventant une structure nouvelle, feuille géante s’enroulant sur elle-même jusqu’à constituer une grotte secrète, ouverte sur le ciel, Patrick Blanc a voulu développer différents biotopes, par un jeu de pliures, donnant lieu à différentes expositions lumineuses.

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Créant des milieux différents, du plus sombre au plus éclairé, du plus simple au plus complexe, favorisant la présence et la coexistence d’espèces végétales multiples, le botaniste surprend par la grande nouveauté de ce geste plastique.

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Avec une superbe traine de lamiers qui se plaisent beaucoup sur ce grand mur végétal spiralé et qui ont finit par déborder, recouvrant peu à peu le sol autour de l’installation. Continue reading »

juil 292011
 

La vingtième édition du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41) a pour thème : « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse ». Elle donne à voir et parcourir des jardins d’alerte, des jardins du futur, des ateliers de (re)découverte et de reconstruction de notre diversité, des tableaux vivants forces de proposition, de recherche et d’innovation scientifique et artistique. Voici un petit aperçu glané lors de ma visite il y a quelques jours.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Manier avec précaution » par Jeroen Jacobs architecte-paysagiste et Maarten Jacobs, designer, (Pays-bas).
Métaphore des menaces pesant sur la nature, ce jardin fragile est une invitation à manier les plantes avec précaution. Nous devons en prendre soin comme de nous mêmes. Il faut manier la nature avec précaution aujourd’hui pour pouvoir jouir demain d’une biodiversité heureuse.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je suis sûr que vous n’aviez pas pensé à ces surprenants tuteurs pour vos roses trémières…

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Le pollen exubérant » par Yekaterina Yushmanova architecte-paysagiste et Ruth Currey conceptrice paysagiste (États-Unis et Canada).
Pour imaginer l’avenir des jardins, nous nous tournons inévitablement vers leur passé. Ce jardin propose une exploration de l’héritage des jardins anémogames. Le pollen capture l’histoire de chaque plante et de ses ancêtres, puis chevauche le vent et permet de créer des nouvelles combinaisons de vie.

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juin 242011
 

L’Observatoire de la Biodiversité des Jardins lance un grand appel à témoins ! L’année 2011 s’annonce comme une année particulière pour l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins (OBJ) piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Noé Conservation. À conditions exceptionnelles, mesures exceptionnelles, l’OBJ compte sur vous !

Les spécialistes des papillons parlent de 2011 comme d’une année vraiment exceptionnelle tant la sécheresse a été intense et longue, sauf peut-être dans le Midi. Ils témoignent d’une situation contrastée : on observe, pour la période, une grande diversité d’espèces mais une faible abondance dans les milieux secs, alors que les papillons semblent plus abondants en milieu forestier. Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d’été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D’autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l’instar de l’azuré des cytises… !

Toutefois, les données transmises au Muséum national d’Histoire naturelle sur les papillons observés dans les jardins ne mettent pas en évidence une diminution des espèces communes par rapport aux périodes précédentes. Les nombres de papillons comptés dans les jardins au début de l’année 2011 sont comparables à ceux du début des années 2006 à 2010.

En revanche, on observe, depuis le lancement de la saison 2011, une participation des observateurs moins importante que les autres années. Cela pourrait traduire le fait qu’effectivement, les papillons sont moins abondants cette année : lorsqu’il y a peu de papillons dans le jardin, il est moins motivant d’observer, ce qui se traduit par une baisse de la participation. Les données qui nous parviennent proviendraient alors des jardins les mieux lotis, où le suivi est motivant, et donneraient une représentation biaisée de la réalité.

Pour en avoir le cœur net, une seule solution : effectuer des observations, y compris dans les jardins pauvres en papillons et transmettre ces données au Muséum national d’Histoire naturelle. Aussi l’OBJ compte fortement sur une mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible. Les données montrant une absence de papillons sont aussi importantes pour comprendre l’évolution des populations que celles montrant une forte abondance !

Quoi qu’il en soit, les conditions actuelles sont remarquables, et méritent des observations continues. En effet, avec le réchauffement climatique, de tels épisodes météorologiques exceptionnels pourraient être plus fréquents, et avoir un impact sur la biodiversité. Les suivis comme l’OBJ sont alors des outils irremplaçables pour comprendre ces effets.

Pour observer les espèces de votre jardin et participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, inscrivez votre jardin et découvrez la démarche à suivre pour le relevé et le comptage via le site Noé Conservation ou sur le site Vigie Nature. Pas besoin d’être spécialiste, de nombreux outils sont en ligne pour vous aider à déterminer l’espèce que vous avez sous les yeux ! À la fin du mois, saisissez vos données en remplissant un formulaire en ligne, elles seront transmises aux scientifiques du Muséum.

juin 072011
 

Je vous avais annoncé cette initiative de végétalisation des potelets anti-stationnement qui s’est déroulée dimanche dernier dans le 2ème arrondissement de Paris, avec un point d’informations et de rencontres près du métro Quatre-Septembre. En sortant de la Maison de la radio après mon émission, je suis donc allé sur les lieux pour découvrir ces potogreens qui m’intriguaient ainsi que Paule Kingleur et les participants. Et voici les photos…

Phacélie, bleuet et matricaire sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Phacélie, bleuet et matricaire sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

 

Quand je suis arrivé sur place, un grand nombre de potelets anti-stationnement avaient déjà été végétalisés. Et un petit groupe s’animait sur la placette près de la bouche du métro Quatre-Septembre.

La préparation des poches à plantes pour Potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

La préparation des poches à plantes pour Potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

J’ai alors fait connaissance avec Paule Kingleur (association Paris Label) qui a initié ce projet de végétalisation originale.

Paule Kingleur (association Paris Label), Potogreen, rue de Choiseul, Paris 2e (75)

Paule Kingleur (association Paris Label), Potogreen, rue de Choiseul, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Qu’est-ce qu’un potogreen ?
Tout simplement un poteau anti-stationnement, paré (couronné) de quatre petits contenants plantés de fleurs sauvages ou cultivées, de légumes ou de plantes aromatiques, mais aussi d’arbres. Les petits pots sont faits avec des boites de lait recyclées et maintenues dans un petit sac en toile de tente recyclée. Ces poches sont fabriquées par l’Atelier d’insertion Emmaüs. Le potelet moche devient un mini jardin urbain suspendu, pris en charge par une personne qui l’adopte et s’engage à le soigner.

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Mais les photos de Potogreen sont plus parlantes que des longues phrases, en voici une sélection avec un classement par rue.

Potogreen de la rue de Choiseul

Gazania, némésie et sauge sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Gazania, némésie et sauge sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

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mai 252011
 

Le Conseil général sort le premier atlas de la faune des Hauts-de-Seine, richement illustré, sur le site www.promenades92.fr. Il recense toutes les espèces animales vivant dans les Hauts-de-Seine (92). Au total, plus de 450 espèces sont présentées.

Où et comment vivent-elles ? Comment sont-elles réparties et quels sont leurs statuts de conservation ?
Voici quelques questions auxquelles le Conseil général a voulu répondre en réalisant cet Atlas de la faune des Hauts-de-Seine.
La biodiversité, bien présente en ville et dans les zones urbanisées, participe à la qualité de vie des habitants. Sa préservation est donc essentielle pour les acteurs du territoire. Cet atlas s’adresse aussi bien au grand public qu’aux professionnels et permet d’améliorer la connaissance des espèces à l’échelle départementale. Cet outil peut aider à la décision, notamment en matière de gestion et de préservation des milieux.
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mai 212011
 

À l’occasion de la Fête de la Nature 2011, la Ville de Paris, Natureparif et le Muséum National d’Histoire Naturelle invitent petits et grands à participer samedi 21 mai de 14h à 18h à une chasse aux trésors inédite dans les parcs et jardins de la capitale.

Au terme de ce parcours urbain à la découverte de la biodiversité – animé par les éco-éducateurs de la Ville, le Muséum National d’Histoire Naturelle et plusieurs associations partenaires- les participants recevront de nombreux lots. Auparavant, ils devront participer à au moins trois des huit animations gratuites proposées dans six espaces verts parisiens.

Programme des animations :

  • Les jardins d’Éole, rue du Département (18e).
    Animations autour de l’apiculture et des sciences participatives proposées par l’ADAIF, l’UNAF et Planète Science.
  • Le jardin partagé « Le poireau Agile » dans le square Villemin, 14 rue des Récollets (10e).
    Animations autour du jardinage biologique et des jardins partagés proposées par Ville main jardins et Graine de Jardins.
  • Le Parc Floral de Paris, 118 rue de la Pyramide (12e)
    Animations autour de l’arbre, de la biodiversité et de la photo-naturaliste proposées par les éco-éducateurs de la Ville de Paris et l’ASCPF. Les participants sont invités à se munir de leur appareil photo numérique.
  • Le jardin Naturel, 120 rue de la Réunion (20e)
    Animation autour de la biodiversité en milieu humide proposée par les éco-éducateurs de la Ville de Paris.
  • Les Arènes de Lutèce, 47 rue Monge (5e)
    Animation autour de la découverte du chant des oiseaux proposée par SONATURA
  • Le Jardin des Plantes, place Valhubert (5e)
    Animations autour de différents dispositifs de comptage des espèces : insectes, papillons, escargots, bourdons, chauve-souris… proposées par le Muséum National d’Histoire Naturelle.