oct 012013
 

Flore des coteaux de la Seine autour de La Roche-Guyon
Après Flore de La Roche-Guyon d’Emile Rousse en 1893, un ouvrage inédit de la collection « La Bibliothèque Fantôme du Château de La Roche-Guyon ».

Co-édité par le Parc, l’Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) du Château de La Roche-Guyon et les Éditions de l’Amandier, cet ouvrage inédit présente la flore des coteaux, du 19e siècle à nos jours, sur le périmètre de la réserve naturelle nationale des coteaux de la Seine. Toutes les plantes recensées sont présentées de façon complète à l’aide de planches largement illustrées, rendant ainsi la lecture plus attrayante et l’identification plus facile. Ainsi, au-delà de la référence scientifique, ce catalogue constitue aussi une sorte de guide de terrain.

Prix de vente conseillé : 25 euros.
En vente à la boutique du château de La Roche-Guyon et disponible en librairies.

Gérard ARNAL, botaniste émérite, est l’auteur de nombreux autres ouvrages sur la flore d’Ile-de-France.

sept 162013
 

Affiche de la conférence : "Les plantes et leurs noms : histoires insolites "

Pour les êtres humains, savoir nommer est essentiel. Connaître l’origine des noms des plantes et savoir comment ils ont été composés nous amène à mieux les comprendre. François Couplan animera une conférence organisée par Natureparif sur l’origine des noms communs et botaniques des plantes les plus courantes de nos régions.

L’étymologie comporte souvent des anecdotes, donnant du sens au mot. Elle aide à créer une relation avec la plante, dont nous serons plus proches et qu’ainsi nous retiendrons mieux. Elle nous permet également d’orthographier correctement les noms des plantes et nous aide à « digérer » ces noms latins qui nous paraissent souvent barbares. Découvrir l’origine des termes de botanique, comme des autres mots de notre langage nous fait plonger dans l’histoire multimillénaire des peuples et des cultures.

À travers leur nom, les plantes nous content souvent leur histoire. Celle, par exemple, des pâquerettes dont les fleurs éclosent à proximité des fêtes de Pâques, celle de la berce dont l’apparence « mal léchée » fait penser à un ours (bär, en allemand), celle encore de la belladonne, d’origine italienne, utilisée à la Renaissance pour vivifier le regard des belles femmes (bella donna, en italien) ou encore du calice enflé de l’alkékenge qui lui vaut son nom d’amour en cage.

Cette conférence nous dévoilera l’origine des noms communs et botaniques des plantes les plus courantes de nos régions : les plantes sauvages, les légumes, les condiments, les fruits, les plantes ornementales et les autres plantes (d’usages divers). Nul besoin d’être botaniste ou spécialiste pour apprécier l’étymologie des plantes : il suffit de s’intéresser au monde végétal, vouloir mettre un nom sur une plante et la laisser nous parler d’elle…

François COUPLAN, Éthnobotaniste, Docteur-ès-Sciences, Muséum national d’Histoire naturelle
Jeudi 19 septembre 2013 de 18h à 20h
À l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84 rue de Grenelle, 75007 Paris (Métro : ligne 12, station Rue du Bac).
Entrée gratuite (mais la salle est complète).
Compte tenu du nombre important de réservations, la conférence sera retransmise en direct sur la page d’accueil du site internet de Natureparif.

juin 122013
 

Affiche de l'Inventaire éclair dans la Vallée du Sausseron (95) les 15 et 16 juin 2013

Les 15 et 16 juin 2013, vous pouvez participer à deux journées dédiées à la valorisation de la biodiversité francilienne, organisées en partenariat avec les associations naturalistes et le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien (CBNBP). Cet événement se déroulera dans le Val-d’Oise, sur les communes de Valmondois et Nesles-la-Vallée, à la confluence de la Vallée du Sausseron et de l’Oise.

Vous pourrez profiter de cette occasion pour partir à la rencontre des scientifiques et accompagner les naturalistes sur le terrain. De leur côté, les structures locales (Sauvegarde de la Vallée du Sausseron, Parc Naturel Régional du Vexin Français…) se mobiliseront pour proposer plusieurs sorties nature guidées. Ce sera l’occasion de partir à pied sur les sentiers de Grande Randonnée de la commune de Valmondois, à la découverte d’une biodiversité insoupçonnée allant des minuscules escargots lovés sous les souches aux plantes les plus improbables, en passant par de nombreuses espèces d’insectes, mammifères, oiseaux et autres, à l’écologie souvent surprenante. Ces initiatives seront gratuites et accessibles à tous.

En fin de journée le samedi, un pot de l’amitié près de la Mairie de Valmondois permettra d’échanger sur les découvertes de la journée. Enfin une sortie nocturne de repérage des chauves-souris au détecteur d’ultrasons (et peut-être une « chasse » aux papillons de nuit au piège lumineux) sera proposée pour clore cette journée d’inventaire.

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mar 142013
 

Coeur-de-Marie blanc (Lampocapnos spectabilis 'Alba') sur mon balcon au début du printemps

Et oui, les botanistes ont encore bougé la nomenclature botanique et cette fois-ci pour une espèce bien connue dans nos jardins… Les coeurs de Marie ou coeurs de Janette, Dicentra spectabilis, sont devenus Lamprocapnos spectabilis, et déjà depuis quelque temps (août 2006). Il est plus que temps de changer les étiquettes…

Lamprocapnos spectabilis, Lamprocapnos spectabilis ‘Alba’ (en photo), Lamprocapnos spectabilis ‘Valentine’, Lamprocapnos spectabilis ‘Gold Heart’.

Changement aussi pour les coeurs de Marie grimpants. Dicentra scandens est devenu Dactylicapnos scandens.

Ma photo a été prise l’année dernière à la fin mars. Inutile de vous dire que cette année, mon coeur de Marie blanc n’est pas près de fleurir dans quinze jours, il n’est même pas sorti de terre…

jan 042013
 

Suite à la 18ème session de l’International Botanical Congress qui révise périodiquement le code de la nomenclature botanique, le nouveau texte de ce code a été publié en langue anglaise en décembre dernier. Il est désormais disponible en édition papier et sur Internet.

Le nouveau code de l’International Botanical Congress, dit « code de Melbourne », est édité depuis le 20 décembre 2012. Il remplace le code de Vienne publié en 2006 sous le nom de International Code of Botanical Nomenclature (ICBN).

International Code of Nomenclature for algae, fungi and plants (Melbourne Code) adopted by the Eighteenth International Botanical Congress Melbourne, Australia, July 2011. Publ. 2012. (Regnum Vegetabile, 154). XXX, 240 p. gr8vo. Hardcover. (ISBN 978-3-87429-425-6)

Vous pouvez commander le code imprimé sur papier pour la somme de 59 euros sur le site Internet de Koeltz Scientific Books.
Vous pouvez aussi le consulter sur le site Internet de l’International Association for Plant Taxonomy.

déc 102012
 

Arbre au pied de la Tour Eiffel, Paris 7e (75)

À chaque instant, les plantes effectuent des mouvements imperceptibles qui leur permettent de se maintenir debout. Elles sont soumises en effet au double défi de la gravité et du vent, et elles ne peuvent rester droites que par un contrôle actif. Pour la première fois, des chercheurs de l’INRA et du CNRS ont montré que le port dressé ne résulte pas de la seule perception de la gravité : les plantes doivent aussi percevoir leur propre courbure, et la rectifier. Ce travail permet par exemple de mieux comprendre comment les arbres forestiers peuvent rester droits au fil des ans. Le résultat de ces recherches, publié dans la revue des PNAS la semaine du 3 décembre 2012, fournit de nouvelles pistes pour l’amélioration génétique de la forme des troncs ou de la résilience à la verse des cultures(1).

Pourquoi les arbres et les blés sont droits ?
Pour conserver leur port érigé, les plantes terrestres doivent en permanence réagir activement aux perturbations liées à l’augmentation de leur masse ou à des variations d’inclinaison de leur ancrage (verse, terrains en pente). Ce contrôle postural est rendu possible par des mouvements actifs, sous l’effet moteur de la croissance différentielle ou de bois de réaction(2). Sa réussite est très importante pour la plante, mais aussi pour ses usages agronomiques (récupération des verses des céréales) ou forestiers (défauts de forme des troncs et de qualité du bois). Etudiés depuis Darwin et connus sous le nom de gravitropisme, les mécanismes de contrôle de ce mouvement actif étaient encore mal connus.

Homme dans un champ de blé, © Liliia Rudchenko - Fotolia.com

Les plantes perçoivent leur propre forme et la rectifient
Les chercheurs ont montré que les plantes ne peuvent pas maintenir leur port érigé à l’aide de la seule perception de leur inclinaison par rapport à la gravité. Il faut lui adjoindre une perception continue de la propre courbure de leurs tiges et une tendance à la rectification de celle-ci. Il s’agit ainsi d’un phénomène de proprioception, comparable à ce que l’on rencontre chez les animaux et les humains et qui permet aux organismes d’avoir le sens de leur forme et de leur mouvement. Grâce à cette découverte, les chercheurs ont proposé et validé un modèle mathématique universel reproduisant le contrôle complet des mouvements de redressement sur 11 espèces de plantes à fleurs terrestres, et sur des organes allant de la minuscule germination du blé à des troncs de peupliers. Ce modèle montre que le caractère contrôlant la dynamique du mouvement et la forme finale de la plante est un ratio entre sa sensibilité à la gravité et sa sensibilité proprioceptive, et que ce ratio doit être ajusté à la taille de la plante. De plus, une méthode de caractérisation rapide et sans contact avec la plante (par analyse d’images) de ce ratio a été développée.

Ces résultats modifient l’image que nous avions de la sensibilité des végétaux, en montrant l’importance de la proprioception, à l’instar de ce qui a cours chez les animaux et les humains. Par ailleurs, ils fournissent de nouveaux concepts et outils pour l’amélioration génétique de la capacité des cultures à être plus résilientes à la verse, et des arbres à produire des fûts rectilignes et des bois de bonne qualité. Ils aideront enfin les modélisateurs à mieux prédire les conséquences des changements climatiques, qui risquent de se traduire aussi par une modification du régime des vents.

Formes successives d’une inflorescence de l’arabette des dames (Arabidopsis thaliana) au cours de son redressement après une inclinaison à l’horizontale. On voit nettement que l’ensemble de la tige commence par se courber vers le haut, mais ensuite la partie haute se rectifie progressivement et la courbure se concentre à la base (taille de la hampe = 10 cm, durée totale 20h)
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