mar 192014
 

Affiche de la Semaine pour les alternatives aux pesticides 2014
La 9ème Semaine pour les Alternatives aux Pesticides (20 au 30 mars 2014). Cet événement – lancé en 2006 et coordonné par Générations Futures – est une opération citoyenne nationale et internationale annuelle ouverte à tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, toutes et tous sont invités à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur leurs alternatives par le biais de centaines de manifestions organisées dans de nombreuses régions.

Les impacts des pesticides sur notre santé (débat sur les perturbateurs endocriniens) et sur notre environnement (pollution des eaux, extinction des abeilles) sont au cœur du débat public.

Fin 2013, le ministre de l’Agriculture M. Le Foll annonçait une baisse de 5,7% de l’usage des pesticides en 2012 or quelques jours plus tard, des informations montraient que les données 2012 exploitées n’étaient pas complètes et que de fait l’on constatait surtout une stabilité des données. Début 2014, une loi était adoptée par le parlement français visant à interdire à terme l’usage des pesticides dans les zones urbaines et à la vente aux non professionnels, oui mais voilà, son entrée en vigueur ne se fera qu’en 2020 et 2022 et des dérogations seront toujours possibles. En outre cette loi ne concerne pas le milieu agricole qui reste – et de loin – le 1er utilisateur des pesticides.

En Europe, l’actualité de 2014 va être marquée par le dossier des insecticides néonicotinoïdes dont la question est loin d’être réglée ou encore celle des Perturbateurs Endocriniens (PE) qui comptent nombre de pesticides et que l’UE ne semble pas presser d’aborder de manière sérieuse. Sur ces sujets de santé publique, le Gouvernement et l’UE auront des responsabilités à prendre.

Il reste donc crucial de sensibiliser la population sur les dangers des pesticides et leurs alternatives car :

  • La France reste le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde ;
  • La filière bio peine à se développer et ce malgré les objectifs de développement prévus ;
  • De plus en plus de victimes des pesticides (professionnels ou riverains) se font connaître.

Quelques temps forts déjà prévus. Comme chaque année, la Semaine pour les alternatives aux pesticides va s’appuyer sur des actions locales, nationales et internationales pour se faire entendre, ainsi par exemples :

  • des ONG nationales, dans le cadre d’une nouvelle campagne nommée « 0 phyto 100 % bio », interrogeront les communes françaises afin de recenser, encourager et valoriser au niveau national les efforts produits pour réduire ou éliminer l’usage des pesticides et/ou promouvoir l’agriculture biologique. Une carte nationale de ce recensement sera rendue publique le 20 mars. En amont de ce recensement, la mise à disposition d’un kit de mobilisation sera rendu accessible mi-février pour permettre aux citoyens d’interpeller leurs élus.
  • Une action sur le dossier des PE sera organisée le 25 mars avec une opération d’affichage intitulée « stop au PE ».
  • Au Parlement européen à Bruxelles s’organisera un séminaire et débat public avec les témoignages de victimes des pesticides, avec le soutien d’ONG internationales et de députés européens.
  • Une grande chaine de jardinerie, Botanic, lance une vaste opération de collecte des pesticides pour permettre aux jardiniers amateurs de se débarrasser de ces toxiques et se former à un jardinage écologique.

Et bien sûr pleins d’autres événements seront organisés localement et nationalement.

Pour plus d’informations sur la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides : www.semaine-sans-pesticides.com

mar 092014
 

Collecte nationale de pesticides dans les jardineries Botanic

À l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars 2014), Botanic, la seule enseigne de jardinerie à avoir retiré les pesticides et engrais chimiques de tous ses magasins, organise la 1ère opération de reprise des pesticides.

Un événement de grande envergure, mis en place dans les 65 magasins de l’enseigne les week-end du 14-16 mars et du 21-23 mars (uniquement 14-15 mars et 21-22 mars dans les magasins d’Alsace et de Moselle). En échange des produits rapportés, Botanic offrira un bon d’achat de 5 € (à partir de 35 € d’achat, valable sur les rayons jardin et le marché bio, voir conditions en magasin ou sur www.botanic.com) à valoir sur une solution pour jardiner au naturel. Cette opération exceptionnelle a pour objectif d’agir une fois de plus concrètement et de proposer à un large public de jardiner au naturel en se débarrassant des pesticides chimiques.

Collecte « mode d’emploi »

  • Les produits doivent être rapportés dans leur emballage d’origine (bidon ou boîte) afin de permettre leur identification et leur tri.
  • Les produits collectés concernent aussi bien les produits entamés que ceux non utilisés.
  • La collecte englobe tous les produits phytopharmaceutiques EAJ (Emploi Autorisé dans les Jardins), hors engrais et produits professionnels.

Après la collecte ?
Tous les produits collectés sont pris en charge par CLIKECO, partenaire de Botanic et spécialiste de la gestion des déchets. Ils sont acheminés vers des centres de traitement agréés en vue de leur élimination.

fév 162014
 

Big Men / les prochains rois du pétrole de Rachel Boynton (États-Unis, 2013, 99’) a été récompensé par le Grand Prix du 31e Festival du Film d’environnement organisé par la Région Île-de-France du 4 au 11 février 2014.

Affiche du 31e Festival International du Film d'Environnement
Neuf jurys ont récompensé neuf films dans neuf catégories. La compétition a réuni plus d’une centaine de films sur le thème de l’environnement, (documentaires, fictions, courts métrages) et une vingtaine de webdocumentaires, en provenance d’une quarantaine de pays. La Région Île-de-France a renforcé le caractère international du festival en accueillant la première édition du Green Film Network (GFN), réseau international rassemblant une vingtaine de festivals de films d’environnement dont le Fife fait partie et en organisant une soirée européenne autour du gaspillage alimentaire.

Le FIFE s’est déroulé dans 12 cinémas de 8 départements franciliens : Paris (75), Viry-Chatillon (91), Chelles et Brie-Comte-Robert (77), Suresnes (92), Tigery (91), Pantin (93), Pontoise et Saint Ouen L’aumône (95), Élancourt, (78), Vitry-sur Seine, (94). Le public était au rendez-vous de cette nouvelle édition qui a réuni plus de 13 000 spectateurs en Île-de-France. Jean-Paul Huchon, président de la Région Île-de-France et Michèle Sabban, vice-présidente, se réjouissent de ce succès et félicitent chaleureusement les lauréats.

Le jury officiel, présidé par Rémi Bezançon, réalisateur, scénariste, producteur, était composé de : Catherine Dussart, productrice, Martin Jarrie, peintre et illustrateur , Bridget Kyoto, bloggeuse environnement, journaliste, Jérôme Schatzman, fondateur de Tudo Bom, marque de vêtement éthiques, Frantz Vaillant, rédacteur en chef à TV5 Monde, Jacques Weber, économiste et anthropologue, a décerné trois prix aux documentaires longs métrages présentés en compétition officielle. Continue reading »

fév 062014
 

Affiche de la conférence Villes Nature / Natureparif
Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, Natureparif vous invite à rencontrer Marc Barra, Écologue (Natureparif) et Jonathan Flandin, Chargé de mission Écologie urbaine (Natureparif).

En 10 ans, l’urbanisation a progressé de 19% en France, faisant de la ville un milieu prioritaire pour la reconquête de la biodiversité. Très minérales, nos villes abritent une nature particulière qui a su s’adapter à cet environnement contraint. Pour autant, de nombreuses fonctionnalités utiles sont perturbées et modifiées du fait de l’étalement urbain, de l’artificialisation des sols ou encore de la fragmentation. Or, les études scientifiques le montrent : accroitre la végétation urbaine améliore la qualité de l’air et protège de l’effet d’îlot de chaleur. Préserver des sols vivants et perméables est indispensable au cycle de l’eau et prévient les inondations. Restaurer les habitats de certaines espèces, comme les pollinisateurs sauvages, est aussi un moyen de se prévenir intelligemment des pathogènes.

C’est pourquoi le thème de « la nature en ville » suscite une imagination croissante et fait réfléchir les écologues.
Au-delà des mots, à quoi ressembleraient concrètement des villes nature ?
Simple verdissement « à la mode » ou accueil de quelques espèces privilégiées ?
Ou s’agit-il de restaurer des fonctionnalités écologiques essentielles pour améliorer la santé et la qualité de vie des citadins ?

La conférence de ce soir présentera les démarches mises en œuvre dans les villes en France et à l’étranger, notamment dans les espaces verts, sur voirie, les parcs et jardins où l’avènement de la gestion écologique marque un tournant majeur qui montre que l’on peut dépasser les approches horticoles classiques par le dialogue et l’expérimentation. Le bâtiment n’est pas en reste et montre qu’il y a matière à innover. Au-delà de quelques actes symboliques (nichoirs, ruches, toitures végétalisées industrielles), un des défis consiste à réviser les documents d’urbanisme pour préserver les continuités écologiques, ainsi qu’à repenser l’architecture des bâtiments pour plus de perméabilité au vivant tout en interrogeant leur contenu en matériaux, témoins de la biodiversité « grise » impactée au-delà du territoire.

Le jeudi 6 février 2014, de 18h à 20h
A l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

fév 052014
 

À l’occasion de la Journée Mondiale des Zones humides (JMZH), Natureparif, l’agence pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, invite le grand public à participer dès maintenant à deux programmes d’inventaire en lien avec ces milieux.

Logo Natureparif

Les milieux humides représentent environ 2,8% de la superficie régionale et ont perdu plus de 50% de leur surface en un siècle ! Ces milieux extrêmement riches mais menacés représentent un enjeu fort de préservation de la biodiversité francilienne, que Natureparif défend plus globalement à travers de :

  • son Diagnostic de la Biodiversité en Île-de-France,
  • son étude innovante, toujours en cours, sur l’ADN environnemental présent dans les mares,
  • un atelier à destination des animateurs nature franciliens sur la thématique des amphibiens.

Capture d'écran du site Inventaire des routes traversées par les amphibiensSuivi des migrations nocturnes des amphibiens
À la sortie de l’hiver, dès les premières soirées douces du mois de février, les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons et salamandres) se réveillent et quittent leur cachette forestière pour rejoindre au plus vite la mare où ils ont vu le jour pour s’y reproduire. En compétition avec d’autres mâles ou femelles, ils empruntent le chemin le plus court, quitte à traverser une route et prendre le risque de se faire écraser
Initiée en 2013, l’objectif de cette enquête est de recenser les portions de routes traversées par les amphibiens et d’évaluer l’abondance de leurs déplacements afin de mettre en place des dispositifs de franchissement adaptés (crapaudromes ou crapauducs), en lien notamment avec le Schéma Régional de Cohérence Écologique de la Région Île-de-France (SRCE).
En 2013, une centaine de portions de route traversées ont pu être identifiées par les participants. Un nouvel appel à participation est lancé en ce début d’année, afin de confirmer les sites déjà inventoriés par de nouvelles prospections et d’identifier de nouvelles portions de routes.
Pour participer, rendez-vous sur : http://amphibiens.natureparif.fr

Capture d'écran du site Si les mares m'étaient comptées
« Si les mares m’étaient comptées » : inventaire des mares d’Île-de-France
On estime à 30 000 environ le nombre de mares en Île-de-France. Le programme d’inventaire mené par la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN) a répertorié plus de 22 000 mares et 7 700 d’entre elles ont déjà pu être visitées grâce à la participation  des bénévoles et des structures partenaires. Il reste donc encore de nombreuses à confirmer !
C’est pour cela que la SNPN et Natureparif ont développé une plateforme participative sur laquelle les participants de l’inventaire des mares d’Île-de-France peuvent indiquer directement leurs observations. Cet inventaire a pour l’objectif est d’établir un état des lieux précis de ces micro-zones humides indispensables à la survie de nombreuses espèces faunistiques et floristiques, parfois rares et menacées. Au-delà du simple recensement, il s’agit d’impulser une véritable dynamique régionale de préservation de ces milieux. Au cours de vos promenades, si vous croisez un de ces milieux humides, n’oubliez pas de noter sa localisation, son état et potentiellement les espèces qui la peuplent.
Pour faire part de vos observations, rendez-vous sur : http://www.snpn.mares-idf.fr

 

fév 032014
 

Affiche du 31e Festival International du Film d'Environnement
Le Festival international du film d’environnement se déroule du 4 au 11 février 2014. Il est organisé depuis 2004 par la Région Île-de-France, dans le cadre de ses actions en faveur de l’écologie et du développement durable. C’est un lieu de découverte et d’échange autour des problématiques environnementales et sociétales. Entièrement gratuit, il propose une programmation internationale, essentiellement inédite, de longs, moyens et courts métrages, documentaires et fictions, ainsi que des webdocumentaires.

Le Fife a pour objectif de sensibiliser tous les publics aux enjeux environnementaux et sociaux du développement durable.

Télécharger le guide du FIFE

Le film d’ouverture
Le festival ouvrira le 4 février 2014 avec la projection en avant-première de Tante Hilda !, film d’animation de Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux.
Avec les voix de Sabine Azéma et Josiane Balasko.
Production : Folimage, distribution : SND.
Date de sortie en salles : 12 février 2014.

Une comédie tendre et loufoque sur fond de lutte pour la préservation de l’environnement
Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, se cultive avec si peu d’eau, sans engrais, et produit des rendements si prodigieux, qu’elle apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais la catastrophe n’est pas loin…
Après La Prophétie des Grenouilles (1,2 millions d’entrées en salles), Mia et Le Migou (Meilleur film d’animation européen 2009, présenté en avant-première au Fife 2008) et Une vie de chat (nommé à l’Oscar du meilleur film d’animation en 2012), le Studio Folimage présente son nouveau chef d’œuvre d’animation. Continue reading »