déc 132010
 

En automne et en hiver, il faut veiller à l’arrosage des potées et des jardinières de plantes laissées à l’extérieur dès qu’il fait assez doux, mais il faut penser dans le même temps à vider l’eau contenu dans les soucoupes avant le retour du froid.

Vider l'eau des soucoupes pendant la mauvaise saison

Soucoupe remplie d'eau après la forte chute de neige, sur mon balcon, décembre 2010, photo Alain Delavie

La forte chute de neige avait laissé une bonne couche de neige sur mes grosses potées et jardinières. En fondant, les plantes ont été bien arrosées, les soucoupes se sont remplies toutes seules. De l’eau qu’il est préférable de ne pas laisser quand une nouvelle vague de froid est annoncée. Ce qui est le cas pour le milieu de la semaine.

Vider l'eau des soucoupes pendant la mauvaise saison

Soucoupe remplie d'eau après la forte chute de neige, sur mon balcon, décembre 2010, photo Alain Delavie

En effet cette eau stagnante maintient une forte humidité dans le substrat des potées ou des jardinières, une humidité qui se transformera en glace dès que les températures deviendront négatives. Et ce n’est pas bon pour les racines qui n’ont pas besoin d’être davantage exposées au froid.

Quelques heures après un arrosage, il faut vider l’eau des soucoupes qui y reste car le liquide ne sera plus absorbé rapidement par les plantes en quasi repos.

Par contre vous apercevez des feuilles mortes dans les potées. Inutile de les enlever, bien au contraire. Elles vont se décomposer sous l’action de l’humidité et du froid. Et en attendant leur décomposition, elles forment un petit matelas protecteur qui protège le substrat et les racines superficielles. Au pied des arbustes, laissez les tapis de feuilles mortes !

déc 122010
 

Une nouvelle vague de froid est annoncée pour la semaine prochaine, dès demain lundi. Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore bien protégé leurs plantes frileuses, notamment leurs pélargoniums, il est prudent de les abriter sous un voile d’hivernage sans plus attendre.

Protection hivernale des potées de plantes frileuses dans Paris

Protection hivernale (film plastique) sur des jardinières de géraniums, rue du Ranelagh, Paris 16e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Dans Paris, les géraniums sont souvent suffisamment abrités pour résister aux hivers parisiens. Mais depuis deux ans, les températures très basses ont quand même fait des dégâts, surtout pour les potées ou les jardinières exposées aux courants d’air froid.

Protection hivernale des potées de plantes frileuses dans Paris

Protection hivernale (plastique à bulles) sur des jardinières de géraniums, rue du Ranelagh, Paris 16e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Il est donc préférable de couvrir les géraniums, soit avec un voile d’hivernage en non tissé, soit avec des feuilles de papier journal ou du plastique à bulles, en veillant à bien fixer de part et d’autre les protections pour qu’elles ne s’envolent pas au premier coup de vent.
La première solution permet de laisser filtrer encore un peu de lumière, nécessaire pour les plantes. Dans la journée si les températures sont positives, il est préférable d’aérer les géraniums en dégageant le plus possible le film ou la protection. Mais il faut penser à la remettre quand le soleil se couche, car les températures chutent alors très vite.
Dernier détail qui a son importance : le film plastique ou le voile d’hivernage ne doit pas toucher le feuillage des géraniums, sinon les feuilles en contact risquent de geler par temps très froid. Il faut disposer des tuteurs pour tendre la protection tout autour des plantes de telle façon que les feuilles ne soient jamais contre le film protecteur.

déc 032010
 

Les fortes gelées ont accéléré la fin de mes fleurs annuelles qui continuaient à fleurir sur mon balcon cet automne du fait d’un temps très doux. La belle touffe de bégonia ‘Dragon Wing’ est… cuite !

Les dégâts du gel sur les potées au balcon

Grosse potée d'euphorbe 'Tasmanian Tiger', Hibiscus 'Fire Ball' et bégonia 'Dragon Wing' gelé sur mon balcon, décembre 2010, photo Alain Delavie

Une belle salade cuite jusqu’au trognon ! Quand les températures vont remonter suffisamment, je pourrai planter les plantes vivaces achetées lors des dernières grandes fêtes des plantes franciliennes et qui attendaient que la place se libère.

D’un seul coup, mon balcon s’est sérieusement vidé. Les dernières fleurs ont disparu, les feuilles caduques se sont ratatinées et ont fini de tomber. Et les plantes vivaces ont un air pitoyable, leurs feuilles retombant contre les tiges sous l’effet du froid. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, car elles retrouveront leur aspect normal dès que les basses températures cesseront et que la douceur s’installera. Il faudra juste veiller alors à bien arroser les mottes desséchées par le gel.

déc 032010
 

Les fortes gelées de ces derniers jours ont au moins l’avantage d’éliminer la vermine et une partie des mauvaises herbes dans les jardins. Un bon coup de gel et toutes les adventices annuelles dégagent… Provisoirement !

Mauvaise herbe en ville en hiver

Pieds gelés de morelle noire (Solanum nigrum), décembre 2010, photo Alain Delavie

Ces grands pieds de morelle noire (Solanum nigrum) étaient encore bien fleuris et couverts de baies il y a quelques jours encore. Les températures négatives de ces derniers jours les ont littéralement cuits. Les gelées sont aussi efficaces qu’un désherbant !

Mais ne nous faisons pas d’illusions, ces mauvaises herbes ont eu le temps d’assurer leur descendance, qui repartira de plus belle à la belle saison. Le désherbage n’est que très provisoire. Et il ne concerne que les adventices annuelles, car les plantes vivaces comme les chardons, l’oseille sauvage ou le liseron se remettront très vite des fortes gelées. Elles n’y perdront tout au plus que quelques feuilles et tiges, vite remplacées au printemps.

nov 252010
 

Le froid s’installe en ce milieu de semaine sur l’Ile-de-France. Les températures vont baisser pour la fin de semaine. L’air très froid présent sur la Scandinavie sera de plus en plus présent au fil des jours. Aujourd’hui jeudi et demain vendredi, il ne devrait pas faire plus de 2 à 3°C au maximum. Des valeurs très inférieures aux normales de saison. La nuit, le gel sera plus intense et comme le vent de nord continuera de souffler assez fort, le froid sera rendu très vif et désagréable. Ce week-end, le dégel deviendra difficile en Ile-de-France.

Avec la descente d’une dépression du Benelux vers le centre de la France, les premières chutes de neige significatives de la saison sont attendues sur le bassin parisien à partir d’aujourd’hui. Il s’agira dans un premier temps de pluies évoluant vers des chutes de neige en milieu de matinée. Elles ne tiendront toutefois pas au sol en raison de températures positives.

Vendredi, le temps se refroidira encore et l’on attend quelques faibles averses de neige dans la capitale. La tenue au sol restera difficile en raison des éclaircies. Le dernier épisode de neige précoce en Ile-de-France date de novembre 2008.

Ensuite, le week-end restera froid et perturbé, mais une incertitude persiste sur la présence de chutes de neige sur la capitale. La situation reste à confirmer. Le risque neigeux sera plus marqué à partir de dimanche. (Source : La Chaine Météo)

Les prévisions en direct sur les sites :
Météo-Paris
La Chaine Météo
Météo-France

Le saviez-vous ?
Du 26 au 31 octobre 1869, il a neigé tous les jours, avec, en fin d’épisode, une couche de neige de quelques centimètres.
En 1966, c’est le 3 novembre qu’un tapis blanc précoce recouvre la France, de la région parisienne au Poitou.
Pour la quantité de neige, Paris a connu pire ! En décembre 1879, le mois le plus froid jamais observé à égalité avec décembre 1788, les rues étaient encombrées d’une épaisseur de 30 à 40 cm. Cette neige était jetée sur la Seine gelée et s’accumulait pour former d’énormes blocs de glace. Ce qui aboutit à la fameuse et terrible débâcle début janvier, peinte par Monet. (Source Météo-France)

Allez, on sort ses protections hivernales, on vide les soucoupes remplies d’eau, on camoufle les pots et les jardinières après les avoir isolés du sol avec une plaque de polystyrène, on enveloppe les rameaux des frileuses de plusieurs couches de voile d’hivernage, on rapproche les plantes les moins rustiques des murs de l’appartement ou de la maison. Cette fois-ci l’hiver arrive !

oct 192010
 

Dimanche 17 octobre, les températures ont présenté un caractère hivernal sur la majorité du pays, avec un déficit de 4 à 8 °C par rapport aux normales saisonnières. Sur le Massif central et le nord des Alpes, il a neigé dès 700 m d’altitude. Ici et là quelques gelées blanches ont été constatées en région parisienne au lever du jour dimanche et lundi.

Sur un très large quart nord-est, le mercure n’a même pas atteint 10°C. Pour la première fois de l’automne, on a relevé 9°C à Paris, valeur digne du mois de décembre. Sur l’ouest du pays, sous les éclaircies, les températures étaient plus clémentes. Sur les rivages méditerranéens, le thermomètre était en-dessous des 20°C habituels pour une mi-octobre, la Corse faisant exception avec 20°C à Ajaccio et 21°C à Solenzara.

Températures maximales relevées le 17 octobre 2010 :
Nord-Est
9°C à Lyon, Valenciennes ;
8°C à Besançon, Orléans, Strasbourg, Paris ;
7°C à Charleville-Mézières, Auxerre, Aurillac, Grenoble ;
6°C à Guéret ;
5°C au Puy.

Ouest
12°C à Agen ;
13°C à Toulouse, Nantes ;
14°C à Mont-de-Marsan, Nantes, Brest.

Sud-Est
14°C à Perpignan, Marseille ;
15°C à Nice ;
17°C à Montpellier ;
20°C à Ajaccio ;
21°C à Solenzara.
(Source : Météo-France)

Temps froid, jusqu’à quand ? (La Chaine Météo)

Même si le temps annoncé pour les jours à venir semble vouloir sensiblement se réchauffer, il est temps de protéger les frileuses laissées en place dehors car la prochaine alerte pourrait, hélas, provoquer davantage de dégâts sur les plantes à la rusticité faible.
Comme dit Plantine sur son blog, « aux abris ! »

Mon balcon se vide de jour en jour. Les pinellias sont maintenant presque tous au repos, les derniers feuillages se desséchant à vue d’oeil, et les hibiscus (Hibiscus coccineus) ont pratiquement perdu toutes leurs feuilles, certaines tiges sont déjà brunes. Par contre, tous les bégonias sont encore beaux, surtout Dragon Wing, imperturbable et si florifère. Begonia sutherlandii prend toutefois des teintes plus jaunes, sa mise en repos approche. Il est d’ailleurs devenu inutile d’arroser les bégonias tubéreux qui doivent rentrer en léthargie avant les grands froids. Sauf en cas de coup de chaud et de grand redoux soudains.