juin 242012
 

Grande haie d'ifs et petite bordure de buis dans le jardin d'iris du parc de Bagatelle, Bois de Boulogne, Paris 16e (75)

Le jardin d’iris du parc de Bagatelle est encerclé par une haie double composée d’un grand rideau d’ifs (Taxus baccata) longé par une petite bordure de buis (Buxus sempervirens). Le tout impeccablement entretenu comme il se doit dans un jardin à la Française.

Triomphe de l’ordre sur le désordre ! Une rigueur qui tranche avec le reste du parc conçu par Belanger et réalisé par Thomas Blaikie dans un style anglo-chinois. Mais qui permet de mettre en valeur les fleurs présentées dans cette partie, en l’occurrence les iris, stars des lieux.

Une haie double réservée aux fanas du taille haie ou de la cisaille 😉

avr 262012
 

Haie et topiaires, jardin formel devant l'Orangerie du Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine

Le petit jardin formel qui se cache entre les haies devant l’imposante orangerie du parc de Sceaux (Hauts-de-Seine) surprend le promeneur qui s’en approche et découvre ses parterres hauts en couleurs.

Parterre de myosotis et tulipes, topiaires, jardin formel devant l'Orangerie du Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine

Les larges bandes de myosotis, de pensées et de tulipes à fleurs de lis tranchent avec le vert fluo des bordures et des boules de buis.

Parterre de myosotis et tulipes, topiaires, jardin formel devant l'Orangerie du Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine

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avr 092012
 

Bouleaux et buis, parc André Citroën, Paris 15e (75)

Un damier de buis taillés en cubes, quelques bouleaux aux troncs bien blancs, le début du printemps pour avoir le vert fluo des jeunes pousses des buis… Une réalisation simple, mais ingénieuse et très design qui se laisse admirer dans le parc André Citroën (Paris 15e).

Bouleaux et buis, parc André Citroën, Paris 15e (75)

Le saviez-vous ?
Les maîtres d’œuvre du parc sont les paysagistes Gilles Clément et Allain Provost, les architectes Patrick Berger, Jean-François Jodry et Jean-Paul Viguier.
Le parc André Citroën fête ses 20 ans cette année.

mar 212012
 

Buis au feuillage cuivré en fin d'hiver, cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Oui mais, ce n’est vraiment pas bon signe. Cette touffe de buis au feuillage orangé cuivré montre des signes inquiétants qui ne laissent pas augurer un grand avenir à la potée.

Buis au feuillage cuivré en fin d'hiver, cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

La couleur rouille orangé est plutôt belle. Elle tranche avec le vert des quelques feuilles qui n’ont pas encore changé de teinte. Mais vu l’ampleur de la coloration anormale, ce pied de buis devrait avoir du mal à s’en sortir et à retrouver un bel aspect vert foncé brillant…

Buis au feuillage cuivré en fin d'hiver, cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Comme l’arbuste est dans une jardinière, il peut avoir manqué d’eau… Mais il est mal en point malgré sa belle couleur mordorée.
Le jour où un pépiniériste « invente » un buis aussi orange (mais en pleine forme), j’achète !

avr 192011
 

« Je suis à la recherche d’un arbre pour redorer mon petit jardin privatif un peu seul depuis la mort prématurée du prunus. Le site est plutôt exposé nord. » Question posée par Y. Benhelal la semaine dernière et à laquelle je vais donc répondre avec d’autant plus d’intérêt que le sujet concerne beaucoup de jardins citadins, souvent coincés entre de grands immeubles qui leur cachent le soleil.

Un prunus a poussé dans ce jardin, mais vient de périr. Il est risqué de replanter un arbre du même genre (Prunus) surtout au même endroit, même si ce n’est pas vraiment la même espèce ou variété. La mort de l’arbre peut provenir d’un parasite (insecte, champignon, etc.) ou de conditions de culture inadaptées (manque de lumière, humidité excessive ou insuffisante, etc.). Donc inutile de recommencer, il faut même plutôt replanter un arbre d’une famille botanique différente (autre que la famille des Rosacées).

L’exposition au Nord est la plus froide et la moins ensoleillée. Le plus souvent, il n’y a pas du tout de soleil, ce qui n’empêche pas un emplacement suffisamment clair. Mais d’emblée, toutes les essences d’arbres qui exigent le plein soleil (espèces héliophiles) sont à écarter. Adieu robinier faux-acacia, lilas, cytise, mimosa, arbre de Judée et tous les cerisiers à fleurs (Prunus). On oublie aussi l’olivier…

Le jardin est petit, il faut donc éliminer les grands arbres, notamment ceux qui poussent très vite, ou les espèces qui ont tendance à vite envahir l’espace en se ressemant ou en drageonnant comme le vernis du Japon (Ailanthus altissima) ou les sumacs (Rhus).

Les essences d’arbres les plus adaptées à ce petit jardin :

  • Les ifs (Taxus baccata et variétés, notamment celles à port érigé, moins encombrantes), au feuillage persistant. Ces conifères peuvent prendre des proportions imposantes avec l’age, mais ils supportent des tailles sévères.
  • Les rhododendrons (plutôt les grandes espèces et variétés), qui exigent un sol acide ou neutre.

    Rhododendron hybride à grand développement

    Rhododendron, parc André Citroën, Paris 15e (75), photo Alain Delavie

  • Les houx communs (Ilex aquifolium et variétés), au feuillage persistant et brillant. Les pieds femelles donnent des baies souvent vivement colorées, à la condition d’avoir un pied mâle à proximité.

    Houx commun (Ilex aquifolium)

    Houx commun en haie, Parc de Bercy, Paris 12e (75), photo Alain Delavie

  • Les buis (Buxus sempervirens ‘Elegantissima’ au feuillage vert et blanc par exemple, très lumineux dans un endroit ombragé) qui forment lentement de grands buissons puis prennent l’aspect de petits arbres, avec un feuillage persistant luisant et une floraison printanière précoce et discrète, très appréciée par les insectes pollinisateurs.
  • Les érables du Japon (Acer japonicum et variétés) au feuillage caduc, à installer dans un sol neutre ou acide.