juin 232013
 

Cymbalaire (Cymbalaria muralis) sur un mur dans Paris

Faut-il continuer à se parer de ses plus beaux habits quand personne n’est là pour vous regarder ? Les citoyens sont invités à répondre à cette question en participant à l’Opération Cymbalaire, lancée par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Tela Botanica, dans le cadre du programme Sauvages de ma rue de Vigie-Nature. Une simple règle suffit pour participer !

Opération Cymbalaire parce que ce nom désigne une plante, Cymbalaria muralis, spécialiste de la colonisation des murs et des murets. Elle arbore ses délicates fleurs aux pétales mauve et jaune qui, bien que plaisantes à nos yeux, n’ont pourtant pas d’autres buts que d’attirer les pollinisateurs. Mais que se passe-t-il lorsque les cymbalaires trouvent logis en des lieux où les insectes se font rares, comme dans certains quartiers des villes ?

La cymbalaire, comme d’autres plantes que l’on trouve en ville, a la particularité de pouvoir se passer des pollinisateurs pour se reproduire : elle est capable de « s’auto-féconder ». L’enjeu de l’opération lancée par le Muséum et Tela Botanica consiste à découvrir si ces plantes continuent à fabriquer d’attirants pétales pour les pollinisateurs seulement dans des milieux riches en insectes ou si, même en plein « désert urbain », elles continuent à se mettre sur leur 31.

Pour participer, il suffit de :

  1. trouver un ou plusieurs bouquet(s) de cymbalaire (cinq au maximum par rue)
  2. mesurer le pétale inférieur de 5 de ses fleurs (choisies au hasard)
  3. envoyer ses données sur : www.tela-botanica.org/operation:cymbalaire

Vous avez jusqu’à la fin de la floraison, cet automne, pour participer !

avr 192013
 
Allée dans une forêt ensoleillée, photo © Igor Sokolov - Fotolia.com
Au printemps, les papillons déploient leurs ailes, les amphibiens se reproduisent dans les mares… c’est le moment d’observer le réveil de la Nature. Le programme « 50 000 Observations pour la Forêt » lancé en 2012 reprend de plus belle en 2013: joignez l’utile à l’agréable en participant à l’enquête scientifique sur la biodiversité forestière.
« 50 000 observations pour la forêt » est une opération menée par l’association Noé Conservation, le Muséum national d’Histoire naturelle et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, dans le cadre du programme de sciences participatives du Muséum : Vigie Nature.
L’objectif
Cette enquête participative vise à aider les scientifiques à mieux comprendre l’impact des activités humaines sur la biodiversité des forêts. Jusqu’au 30 novembre 2013, tout un chacun est invité à rejoindre la communauté des observateurs en allant explorer la forêt, et à déposer ses observations sur le site Internet dédié au programme : www.biodiversite-foret.fr.
C’est facile, ludique, non contraignant et idéal pour apprendre à mieux connaître les petits animaux qui peuplent nos bois tout en aidant la science.
Comment participer ?
Quatre groupes d’espèces sont à découvrir et à observer :

  • les papillons de jour,
  • les coléoptères,
  • les gastéropodes,
  • les vertébrés.

Soit en tout 24 espèces à pattes, à poils, à ailes et à coquilles !

Pour vous guider dans vos observations, des outils d’identification sont à votre disposition sur le site internet de l’opération.
Si vous préférez les recevoir par courrier, n’hésitez pas à contacter Noé Conservation à l’adresse : foret@noeconservation.org
Muni(e) de fiches d’identification au format carte postale et d’un appareil photo, promenez vous en forêt, identifiez les petits animaux de bois que vous croisez sur votre chemin, et immortalisez ce moment.
Nous vous invitons ensuite à saisir vos observations et à poster vos photos en ligne sur www.biodiversite-foret.fr afin que toutes les données puissent être analysées.
Grâce à vous, les scientifiques pourront avancer dans leurs recherches. Ils comptent sur votre participation et vous souhaitent d’agréables balades à venir.
avr 052013
 

Conférence Main Verte Sciences participatives 6 avril 2013

Rendez-vous à la Maison de Jardinage dans le Parc de Bercy (Paris 12e) pour écouter Véronique Brondeau qui vous expliquera pourquoi et comment participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, un programme de sciences participatives développé par Noé Conservation et le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris dans le cadre du programme Vigie Nature.

Entrée gratuite.Inscription par téléphone au 01 53 46 19 19 ou par courriel à main.verte@paris.fr et sur place, mais dans la limite des places disponibles.

Maison de Jardinage41, rue Paul Belmondo,
75012 Paris.
Métro : ligne 6 et 14, station Bercy; ligne 14, station Cour Saint-Émilion.

avr 032013
 

Chardon en graines, mauvaise herbe, Cap 18, Paris 18e (75)

À l’arrivée du printemps, Vigie-Nature invite petits et grands, naturalistes débutants comme chevronnés, à participer à un programme national de recherche sur la biodiversité. C’est aussi l’occasion de revenir sur les derniers résultats scientifiques du programme et de présenter un nouvel observatoire dédié au littoral.

Le programme de sciences participatives Vigie-Nature, fondé par le Muséum national d’Histoire naturelle il y a plus de 20 ans et animé par des associations, offre aux citoyens une immersion au cœur de la recherche sur la biodiversité. À travers 15 observatoires, dont sept destinés au grand public, chaque citoyen volontaire devient un acteur des travaux scientifiques en cours sur la biodiversité en France. Tout le monde peut participer à Vigie-Nature et chaque observation compte !

www.vigienature.fr

Les nouveaux résultats scientifiques
Devenir un observateur Vigie-Nature, c’est rejoindre un réseau de citoyens qui réalise au quotidien une veille sur l’état de santé de la biodiversité en France. De l’évaluation du réseau européen d’espaces naturels Natura 2000 aux adaptations des plantes sauvages des villes, en passant par les effets des produits phytosanitaires sur les papillons et les bourdons du jardin, chaque donnée récoltée selon un protocole standardisé sur le terrain par ces citoyens, vigies de la Nature, vient construire pas-à-pas le socle commun des connaissances sur la biodiversité.
Plus globalement, le dynamisme de Vigie-Nature dans l’actualité de la communauté scientifique est flagrant : plus de 60 articles ont été publiés dans des revues scientifiques internationales et huit thèses de doctorat ont été soutenues depuis la création du programme.

BioLit, l’observatoire du littoral, rejoint Vigie-Nature en 2013
La biodiversité marine est mise cette année à l’honneur avec BioLit, l’observatoire du littoral fondé par l’association Planète mer. Petits et grands sont invités à observer, photographier et identifier algues et coquillages : ou comment joindre l’utile à l’agréable sur les plages cet été.

Une communauté d’acteurs
Cette aventure commune est rendue possible grâce à un partenariat original entre scientifiques, animateurs et citoyens. Barbara Mai, observatrice du SPIPOLL (Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs), Jérémy Salinier, animateur de l’observatoire Sauvages de ma rue au sein de l’association Tela Botanica, Vincent Devictor, chercheur au CNRS, Anthony Virondeau, Pascal Boulesteix et Stéphane Morelon, acteurs du STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) en Limousin… : chacun d’entre eux contribuent, à leur échelle, à l’avancée de la recherche sur la biodiversité.

Des relais locaux
Pour suivre la biodiversité dans toute la France, Vigie-Nature s’appuie sur un réseau de structures locales porteuses.
Ainsi, depuis 2012 et à son initiative, le Conservatoire d’espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais est devenu le premier relais local à recruter une animatrice dédiée. Les habitants du Nord-Pas- de-Calais peuvent désormais s’appuyer sur Claire Blet Charaudeau pour découvrir Vigie-Nature. En parallèle, de nombreuses régions, collectivités, associations de protection du patrimoine naturel régional, muséums…. relaient et mettent en oeuvre localement des observatoires Vigie-Nature auprès des citoyens.

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déc 112012
 

Sapins de Noël © ioStephy.it - Fotolia.com

Chaque année, le problème se pose : combien de boules et de guirlandes seront nécessaires pour bien décorer le sapin acheté ? Pendant des années, chacun a trouvé la réponse en improvisant avec plus ou moins de bonheur. Mais cette année, des étudiants en mathématiques de l’Université de Sheffield ont établi des formules mathématiques qui vous donnent les réponses selon la hauteur de l’arbre acheté.

Pour calculer le nombre de boules nécessaires :
√17/20 x (hauteur du sapin en centimètres)

Pour déterminer la longueur de guirlandes nécessaires :
13 x ¶ / 8 x (hauteur du sapin en centimètres)

Pour connaître la longueur de guirlandes lumineuses :
¶ x (hauteur du sapin en centimètres)

Et enfin, pour savoir la hauteur (en centimètres) de l’étoile qui sera fixée au sommet du sapin :
(hauteur du sapin en centimètres) / 10

Formules mathématiques élaborées par Nicole Wrightham et Alex Craig. Vous avez dorénavant les formules magiques pour créer l’arbre de Noël idéal !

mar 252012
 

La saison 2012 du programme Vigie-Nature est lancée ! À nous les sciences participatives… Avec trois nouveautés cette année pour les curieux de nature.

Vigie-Nature

Fondé et porté par le Muséum National d’Histoire Naturelle, Vigie-Nature est un programme de sciences participatives animé par un réseau d’associations. Ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté, Vigie-Nature propose de concilier recherche et découverte de la biodiversité en s’appuyant sur des protocoles simples et rigoureux. Reposant d’abord sur le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) créé en 1989, Vigie-Nature s’est depuis renforcé avec le suivi de nouveaux groupes, tels que les papillons, les escargots, les insectes pollinisateurs, les plantes sauvages des villes et, à partir de cette année, les oiseaux des jardins et les espèces du milieu forestier… En offrant aux scientifiques des données de terrain essentielles, dans toute la France, les observateurs contribuent ainsi à une meilleure compréhension de la biodiversité ordinaire et de ses réponses face aux changements globaux (urbanisation, changement climatique, etc.).

Observatoire des oiseaux des jardins
Création : 2012.
Méthode : Comptage d’oiseaux dans un jardin, un parc public, sur un balcon et saisie des données sur le site internet dédié.
Espèces : 51 espèces d’oiseaux présentes régulièrement dans les jardins et près des maisons
Acteurs : Citoyens.
Site : www.oiseauxdesjardins.fr avec des fiches de description permettant de reconnaître rapidement les 51 espèces les plus communes dans les jardins et près des maisons, en été comme en hiver, des conseils sur les mangeoires et les nichoirs, etc.
Coordination scientifique : Muséum national d’Histoire naturelle – Fréderic Jiguet, Maître de Conférences.
Animation : Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
L’Observatoire des oiseaux des jardins est un observatoire pour apprendre à reconnaître les oiseaux et les compter dans son jardin, dans un parc public ou même sur son balcon ! Tout en prenant plaisir à observer la nature, les participants aident les scientifiques à étudier les effets du climat, de l’urbanisation et de l’agriculture sur la biodiversité.

Les oiseaux fréquentent les parcs et les jardins toute l’année. Au printemps, les merles et les rouges-gorges couvent déjà leurs œufs quand les hirondelles reviennent d’Afrique. En hiver, les mangeoires fournissent une alimentation complémentaire appréciée des mésanges, pinsons et autres moineaux. Les oiseaux sont très aimés du public, et leur valeur symbolique est souvent reconnue. En organisant la collecte de données d’observation d’oiseaux dans les jardins, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et le Muséum national d’Histoire naturelle, cofondateurs de l’observatoire, veulent comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins. Les hirondelles reviennent-elles plus tôt dans les campagnes ou au cœur des villes ? Les densités de merles et de mésanges dépendent-elles de l’urbanisation et des corridors verts entre les parcs et jardins ? Les oiseaux granivores fréquentent-ils plus les mangeoires dans les zones d’agriculture intensive, où les graines sauvages manquent en hiver ? Autant de questions auxquelles les observateurs pourront contribuer en participant à l’Observatoire des oiseaux des jardins.

50 000 observations pour la forêt
Création : 2012.
Méthode : Recensement d’espèces du milieu forestier de mars à novembre 2012 et saisie des données sur le site internet dédié.
Espèces : 6 espèces de papillons de jour, 6 espèces de coléoptères, 6 espèces de gastéropodes et 6 espèces de vertébrés.
Acteurs : Citoyens.
Site : www.biodiversite-foret.fr
Coordination scientifique : Muséum national d’Histoire naturelle – Benoît Fontaine, Ingénieur de recherche ; Pascal Dupont, responsable insectes et lépidoptères au Service du Patrimoine Naturel et Grégoire Loïs, directeur-adjoint de Vigie-Nature.
Animation : Noé Conservation et Natureparif.
« 50 000 observations pour la forêt » a pour objectif de mieux connaître la répartition d’espèces liées au milieu forestier et de pouvoir lier leur présence à la superficie des zones boisées et à leur degré d’isolement (séparation par une route, par des zones agricoles, etc.).
Objectif de cette première année : recueillir 50 000 observations !

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