avr 192015
 

Pleine lune dans le ciel parisien au crépuscule au-dessus de la Cité Michelet, Paris 19e (75)
Depuis hier au soir, la lune rousse est commencée. Pour le moment, inutile de chercher le globe lunaire dans le ciel, au moment de la nouvelle lune, celle-ci n’est pas visible. Par contre, pendant ce nouveau mois lunaire, nous devons tous rester vigilants quand le ciel se dégage en fin de journée car le risque de gelée blanche est plus important pendant les nuits claires.

La lune n’y est pour rien dans ces coups de froid nocturnes, ce sont les conditions météorologiques qui provoquent des petites gelées matinales fatales aux jeunes plantes frileuses comme les tomates, les basilics ou les pétunias.

Quand le ciel se dégage en fin de journée, couvrez les plantes les plus sensibles au froid avec un voile de forçage en non tissé. Cela devrait suffire pour éviter toute catastrophe. Il faut par contre l’enlever dès que les températures remontent le matin.

juil 232014
 

Collage de Fred Le Chevalier, rue de la Villette, Paris 19e (75)
Sur les indications de JPP le jardinier, je suis allé faire un tour dans la rue de la Villette (Paris 19e) où j’ai découvert cette nouvelle série de collages réalisés par l’artiste Fred Le Chevalier.

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avr 292014
 

Lune, photo Ig0rZh / Fotolia.com
La lune sera nouvelle aujourd’hui 29 avril 2014 à 8h16m. Cette nouvelle lunaison qui commence après Pâques correspond à la lune rousse qui se terminera le 27 mai prochain.

Cette lunaison redoutée par des générations d’agriculteurs et de jardiniers correspond à une période de l’année pendant laquelle les variations de températures entre le jour et la nuit peuvent être rapides et très importantes, avec parfois les dernières gelées aux conséquences catastrophiques sur la végétation naissante. La lune n’y est pour rien, mais quand le ciel est bien clair et dégagé, on la voit plus facilement briller et sa lumière est devenue suspecte tant que les scientifiques n’ont pas expliqué ce qui grillait le feuillage des végétaux. Voici ce qu’écrivait François Arago en 1856 :
« Dans les nuits des mois d’avril et mai, la température de l’atmosphère n’est souvent que de 4, de 5 ou de 6 degrés centigrades au-dessus de zéro. Quand cela arrive, la température des plantes exposées à la lumière de la Lune, c’est à dire à un ciel serein, peuvent geler nonobstant l’indication du thermomètre. Si la Lune, au contraire, ne brille pas, si le ciel est couvert, la température des plantes ne descend pas au-dessous de celle de l’atmosphère, il n’y aura pas de gelée, à moins que le thermomètre n’ait marqué zéro. Il est donc vrai, comme les jardiniers le prétendent, qu’avec des circonstances thermométriques toutes pareilles, une plante pourra être gelée ou ne l’être pas, suivant que la Lune sera visible ou cachée par les nuages ; s’ils se trompent, c’est seulement dans les conclusions : c’est en attribuant l’effet à la lumière de l’astre. La lumière lunaire n’est ici que l’indice d’une atmosphère sereine ; c’est par suite de la pureté du ciel que la congélation nocturne des plantes s’opère ; la Lune n’y contribue aucunement ; qu’elle soit couchée ou sur l’horizon, le phénomène a également lieu. L’observation des jardiniers était incomplète, c’est à tort qu’on la supposait fausse. »
Astronomie Populaire – LIVRE XXI – CHAPITRE XXXII, Gide et J. Baudry, Éditeurs – Paris 1856

Donc pas de panique, mais de la vigilance, une petite gelée est vite arrivée, surtout quand le ciel se dégage en fin de journée…

avr 212012
 

Pleine lune dans le ciel dégagé, Paris 18e (75), photo Alain Delavie

Aujourd’hui samedi 21 avril 2012, c’est le début de la période de la lune rousse qui va se prolonger jusqu’au 20 mai prochain. « Gelée de lune rousse, de la plante brûle la pousse. »

« La lune rousse vient en avril et s’en va en mai. »
La lune est dite rousse, mais elle n’est pas rousse. Enfin pas toujours, seulement quand le temps est plus humide et dans ce cas, le soleil est aussi rougeoyant.
La lune ne roussit pas les plantes. Ce sont les gelées qui se produisent pendant cette période dès que les nuits sont très claires qui provoquent le gel des jeunes pousses. Les feuillages gelés finissent par roussir.

« L’hiver n’est point passé, Que la lune rousse n’ait décliné. »
Sans s’alarmer outre mesure, il faut juste surveiller les tomates et autres légumes frileux, ainsi que les fleurs d’été toutes aussi exigeantes en chaleur comme les pétunias ou les zinnias. Quand le temps s’éclaircit en fin de journée et que le ciel se dégage complètement, il y a de fortes chances que la température chute fortement pendant la nuit, avec un risque accru de gelée blanche au petit matin. Soit on rentre les plantes quand elles sont cultivées en pot, soit on les protège avec quelques couches de voile d’hivernage pendant la nuit.