avr 072013
 

Pied de coucou (Primula officinalis) dans le Parc de Bagatelle au début du printemps, Paris 16e (75)

Mais on peut espérer qu’il nous l’annonce…

En ce moment, cette primevère officinale (Primula veris) peut pousser et fleurir autant qu’elle le souhaite dans les pelouses, elle ne craint pas le passage de la tondeuse, l’herbe poussant au ralenti à cause de la fraicheur persistante.

mar 182013
 

Tapis de pâquerettes dans une pelouse, Paris 16e (75)

Quelques jours après l’épisode de neige et de gelées qui s’est abattu sur Paris et la région parisienne, les pâquerettes (Bellis perennis) sont déjà refleuries, comme si de rien n’était.

J’espère qu’elles nous annoncent vraiment l’arrivée du printemps…

déc 312012
 

Pâquerettes (Bellis perennis) dans une pelouse en hiver, Paris 16e (75)

Bellis perennis, beauté éternelle, elle porte décidément bien son nom cette petite fleur sauvage qui s’invite dans les pelouses. Et qui continue à fleurir dans la capitale comme si de rien n’était en cette toute fin de décembre et d’année.

Le nom commun, pâquerette, vient de Pâques, en référence à l’époque de floraison de cette petite plante vivace. Mais la phénologie est plutôt perturbée de nos jours, les repères sont souvent bousculés. Les floraisons décalées sont de plus en plus fréquentes, notamment dans les grandes villes au climat si particulier. Qu’importe, c’est plutôt très agréable de voir ces fleurettes à longueur d’année.

Le saviez-vous ?
En langage des fleurs, la pâquerette est le symbole de l’innocence et de l’attachement.

nov 222012
 

Morelle fleurie dans Montmartre, Paris 18e (75)

Ah, si seulement les tomates pouvaient avoir la résistance des morelles noires (Solanum nigrum) et leur capacité à fleurir et donner des fruits quelle que soit la météo ou presque. L’automne relativement doux et très humide que connaît la capitale favorise la pousse de ces mauvaises herbes qui fleurissent à qui mieux mieux en ce moment. Certainement en vain, car la première gelée va les griller, empêchant les baies d’arriver à maturité.

Morelle fleurie dans Montmartre, Paris 18e (75)

Tue-chien, raisin de loup… Autant de noms communs qui nous indiquent qu’il ne faut pas consommer cette plante, surtout les baies quand elles sont bien vertes. La morelle noire est considérée comme une mauvaise herbe, mais en fait, elle n’est pas si laide que cela. Tous ces petits buissons fleuris et ornés de boules vertes ou noires, c’est plutôt agréable dans les parterres ou les jardinières laissés vides. Mais si elle vous gêne, elle s’arrache facilement d’un petit coup de binette.

sept 192012
 

Conférence publique "Les plantes sauvages, des alicaments naturels"

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, Natureparif propose une conférence de François COUPLAN, Ethnobotaniste (Docteur-ès-Sciences, Muséum National d’Histoire Naturelle) le jeudi 20 septembre 2012, de 18h à 20h à l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) au 84 rue de Grenelle Paris 7e.

L’entrée est libre et gratuite, mais le nombre des places est limité et tout est déjà complet…

Pendant des milliers d’années, l’homme s’est nourri des plantes qui poussaient autour de lui dans la nature. Mais peu à peu, ces végétaux ont été délaissés, au profit d’aliments plus « sophistiqués », souvent importés et qui demandent peu de préparation.
Notre alimentation est devenue de moins en moins variée et fondamentalement pauvre en nutriments. Cette modification de notre régime alimentaire a entraîné de graves carences, aujourd’hui parfaitement mises en évidence par les archéologues, que nous n’avons pas encore vraiment su compenser, même à l’heure actuelle où nous pensons tout savoir.
Mais en écartant un peu nos œillères culturelles et en laissant de côté nos préjugés néolithiques, il est facile de se rendre compte de la richesse qui nous entoure dans les bois et les prés. Les plantes sauvages sont des aliments de santé exceptionnels qui apportent gratuitement à chacun les éléments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, flavonoïdes et autres anti-oxydants…) dont il a besoin pour se maintenir en bonne forme. On parle aujourd’hui de compléments alimentaires ou d’alicaments.
Et grâce à la cueillette, la nature devient bien plus qu’une notion abstraite, que l’on doit vaguement « protéger ». On ne peut, en fait, protéger que ce que l’on respecte, et respecter que ce que l’on connaît.