déc 072010
 

Les températures négatives et les chutes de neige n’ont pas endommagé les orangers du Mexique parisiens. Ces petits arbustes au feuillage persistant fleurissent ici et la, indifférents à la saison et à la météo…

Arbuste persistant à floraison remontante

Oranger du Mexique (Choisya ternata) fleuri dans le square Louis XVI, Paris 8e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

La fraîcheur empêche le parfum des fleurs de se diffuser et d’embaumer les allées. À quelques semaines à peine de l’hiver, il ne faut quand même pas trop en demander !

Le square Louis XVI (Paris 8e), où j’ai photographié cet oranger du Mexique en pleine floraison, offre essentiellement des floraisons blanches. C’est un hommage rendu à Louis XVI et Marie-Antoinette, qui furent enterrés ici, à l’emplacement de l’actuelle Chapelle Expiatoire. Lilas, orangers du Mexique, viornes « boule de neige », sureaux noirs, lauriers-tin aux fleurs nacrées apparaissant en hiver, seringats et deutzias parfumés composent les parterres d’arbustes.

nov 192010
 

Cultivé aussi bien comme plante d’intérieur que plante d’ombre dans les jardins, l’aralia du Japon fleurit tardivement. Les inflorescences de ce bel arbuste persistant apparaissent en automne. Un très beau sujet fleurit actuellement dans le Jardin du Luxembourg (Paris 6e).

Arbuste persistant à floraison automnale

Floraison de l'aralia du Japon (Fatsia japonica) dans le jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

Les fleurs, blanc-crème et globuleuses, sont regroupées en grappes terminales en fin d’automne.

Arbuste persistant à floraison automnale

Floraison de l'aralia du Japon (Fatsia japonica) dans le jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

Elles ne sont pas vraiment belles ni colorées, mais elles surprennent et s’accordent bien avec le graphisme fort de la plante. De plus, elles sont nectarifères, comme les fleurs du lierre, une autre plante de la famille des Araliacées. Une aubaine pour les insectes pollinisateurs qui ne sont pas encore en hibernation, car cela leur procure une source de nourriture tard en saison, juste avant les grands froids.

Arbuste persistant à floraison automnale

Floraison de l'aralia du Japon (Fatsia japonica) dans le jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

L’aralia du Japon ou encore faux aralia (Fatsia japonica), est originaire du Japon. Cet arbuste peut atteindre 4 mètres de hauteur et possède un feuillage persistant et brillant, très décoratif. L’aralia du Japon est une plante beaucoup plus résistante au froid que son aspect tropical ne le laisse supposer.

Arbuste persistant à floraison automnale

Floraison de l'aralia du Japon (Fatsia japonica) dans le jardin du Luxembourg, Paris 6e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

Bon à savoir :
Le pied d’aralia du Japon que j’ai photographié se trouve derrière la magnifique et imposante fontaine de Marie de Médicis, dans le jardin du Luxembourg (Paris 6e).
Les parties aériennes de cet arbuste japonais sont atteintes à partir d’une température de -15 °C. La plante meurt à partir de -20 °C.
À découvrir : Fatsia japonica ‘Spider’s Web’

sept 192009
 

Avec l’été qui touche presque à sa fin, mon pied de strobilanthes (Strobilanthes rankanensis), couvert de boutons floraux depuis plusieurs semaines déjà, se décide enfin à fleurir.

Cette plante vivace est encore très peu connue. Et c’est dommage, car, à l’égal des asters, elle apporte une floraison généreuse tardive, dans des teintes violettes, bleues ou blanches selon les espèces. Mais contrairement aux asters et autres marguerites d’automne, les strobilanthes ne demandent pas de soleil, mais une exposition ombragée.
La touffe est couverte de boutons floraux, cela promet une belle floraison !

sept 082009
 

La fin de l’été réussit bien au Begonia grandis ssp. evansiana. Son feuillage est maintenant opulent et la floraison se décide enfin à se dresser au-dessus des feuilles. Un rendez-vous attendu, qui se renouvelle chaque année.

Quand on voit la potée en fin d’été, on a du mal à imaginer que tout disparaît en hiver et que des petits bulbes dans le sol et des bulbilles tombés à terre, de nouvelles pousses vont sortir vigoureusement. Mon pied a le feuillage pourpre foncé au revers, ainsi que les noeuds des tiges et les pétioles des feuilles. Ce qui donne un dessus des feuilles beaucoup plus vert foncé que les B. grandis spp. evansiana classiques. Dont voici une photo prise avant hier dans les jardins de Claude Monet, à Giverny (27).J’ai d’ailleurs été surpris d’apprendre que le peintre célèbre connaissait déjà et cultivait cette espèce encore si peu diffusée de nos jours. Et pourtant, pour les jardins et balcons ombragés, c’est une plante plus qu’intéressante !

Les fleurs roses de mon bégonia sont assez grandes aussi. Une belle variété, robuste et prolifique, qui devient presque iridescente quand la lumière est plus faible.

J’ai aussi la variété à fleurs blanches, mais elle est submergée par les sceaux de Salomon et son développement reste toujours assez confidentiel. Pas de floraison cette année d’ailleurs !

La floraison tardive de cette espèce de bégonia parfaitement rustique fait qu’on la trouve plutôt à l’automne dans les fêtes des plantes. À surveiller en ce moment !