avr 192015
 

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Suite au dossier publié début mars dans le magazine Rustica sur les nouveaux ravageurs du jardin, Patrick Mioulane qui anime l’émission jardin sur la radio RMC chaque samedi de 6h à 8h, m’a invité hier matin à venir parler de ces bestioles qui s’attaquent à nos plantes tels que les buis, les fruits rouges, les tomates et bien d’autres. Voici le podcast de l’émission si vous souhaitez l’écouter ou la reécouter.

 

août 222014
 

Tomate malade sur la terrasse de Rustica, Paris 18e (75)
Dure vie que celle d’une tomate cette année surtout en région parisienne ! Le temps frais et humide de cet été pourri qui ne cesse de se rafraîchir malmène ce pauvre légume en manque cruel de soleil, de chaleur et de temps sec. Par contre, c’est la fête au mildiou, à l’oïdium et aux rouilles.

Les fortes averses à répétition ont rendu vain les traitements à la bouillie bordelaise ou à la décoction de prêle (contre la pourriture et le mildiou) ou au soufre (contre l’oïdium) car tout a été lessivé aussitôt appliqué. Et les températures de plus en plus basses (9°C dans Paris intramuros dans la nuit du 20 au 21 août) fragilisent encore plus ce légume du soleil.

Il faut surveiller aussi les poivrons, les aubergines et le basilic. Sans oublier les courges qui vont certainement nous faire une crise aigüe d’oïdium. Pour les premiers, installez des châssis surélevés pour leur assurer un climat plus sec et accentuer les rayons du peu de soleil qui daigne briller sur la région parisienne. Pour les Cucurbitacées, il est temps d’installer les fruits formés sur des pierres ou des tuiles pour les empêcher de pourrir et pour leur donner plus de chaleur, ces matériaux restituant des calories pendant la nuit quand la journée a été ensoleillée.

Les salades ne sont pas mieux loties. Si ce temps frais et humide leur est plus favorable (mais point trop n’en faut, gare au mildiou et au brémia), elles ont fait l’objet d’attaques répétées et systématiques de la part des limaces et autres escargots qui n’avaient pas été éliminés par le froid l’hiver dernier. Les « baveux » prospèrent et déciment les jeunes feuillages tendres.

Il n’y a guère que la rhubarbe qui devrait prospérer… Cela tombe bien, ses feuilles en purin permettent de lutter contre les limaces :-)

août 072014
 

Grappe de tomates cerises détrempées après un orage, terrasse de Rustica, Paris 18e (75)
La succession des périodes de fraîcheur, de fortes pluies et de coup de chaud plus secs malmènent les fruits et les légumes, notamment les tomates qui n’apprécient pas des conditions trop froides et humides en été, ni des trop grandes variations thermiques. La surveillance s’impose pour prévenir une invasion de mildiou qui a déjà fait son apparition dans certains jardins d’Île-de-France.

La vigilance est extrême après une averse de grêle, car les plantes présentent des blessures souvent nombreuses, autant de portes d’entrée pour les champignons parasites comme l’oïdium et le mildiou. Mais même sans grêlon, les grosses averses favorisent la transmission de ces maladies cryptogamiques. Il faut donc inspecter souvent vos plants dans le potager et sur le balcon.

Tant qu’il n’y a qu’une feuille ou une tomate malade, il faut d’abord les éliminer manuellement pour éviter la contagion. Quand le temps devient plus sec, faites une pulvérisation de bouillie bordelaise pour prévenir ces terribles maladies qui peuvent détruire les récoltes rapidement. Mais après chaque gros orage et trombes d’eau, il faut tout recommencer car les fortes pluies lessivent le traitement…

juil 112014
 

Application VigiJardin
Un symptôme ou un dégât est apparu sur vos plantes ? L’application VigiJardin vous permet d’établir rapidement un diagnostic en direct dans votre jardin ou sur votre balcon.

La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) s’est associée à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) pour créer VigiJardin. Cette application permet de retrouver les 70 principaux couples de plantes/bioagresseurs du jardin.

On appelle bioagresseur, tout organisme vivant tel que virus, bactérie, champignon, insecte ou tout autre organisme nuisible, portant atteinte à l’état de santé des plantes. Sur smartphone, tablette et sur le site Internet Jardiner autrement vous accédez à un outil de reconnaissance par l’image comprenant plus de 400 photos pour vous aider à établir un diagnostic directement sur place, dans votre jardin ou sur votre balcon. Cette application s’appuie sur un travail important, réalisé en 2012 sous la forme d’un guide d’observation et de suivi des bioagresseurs au jardin.

Un diagnostic en 3 clics !
Sur Vigijardin le diagnostic est guidé pas à pas, sélectionnez une catégorie de plante du jardin (potager, verger, ornement, plantes invasives) puis l’espèce concernée (carotte, tomate …). Des photos apparaissent, il vous suffit de cliquer sur l’image ressemblant le plus à votre observation.
Chaque fiche VigiJardin comporte des informations sur la biologie des bioagresseurs et sur les symptômes permettant de les reconnaître. Elles sont également liées aux fiches techniques Jardiner Autrement donnant des méthodes de prévention et de contrôle.

Application gratuite
Cette application gratuite est dès à présent téléchargeable sur tous les supports Androïd, (via le Google play Store en recherchant « VigiJardin » : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.inra.VigiJardin&hl=fr_FR ). La compatibilité pour les supports Apple sera disponible prochainement. Retrouvez également l’application sur le site Jardiner Autrement, dans l’onglet « diagnostiquer » : « VigiJardin le diagnostic au jardin ».

Dans le cadre de l’accompagnement à la constitution de réseaux d’épidémiosurveillance en jardin amateur, l’application propose également un espace réservé aux observateurs dans lequel ils peuvent transmettre des observations en direct aux animateurs régionaux.

 

mai 102014
 

Buis en haies et topiaires, photo Koppert ©Fotolia
Ils dressent leurs silhouettes longues, rondes ou sculptées de mille formes sur les terrasses et dans les parcs, pourtant les buis si résistants aux conditions climatiques voient leur patrimoine sévèrement menacé par deux fléaux : la pyrale du buis et les maladies du dépérissement du buis. C’est pour lutter contre ces problématiques majeures que Koppert s’est associé aux efforts de Plante et Cité, l’Astredhor et l’INRA dans l’opération SaveBuxus.

Seul partenaire privé de ce projet (les autres partenaires financiers de SaveBuxus sont Val’hor, Onema et FranceAgrimer), Koppert s’est investi suite aux très nombreuses sollicitations de ses clients sur les derniers salons mais aussi de son réseau de distribution. Le problème est largement répandu et il est urgent de trouver une solution ! Spécialiste du biocontrôle, Koppert met donc tout son savoir-faire et toutes les compétences de son département Recherche et Développement au service du programme SaveBuxus. Un département particulièrement dynamique puisque Koppert a toujours mis l’accent sur cet axe stratégique de développement, investissant près de 10 % de son chiffre d’affaires dans la recherche d’innovations utiles.

Pyrale du buis, photo Koppert ©Fotolia
Piégeage phéromonal, agents entomopathogènes et parasitoïdes, mesures préventives et prophylaxie… Toutes les pistes sont explorées pour apporter au plus tôt des réponses efficaces à ce problème.

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