déc 052013
 

Label ÉcoJardin
Le label EcoJardin, dont le comité de labellisation se réunissait vendredi 29 novembre dernier, a permis de distinguer 85 nouveaux sites cette année, soit depuis son lancement début 2012, 141 sites reconnus pour leur gestion écologique. En s’appuyant sur un référentiel public, référence de gestion écologique des espaces verts, le label fournit aux habitants et usagers des espaces verts publics ou privés ouverts au public une information claire et vérifiée sur le terrain par des experts indépendants.

Les retours d’expérience recueillis auprès des gestionnaires de sites labellisés dans toute la France métropolitaine – 27 villes, 2 EPCI et 2 conseils généraux, 2 entreprises, 5 établissements d’enseignement et 1 particulier – montrent que le processus de labellisation implique un travail préparatoire qui leur permet souvent à la fois de structurer leur démarche locale, de former et mobiliser leurs agents tout en valorisant les compétences des jardiniers, à qui la reconnaissance du label procure une nouvelle fierté de leur métier.

L’animateur du label, Natureparif, en retire aussi des observations statistiques utiles sur l’évolution des pratiques :  » les labellisés figurent parmi les meilleurs en matière de gestion écologique des espaces verts au plan national » explique Liliane Pays, présidente de l’agence. « L’analyse fine des données recueillies nous permet de mettre à jour les points sur lesquels nous devons collectivement encore progresser, comme le suivi de la faune et de la flore ou la connaissance de la biodiversité des sols. »

Des bonnes pratiques que soutient et diffuse Plante & Cité, plateforme nationale d’expérimentations et de conseils en espaces verts, propriétaire du label et qui en établit le référentiel : Pour François Colson, son secrétaire général, « le processus de labellisation démarre lentement et progressivement, avec des acteurs clés sûrs de la qualité de leur gestion. Le nombre de sites labellisés est appelé à une croissance rapide dans les prochaines années à mesure que les collectivités l’utiliseront comme vecteur de changement de leurs pratiques et que les entreprises prestataires le proposeront comme outil de contrôle qualité. »

Inscriptions et détails des sites labellisés sur www.label-ecojardin.fr

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nov 272013
 

Capture d'écran de la page d'accueil du site Si les mares m'étaient comptées

Le 25 novembre dernier, la Société nationale de protection de la nature (SNPN) et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, ont lancé « Si les mares m’étaient comptées« , un site internet dédié à l’inventaire participatif et au suivi des mares franciliennes.

Vous pouvez le découvrir en cliquant sur le lien suivant : www.snpn.mares-idf.fr

Une enquête participative pour préserver les mares franciliennes en danger
Entre 30 et 50 % des mares franciliennes ont disparu depuis 1950. Face à ce constat alarmant, la SNPN a lancé en 2010 un inventaire régional de ces milieux. L’objectif de ce programme de science participative est d’établir un état des lieux de ces micro-zones humides indispensables à la survie de nombreuses espèces faunistiques et floristiques, parfois rares et menacées. Au-delà du recensement, il s’agit d’impulser une véritable dynamique régionale de préservation de ces milieux.
L’important travail d’analyse cartographique réalisé par la SNPN a permis d’identifier plus de 22 250 mares sur le territoire francilien. Environ un tiers d’entre-elles a été visité et signalé sur le site de l’opération, grâce au soutien et à la participation de l’ensemble des bénévoles et des structures partenaires (structures publiques, collectivités, associations). Mais le travail à fournir reste important : près de 15 000 mares doivent encore être confirmées.

Participer à l’inventaire des mares d’Île-de-France
Tout le monde peut participer, selon deux protocoles distincts :

  1. Au cours de vos promenades, quand vous rencontrez une mare, notez sa localisation et l’état que vous observez.
    Des inventaires naturalistes (amphibiens, odonates, flore) peuvent aussi être réalisés par les plus aguerris.
  2. Vous pouvez également contacter la SNPN pour demander une carte des mares pré-localisées sur votre commune et qui n’ont pas encore été visitées. Vous pourrez ainsi partir à leur recherche.
    Des outils pour vous aider à caractériser au mieux les mares que vous rencontrerez sont à votre disposition sur le site « Si les mares m’étaient comptées ». Vos observations effectuées, il vous suffit ensuite de vous connecter au site pour y déposer vos données.

Les informations collectées permettront de compléter les connaissances régionales sur ces milieux, de mettre en place un suivi à long terme et de mener des actions de préservation en faveur de ces remarquables zones humides.

oct 222013
 

Affiche de la conférence publique "La biodiversité, s'inspirer de la nature pour innover durablement"

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, Natureparif vous invite à rencontrer Isabelle Delannoy, ingénieure, agronome et auteure, administratrice de l’institut Inspire et fondatrice de DO Green, le jeudi 24 octobre 2013, de 18h à 20h à l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (Paris 7e).

Depuis 40 ans, des acteurs du monde entier ont développé de nouvelles stratégies durables dans tous les secteurs : agriculture, énergie, habitat, gestion des déchets et de l’eau, mobilité, biens d’équipement et de consommation… Si nous regardons cette période sous l’angle des innovations, nous pouvons voir que nous nous trouvons dans une période de renaissance exceptionnelle dans l’histoire technologique et économique.

La nature offre une diversité de solutions extrêmement variées, résultat de 3,8 milliards d’années de recherche et développement ! Et cela dans le respect de quelques principes relativement simples : un solvant universel, H2O, une chimie à température ambiante, l’utilisation de matériaux facilement mobilisables, renouvelables et dont les produits, même toxiques sont biologiquement recyclables et remis à disposition pour de nouvelles créations. Le vivant, nage, vole, habite dans tous les environnements même les plus extrêmes en innovant de manière permanente.

Les acteurs s’en inspirent de plus en plus, pour mettre en place des modèles couplant la productivité humaine à la réhabilitation des écosystèmes et des liens sociaux. En somme, une économie que l’on peut qualifier de « symbiotique ». Tout semble montrer qu’une économie vraiment durable est en marche, qu’il s’agit aujourd’hui de reconnaître, d’amplifier, de faire croître.

Cette conférence vous apportera les clefs de compréhension sur les enjeux écologiques, pas seulement en terme de diminution des pressions sur les écosystèmes, mais également de restauration écologique.

Informations pratiques
SNHF
84 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Métro : ligne 12, station Rue du Bac.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

oct 012013
 

Pièce d'eau dans le parc Kellermann, Paris 13e (75)
La Ville de Paris remporte le premier prix du concours « Capitale française de la biodiversité » dans la catégorie « Grandes Villes ». Organisé par Natureparif, ce concours national récompense l’engagement des collectivités locales en faveur de la préservation de l’eau et de la biodiversité.

Le jury a récompensé les actions menées par la Ville et sa régie Eau de Paris, et conduites par Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts et de la biodiversité et Anne Le Strat, adjointe chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux, afin de protéger les ressources en eau et de préserver la biodiversité, dans les domaines suivants :

  • La protection de l’eau
    S’agissant d’une priorité pour la ville de Paris, elle encourage, avec sa régie Eau de Paris, le développement de pratiques agricoles compatibles avec la protection de la ressource sur les aires d’alimentation de captages qui approvisionnent Paris. Les mesures de protection des ressources en eau (depuis les acquisitions foncières sur les aires de captage d’Eau de Paris, jusqu’à l’appui financier à la structuration de filière biologique…) contribuent également à la préservation et à l’enrichissement de la biodiversité.
  • Valorisation de la trame verte et bleue
    Ce prix récompense également la démarche de restauration et de valorisation écologique du patrimoine aquatique, de la source jusqu’aux réservoirs parisiens en passant par les aqueducs. 80% des 470 km d’aqueducs qui alimentent Paris en eau sont composés d’une large bande enherbée permettant à de nombreuses espèces animales et végétales de vivre et de se déplacer. Des espèces très rares ont même été répertoriées par le Conservatoire botanique national du bassin parisien le long de l’aqueduc de la Vanne en forêt de Fontainebleau
  • Renforcement de la trame des milieux aquatiques à Paris : créer un réseau de mares et milieux humides
    La mise en place d’un réseau de mares et de milieux humides intra-muros, conformément à l’objectif du Plan Biodiversité adopté par le Conseil de Paris en novembre 2011, la végétalisation et le déploiement de fontaine ont permis de donner une plus grande place à l’eau dans la ville.

L’objectif du Plan Biodiversité de Paris est également, de créer 40 nouveaux milieux humides d’ici à 2020, en s’appuyant notamment sur le Schéma de la Nature, pour mieux intégrer ces milieux, indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes, dans l’aménagement des espaces verts.

sept 162013
 

Affiche de la conférence : "Les plantes et leurs noms : histoires insolites "

Pour les êtres humains, savoir nommer est essentiel. Connaître l’origine des noms des plantes et savoir comment ils ont été composés nous amène à mieux les comprendre. François Couplan animera une conférence organisée par Natureparif sur l’origine des noms communs et botaniques des plantes les plus courantes de nos régions.

L’étymologie comporte souvent des anecdotes, donnant du sens au mot. Elle aide à créer une relation avec la plante, dont nous serons plus proches et qu’ainsi nous retiendrons mieux. Elle nous permet également d’orthographier correctement les noms des plantes et nous aide à « digérer » ces noms latins qui nous paraissent souvent barbares. Découvrir l’origine des termes de botanique, comme des autres mots de notre langage nous fait plonger dans l’histoire multimillénaire des peuples et des cultures.

À travers leur nom, les plantes nous content souvent leur histoire. Celle, par exemple, des pâquerettes dont les fleurs éclosent à proximité des fêtes de Pâques, celle de la berce dont l’apparence « mal léchée » fait penser à un ours (bär, en allemand), celle encore de la belladonne, d’origine italienne, utilisée à la Renaissance pour vivifier le regard des belles femmes (bella donna, en italien) ou encore du calice enflé de l’alkékenge qui lui vaut son nom d’amour en cage.

Cette conférence nous dévoilera l’origine des noms communs et botaniques des plantes les plus courantes de nos régions : les plantes sauvages, les légumes, les condiments, les fruits, les plantes ornementales et les autres plantes (d’usages divers). Nul besoin d’être botaniste ou spécialiste pour apprécier l’étymologie des plantes : il suffit de s’intéresser au monde végétal, vouloir mettre un nom sur une plante et la laisser nous parler d’elle…

François COUPLAN, Éthnobotaniste, Docteur-ès-Sciences, Muséum national d’Histoire naturelle
Jeudi 19 septembre 2013 de 18h à 20h
À l’auditorium de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), au 84 rue de Grenelle, 75007 Paris (Métro : ligne 12, station Rue du Bac).
Entrée gratuite (mais la salle est complète).
Compte tenu du nombre important de réservations, la conférence sera retransmise en direct sur la page d’accueil du site internet de Natureparif.

juin 062013
 

Logo SPIPOLL

Le week-end des 8 et 9 juin prochains, l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France, organisent le premier week-end national de rencontre des observateurs du SPIPOLL (Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs).

Une trentaine de participants venus de toute la France est attendue à la base de loisirs de Bois-le-Roi (Seine-et-Marne), près de la forêt de Fontainebleau. Ce sera l’occasion pour les participants de se rencontrer, après souvent des mois d’échanges en ligne autour de leurs collections de photographies sur le site internet du SPIPOLL, mais aussi de retrouver l’équipe de ce programme de sciences participatives : les chercheurs du Muséum et les animateurs de l’Opie.

Au programme :

  • Ateliers sur les évolutions du site internet ;
  • Sessions SPIPOLL « géantes » (tous les participants investissent un site fleuri et photographient un maximum d’insectes en 20 minutes) ;
  • Sessions collectives d’identification sur photos…

Initié par le Muséum et l’Opie, le SPIPOLL est un programme de sciences participatives original basé sur la photographie numérique.
Il suffit de choisir un type de plante en fleurs, puis de photographier pendant 20 minutes tous les insectes venant y butiner ! Des véritables collections de photographies sont ainsi constituées et partagées entre les « Spipolliens » sur le site internet. Des outils originaux sont également proposés pour identifier les insectes observés. Un doute sur une identification ? Pas de problème, la communauté des participants se fera un plaisir de vous aider. À ce jour, plus de 83000 photos d’insectes ont déjà été déposées sur le site internet du SPIPOLL !

Vous avez un appareil photo numérique, vous aimez les insectes et vous êtes soucieux de la biodiversité ?… À vos marques, prêts, photographiez !
Plus d’informations sur le programme : spipoll.org