juil 282008
 
Est-ce que vous vous souvenez des petites minimottes de Begonia Fragrance ‘Apple Blossom’ de Jardin Express dont je vous avais montré la plantation dans une suspension en forme de demi lune en mai dernier ?Photo prise le 11 mai dernier.
Et bien les trois petits plants à peine plus gros qu’un pouce sont devenues de superbes plantes, couvertes de grosses fleurs doubles.
Démonstration en photo, prise hier dimanche après midi, soit deux mois et 16 jours après.Superbes, non ? Et vous n’avez pas le parfum de rose ancienne…
juil 252008
 

Après l’impatiens, une autre petite plante d’ombre ou de coins peu ensoleillés : le bacopa.Cette espèce vivace mais gélive a un port très étalé ou retombant, avec des tiges assez souples qui portent des petites feuilles en forme de coeur duveteuses. Les petites fleurs étoilées blanches, bleues ou roses, apparaissent le long des tiges et se renouvellent pendant toute la belle saison. Discrètes, charmantes.
Très utilisé en suspension, notamment dans les paniers fleuris si chers aux jardiniers anglais, le bacopa (Sutera cordata) pousse en compagnie des bégonias, des impatiens, des petits lierres, de la lysimaque retombante dorée (Lysimachia nummularia ‘Aurea’ ou ‘Goldilocks’).
Peu frileux, il ne supporte pas les étés caniculaires, trop chauds et secs. Son feuillage prend alors un vilain aspect et se dessèche, se crispe, la floraison se ralentit et devient sporadique. Les étés plus humides et frais lui conviennent davantage, sa croissance étant alors plus généreuse. En 2003, mes bacopas ont rendu l’âme en juillet. L’an dernier, ils sont restés superbes tout l’été… Et moi je me suis étiolé comme une endive, le soleil ayant fuit Paris.Sinon, il leur faut un bon terreau pour géranium, maintenu toujours frais (pas de coup de sécheresse, le bacopa déteste, comme l’humidité stagnante !). Des apports réguliers d’engrais fleuris pour géraniums ou tomates stimulent la floraison, qui a tendance à se faire de plus en plus aux extrémités des rameaux qui n’en finissent pas de s’allonger. Quelques pincements de temps à autre permettent d’obtenir des cascades plus ramifiées et davantage fleuries.
Dernier point important : le bacopa est vite étouffé par des plantes vigoureuses. Si c’était le cas, pensez à le dégager et lui donner suffisamment de lumière.

juil 242008
 

Comment les fleurs d’été cultivées en pots, jardinières ou suspensions passent elles l’été ?
Une question à laquelle je vais tenter d’apporter quelques réponses tout au long des semaines à venir, en commençant aujourd’hui par l’impatiens (Impatiens Walleriana-hybrides).Une des valeurs sûres pour les coins ombragés, ne recevant tout au plus que quelques heures de soleil le matin, l’impatiens n’a que deux ennemis pendant la belle saison : la chaleur excessive qui s’accompagne d’attaques d’araignées rouges et un sol trop détrempé ou trop sec.
C’est en effet la fleur du ni trop, ni pas assez… Trop d’eau au niveau des racines et ces dernières pourrissent entraînant le flétrissement du pied comme si justement il avait manqué d’eau. Un oubli d’arrosage et c’est en effet toute la plante qui se fane très vite, pour reprendre un bel aspect si l’oubli ne s’est pas trop prolongé.
Quand à la chaleur sèche, ce n’est vraiment pas le temps de ces fleurettes généreuses. Très sensibles aux attaques d’araignées rouges, elles sont vite envahies par ces parasites piqueurs-suceurs. Quand cela se produit, il est préférable de rabattre une bonne partie du feuillage et de le doucher plusieurs jours de suite. Inutile de traiter avec des produits chimiques, en général ils ont pour effet de griller le feuillage tout autant que les acariens tenaces.
L’an dernier, avec l’été frais et souvent arrosé, les impatiens ont été superbes. Il y a deux et trois ans, la chaleur extrême de l’été les a malmenées, sur mon balcon je les ai même arraché fin juillet, car je ne pouvais venir à bout des araignées rouges.
Cette année la chaleur n’a pas encore été excessive tout du moins dans la moitié Nord de la France. Seulement quelques chaudes journées, des nuits souvent fraîches, il en faut plus pour gêner ces « dames », surtout si elles sont installées dans une cour ou sur un balcon ombragés. À suivre…

juil 192008
 

Les plectranthus n’ont jamais été à la mode et pourtant leur qualités sont nombreuses.
Excellentes plantes d’intérieur lumineux, superbes en pots ou jardinières pendant la belle saison sur un balcon ou une terrasse avec quelques heures de soleil, ces plantes originaires d’Afrique du Sud offrent un feuillage décoratif, une floraison élégante et parfois un feuillage très aromatique.
Plectranthus fruticosus, presqu’un arbuste aux immenses grappes de fleurs violacées.Plectranthus ciliatus ‘Silver Knight’, un géant au feuillage panaché, pour très, très grosse potée.Plectranthus coleoides ‘Variegatus’, qui ressemble beaucoup au précédent, mais avec des feuilles plus petites. Mais tout aussi vigoureux, parfait en grande suspension.
Plectranthus marginatus ‘Niko’ aux feuilles gaufrées, vert sur le dessus, pourpre au revers, tout autant vigoureux.
Mon plectranthus inconnu, trouvé au Troc Vert de Montreuil il y a déjà quelques années et qui a résisté à tous les hivers parisiens depuis 4 ans, avec son joli feuillage vernissé brillant, ses longues tiges qui grimpent ou retombent.Et il en existe encore bien d’autres, à découvrir au hasard des arrivages, pas toujours bien étiquetés…
En plus ils se multiplient tous facilement par bouturage. Le moindre bout de tige fait vite des racines dans un verre d’eau. Un jeu d’enfant. Alors adoptez les plectranthus, ils vous le rendront !

juil 182008
 

Et oui, les corètes du Japon (Kerria japonica ‘Flore Pleno’) ne fleurissent pas qu’au printemps, mais nous gratifient de nouvelles fleurs tout au long de l’été.
Je vous avais déjà montré quelques fleurs apparues au début du mois, mais maintenant que nous sommes en plein mois de juillet, les pompons dorés sont de plus en plus nombreux.
Et il y en a encore beaucoup à venir. Un arbuste tout simple, mais je ne m’en lasse pas. Et si facile, robuste… Mon pied planté tout petit en fin d’hiver est maintenant dans un gros pot (environ 40 cm de diamètre), avec un terreau enrichi de guano de chauve-souris et d’un engrais organique pour tomates. Que du bio ! Et quel bio résultat 😉

juil 102008
 

Le potager au balcon ou à la fenêtre est de plus en plus tendance. Tomates, basilics, ciboulette, menthe… En direct du balcon dans l’assiette !
Il faut reconnaître que le plaisir est grand quand on grapille une tomate bien juteuse et douce, quand on cueille quelques brins de ciboulette ou de menthe et que le parfum vous remplit les narines ou quand on croque dans sa première fraise, sucrée et parfumée à souhait…Parmi les légumes qui donnent de belles cueillettes sur le balcon, les tomates cerises arrivent grandes premières. Avec un pied, c’est déjà quelques apéritifs d’assurés. Avec trois ou quatres plants, la production devient plus conséquente, de quoi faire de nombreuses salades, brochettes et autres petits plats gourmands.Pour une belle récolte, quelques petits trucs simples qui donnent d’excellents résultats :
1 – Il faut un emplacement ensoleillé, au Sud ou à l’Ouest, sinon la tomate fait beaucoup de verdure mais les fruits sont rares et n’en finissent pas de mûrir.
2 – Un grand pot ou une jardinière assez large. Cela limite les arrosages, les racines souffrent moins des coups de soif (quand on part en week-end par exemple).
3 – Un grand tuteur, solide. Joli aussi, mais surtout bien costaud, car le petit pied peut monter à 1,50 m voir 2 m quand il se plaît. Penser à attacher les pousses au fur et à mesure de leur croissance, car sur un balcon, il y a toujours du vent, trop parfois.
4 – Un bon terreau pour géraniums, enrichi d’un engrais organique pour tomates (il en existe différentes marques, je prends surtout CP Jardin mais il en existe d’autres). Surtout pas d’engrais chimique, le but c’est d’avoir des tomates les plus naturelles ! Vous pouvez ajouter du guano de chauve-souris, un peu cher à l’achat mais qui donne d’excellents résultats. Quand on ajoute des fleurs au pied des tomates, la floraison est époustouflante !
5 – Supprimer tous les gourmands, ces petites tiges qui poussent à la base des feuilles. Une tige ça suffit largement. Sinon gare à la jungle inextricable !
6 – Arroser copieusement quand la terre est bien sèche en surface, sans apporter d’engrais liquide.
7 – Vous pouvez planter quelques fleurs dans la jardinière, au pied de la tomate. De préférence des oeillets d’Inde, qui chassent pas mal les parasites. Un ou deux pieds de basilics aussi, un vert et un pourpre, pour le plaisir des yeux avant celui des papilles.
Bonne culture et surtout faites de belles cueillettes !