mai 262011
 

Les belles journées printanières souvent chaudes s’accompagnent de nuits relativement fraiches. L’amplitude thermique entre le jour et la nuit est très importante, ce qui favorise les maladies cryptogamiques, apparues de bonne heure cette année. Le blanc envahit les rosiers, les mahonias, les berbéris et bien d’autres plantes dans les jardins et sur les balcons.

Blanc ou oïdium du rosier

Jeunes pousses d'un rosier couvertes d'oïdium, mai 2011, photo Alain Delavie

Les écarts de températures importants entre le jour et la nuit favorisent souvent une condensation sur les feuilles et les boutons floraux propice au développement de cette maladie provoquée par des champignons parasites. Il existe différentes espèces de champignons souvent inféodées à une plante particulière. Le blanc des rosiers est provoqué par Podosphaera pannosa (=Sphaeroteca pannosa). Sur fraisier, il s’agit de Podosphaera aphanis. Sur les tomates, c’est Oidium neolycopersici qui se développe.

Les feuilles, tiges et boutons floraux se recouvrent d’un feutrage blanc farineux caractéristique et facile à reconnaître. Elles prennent un aspect plus ou moins gaufré, puis se dessèchent.

Comment éliminer l’oïdium ?
Le champignon parasite reste à l’extérieur des tissus de la plante, les traitements curatifs sont donc possibles après la contamination, mais ils restent le plus souvent limités, leur action étant plutôt d’empêcher la propagation de la maladie sans l’éradiquer complètement.
Le soufre est un moyen de lutte préventif et curatif utilisable en jardinage biologique. Il a une action de contact immédiate.
Les températures idéales d’application sont comprises entre 15 et 25°C. Il ne faut donc jamais traiter avec du soufre aux heures les plus chaudes de la journée car le produit de traitement se révèle alors nocif pour le feuillage de la plante contaminée.

Une solution diluée à 10% d’un extrait de prêle a une action préventive contre l’oïdium.

Pour les plantes consommées pour leur feuillage comme la menthe ou les épinards, il est préférable de ne pas traiter si l’on souhaite pouvoir continuer à récolter. Il suffit souvent de rabattre à la base le feuillage parasité du pied de menthe pour voir apparaître des nouvelles pousses indemnes de toute maladie.

nov 282009
 

Avec l’automne doux et pluvieux que nous avons eu jusqu’à présent à Paris et en région parisienne, certaines plantes refleurissent à contre saison, mais les maladies aussi se manifestent encore sur les balcons et dans les jardins !

Oïdium sur feuilles et boutons floraux d'une violette cornue, novembre 2009, photo Alain Delavie

Oïdium sur feuilles et boutons floraux d'une violette cornue, novembre 2009, photo Alain Delavie

Mes deux petits pieds de violette cornue achetés à la Fête des plantes, des fruits et des légumes de Saint-Jean-de-Beauregard (91) en septembre dernier sont couverts de tâches de blanc. Le champignon parasite a envahi le feuillage et les boutons floraux. Et le plus surprenant, c’est que le pied de Begonia sutherlandii installé juste à côté n’a rien ! Il est pourtant très sensible à la pourriture et aux maladies cryptogamiques… Il doit être plus robuste car il a passé l’été dehors et surtout il ne sort pas de serre comme les violettes cornues.

août 082009
 

Outre le côté négligé qu’elles donnent au jardin, les mauvaises herbes peuvent aussi transmettre certaines maladies ou des parasites aux plantes cultivées.

Exemple photographié à Auvers-sur-Oise, charmant petit village du Val-d’Oise. Le feuillage de la plante adventice est couvert de blanc (oïdium) et constitue donc une réserve, un foyer d’infection pour cette maladie cryptogamique qui peut faire des ravages au cours de l’été, aussi bien parmi les fleurs que les légumes.
Un coup de binette et le mal est écarté. Surtout on ne jette pas la plante infectée sur le tas de compost, à moins d’être sûr qu’il chauffe beaucoup ensuite pour exterminer les spores du champignon parasite.