août 062010
 

Jusqu’au 2 novembre, les cimetières du monde sont exposés au Père Lachaise. C’est une première !


La grande diversité des lieux, des monuments, des rituels, magnifiquement illustrée par les 38 photos de Jean-Claude Garnier, ouvre des fenêtres sur d’autres pratiques et nous questionne aussi sur la place que nous laissons à la nature et au vivant dans ces lieux de mémoire.

C’est cet objectif qui a amené Fabienne Giboudeaux à organiser cette exposition, les cimetières parisiens étant les seuls espaces verts de la Ville où l’usage des produits phytosanitaires n’est pas encore totalement proscrit, faute de tolérance pour la végétation spontanée en ces lieux.

Infos pratiques :
Cimetière du Père Lachaise,
Entrée principale par le boulevard de Ménilmontant,
Accès par le métro, lignes 2 et 3, station Père Lachaise,
75020 Paris.
Du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h,
Samedi, de 8 h 30 à 18 h,
Dimanche, de 9 h à 18 h.

oct 312009
 

Comme chaque année pour la Toussaint, l’Administration parisienne accomplit un effort tout particulier pour accueillir les familles et fleurir les cimetières.

Fallopia aubertii sur les tombes du cimetière de Montmartre, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Fallopia aubertii sur les tombes du cimetière de Montmartre, Paris 18ème, photo Alain Delavie

Tous les agents de la surveillance spécialisée sont mobilisés et les bureaux des conservations sont ouverts au public. Tous renseignent, guident, accompagnent, réconfortent, aident et rassurent. Pour chaque agent des cimetières, bien qu’il s’agisse du métier qu’il exerce toute l’année, la période de la Toussaint revêt une importance capitale.

Des moyens supplémentaires en hommes et en matériels sont mobilisés durant les quinze jours qui précèdent la Toussaint : renfort en agents techniques d’entretien, nombreux passages d’engins de balayage, nettoyages répétés, évacuation de plus de cent tonnes de feuilles en quelques jours. Les fossoyeurs ont également la lourde tâche d’améliorer les cheminements et de donner le plus bel aspect aux divisions. Ce sont eux qui, la plupart du temps, conduisent les minibus mis à disposition des personnes à mobilité réduite.

Depuis des mois, le centre de production horticole de Rungis produit les chrysanthèmes qui servent à l’ornementation florale des cimetières. Les jardiniers rivalisent de professionnalisme et d’idées pour composer des décorations florales, fleurir les divisions militaires, les monuments aux morts et les sépultures d’anciens combattants. De superbes jardinières dont les chrysanthèmes s’échappent en cascade sont déposées devant les entrées de chaque nécropole. Les caveaux individuels du cimetière parisien de Thiais, qui accueillent les défunts sans ressources ou non identifiés, font également l’objet d’une attention particulière puisque chaque caveau est fleuri par la Municipalité à cette occasion.

Dans tous les grands cimetières parisiens comme le Père-Lachaise, Pantin, Thiais et Bagneux parisiens, des minibus sont mis gratuitement à disposition de tous. Ce service est très apprécié des personnes âgées.

Un minibus ou véhicule léger sur les sites suivants :
– cimetière de Montmartre (10,5 hectares)
– cimetière des Batignolles (10,4 hectares)
– cimetière parisien de Bagneux (62 hectares)
– cimetière parisien de Saint-Ouen (27 hectares)
– cimetière parisien d’Ivry (28 hectares)

Deux minibus sur les sites suivants :
– cimetière du Père-Lachaise (43 hectares)
– cimetière parisien de Thiais (103 hectares)

Trois minibus au cimetière parisien de Pantin (107 hectares).

Par ailleurs, pour assurer la tranquillité des visiteurs, la circulation en voiture ou en moto est totalement interdite dans les cimetières intra-muros. Elle est libre mais réglementée dans les cimetières extra-muros, sauf pour les poids lourds, strictement interdits. De même, pour le confort et la sécurité du public, les travaux funéraires sont suspendus le 31 octobre et le 1er novembre.

Quelques chiffres :
La ville de Paris compte 20 cimetières s’étendant sur une superficie globale de 422 hectares sillonnés par 100 km de voiries, et ceints par 25 km de murs de clôture. Le Service des cimetières compte 500 agents chargés de l’entretien des sites et des 200 km de réseaux divers et de 150 bâtiments. On dénombre 634 000 concessions et un columbarium de 26 600 cases. Et plus de 7 millions de corps reposent dans les cimetières parisiens.

sept 252008
 

Aucune revue de jardinage française ne fait d’article sur les fleurs qui peuvent le mieux orner les tombes des disparus au fil des saisons. Et pourtant, s’il est un lieu où la fleur prend une importance toute particulière, c’est bien dans un cimetière.Loin de moi tout esprit morbide, bien au contraire, car la fleur est pour moi signe de renouveau, de vie. Ornement funéraire, touche de vie et de gaité, marque d’affection et de mémoire, le végétal joue dans ce lieu un rôle plus important qu’on ne le réalise souvent. Loin du bouquet éphémère déposé très vite le jour de l’enterrement et tout aussi vite passé et oublié, la fleur installée dans un pot ou une jardinière est un symbole fort du lien qui unit vivants et morts, de cette mémoire qui perdure par delà les générations.
Mais ces lieux de mémoire sont des jardins bien difficiles pour les pauvres plantes souvent confinées dans des contenants exigüs, exposées en plein cagnard en été ou au froid le plus vif en hiver et pas toujours soignées fréquemment. Les espèces qui résistent et restent belles, vaille que vaille, le temps d’un été ou d’un hiver ne sont pas nombreuses avec de telles conditions.
À l’issue d’un été à la météo difficile, voici mon tiercé gagnant, preuves à l’appui en photos :

1 – Le dipladénia

Son feuillage brillant, ses grandes fleurs en trompette rose vif, rouge, rose pâle ou blanche qui ne deviennent pas moches quand elles fanent et la grande résistance à la sécheresse sont les principaux atouts de cette fleur exotique, qui de surcroît adore le soleil et la châleur.

2 – Le kalanchoé

Cette petite plante d’intérieur commence à sortir sur les rebords de fenêtres et dans les jardins écrasés de soleil. Véritable plante châmeau, elle fleurit sans discontinuer tout au long de l’été. Elle offre une belle gamme de coloris, vifs le plus souvent.

3 – Le géranium zonale

Faut-il encore présenter le bon vieux géranium des familles ? Plus exigeant toutefois en arrosage et en nettoyage que les deux fleurs précédentes. Mais si florifère et robuste…

sept 222008
 

Après l’automne au jardin des Serres d’Auteuil, voici quelques vues d’automne prise hier dans le cimetière du Père Lachaise (Paris 20ème).Deux belles vignes, Vitis coignetiae et Vitis vinifera ‘Purpurea’.
Et ce n’est que le début du festival des couleurs…