jan 102014
 

Logo de l'Année internationale de l'agriculture familiale 2014
Premier secteur d’emploi au niveau mondial et produisant plus de 70 % de l’alimentation mondiale, les agricultures familiales sont au cœur des enjeux d’accès et de gestion des ressources, d’emploi, de lutte contre la pauvreté et d’alimentation.

L’agriculture familiale englobe toutes les activités agricoles reposant sur la famille, en connexion avec de nombreux aspects du développement rural. L’agriculture familiale permet d’organiser la production agricole, forestière, halieutique, pastorale ou aquacole qui, sous la gestion d’une famille, repose essentiellement sur de la main-d’œuvre familiale, aussi bien les hommes que les femmes. Dans les pays développés comme dans les pays en développement, l’agriculture familiale est la principale forme d’agriculture dans le secteur de la production alimentaire.

En quoi l’agriculture familiale est-elle importante ?
L’agriculture familiale et la petite agriculture sont liées de façon indissociable à la sécurité alimentaire mondiale.
L’agriculture familiale préserve les produits alimentaires traditionnels, tout en contribuant à une alimentation saine et équilibrée, à la conservation de la biodiversité agricole mondiale et à l’utilisation durable des ressources naturelles.
L’agriculture familiale peut être un moyen de stimuler les économies locales, surtout si elle est combinée avec des politiques spécifiques axées sur la protection sociale et le bien-être des communautés.

L’agriculture familiale protège la biodiversité
Tout au long de l’histoire, nous avons utilisé environ 7000 plantes pour combler les besoins de base. Aujourd’hui, cependant, plus de 150 espèces sont cultivées commercialement, dont 30 constituent 90% des calories dans l’alimentation humaine et seulement quatre (riz, blé, maïs, pomme de terre) représentent plus de la moitié de cet apport calorique. L’Agriculture Familiale, en plus d’être une source d’agri-diversité génétique, peut assurer sa conservation par l’utilisation de variétés de semences et de races animales autochtones bien adaptées aux divers environnements.

Journée dédiée à l’agriculture familiale sur le Salon International de l’Agriculture 2014 à Paris le mercredi 26 février.
déc 062013
 

Version française de l’Atlas européen de la biodiversité des sols
Taupes, crapauds, fourmis, vers de terre, champignons, algues… représentent des formes de vie qui composent la biodiversité des sols. Pour sensibiliser le grand public à l’importance et la richesse de la biodiversité des sols, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a participé hier, lors de la journée mondiale des sols,  au lancement d’un Atlas européen de la biodiversité des sols en version française et d’un jeu des 7 familles intitulé « La vie cachée des sols ».

Alors que l’activité des organismes du sol participe notamment à sa fertilité, à la qualité de notre alimentation, à la pureté de l’air et à la qualité de l’eau, la biodiversité des sols est menacée par l’accroissement des pressions liées à l’activité humaine ainsi que par les changements globaux. Elle reste de plus une des composantes les moins connues de la biodiversité. Ces deux ouvrages permettront à un large public de la découvrir et d’en comprendre le rôle fondamental.

La version française de l’Atlas européen de la biodiversité des sols voit le jour après avoir rencontré un fort succès lors de sa première publication en anglais en 2010. Cet atlas est le résultat d’un effort inédit pour cartographier les dégradations et menaces pesant sur la biodiversité des sols dans l’Union Européenne. C’est un ouvrage pédagogique de référence qui s’adresse aussi bien au grand public qu’aux chercheurs, décideurs politiques et enseignants. Chaque chapitre est rédigé par des spécialistes de renommée internationale.

Jeu de 7 familles "La vie cachée des sols"
Le jeu des 7 familles intitulé « La vie cachée des sols » est destiné à un public de 8 à 12 ans. Grâce à 42 photographies commentées et à un livret pédagogique illustré, ce jeu permettra aux plus jeunes de découvrir en s’amusant la diversité et le fonctionnement de la vie cachée dans les sols mais aussi les scientifiques et les outils ayant permis leur étude.

Ces deux outils ont été réalisés dans le cadre du programme de recherche GESSOL « Fonctions environnementales et gestion du patrimoine sol » du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. La traduction de l’Atlas est issue d’une collaboration avec le JRC et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Le jeu des 7 familles est le fruit d’un partenariat avec l’Association française d’Etude des Sols (AFES), l’ADEME et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Les deux ouvrages ont été présentés lors de la Journée Mondiale des Sols (5 décembre 2013) organisée par l’AFES et Naturparif, sous l’égide de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) et le parrainage du Ministère de l’Égalité des territoires et du Logement et du Ministère de l’Écologie du Développement durable et de l’Énergie.

Pour plus d’informations et pour télécharger gratuitement l’Atlas européen de la biodiversité des sols ainsi que le jeu des 7 familles « La vie cachée des sols » :
www.gessol.fr/atlas
www.gessol.fr/content/le-jeu-de-7-familles-la-vie-cach-e-des-sols

nov 272013
 

Capture d'écran de la page d'accueil du site Si les mares m'étaient comptées

Le 25 novembre dernier, la Société nationale de protection de la nature (SNPN) et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, ont lancé « Si les mares m’étaient comptées« , un site internet dédié à l’inventaire participatif et au suivi des mares franciliennes.

Vous pouvez le découvrir en cliquant sur le lien suivant : www.snpn.mares-idf.fr

Une enquête participative pour préserver les mares franciliennes en danger
Entre 30 et 50 % des mares franciliennes ont disparu depuis 1950. Face à ce constat alarmant, la SNPN a lancé en 2010 un inventaire régional de ces milieux. L’objectif de ce programme de science participative est d’établir un état des lieux de ces micro-zones humides indispensables à la survie de nombreuses espèces faunistiques et floristiques, parfois rares et menacées. Au-delà du recensement, il s’agit d’impulser une véritable dynamique régionale de préservation de ces milieux.
L’important travail d’analyse cartographique réalisé par la SNPN a permis d’identifier plus de 22 250 mares sur le territoire francilien. Environ un tiers d’entre-elles a été visité et signalé sur le site de l’opération, grâce au soutien et à la participation de l’ensemble des bénévoles et des structures partenaires (structures publiques, collectivités, associations). Mais le travail à fournir reste important : près de 15 000 mares doivent encore être confirmées.

Participer à l’inventaire des mares d’Île-de-France
Tout le monde peut participer, selon deux protocoles distincts :

  1. Au cours de vos promenades, quand vous rencontrez une mare, notez sa localisation et l’état que vous observez.
    Des inventaires naturalistes (amphibiens, odonates, flore) peuvent aussi être réalisés par les plus aguerris.
  2. Vous pouvez également contacter la SNPN pour demander une carte des mares pré-localisées sur votre commune et qui n’ont pas encore été visitées. Vous pourrez ainsi partir à leur recherche.
    Des outils pour vous aider à caractériser au mieux les mares que vous rencontrerez sont à votre disposition sur le site « Si les mares m’étaient comptées ». Vos observations effectuées, il vous suffit ensuite de vous connecter au site pour y déposer vos données.

Les informations collectées permettront de compléter les connaissances régionales sur ces milieux, de mettre en place un suivi à long terme et de mener des actions de préservation en faveur de ces remarquables zones humides.

nov 232013
 

Illuminations dans la rue Saint-Charles, Paris 15e (75), hiver 2011-2012
Noé Conservation a lancé un ouvrage de référence pour les collectivités à l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités Locales : le Guide d’accompagnement de la Charte de l’Éclairage durable.

Ce document sensibilise aux enjeux liés à l’éclairage public et à la biodiversité nocturne. Sa plus-value réside dans la méthodologie proposée par Noé et validée par des experts : elle guide les collectivités dans l’application progressive des 10 engagements de la Charte, vers une réelle politique d’aménagement lumière durable compatible avec les besoins et attentes des citoyens. Noé Conservation appelle les communes à ratifier la Charte de l’Éclairage durable et à rejoindre le collège des villes déjà signataires.

L’éclairage urbain représente en France près de 40% de la facture d’électricité des communes. Et lorsqu’il est excessif ou inadapté, il contribue à la pollution lumineuse, qui augmente en moyenne de 6% par an !

L’adaptation de l’éclairage urbain à nos besoins constitue donc un enjeu majeur pour les communes en terme de réduction de la consommation d’électricité et donc des dépenses publiques, mais également en terme de respect des récentes règlementations. A cela s’ajoute un enjeu de préservation de la biodiversité nocturne, fortement impactée par ces éclairages, dans un contexte où 77% des citoyens estiment que les pouvoirs publics ne font pas assez pour protéger la biodiversité.

À ce titre, Noé Conservation mobilise les acteurs clefs et propose des actions concrètes et novatrices. Le guide de la Charte de l’Éclairage durable conçu par Noé a été présenté en avant-première à ALAN (Artificial Light At Night), première conférence internationale sur la pollution lumineuse, qui s’est tenue à Berlin du 28 au 30 octobre 2013. La démarche progressive d’application de la charte, sa facilité de mise en œuvre et l’accompagnement proposé par Noé ont suscité un vif intérêt des participants.

« Plus de biodiversité, plus de bien-être, plus d’efficacité énergétique, moins de dépenses publiques. Tel est le message porté par la Charte de l’Éclairage Durable de Noé », souligne Arnaud Greth, Président de Noé Conservation.

En signant la Charte de l’Éclairage durable, les communes prennent un engagement stratégique, bénéfique pour leurs concitoyens et leur territoire. Elles peuvent grâce à la Charte :

  • construire une politique d’éclairage durable sur leur territoire,
  • améliorer le cadre de vie de leurs concitoyens,
  • optimiser le cycle de vie de leur éclairage : choix des produits, consommation électrique, recyclage, etc.
  • valoriser leurs actions citoyennes auprès des habitants et des autres communes françaises,
  • agir pour l’Homme, la biodiversité et l’environnement.

Les objectifs de Noé Conservation sont ambitieux : l’association souhaite dès maintenant impliquer un maximum de villes, à l’instar de Valenciennes, première commune signataire de la Charte en septembre 2013, et étendre ainsi la portée de son action dans les prochaines années. Convaincue que les élus sauront être à l’écoute des fortes attentes de leurs citoyens en terme de préservation de l’environnement, Noé les invite à adopter et mettre en œuvre dès à présent cette Charte de l’Éclairage durable. Pour une nouvelle vision de l’éclairage public au service de l’homme et de la biodiversité !

Retrouvez la Charte de l’Éclairage Durable et son guide d’accompagnement pour les collectivités sur :  www.noeconservation.org (Nos Programmes / Eclairage Durable et biodiversité)

nov 012013
 

Crématorium et parterres de chrysanthèmes dans le cimetière du Père Lachaise en automne, Paris 20e (75)
Comme chaque année, la Ville de Paris met en place un dispositif spécifique pour accueillir les Parisiennes et les Parisiens qui se rendent dans les cimetières pour les fêtes de la Toussaint. Moment de recueillement et de souvenir pour les uns, simple occasion de découvrir les nécropoles souvent prestigieuses pour d’autres. La fréquentation des cimetières durant ces quelques jours est exceptionnelle : plus de 210 000 visiteurs en 2012 en 5 jours, et plus de 400 000 visiteurs entre le 27 octobre et le 11 novembre.

Des cimetières spécialement fleuris…
L’ornementation florale fait l’objet d’un soin particulier. Les agents de maîtrise horticoles de la Ville de Paris rivalisent de professionnalisme et d’idées pour composer des décorations florales, fleurir les divisions militaires (12 000 chrysanthèmes), les monuments aux morts. De superbes jardinières, d’où les chrysanthèmes s’échappent en cascade, sont déposées aux entrées des nécropoles. Les caveaux individuels du cimetière parisien de Thiais, qui accueillent les défunts sans ressources ou non identifiés, bénéficient également d’une attention particulière puisque chaque caveau est fleuri par la municipalité (3 000 chrysanthèmes). Les plantes et les fleurs ont pour la plupart été produites dans le centre horticole municipal de Rungis.

Durant tout le mois d’octobre, au moment de la chute des feuilles, les moyens déployés pour l’entretien sont renforcés : moyens supplémentaires en hommes et en matériels, agents techniques venus des espaces verts et des bois de la capitale, nombreux passages d’engins de balayage, nettoyages répétés, évacuation de plus de cent tonnes de feuilles en quelques jours. Les fossoyeurs s’occupent, pour leur part, d’améliorer les cheminements des divisions en pleine terre.

L'automne dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
Un accueil renforcé
Afin d’accueillir le plus grand nombre d’usagers et de visiteurs qui se rendent sur la sépulture d’un proche, l’ensemble des personnels municipaux des cimetières est mobilisé. Les bureaux des conservations sont exceptionnellement ouverts au public durant les trois week-ends (les samedi 26 et dimanche 27 octobre, du vendredi 1er au dimanche 3 novembre inclus, du samedi 9 au dimanche 10 novembre). Les agents de surveillance, présents aux entrées et dans les sites, renseignent, guident, accompagnent, réconfortent, aident et rassurent. Pour chacun des agents, la période de la Toussaint revêt une importance capitale.

Des déplacements facilités
Durant le week-end prolongé du 1er au 3 novembre, les personnes à mobilité réduite ne sont pas oubliées. Dans les 9 plus grands cimetières parisiens (Père-Lachaise, Pantin, Thiais, Saint Ouen, Montmartre, Batignolles, Montparnasse, Ivry et Bagneux parisiens), des minibus ou des véhicules légers sont mis gracieusement à disposition. Les cimetières du Père-Lachaise, du Montparnasse, de Thiais parisien et de Pantin parisien mettront à disposition des personnes à mobilité réduite, des véhicules spécifiquement équipés pour accueillir les fauteuils roulants.

Pour permettre le recueillement et assurer la sécurité des visiteurs en ces jours de très grande affluence, la circulation motorisée est totalement interdite dans les cimetières intra-muros le vendredi 1er novembre. Elle demeure libre mais réglementée à 20 km/heure, dans les cimetières extra-muros, sauf bien sûr pour les poids lourds qui sont interdits.

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oct 222013
 

Affiche de la conférence publique "La biodiversité, s'inspirer de la nature pour innover durablement"

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, Natureparif vous invite à rencontrer Isabelle Delannoy, ingénieure, agronome et auteure, administratrice de l’institut Inspire et fondatrice de DO Green, le jeudi 24 octobre 2013, de 18h à 20h à l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (Paris 7e).

Depuis 40 ans, des acteurs du monde entier ont développé de nouvelles stratégies durables dans tous les secteurs : agriculture, énergie, habitat, gestion des déchets et de l’eau, mobilité, biens d’équipement et de consommation… Si nous regardons cette période sous l’angle des innovations, nous pouvons voir que nous nous trouvons dans une période de renaissance exceptionnelle dans l’histoire technologique et économique.

La nature offre une diversité de solutions extrêmement variées, résultat de 3,8 milliards d’années de recherche et développement ! Et cela dans le respect de quelques principes relativement simples : un solvant universel, H2O, une chimie à température ambiante, l’utilisation de matériaux facilement mobilisables, renouvelables et dont les produits, même toxiques sont biologiquement recyclables et remis à disposition pour de nouvelles créations. Le vivant, nage, vole, habite dans tous les environnements même les plus extrêmes en innovant de manière permanente.

Les acteurs s’en inspirent de plus en plus, pour mettre en place des modèles couplant la productivité humaine à la réhabilitation des écosystèmes et des liens sociaux. En somme, une économie que l’on peut qualifier de « symbiotique ». Tout semble montrer qu’une économie vraiment durable est en marche, qu’il s’agit aujourd’hui de reconnaître, d’amplifier, de faire croître.

Cette conférence vous apportera les clefs de compréhension sur les enjeux écologiques, pas seulement en terme de diminution des pressions sur les écosystèmes, mais également de restauration écologique.

Informations pratiques
SNHF
84 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.