avr 182011
 

Lors de la dernière édition de la Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean de Beauregard (91), qui s’est déroulée du 1er au 3 avril 2011, les Prix et Trophées Saint-Jean de Beauregard ont récompensé les plantes les plus méritantes. Attribués par un jury de professionnels du monde horticole, ils véhiculent les valeurs d’excellence botanique, de partage des connaissances horticoles et de développement de l’amour des jardins, chères à cette manifestation printanière.

Dans chaque catégorie, un Trophée a récompensé la plante la plus séduisante et offrant un réel intérêt botanique ou horticole parmi les nouveautés ou les redécouvertes d’anciennes variétés.

Catégorie plantes vivaces : Pleione rakata proposée par Aldo Ciampittiello, Aldo Airplant.

Pleione rakata, orchidée terrestre

Pleione rakata proposée par Aldo Ciampittiello, Aldo Airplant; avril 2011, photo Alain Delavie

Cette forme particulièrement rare d’orchidée terrestre à propagation rapide a quasiment disparu depuis une quinzaine d’année. Un trésor printanier à redécouvrir pour les possesseurs de jardins ou balcons semi ombragés !

  • Exposition : mi-ombre
  • Hauteur : 15 à 20 cm
  • Floraison : mars/avril

Aldo Airplant
Aldo Ciampittiello,
Diepestraat, 49
2400 Mol, Belgique.
Tél.: + (32) 486 406 703.
E-mail : aldo.airplant@hotmail.com Continue reading »

avr 172011
 

On est tellement habitué à voir des petits fusains persistants (Euonymus fortunei et variétés) en pots ou jardinières que cela surprend quand on découvre un bel exemplaire qui se prend pour une plante grimpante et hisse ses rameaux le long d’un grand tronc d’arbre.

 

Arbuste et plante grimpante : Euonymus fortunei 'Emerald'n Gold'

Fusain persistant doré grimpant sur un gros tronc d'arbre, Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Vu de loin, cet arbuste sarmenteux ressemble beaucoup au fusain de Fortune ‘Emerald’n Gold’ (Euonymus fortunei ‘Emerald’n Gold’). Si ce n’est pas exactement cette variété, c’en est une très proche.

Arbuste et plante grimpante : Euonymus fortunei 'Emerald'n Gold'
Fusain persistant doré grimpant sur un gros tronc d’arbre, Jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Cultivé le plus souvent en bordure basse ou en tapis, ce fusain au feuillage persistant lumineux a pourtant des rameaux très souples qui se laissent aisément diriger. Il peut donc être palissé contre n’importe quel support, mais il faut attacher les tiges qui ne s’accrochent pas toutes seules.

avr 142011
 

Un arbre aux feuilles roses, surprenant et rare ! Au début du printemps, l’acajou de Chine ‘Flamingo’ (Toona sinensis ‘Flamingo’ ou Cedrela sinensis ‘Flamingo’) se pare d’un feuillage rose crevette vraiment unique, qui vire au vert plus quelconque avec l’été. Surprenante découverte en arrivant dans le Parc floral de Paris (Paris 12e).

Arbre caduc à feuillage changeant

Toona sinensis 'Flamingo' ou Cedrela sinensis 'Flamingo', Parc floral de Paris, Paris 12e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Bien rose n’est-ce pas ? Un vrai rose que l’on retrouve chez certains érables du Japon. Continue reading »

avr 132011
 

Mon pied de renouée panachée (Fallopia japonica ‘Variegata’) a donné d’immenses cannes aux larges feuilles crème et vertes. D’une tige à l’autre, d’une feuille à l’autre, la panachure crème est plus ou moins importante.

Renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata')

Feuille presque entièrement crème de ma renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata'), avril 2011, photo Alain Delavie

Sur certaines feuilles, la panachure est devenue la couleur principale. Du crème sur tout le limbe, à l’exception de quelques marques vertes au niveau de la nervure centrale.

Renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata')

Feuille crème et verte de ma renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata'), avril 2011, photo Alain Delavie

Sur d’autres feuilles, la panachure est à égalité avec le vert, avec parfois des parties en mosaïque.

Renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata')

Feuille verte et crème de ma renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata'), avril 2011, photo Alain Delavie

Certaines feuilles ont davantage de vert que de crème. Mais quand une tige développe des feuilles trop vertes, peu ou pas panachée, je la coupe, pour qu’elle ne prenne pas le dessus sur les pousses panachées.

Cette variabilité importante est en fait assez élégante. Cela donne une touffe chamarrée, assez lumineuse. Je ne m’en lasse pas, année après année…

avr 012011
 

Très en avance cette année, mes santolines plantées en bordure d’allée viennent d’épanouir leurs premières fleurs. Surprise, elles ne sont pas jaunes comme d’habitude, mais d’un blanc pur inattendu…

Bordure de santolines fleuries, photo Alain Delavie

Bordure de santolines fleuries, photo Alain Delavie

Ce blanc avec l’argent du feuillage, je préfère en fait…

Une curiosité de la nature encore, car je ne pense pas que ce soit un des effets du nuage radioactif qui est passé au-dessus de nos têtes. Mais des santolines à fleurs de tulipes, c’est pas banal, non ?

mar 122011
 

La nature et le monde végétal nous réserve de surprenantes découvertes, avec des végétaux aux ports, aux formes, aux feuillages, aux coloris, aux floraisons ou aux fruits incroyables. Comme cette curieuse plante hérisson, Elegia tectorum ou Chondropetalum tectorum, qui appartient à la famille des Restionacées.

Plante de la famille des Restionacées : Elegia tectorum

Elegia tectorum (femelle), Chelsea Flower Show 2010, photo Alain Delavie

On dirait un grand mikado dont tous les bâtonnets sont fichés en terre. Un porc-épic végétal !

Plante de la famille des Restionacées : Elegia tectorum

Elegia tectorum (femelle), Chelsea Flower Show 2010, photo Alain Delavie

C’est une plante vivace et persistante, qui ressemble aux graminées et aux joncs. Mais elle se distingue des premières par une tige plus solide, des feuilles sans limbe avec seulement une gaine foliaire se divisant à la base et des joncs par l’inflorescence qui se forme au sommet de la tige.

Les plantes de la famille des Restionacées sont érigées, avec une hauteur qui varie de 10 cm à 3 ou 4 m selon les espèces. Les feuilles sont réduites à une gaine foliaire. La photosynthèse s’effectue par les tiges de couleur verte.

Ces végétaux sont dioïques, c’est à dire que les fleurs mâles et femelles se trouvent chacune sur des plantes différentes.

Elegia tectorum est originaire d’Afrique du Sud (Western Cape et Eastern Cape). Elle forme une touffe qui peut atteindre 1,50 m de hauteur pour une envergure maximale de 2 à 3 m. Elle pousse à l’extérieur, en plein soleil dans un sol bien drainé. La plante a besoin d’arrosages réguliers dans les semaines qui suivent la plantation, mais elle supporte ensuite des périodes de sécheresse. Malgré sa ressemblance avec les graminées, cette espèce ne supporte pas les tailles. Quand on coupe les tiges, elles finissent par se dessécher et la plante ne redonne que quelques nouvelles pousses, peu à peu elle dépérit et finit par mourir en quelques années. Peu rustique, Elegia tectorum ne supporte pas des températures inférieures à -6 ou -7 °C.

Cette plante curieuse est proposée au Royaume-Uni par Churchtown Nurseries & Kelnan Plants
En France, on peut en découvrir dans le Jardin exotique de Roscoff.