avr 102013
 

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La lunaison la plus redoutée par les jardiniers et les agriculteurs débute aujourd’hui 10 avril et va se prolonger jusqu’au 9 mai prochain. Pendant cette période, l’instabilité de la météo incite à la prudence côté jardin, un risque de gelée tardive étant toujours possible, parfois de façon très rapide après une période de beau temps doux.

D’après l’IMCCE, « la « lune rousse » ne correspond pas à un concept astronomique; c’est plutôt une expression populaire fondée par l’observation dans un contexte culturel agricole souvent empreint de croyances mystico-poétiques. »

La lune ne vous apparaîtra pas rousse ou rouge, sauf si le temps devenait très humide. De même elle n’est pour rien dans les coups de gel qui affectent la végétation naissante en ce début de printemps. Ce que confirme l’explication de François Arago (Astronomie Populaire – Livre XXI – Chapitre XXXII, Gide et J. Baudry, Éditeurs – Paris, 1856) :
« Dans les nuits des mois d’avril et mai, la température de l’atmosphère n’est souvent que de 4, de 5 ou de 6 degrés centigrades au-dessus de zéro. Quand cela arrive, la température des plantes exposées à la lumière de la Lune, c’est à dire à un ciel serein, peuvent geler nonobstant l’indication du thermomètre. Si la Lune, au contraire, ne brille pas, si le ciel est couvert, la température des plantes ne descend pas au-dessous de celle de l’atmosphère, il n’y aura pas de gelée, à moins que le thermomètre n’ait marqué zéro. Il est donc vrai, comme les jardiniers le prétendent, qu’avec des circonstances thermométriques toutes pareilles, une plante pourra être gelée ou ne l’être pas, suivant que la Lune sera visible ou cachée par les nuages ; s’ils se trompent, c’est seulement dans les conclusions : c’est en attribuant l’effet à la lumière de l’astre. La lumière lunaire n’est ici que l’indice d’une atmosphère sereine ; c’est par suite de la pureté du ciel que la congélation nocturne des plantes s’opère ; la Lune n’y contribue aucunement ; qu’elle soit couchée ou sur l’horizon, le phénomène a également lieu. L’observation des jardiniers était incomplète, c’est à tort qu’on la supposait fausse ».

Avant et pendant la lune rousse, il faut donc rester vigilant, prêt à protéger les plantes frileuses quand un refroidissement est annoncé.

mar 252013
 

Géraniums zonales (Pelargonium) sur le quai de la Mégisserie au début du printemps, Paris 1er (75)

Les géraniums (Pelargonium) sont arrivés dans les points de vente de jardinage, malheureusement la météo de ce début de printemps n’est guère favorable à ces plantes frileuses. La tentation est grande d’en acheter, mais les prévisions météorologiques nous annoncent le retour du froid, avec des gelées sur Paris et la région environnante, de la neige même dans certaines régions françaises. Un achat à haut risque !

Géraniums zonales (Pelargonium) sur le quai de la Mégisserie au début du printemps, Paris 1er (75)

Une bonne gelée dans les jours à venir et ce sont toutes les promesses d’une belle floraison estivale qui s’estomperont. Idem si vous avez déjà acheté des plants de tomates, encore plus sensibles au froid que les géraniums zonales. Quant aux potées de basilic, la fraicheur actuelle ne peut que leur être néfaste. Toutes ces plantes doivent rester dans une serre ou une véranda pour l’instant.

jan 272013
 

Garrya elliptica au bord du lac gelé du Parc des Buttes-Chaumont, hiver, Paris 19e (75)

Belle scène d’hiver un peu glaçante mais tout à fait de saison. Le lac du parc des Buttes-Chaumont est pris par les glaces et les fleurs en chatons du Garrya elliptica ressemblent à des petites stalactites gris verdâtre. Brrrr !

Garrya elliptica au bord du lac gelé du Parc des Buttes-Chaumont, hiver, Paris 19e (75)

jan 132013
 

Chaise dans un parc en hiver, © dutourdumonde - Fotolia.com

Les prévisions météorologiques de Météo Paris et de Météo France prévoient l’arrivée d’un temps plus froid accompagné de chutes de neige à partir de la nuit de dimanche à lundi et la semaine prochaine. L’hiver arrive (enfin !), il ne vous reste que quelques heures pour protéger vos plantes frileuses que la douceur de l’automne et du début de l’hiver a maintenu en végétation. Elles sont donc beaucoup plus sensibles aux gelées qui risquent de faire des dégâts.

J’en profite pour répondre à Annick qui m’a demandé : « Le froid arrive . Faut-il cette année ( vu la douceur ) rentrer les géraniums ou un voile anti-froid suffira-t-il à les maintenir hors gel ? »
Quand on peut mettre à l’abri ses géraniums et toutes les autres plantes frileuses, soit dans une véranda, dans une serre ou une pièce bien claire, non chauffée mais hors gel, le mieux est de les rentrer. Les géraniums peuvent être abrités à la cave ou dans un garage, au sec. Ce sera plus prudent cette année, car les plantes ont continué a poussé en raison de la douceur de l’arrière-saison et elles ont été très arrosées. Le gel, même s’il n’est pas trop intense (on annonce des températures minimales de -1 à -5°C) peut quand même être dangereux sur ces plantes qui ne sont pas en repos de végétation.

Si vous ne pouvez pas abriter vos plantes frileuses à l’intérieur, il est grand temps de les protéger. Dans un premier temps, videz toutes les soucoupes et les cache-pot. Enveloppez les pots ou les jardinières avec plusieurs couches de plastique à bulles et posez les sur des plaques de polystyrène pour les isoler davantage du sol qui va vite se refroidir. Terminez en enveloppant les rameaux des plantes, le voile d’hivernage ne devant pas toucher les pousses. Pour cela, plantez des tuteurs dans la potée ou la jardinière qui maintiendront le voile tendu autour de la plante. N’hésitez pas à doubler ou tripler l’épaisseur du tissu protecteur. Et rapprochez vos potées ou jardinières de la maison ou de l’appartement quand elles sont sur un balcon ou une terrasse.

Inutile par contre de protéger les potées ou jardinières de violettes cornues, de pensées et de bulbes à floraison printanière. Toutes ces plantes sont rustiques, elles repartiront de plus belles dès le retour de températures plus clémentes.

mar 082012
 

Tapis de fleurs des elfes (Epimedium) au feuillage gelé dans le parc de Bercy en fin d'hiver, Paris 12e (75)

La vague de froid a marqué les fleurs des elfes qui ont leur feuillage complètement gelé et desséché. Mais ces plantes vivaces robustes devraient repartir très vite, il faut juste faire un petit nettoyage en rasant le feuillage grillé à la base.

Tapis de fleurs des elfes (Epimedium) au feuillage gelé dans le parc de Bercy en fin d'hiver, Paris 12e (75)

Quelques feuilles ont résisté au froid intense, mais une taille s’impose.

Tapis de fleurs des elfes (Epimedium) au feuillage gelé dans le parc de Bercy en fin d'hiver, Paris 12e (75)

Il n’y a pas que les fleurs des elfes qui ont besoin d’un toilettage. Les hellébores ont aussi souffert du froid, certaines feuilles ont gelé et se sont desséchées. Il va falloir jouer du sécateur et des ciseaux…

mar 062012
 

Canne de provence desséchée par le gel sur le quai François Mauriac en fin d'hiver, Paris 13e (75)

Les grandes touffes de canne de Provence (Arundo donax ‘Variegata’) qui ont été plantées le long de la Seine et du quai François Mauriac (Paris 13e) au pied de la bibliothèque François Mitterrand ont été mises à mal par le froid sibérien qui a envahi la capitale en février dernier. Mais les tiges sont encore vertes à la base…

Canne de provence desséchée par le gel sur le quai François Mauriac en fin d'hiver, Paris 13e (75)

Les parcs et les jardins ont plus triste mine maintenant du fait du dessèchement des feuilles et des tiges qui ont été gelées. Maintenant, les dégâts du froid se voient beaucoup !

Canne de provence desséchée par le gel sur le quai François Mauriac en fin d'hiver, Paris 13e (75)

Il va y avoir un bon nettoyage à faire en fin d’hiver cette année et une grande quantité de déchets végétaux à recycler. À vos broyeurs !