mai 282008
 

Achetée lors des journées des plantes de Courson (91) à la pépinière Fleurs du Sud (82), mon jeune pied d’ Impatiens sodenii subsp. sodenii vient d’épanouir ses deux premières fleurs. Superbes, bien larges, blanc pur maculé de rouge cerise au coeur avec une pointe de vert fluo. Je l’appelle mon impatiens clown, un surnom que lui avait donné Arnaud Maurières quand il avait sa pépinière de plantes exotiques, le Domaine de la Bellongue, bien avant de devenir le célèbre paysagiste que l’on connait aujourd’hui.
Cette espèce robuste peut atteindre un bon mètre d’envergure quand on la plante dans une grande jardinière. Elle demande une exposition ensoleillée. Sur mon balcon, elle reçoit le soleil juqu’à 11 h du matin. Une culture très différente de celle appliquée aux hybrides d’impatiens les plus courants, qui semblent à côté bien fragiles. Et en hiver, il suffit de la placer dans une pièce bien ensoleillée pour la voir fleurir sans arrêt. C’est ce que je n’ai pas fait l’an dernier, les gelées ont été fatales à mon beau pied… Cette année, je vais être plus prévoyant.

mai 232008
 

En sortant du Musée du quai Branly (Paris 7ème) aujourd’hui, j’ai eu la surprise de découvrir ce curieux mariage en bord de Seine : un beau Callistemon et un rhododendron.Plantes de terre acide certes, mais d’origines très différentes et surtout très exotique pour la première, semble-t-il bien résistante aux hivers parisiens car l’endroit n’est pas spécialement protégé du gel et des courants d’air froid… Après l’olivier, le callistemon s’installe dans la capitale et s’y épanouit même très bien. C’est bon à savoir pour tous les passionnés de plantes exotiques.

mai 232008
 

Le jardin du Musée du Quai Branly prend de l’ampleur, les plantes maintenant bien installées ont fière allure, hormis les fougères qui semblent peiner, surtout dans les endroits les plus ensoleillés. Mais en parcourant ce très beau jardin contemporain, je n’ai pas résisté à photographier quelques scènes charmantes, craquantes, belles tout simplement…
Le mariage d’un rosier de Chine (Rosa chinensis ‘Mutabilis’) et de petites graminées (Stipa tenuifolia).Un tapis de luzules sur fond de laîches.La délicatesse et la grace infinie des graminées géantes (Stipa gigantea). Avec la Tour Eiffel en prime, c’est top !Et le charme indémodable des campanules des murailles sur le superbe mur végétal réalisé par le botaniste Patrick Blanc.

mai 202008
 

Au royaume de l’ombre, le Saruma est roi…
J’ai découvert cette plante vivace de la famille des aristoloches il y a quatre ans maintenant. Avec juste un petit plant fleuri acheté chez Sandrine et Thierry Delabroye (59) lors d’une des éditions printanières des journées des plantes de Courson (91). Depuis la touffe s’est étoffée, n’a cessé de fleurir et s’est même ressemée dans la grande jardinière où je l’ai installée.
Jamais malade, résistant aux coups de soif pas trop prolongés, bien rustique et incroyablement florifère sur mon balcon ensoleillé seulement le matin jusqu’à 11 heures. Une plante idéale, pas vraiment spectaculaire mais fort sympathique… Je ne m’en lasse pas et ne m’en séparerais pour rien au monde.
Jardiniers des villes ou jardiniers des champs, si vous avez un coin ombragé inoccupé, pensez au Saruma henryi, il vous le rendra en fleurissant de la fin de l’hiver jusqu’au coeur de l’automne suivant. Avec un minimum de soins, quelques arrosages pour garder le sol frais et une taille de nettoyage à la sortie de l’hiver pour éliminer les tiges mortes.
Une valeur sûre à découvrir et à faire connaître !

mai 182008
 

Et voilà, les deux boutons floraux de Typhonium venosum se sont ouverts ce week-end. Vite ouverts, très spectaculaires, puants à souhait, mais trop vite passés.
Deux photos :
– l’une prise ce dimanche matin sur mon balcon, mais assez difficilement car les plantes sont cachées par des coeurs-de-Marie envahissants. Et la fleur commence déjà à se faner (les prises de vues nocturnes, c’est pas mon truc).– la seconde prise il y a quelques années sur le balcon de mon appartement précédent. La spathe si curieuse apparaît dans toute sa splendeur avec une belle mouche à merde sur le spadice brun érigé.Vous échappe la senteur, repoussante sauf pour les grosses mouches. Mais je ne me lasse pas du côté spectaculaire et si insolite de cette floraison, trop courte à mon goût.

mai 172008
 

Édition très fleurie pour ces nouvelles Journées des Plantes de Courson (91), qui se déroulent encore aujourd’hui et demain. Les pépiniéristes ont une fois encore apporté des petites merveilles, des grandes aussi, avec des raretés auxquelles il est difficile de résister.
Je suis revenu avec un lot d’impatiens rarissimes et un superbe plant d’Hibiscus coccinea ‘Alba’, achetés à la pépinière Fleurs du Sud, qui expose pour la première fois à Courson.
Le jeune plant mesure déjà presque un mètre de hauteur. Mais son feuillage très découpé m’a valu quelques surprises lors du retour en RER et en métro, alors que je le transportais dans un grand sac à l’enseigne de jardineries bien connue… En effet, il faut le reconnaître, la plante à un faux air de… chanvre indien ! Horreur, malheur…
J’ai eu droit a des sourires moqueurs, des grands yeux héberlués, des commentaires sacarstiques et même quelques personnes qui sont venues toucher « la bête » avant de conclure « qu’elle n’avait pas la même tige et qu’il manquait deux petites feuilles ».Malaise, gros malaise au fur et à mesure du parcours, moi qui était tout heureux de mon bel hibiscus recherché depuis tant d’années, me voici soupçonné (gentiment je dois dire) de transport de plantes illicites et de culture louche !
Et bien non, c’est un hibiscus, vivace au demeurant et très florifère, qui fait de superbes fleurs blanches en été. Rien à voir avec l’herbe hallucinogène ! J’ai aussitôt vérifié sur le web : en effet les feuilles de cette dernière sont découpées avec 7 folioles.

http://web4health.info/images/cannabis_leaf.gif

Vivement que mon bel hibiscus fleurisse, il n’y aura alors plus aucun doute pour les néophytes.