juil 282012
 

Cosmos blanc, grande perspective du Jardin des Plantes de Paris en été, Paris 5e (75)

Du blanc, rien que du blanc, ou presque, tout juste un peu de jaune au coeur des fleurs et du vert pour le feuillage. Anthémis (Argyranthemum frutescens), cosmos (Cosmos bipinnatus) et lavatère (Lavatera trimestris), un trio qui assure tout l’été.

Anthémis, grande perspective du Jardin des Plantes de Paris en été, Paris 5e (75)

Lavatère blanche, grande perspective du Jardin des Plantes de Paris en été, Paris 5e (75)

Et pour des fleurs blanches, elles fanent plutôt bien, sans enlaidir la touffe. L’anthémis a besoin toutefois d’un nettoyage régulier pour rester bien impeccable, ce qui est le plus difficile dans un jardin blanc. Le blanc se mérite !

mai 092012
 

Ronce (Rubus tridel '€˜Benenden'€™) et spirée dans le parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75)

Le hasard fait bien les choses parfois… Je ne sais qui de la spirée ou de la ronce (Rubus tridel ‘Benenden’) est allé pousser parmi les rameaux de l’autre arbuste, mais le résultat est là et se laisse admirer.

Des petits bouquets comme celui-ci, on en veut bien plein les jardins et les balcons !

mai 032012
 

Plantes, Plaisirs, Passions 2012

Chaque premier week-end de mai, les collectionneurs de plantes, les amateurs de jardin et les jardiniers respectueux de la biodiversité se rencontrent et partagent plantes, plaisirs et passions dans l’un des plus étonnants site patrimonial d’Ile-de-France. La fête des plantes du château de La Roche-Guyon (Val d’Oise) inaugure une trilogie placée sous le signe de la couleur.

À une heure de Paris dans le Val-d’Oise, au cœur d’un des paysages les mieux préservés d’Ile-de-France, situé dans l’écrin du Parc naturel régional du Vexin français et de l’un des « plus beaux villages de France », le Château de La Roche-Guyon, son potager- fruitier labellisé « Jardin remarquable » et son Jardin anglais, forment un domaine hors du commun où l’histoire, le patrimoine, la nature et l’art de vivre au jardin se répondent depuis près de mille ans.

Chaque premier week-end de mai et ceci depuis la première édition d’Entre Campagne & Jardin en 1994, le Château de La Roche- Guyon propose l’un des plus beaux rendez-vous horticoles de France.

Les 5 et 6 mai 2012, Thierry HUAU, urbaniste et paysagiste, sera pour la 4ème année consécutive le commissaire de l’exposition Plantes, Plaisirs, Passions, LE rendez-vous des plaisirs au jardin!

Pour ma part, je vais y passer toute la journée du samedi pour redécouvrir le potager-fruitier, visiter le jardin anglais, le château et bien sûr l’exposition vente de plantes… Si vous me croisez (et me reconnaissez), n’hésitez pas à me faire un signe, à venir me dire bonjour… Surtout si je suis le nez plongé dans les plantes ou en train de les mitrailler avec mon apn !

La nouveauté
Pour les trois années à venir, « Plantes, Plaisirs, Passions » sera placé sous le signe de la couleur:

  • le blanc en 2012,
  • puis le rouge et le noir
  • et enfin, le bleu et le jaune en 2014

Thématique 2012 : le blanc au jardin
Avec en toile de fond toutes les nuances de vert présentes dans la nature, Thierry HUAU a imaginé un théâtre de fleurs et de végétaux blancs, une évocation en images des « jardins blancs » en France et dans le monde.
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mai 262011
 

Les belles journées printanières souvent chaudes s’accompagnent de nuits relativement fraiches. L’amplitude thermique entre le jour et la nuit est très importante, ce qui favorise les maladies cryptogamiques, apparues de bonne heure cette année. Le blanc envahit les rosiers, les mahonias, les berbéris et bien d’autres plantes dans les jardins et sur les balcons.

Blanc ou oïdium du rosier

Jeunes pousses d'un rosier couvertes d'oïdium, mai 2011, photo Alain Delavie

Les écarts de températures importants entre le jour et la nuit favorisent souvent une condensation sur les feuilles et les boutons floraux propice au développement de cette maladie provoquée par des champignons parasites. Il existe différentes espèces de champignons souvent inféodées à une plante particulière. Le blanc des rosiers est provoqué par Podosphaera pannosa (=Sphaeroteca pannosa). Sur fraisier, il s’agit de Podosphaera aphanis. Sur les tomates, c’est Oidium neolycopersici qui se développe.

Les feuilles, tiges et boutons floraux se recouvrent d’un feutrage blanc farineux caractéristique et facile à reconnaître. Elles prennent un aspect plus ou moins gaufré, puis se dessèchent.

Comment éliminer l’oïdium ?
Le champignon parasite reste à l’extérieur des tissus de la plante, les traitements curatifs sont donc possibles après la contamination, mais ils restent le plus souvent limités, leur action étant plutôt d’empêcher la propagation de la maladie sans l’éradiquer complètement.
Le soufre est un moyen de lutte préventif et curatif utilisable en jardinage biologique. Il a une action de contact immédiate.
Les températures idéales d’application sont comprises entre 15 et 25°C. Il ne faut donc jamais traiter avec du soufre aux heures les plus chaudes de la journée car le produit de traitement se révèle alors nocif pour le feuillage de la plante contaminée.

Une solution diluée à 10% d’un extrait de prêle a une action préventive contre l’oïdium.

Pour les plantes consommées pour leur feuillage comme la menthe ou les épinards, il est préférable de ne pas traiter si l’on souhaite pouvoir continuer à récolter. Il suffit souvent de rabattre à la base le feuillage parasité du pied de menthe pour voir apparaître des nouvelles pousses indemnes de toute maladie.

nov 282009
 

Avec l’automne doux et pluvieux que nous avons eu jusqu’à présent à Paris et en région parisienne, certaines plantes refleurissent à contre saison, mais les maladies aussi se manifestent encore sur les balcons et dans les jardins !

Oïdium sur feuilles et boutons floraux d'une violette cornue, novembre 2009, photo Alain Delavie

Oïdium sur feuilles et boutons floraux d'une violette cornue, novembre 2009, photo Alain Delavie

Mes deux petits pieds de violette cornue achetés à la Fête des plantes, des fruits et des légumes de Saint-Jean-de-Beauregard (91) en septembre dernier sont couverts de tâches de blanc. Le champignon parasite a envahi le feuillage et les boutons floraux. Et le plus surprenant, c’est que le pied de Begonia sutherlandii installé juste à côté n’a rien ! Il est pourtant très sensible à la pourriture et aux maladies cryptogamiques… Il doit être plus robuste car il a passé l’été dehors et surtout il ne sort pas de serre comme les violettes cornues.

août 082009
 

Outre le côté négligé qu’elles donnent au jardin, les mauvaises herbes peuvent aussi transmettre certaines maladies ou des parasites aux plantes cultivées.

Exemple photographié à Auvers-sur-Oise, charmant petit village du Val-d’Oise. Le feuillage de la plante adventice est couvert de blanc (oïdium) et constitue donc une réserve, un foyer d’infection pour cette maladie cryptogamique qui peut faire des ravages au cours de l’été, aussi bien parmi les fleurs que les légumes.
Un coup de binette et le mal est écarté. Surtout on ne jette pas la plante infectée sur le tas de compost, à moins d’être sûr qu’il chauffe beaucoup ensuite pour exterminer les spores du champignon parasite.