juin 032014
 

Le changement global de notre environnement – dont le changement climatique n’est qu’un des volets au côté de la perte de biodiversité et les atteintes aux écosystèmes – a une influence de plus en plus prégnante sur le milieu urbain et ses habitants. Qu’il s’agisse d’inondations, de phénomènes climatiques inhabituels comme les canicules, ou de la propagation d’agents pathogènes (bactéries, allergènes…), comment s’y préparer ?

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Parmi les nombreuses solutions avancées pour s’adapter à ces bouleversements, la technologie revient (trop) souvent sur le devant de la scène : mieux canaliser les berges pour éviter les crues, se protéger des îlots de chaleur en climatisant les rues ou en peignant les toits en blanc pour augmenter l’albédo. Ces « pansements » de dernière minute illustrent une vision de court terme qui délaisse l’écologie scientifique, laquelle reconnaît pourtant une relation d’interdépendance entre l’érosion de la biodiversité et l’accélération du changement climatique. Ainsi, selon les écologues, c’est en renforçant la biodiversité dans toutes ses composantes (génétique, spécifique et fonctionnelle), en lien avec les autres composantes de l’environnement que les villes pourront s’engager sur la voie de la résilience.

Les études scientifiques viennent le confirmer : la végétation urbaine rafraîchit l’air ambiant et aide à lutter contre l’effet d’îlot de chaleur. La bonne santé des sols favorise le cycle de l’eau et facilite le stockage du carbone. Le maintien et la restauration des espèces, de leurs habitats et de leurs interactions sont aussi un moyen de se prévenir intelligemment des espèces invasives. En conséquent, de plus en plus de villes ont choisi d’agir plutôt que de subir, en misant sur un retour de la biodiversité urbaine pour renforcer leur capacité d’adaptation à long terme. Mais une question demeure : de quelle nature parlons-nous ? Laquelle voulons-nous ? Quelle cohérence scientifique dans les choix ? Pour les chercheurs, la ville est un formidable terrain d’expérimentation pour y répondre et mettre en œuvre des « mesures sans regrets ». Elles exigent une vision globale et pluridisciplinaire des enjeux, au-delà des approches paysagères traditionnelles. En somme, comment substituer l’infrastructure grise (stations d’épuration, berges et bâtiments minéraux) par l’infrastructure verte (zones de lagunage, berges végétalisées, bâtiments favorables à la biodiversité etc.) pour améliorer la santé et le bien-être des citadins ?

Le 5e colloque de Natureparif – l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France – en partenariat avec l’IFORE, et avec le réseau Urban Climate Change Research Network (UCCRN) et la Society for Urban Ecology (SURE), a pour objectif principal de partager les connaissances, enjeux et pratiques dans les grandes métropoles mondiales et d’en discuter la réussite. Il se déroulera les 4 et 5 juin 2014 à la Halle Pajol à Paris, et sera prolongé par des visites de terrains à la rencontre des acteurs franciliens les 6 et 7 juin.

Auberge de jeunesse Paris Pajol
20, Esplanade Nathalie Sarraute, 75018 Paris.
Tél. : 01 40 38 87 90.

Les inscriptions, le programme détaillé et les informations pratiques sont en ligne sur : http://colloque2014.natureparif.fr/

avr 032014
 

Affiche du 11e Forum International de la Météo et du Climat

Dans le cadre de la semaine du développement durable, Météo et Climat, association reconnue d’utilité publique, présidée par Jean Jouzel (climatologue et membre du GIEC), propose 4 jours de rencontres et d’ateliers (ouverts au grand public) et de débats (réservés aux professionnels). Pour cette édition 2014, la thématique est : le changement climatique, je m’adapte.

Les temps forts des Journées Grand Public (du 3 au 6 avril 2014, parvis de l’Hôtel de Ville, Paris)

Une mine d’informations pour ceux qui souhaitent s’informer sur les moyens de s’adapter à un climat qui change !
Animations

  • Construisez votre propre plan climat
    Avec Clim’Way Paris Un serious game proposé par l’Agence de l’Écologie Urbaine.
  • Le compostage en ville…
    C’est possible avec la Direction de la Propreté et de l’Eau de la Mairie de Paris.
  • L’océan miroir du climat : quel rôle l’océan joue-t-il dans le climat planétaire et l’actuel changement climatique ?
    Des ateliers présentés par le CNRS et le CEA et les laboratoires de l’Institut Pierre Simon Laplace.
  • Vivre en zone inondable : quels sont les paramètres qui favorisent les inondations ?
    Une animation de l’IFFO-RME.
  • En route pour la transition énergétique avec le Science Tour
    Un laboratoire itinérant et ludique avec Les Petits Débrouillards.
  • Lave ton eau !
    Découvrez le rôle d’une station d’épuration et son impact sur la santé et l’environnement avec le SIAAP.
  • La terre vue de l’espace
    Des ateliers animés par l’association Planète Sciences.
  • Comment prévoir le temps, comment simuler l’évolution du climat ?
    Avec les professionnels de Météo-France.
  • J’apprends l’énergie
    Découvrez les enjeux de l’énergie de manière pédagogique et interactive avec GDF SUEZ.

Studio télé

  • Venez faire la météo comme à la télé sur le studio animé par Météo-France et Météo et Climat. Plongez dans les coulisses d’un bulletin météo et exercez-vous à le présenter avec l’aide de professionnels.

Spectacle

  • Les Rippetout aux pays de l’or bleu
    Un spectacle ludique et musical sur les mystères de l’eau. Vous découvrirez comment les nuages se forment, d’où vient la pluie ou encore l’étonnant cycle de l’eau dans une aventure pétillante et interactive.

Jeu

  • Canibal, le recyclage ludique
    Gagnez des bons d’achat ou de remise en mettant vos gobelets, bouteilles et autres canettes dans une incroyable machine !

Expo-Photos

  • Voyage en Arctique
    Des expéditions du commandant Charcot aux travaux de recherche menés par les scientifiques dans les conditions les plus rudes en passant par un regard sur les populations autochtones, les photographes de l’Observatoire inviteront les visiteurs à une ballade polaire aussi variée que passionnante.

Informations pratiques
11ème Forum International de la Météo et du Climat
Entrée libre et gratuite. Tout public.
Parvis de l’Hôtel de Ville, 75004 Paris.
De 9h à 18h. Le week-end, de 11h à 18h.
www.forumeteoclimat.com

mar 202014
 

Fleurs printanières, photo DoraZett Fotolia.com
La date de l’équinoxe de printemps est, en 2014, le jeudi 20 mars à 17h 57m 6,84s, heure légale française. Bien après s’être installé dans les parcs et jardins qui nous ont annoncé son arrivée depuis plusieurs semaines, la saison printanière commence officiellement dans le calendrier.

Par définition l’instant de l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère nord correspond au moment où la longitude géocentrique apparente du centre du Soleil est égale à zéro degré. À cet instant l’ascension droite et la déclinaison du centre du Soleil ne sont pas nulles car la latitude apparente du centre du Soleil n’est pas nulle, mais toutes ces valeurs sont proches de zéro. La direction du Soleil est alors très proche de celle du point gamma, intersection de l’écliptique et de l’équateur céleste. La définition de cette direction est donc unique sur la sphère céleste. Il ne faut pas confondre la direction de l’équinoxe de printemps qui est unique et le fait que le Soleil passe par cette direction. Ainsi dans l’hémisphère nord le début du printemps correspond au passage du Soleil dans la direction de l’équinoxe de printemps alors que ce même phénomène traduit le début de l’automne dans l’hémisphère sud.

Notre calendrier (le calendrier grégorien) est construit de manière à éviter la dérive des dates des saisons en conservant une date quasi fixe pour le début de chaque saison. Depuis la création du calendrier grégorien (1582) l’équinoxe de printemps tombe le 19, 20 ou 21 mars. Aux XIXe et XXe siècles il est toujours tombé le 20 ou le 21 mars. Le jour de l’équinoxe, si on fait abstraction de la réfraction atmosphérique, la durée de la nuit est égale à la durée du jour. C’est également le jour où le Soleil se lève plein est et se couche plein ouest.

La marée d’équinoxe
Cette année, l’équinoxe de printemps ne sera pas accompagné par une grande marée d’équinoxe de forte amplitude, le coefficient de la marée de vive-eau la plus proche du 20 mars sera de 94 (le 18 mars), les plus fortes marées auront lieu en début et fin du mois de mars (115 le 2 mars et 109 le 31 mars). Le coefficient de la marée océanique semi-diurne est maximum lorsque la Lune et le Soleil sont proches de l’équateur et lorsque les astres sont proches de la Terre. La première grande marée du 2 mars correspond à une Lune dans l’équateur le lendemain de la nouvelle Lune et elle a lieu trois jours seulement après le passage de la Lune à son périgée. Il en est presque de même pour la grande marée de la fin mars, la Lune passe à son périgée le 27 mars et passe dans le plan équatorial terrestre le 29 mars.
(Source : IMCCE)

juin 212013
 

Coquelicot et bleuets sur le quai le long de la Seine, Paris 7e (75)

Cette année, la date du solstice d’été tombe le 21 juin, très exactement à 7h 3m 58s (temps légal français). Après l’été météorologique débuté le 1er juin, la saison estivale débute officiellement.

Le solstice d’été est l’instant où la longitude géocentrique apparente du centre Soleil est égale à 90°. À cet instant, la déclinaison géocentrique apparente du centre du Soleil est égale à 6h et sa déclinaison géocentrique apparente est maximale. Ce jour, dans l’hémisphère nord, en dehors de la zone intertropicale, la culmination du Soleil à son passage au méridien est maximale. Inversement, dans l’hémisphère sud, en dehors de la zone intertropicale, la culmination du Soleil à son passage au méridien est minimale. Dans la zone intertropicale, les jours de culminations extrêmes du Soleil ne correspondent pas aux solstices. Le jour du solstice d’été, le centre du Soleil passe au méridien au plus près du zénith pour les lieux se trouvant sur le tropique du Cancer. En fait, le Soleil recouvre le zénith à son passage au méridien durant plusieurs jours (du 13 juin au 29 juin environ pour un lieu de latitude 23°26′).

C’est aussi le jour de l’année où, si l’on néglige les variations de la réfraction de l’atmosphère terrestre, l’amplitude ortive et l’amplitude occase sont extrêmes. C’est l’origine du terme « solstice » venant du latin solstitium (de sol « soleil » et sistere « s’arrêter, retenir »). Ce qui implique que c’est également le jour, où pour un lieu donné de l´hémisphère nord, la durée du jour est maximale.

Notre calendrier (le calendrier grégorien) est construit de manière à rester proche d’une date fixe pour le début des saisons. Le solstice d’été peut survenir le 19, 20, 21 ou 22 juin. Il est survenu un 20 juin en 1896 et en 2008. Il est survenu un 22 juin en 1975 et tombera à nouveau à cette date en 2203, 2207, 2211 et 2215 puis en 2302. Le solstice d’été tombera un 19 juin en 2488 et ce sera la première fois depuis la création du calendrier grégorien. Au XXe siècle les solstice d’été sont tombés exclusivement le 21 juin (64) et le 22 juin (36) alors qu’au XXIe siècle le solstice d’été tombera exclusivement le 20 juin (47) et le 21 juin (53).

(Source : IMCCE)

avr 282013
 

Goutte d'eau sur un brin d'herbe, photo © vencav - Fotolia.com

À l’occasion de l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, les Petits Débrouillards (association de sensibilisation des enfants aux sciences) proposent des expériences inédites et ludiques autour de cet élément vital au coeur des enjeux humains, écologiques, géopolitiques et scientifiques.

Du 29 avril au 3 mai 2013, Montparnasse 56, site panoramique du 56ème étage de la Tour Montparnasse, se transforme en laboratoire de l’eau. Évaporation, flottaison, cristallisation, brouillard… Pendant près d’une semaine, les enfants de 7 à 12 ans décortiqueront et expérimenteront l’eau et ses phénomènes.

Claires comme de l’eau de roche, les animations se dérouleront sous forme d’expériences, de maquettes à construire, de cartes géographiques et de jeux de rôles.

Trois ateliers complémentaires sont ainsi proposés pendant les vacances scolaires tous les après-midi de 14h à 17h :

  • Atelier 1 : l’eau passée au crible
    C’est le moment de faire connaissance avec les étonnantes propriétés physiques de l’eau.
    Pourquoi certains objets flottent-ils ? Toutes les gouttes ont-elles la même forme ? Flottaison, tension et pression… l’eau sera mise à nu et observée au travers de multiples filtres.
  • Atelier 2 : sur les traces de l’eau
    Il s’agit de remonter le fil de l’histoire et de l’eau.
    Où trouve-t-on l’eau dans la ville ? Où en trouvait-on il y a 100 ou 1000 ans ? Peut-on boire à Paris de l’eau qui vient du Mont-Blanc ? Qu’est-ce que la mémoire de l’eau ? Les mystères sont à percer.
  • Atelier 3 : l’eau dans tous ses états Maintenant que l’eau n’a plus de secrets, il est temps de découvrir son rôle dans la météorologie et ses différents états. Comment intervient-elle dans le mécanisme des climats ? Comment se forme un arc-en-ciel ? Comment prévoir le temps ? Tout un monde à explorer.

Informations pratiques :Les enfants sont sous la responsabilité de leurs parents et doivent être accompagnés pendant la durée des animations.
Du 29 avril au 3 mai 2013
56ème étage de la Tour Montparnasse, 33 avenue du Maine, 75015 Paris.
Métro : lignes 4, 6, 12 ou 13, station Montparnasse-Bienvenüe.
Tarifs : 8€ pour les enfants de 7 à 15 ans, 13,50€ pour les adultes.
Informations au tél. : 01 45 38 66 19.

avr 102013
 

© makc76 - Fotolia.com

La lunaison la plus redoutée par les jardiniers et les agriculteurs débute aujourd’hui 10 avril et va se prolonger jusqu’au 9 mai prochain. Pendant cette période, l’instabilité de la météo incite à la prudence côté jardin, un risque de gelée tardive étant toujours possible, parfois de façon très rapide après une période de beau temps doux.

D’après l’IMCCE, « la « lune rousse » ne correspond pas à un concept astronomique; c’est plutôt une expression populaire fondée par l’observation dans un contexte culturel agricole souvent empreint de croyances mystico-poétiques. »

La lune ne vous apparaîtra pas rousse ou rouge, sauf si le temps devenait très humide. De même elle n’est pour rien dans les coups de gel qui affectent la végétation naissante en ce début de printemps. Ce que confirme l’explication de François Arago (Astronomie Populaire – Livre XXI – Chapitre XXXII, Gide et J. Baudry, Éditeurs – Paris, 1856) :
« Dans les nuits des mois d’avril et mai, la température de l’atmosphère n’est souvent que de 4, de 5 ou de 6 degrés centigrades au-dessus de zéro. Quand cela arrive, la température des plantes exposées à la lumière de la Lune, c’est à dire à un ciel serein, peuvent geler nonobstant l’indication du thermomètre. Si la Lune, au contraire, ne brille pas, si le ciel est couvert, la température des plantes ne descend pas au-dessous de celle de l’atmosphère, il n’y aura pas de gelée, à moins que le thermomètre n’ait marqué zéro. Il est donc vrai, comme les jardiniers le prétendent, qu’avec des circonstances thermométriques toutes pareilles, une plante pourra être gelée ou ne l’être pas, suivant que la Lune sera visible ou cachée par les nuages ; s’ils se trompent, c’est seulement dans les conclusions : c’est en attribuant l’effet à la lumière de l’astre. La lumière lunaire n’est ici que l’indice d’une atmosphère sereine ; c’est par suite de la pureté du ciel que la congélation nocturne des plantes s’opère ; la Lune n’y contribue aucunement ; qu’elle soit couchée ou sur l’horizon, le phénomène a également lieu. L’observation des jardiniers était incomplète, c’est à tort qu’on la supposait fausse ».

Avant et pendant la lune rousse, il faut donc rester vigilant, prêt à protéger les plantes frileuses quand un refroidissement est annoncé.