oct 062014
 
Affiche de l'exposition de Gilles Clément à l'ENSA, Paris 13e (75), octobre 2014
L’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine accueille en octobre 2014 une exposition du paysagiste Gilles Clément. Ce sera sa première exposition à Paris depuis 15 ans, après celle du Jardin planétaire en 1999 à la Grande Halle de la Villette. Gilles Clément est particulièrement apprécié des parisiens pour son intervention au Parc André Citroën (Paris 15ème) inauguré en 1992, pour les jardins de l’Arche de la Défense, ouverts en 1994, et pour la conception du jardin du musée du Quai Branly, inauguré en 2006. Gilles Clément donnera une conférence publique exceptionnelle à la faveur de la présentation de l’exposition à Paris.
Avec « Toujours la vie invente », le visiteur est invité à partager un temps de réflexion sur le jardin et sur la transformation de l’espace sous l’action du vivant, lequel agit en toute liberté et inventivité. Il pourra découvrir les réalisations et concepts de Gilles Clément au travers de films, de nombreux dessins et plans, de photos mais aussi d’objets parfois insolites. Ingénieur horticole, botaniste, paysagiste, Gilles Clément, qui se définit d’abord comme jardinier, donne aussi ici à découvrir la singularité de son activité. Il l’évoquait dans un texte d’octobre 2011 à l’occasion de son introduction à la
chaire de création artistique du Collège de France : « Ma pratique professionnelle consiste en une activité globale où figurent la conception et la réalisation de paysages ou de jardins, l’écriture et la publication de textes liés à cette activité et la communication raisonnée de cette pratique. Ce dernier point donne lieu aux conférences, aux expositions mais aussi et surtout à une pédagogie du « projet de paysage ». « Toujours la vie invente » est une exposition personnelle sur un parcours professionnel, ses origines, ses fondements et ses perspectives. L’exposition se développe autour de trois concepts importants, expérimentés et mis en oeuvre dans le monde entier : le Jardin en Mouvement, le Jardin Planétaire et le Tiers Paysage. Elle s’enrichit enfin de l’univers intime du paysagiste avec le « Salon de lecture » et le « Salon de curiosités ». Les voyages y occupent une place importante, comme sources d’inspiration et de réflexions, permettant de cheminer à travers de nouveaux systèmes de vie et de pensée.

Continue reading »

sept 172014
 

Affiche de la conférence publique de Natureparif sur les abeilles
Natureparif vous invite à rencontrer Bernard Vaissière, chargé de recherche, INRA Avignon UR406 Abeilles & Environnement, au cours d’une conférence publique le jeudi 18 septembre, de 18h à 20h.

Le déclin des abeilles mellifères et le syndrome d’effondrement de leurs colonies ont été très largement repris dans les médias ces dernières années. Beaucoup moins connu est le déclin des abeilles sauvages dont il existe près de 1000 espèces en France et qui toutes participent à la pollinisation des cultures et des plantes sauvages. D’autres insectes participent aussi à ces transferts de pollen, mais les abeilles sont les plus efficaces et ce sont elles qui interviennent de façon prépondérante dans la pollinisation de la plupart des cultures. Pourtant la prise en compte de cette pollinisation entomophile – par les insectes – est très récente et il reste beaucoup à faire pour qu’elle soit prise en compte à sa juste valeur et que la faune d’abeilles soit protégée.

Abeilles et plantes à fleurs, un mutualisme vieux de plusieurs millions d’années
Les abeilles sont aujourd’hui comme depuis des millions d’années des partenaires incontournables pour assurer la reproduction sexuée d’une majorité d’espèces végétales. En butinant de fleurs en fleurs, elles assurent ce service de pollinisation et nous ferons un petit tour dans nos assiettes et notre environnement pour réaliser à quel point les abeilles sont toutes présentes dans notre alimentation quotidienne d’aujourd‘hui et de demain… et bien au delà.

La pollinisation, ses mécanismes… et ses mystères
Avec la pollinisation, c’est-à-dire le transfert du pollen – qui contient les futurs gamètes mâles – des étamines aux pistils, on entre de plain-pied dans l’intimité de la vie sexuelle des plantes. Et là rien n’est plus si simple… Entre le butinage de fleurs séduisantes qui ne sont en fait que des leurres sans nectar ni pollen et le larcin de nectar par des bourdons peu scrupuleux qui ne pollinisent pas, on réalise combien charge et décharge efficace du pollen nécessitent que les partenaires soient finement ajustés. Et aussi combien les mécanismes de cette pollinisation sont loin d’avoir livré tous leurs secrets

Une prise en compte tardive, mais indispensable aujourd’hui
La pollinisation entomophile est sans doute le dernier facteur de production pris en compte en agriculture. Encore méconnu et mal maîtrisé, c’est un facteur qui permet d’améliorer rendements et qualités pour plus de 3/4 des cultures. Et dans la nature, la pollinisation entomophile joue un rôle essentiel dans la survie et l’évolution d’une majorité de plantes à fleurs. Gageons que l’étude des communautés d’abeilles en ville comme à la campagne et dans les zones protégées ainsi que les mesures pour protéger ces insectes et les travaux pour mieux comprendre et tirer parti de leur activité pollinisatrice nous permettrons de sauver ces insectes encore très mal connus pour la plupart et de mieux apprécier le service rendu par les abeilles à notre société et notre environnement.

Natureparif
84 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Tél. : 01 75 77 79 21.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

juin 122014
 

Conférence "L'histoire de Paris à travers ses jardins" par Jacky Libaud, Graine de Jardins
Dans le cadre de son cycle de petites conférences, l’association Graine de Jardins vous propose d’écouter Jacky Libaud (Balades aux Jardins) sur l’histoire de Paris à travers ses jardins. Cette deuxième conférence-projection vous mènera au fil des jardins parisiens de la Révolution Française à nos jours.

Informations pratiques :
Jeudi 12 juin 2014 à 18h30.
Tout public. Entrée libre.
21, rue de Jessaint, 75018 Paris.
Contact : 09 82 42 43 46 – contact@grainedejardins.fr

juin 122014
 

Affiche de la conférence sur les oiseaux des jardins, Natureparif
Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, Natureparif vous invite à rencontrer Grégoire Loïs (Vigie Nature, Muséum National d’Histoire Naturelle), le jeudi 12 juin 2014, de 18h à 20h, dans les locaux de Natureparif.

Un exemple de sciences participatives
Pour la troisième année, le programme de science participatives « Oiseaux des jardins » copiloté par le Muséum national d’Histoire naturelle et la Ligue de protection des oiseaux, offre à chacun la possibilité de s’investir dans un programme de recherches. C’est très simple, chacun est invité à reporter ses observations d’oiseaux des jardins en y associant la durée pendant laquelle ses observations ont été faites, qu’il s’agisse de 5 mn ou de plusieurs heures. En quelques dizaines de mois, plus de 700 000 observations et plus de 10 000 photos réalisées dans plus de 11 000 jardins en France ont été déposées sur le portail du programme.

Les premiers résultats
Grégoire Loïs, de l’équipe Vigie Nature au Muséum, se propose de présenter les premiers résultats issus de cette énorme masse de données amassée grâce aux efforts de tous. Plus de 50 espèces d’oiseaux et 5 petits vertébrés seront présentées et les enseignements tirés des observations ou encore les questions soulevées par celles-ci vous seront exposés. Ainsi, vous verrez comment d’un programme largement participatif, on peut émettre des hypothèses sur l’impact du changement climatique sur le calendrier des espèces par exemple. Ou encore sur le lien entre nos chers chats domestiques et la faune sauvage fréquentant nos jardins.

Natureparif
84 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

juin 032014
 

Le jeudi 5 juin 2014 à 19h dans l’auditorium du musée de la Chasse, vous pourrez assister à la conférence « Le retour du sauvage » dans le cadre du cycle de conférences thématiques sur le rapport de l’homme à la nature et à l’animal.

Loup gris, photo © f:2.8 by ARC / Fotolia.com
Source de controverses depuis son retour en France il y a vingt ans, le loup fascine et dérange. Alors qu’il était jusqu’à sa disparition, dans les années 1930, l’ennemi à éradiquer, il est aujourd’hui protégé, ce qui pose la question de la cohabitation entre l’animal et les activités humaines. Élusif, ubiquitaire, le prédateur se fond dans un nouveau paysage. Le loup d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier. Comment le (re)connaître et vivre avec lui ?

Rencontre avec :
Gérard Bédarida, président de l’association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCG),
Jean-Marc Moriceau, historien des sociétés rurales, spécialiste de l’histoire des relations entre l’homme et le loup,
Antoine Nochy, ingénieur écologue.

Le nombre de places est limité. Inscription obligatoire : 01 53 01 92 40 ​​/​ conf-expo@chassenature.org

Auditorium du musée de la chasse,
Fondation François Sommer pour la chasse et la nature

60, rue des Archives, 75003 Paris.

mai 222014
 

Affiche de la conférence sur la flore des terrains dits vagues, Nartureparif

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, et à l’occasion de la Fête de la nature, Natureparif vous invite à rencontrer Audrey Muratet de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine (ODBU), Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Ces terrains qu’on dit « vagues » car non  encore  investis  par  des  programmes  de  construction  ou d’urbanisme sont présents dans toutes les villes. Ce sont d’anciennes zones industrielles, des jardins à l’abandon, des interstices entre les bâtiments ou le long des voies de transports qui se transforment avec le temps en habitats pour la faune et la flore.

Un rôle clé en ville
Les friches sont d’importants réservoirs de biodiversité. En Seine-Saint-Denis, 1/3 de la biodiversité du département (plantes, oiseaux et papillons) peut être observée dans ces espaces délaissés. En outre, le nombre important et relativement constant de terrains vagues dans les villes permet aux plantes de se déplacer d’un terrain à l’autre via leurs graines et leur pollen. Ce fonctionnement en réseau des terrains vagues est un réel atout en milieu urbain pour la biodiversité.

À la découverte de la flore des terrains vagues
Les plantes qui se développent dans les friches sont le témoignage d’activités humaines passées ou actuelles différentes. Les degrés de luminosité, d’humidité, d’acidité du sol très variés qui se côtoient dans les friches favorisent l’installation de plantes diversement adaptées à toutes ces conditions. Enfin, la moitié des plantes répertoriées dans les friches sont originaires d’autres régions du globe.
L’herborisation d’une friche est toujours un fabuleux voyage : venez découvrir tous les secrets des terrains dits vagues au cours de cette conférence le 22 mai prochain !

Le jeudi 22 mai 2014 de 18h à 20h
Natureparif
84, rue de Grenelle, 75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.