juin 032013
 

Chenille de la pyrale du buis, Parc de Passy, Paris 16e (75)

J’avais entendu des propos alarmants concernant l’attaque de plus en plus fréquente et importante des chenilles sur les buis, mais je n’avais jamais vu cet ennemi arrivé récemment en France par l’Est et l’Alsace. Hier matin en sortant de la Maison de la Radio, alors que je m’apprêtais à prendre des photos dans le bas du parc de Passy (Paris 16e), j’ai repéré une belle chenille en train de commettre son forfait sur un jeune pied de buis.

Chenille de la pyrale du buis, Parc de Passy, Paris 16e (75)

La chenille est verte avec une tête noire brillante. Sur mes photos, elle est située juste au-dessus de la ramification, sur la tige de gauche. Et l’on peut voir comment elle a déjà bien dévoré certaines feuilles.

Les attaques de la pyrale du buis concernent le buis (Buxus sempervirens) et plus particulièrement la variété ‘Rotundifolia’ (buis à feuilles rondes) et le buis du Caucase ou buis de Colchide (Buxus colchica). La lutte biologique est effectuée avec des préparations à base de Bacillus thuringiensis var. kurstaki disponibles dans le commerce. Les applications par pulvérisation doivent s’effectuer dès l’apparition des premières chenilles, en mars ou avril selon les conditions météorologiques. Quand il n’y a pas beaucoup de ravageurs, on peut tenter de les éliminer en les ramassant à la main (les chenilles de la pyrale du buis ne sont pas urticantes).
Surveillez vos buis, car les dégâts provoqués par ces chenilles sont parfois très graves. Et la première génération qui se transforme en papillons en juin va donner ensuite une ou deux autres générations qui feront encore plus de ravages.
juin 022013
 

Touffe de trèfle effeuillée par les pigeons ramiers sur mon balcon, Paris 19e (75)

Quelle ne fut pas ma surprise il y a quelques jours de découvrir ma suspension de trèfle d’ornement complètement effeuillée. Plus une seule feuille, il ne reste que les pétioles. Je soupçonne un coup des pigeons ramiers qui s’étaient déjà attaqués à plusieurs reprise à ce pauvre pied de trèfle au feuillage pourtant si décoratif. Mais là, ça a été une véritable razzia !

Touffe de trèfle effeuillée par les pigeons ramiers sur mon balcon, Paris 19e (75)

Quand on tond une pelouse, le trèfle est souvent rabattu, mais cela ne l’empêche pas de repartir de plus belle. J’espère qu’il en sera de même pour ma touffe de trèfle. J’ai coupé davantage les pétioles sans feuille sans toucher aux tiges plus fortes. Il n’y a plus qu’à attendre. Et je vais ressortir les pics et tuteurs défensifs pour empêcher les volatiles de se poser près ou sur la jardinière.

mar 302013
 

Pack prépayé Décamp, lutter contre les vers blancs, les otiorhynques, les hannetons avec les Nématodes

En parcourant les rayons de la jardinerie Botanic à Suresnes (Hauts-de-Seine), j’ai découvert ce pack Décamp et toute la gamme d’auxiliaires utiles proposée par cette marque pour lutter biologiquement contre les ravageurs les plus fréquents sur les balcons, les terrasses et dans les jardins.

Les otiorhynques étant toujours présents sur mon balcon (dans la terre des jardinières et potées), malgré deux traitements l’an dernier et l’année précédente, je recommence une nouvelle fois pour essayer des les exterminer définitivement, mais en m’y prenant cette fois-ci dès le début de l’action des larves à l’aspect de vers blancs. La lutte biologique se fait avec une solution de nématodes (Nemasys).

Le pack vendu en jardinerie ne contient qu’un livret, un guide pratique de lutte bio pour un jardin vraiment naturel, et au verso une carte avec un code secret pour commander les nématodes, soit par internet sur le site www.decamp.info, soit par courrier. Les nématodes sont des êtres vivants, donc très fragiles quand ils ne sont pas conservés dans de bonnes conditions, d’où ce procédé. J’ai commandé par Internet, c’est hyper rapide et cela économise un timbre.

Il existe un pack pour éliminer les limaces, un autre pour lutter contre les fourmis, les carpocapses de la pomme, de la poire ou des noix, ainsi que les vers gris.

mar 082013
 

Acanthe au feuillage couvert d'oïdium en fin d'hiver dans le square Henri Collet, Paris 16e (75)

L’hiver n’est pas fini que déjà l’oïdium se manifeste et pas qu’un peu quand on regarde ce beau pied d’acanthe complètement envahi par le champignon parasite. Hormis les toutes jeunes feuilles, le reste du feuillage est recouvert du feutrage gris blanchâtre caractéristique de cette maladie cryptogamique.

Acanthe au feuillage couvert d'oïdium en fin d'hiver dans le square Henri Collet, Paris 16e (75)

Plus grand chose à faire à ce stade aussi avancé. Peut-être couper les feuilles trop atteintes, pulvériser du soufre micronisé… Ou peut-être prévoir la transplantation de la plante dans un endroit qui lui convient mieux, car visiblement, elle est affaiblie.

mar 042013
 

Pourriture grise sur une fleur fanée d'une potée de primevère à fleurs doubles sur mon balcon en fin d'hiver, rue de Nantes, Paris 19e (75)

Sous abri, l’humidité liée à une température modérée favorise les attaques de pourriture grise, en fait un champignon parasite (Botrytis cinerea), qui peut se propager très vite et compromettre des jeunes semis ou une floraison. L’attaque est aussi favorisée par le confinement (manque d’aération et plantes trop serrées les unes contre les autres).

Pourriture grise sur une fleur fanée d'une potée de primevère à fleurs doubles sur mon balcon en fin d'hiver, rue de Nantes, Paris 19e (75)

Les fleurs doubles sont plus exposées à ce champignon du fait du chevauchement des pétales serrés les uns contre les autres.
Quand vous achetez des plantes fleuries dans une jardinerie, inspectez bien les plantes en général disposées les unes contre les autres pour repérer le feutrage marron ou gris de ce champignon dévastateur.

S’il apparaît sur vos plantes fleuries comme ici sur cette potée de primevère forcée, coupez immédiatement les fleurs ou la partie des feuilles contaminées. Et arrosez toujours sans mouiller le feuillage et les fleurs.