juil 192014
 

Bourdons butinant sur des fleurs de Telekia speciosa, Jardin des Plantes en été, Paris 5ème (75)
Les grosses fleurs du Telekia speciosa, une plante de la famille des Astéracées qui fleurit en ce moment dans le Jardin des Plantes de Paris, sont très fréquentées par les gros bourdons qui ont toute la place qu’ils souhaitent pour y butiner.

Juste à côté les fleurs d’un Cosmos sulphureus étaient aussi visitées. Et en fouillant dans ma photothèque, j’ai trouvé une photo de gaillarde butinée. Les fleurs simples des Astéracées semblent faire le bonheur de ces gros insectes si utiles.

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juil 052014
 

Deux bourdons butinant dans un coquelicot, École du Breuil, Paris 12e (75)
Il semblerait que le coquelicot soit un bon restaurant pour ces deux gros bourdons qui se pressent dans la couronne d’étamines noires de cette belle fleur annuelle ouverte largement pour accueillir les pollinisateurs.

Le coquelicot (Papaver rhoeas) est une plante auto-incompatible. C’est-à-dire que les grains de pollen ne peuvent pas germer sur le stigmate d’une fleur du même individu. Le transport du pollen, notamment par les abeilles ou les bourdons, devient nécessaire pour permettre la fécondation croisée entre deux (ou plus) plantes différentes et permettre la formation de nombreuses graines qui assureront la descendance et la survie de l’espèce. Le coquelicot ne donne pas de nectar, mais uniquement du pollen butiné par les abeilles et les bourdons qui trouvent dans ses fleurs une importante production.
La saison des coquelicots (sauvages) se prolonge de mai à juillet.
Connaissez-vous d’autres fleurs à pollen ?
juil 222013
 

Allium sphaerocephalum avec insectes butineurs, Parc floral de Paris, Paris 12e (75)

En me promenant par une journée ensoleillée très chaude dans le Parc floral de Paris (Paris 12e), j’ai photographié ces têtes d’ail d’ornement (Allium sphaerocephalum) sur lesquelles butinaient des abeilles, un papillon, mais aussi des bourdons et des syrphes que je n’ai pu saisir à temps. Et il en était de même pour les nombreuses autres fleurs d’ail à tête ronde visitées en abondance par les insectes pollinisateurs.

Non seulement la floraison de  cette espèce d’ail est très décorative (dans le jardin et en bouquets de fleurs séchées), mais elle est aussi utile pour la biodiversité. Certainement un bon bar à nectar pour ces insectes butineurs qui la fréquentent assidument.

août 252012
 

Papillon butinant sur une fleur simple de dahlia en été, Ets Ernest Turc (49)

Vous voulez avoir plein de papillons qui viennent butiner et voleter dans votre jardin ou sur votre terrasse ? Plantez des dahlias à fleurs simples, ce sera un véritable défilé virevoltant.

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mai 012011
 

Mis en place en 1989 par le Muséum National d’Histoire Naturelle, le programme Vigie-Nature a pour objectif de mieux connaître l’état de la biodiversité via différents dispositifs de sciences participatives. Depuis sa création, il a vu se développer 8 observatoires spécifiques, dont 3 proposés au grand public : l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, l’Observatoire des Bourdons et SPIPOLL. En 2011, un nouvel observatoire vient s’ajouter aux dispositifs existants : l’Observatoire Sauvages de ma rue, entièrement consacré à l’observation des plantes urbaines sauvages.

En 2011, quatre observatoires du programme Vigie-Nature font donc appel à la participation des citoyens dans leur ensemble, sans besoin de connaissances préalables sur la faune et la flore. Ils sont un moyen de sensibiliser et d’impliquer chaque citoyen dans la préservation de la Nature.

Sauvages de ma rue, le dernier né !
Lancé cette année par le Muséum National d’Histoire Naturelle en partenariat avec Tela Botanica, le réseau francophone des botanistes, ce tout nouvel Observatoire concerne uniquement les plantes urbaines sauvages.
Les citadins sont invités à inventorier la flore sauvage de leur quartier. Pour identifier les plantes, ils pourront s’aider du livre Sauvages de ma rue, un guide inédit qui regroupe les 100 espèces sauvages les plus abondantes en milieu urbain. À l’issue de ces observations, les participants pourront saisir leurs données sur le nouveau site Internet dédié à cet observatoire.
Pour 2011, première année de l’Observatoire, l’étude est limitée à la flore urbaine de la région Paris Île-de-France. À terme, l’opération a pour vocation de s’étendre aux grandes villes de France.
Le site de l’Observatoire Sauvages de ma rue : www.sauvagesdemarue.fr

Les inscriptions seront disponibles à partir du 3 mai ! Cela me tente beaucoup…
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juin 132010
 

Quelques minutes pour observer les bourdons qui butinent les fleurs de votre jardin, de votre balcon ou d’un jardin public… et vous pouvez contribuer à une grande enquête scientifique pour connaître et protéger la biodiversité.

Le principe est simple : dans son jardin, sur son balcon fleuri ou dans un jardin public, reconnaître et dénombrer les bourdons.
Cela demande 5 à 10 minutes par mois au minimum entre avril et octobre.
C’est très facile : on observe les bourdons, on les identifie grâce à une fiche de reconnaissance et on les compte à un moment de la journée.

Quelques observations par mois suffisent pour participer, mais on peut aussi observer plus régulièrement. Si le jardin ne peut pas être suivi certains mois (départ en vacances par exemple), ce n’est pas gênant. Vous pouvez aussi participer pendant votre séjour d’été sur votre lieu de vacances.

Insecte pollinisateur sauvage

Bourdon terrestre, photo Jessica Thevenot

Une grande enquête scientifique pour mesurer la biodiversité
Vous entrez les données recueillies sur le site internet où des scientifiques les analyseront pour comprendre le lien entre certaines espèces et l’environnement, mais aussi pour suivre l’évolution de leur nombre au cours des années en fonction des modifications de l’environnement. Ces données alimentent le programme Vigie-Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle.

« Opération Bourdons » sensibilise le grand public à l’importance des pollinisateurs sauvages pour une meilleure évaluation de l’état de santé de ces espèces par le monde scientifique. L’opération sera reconduite tous les ans, car le suivi de la biodiversité ne peut se faire que dans la durée.

Les données accumulées au cours de la phase de test par 438 bénévoles (plus de 1 600 relevés soit 15 000 observations) montrent que l’Observatoire des Bourdons devrait permettre de faire des liens entre les observations de bourdons et le mode d’occupation des sols (structure du paysage environnant), ainsi que les spécificités des jardins. Certaines espèces semblent se spécialiser dans les milieux périurbains, alors que d’autres préfèrent la proximité d’une prairie ou un paysage véritablement naturel. Les bourdons sont de bons indicateurs car ils exploitent l’environnement immédiat dans un rayon de quelques centaines de mètres.

Le site internet de l’Observatoire des bourdons permet au public d’accéder à un espace où il peut inscrire son jardin, choisir de recevoir une lettre d’information apportant chaque mois son lot de conseils pour réaliser dans les meilleures conditions l’inventaire des bourdons, saisir ses données au fur et à mesure, jouer à des Quizz’bourdons pour s’entraîner à la reconnaissance des espèces, etc.

Avec « Opération Bourdons » chacun peut contribuer à la mesure de la biodiversité. Son exploitation scientifique permettra de construire un indicateur de l’état de santé de la nature, conçu pour être utile aux gestionnaires et décideurs.