mai 082011
 

Situé au coeur du Marais, dans le 3e arrondissement de Paris, le square Léopold Achille longe la rue du Parc Royal. Ce jardin parisien accueille des statues de la façade de l’Hôtel de Ville brûlé par les Communards, dont une « Femme debout ». Le hasard des plantations fait parfois des associations insolites, telle celle d’un frémotodendron paré de fleurs d’or qui  pavoise au-dessus de cette statue.

Statue "Femme debout" dans le square Léopold Achille

Statue et frémotodendron dans le square Léopold Achille, Paris 3e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Une mise en gloire très fleurie et dorée…

Statue et frémotodendron dans le square Léopold Achille

Statue et frémotodendron dans le square Léopold Achille, Paris 3e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

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nov 042010
 

Tout près du square Georges Cain, l’Institut Historique Allemand (IHA) étale sa large façade décorée d’une belle vigne vierge flamboyante le long de la rue du Parc Royal (Paris 3e). Des guirlandes rouge vif sur l’ocre rouge de cette très belle demeure historique, l’Hôtel Duret de Chevry.

L'automne dans le Marais, Paris 3e (75)

Vigne vierge sur la façade de l'Hôtel Duret de Chevry, Institut Historique Allemand, Paris 3e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

L’Hôtel Duret de Chevry, dans le quartier du Marais, est le siège de l’IHA depuis 1994. Il est situé au 8 de la rue du Parc Royal, en face du square Léopold-Achille. C’est un des derniers hôtels construits en briques pendant la période du règne d’Henri IV et de la Régence (1594-1610).

Feuillage d'automne dans le Marais, Paris 3e (75)

Vigne vierge sur la façade de l'Hôtel Duret de Chevry, Institut Historique Allemand, Paris 3e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

La vigne vierge japonaise (Parthenocissus tricuspidata et ses variétés) peut couvrir un mur en quelques années. Son feuillage brillant est vert au printemps et en été, il devient rouge flamboyant en automne, si la plante est installée à une exposition bien ensoleillée. Elle peut pousser plus à l’ombre, mais ses couleurs d’automne sont moins vives.

L'automne dans le Marais, Paris 3e (75)

Vigne vierge sur la façade de l'Hôtel Duret de Chevry, Institut Historique Allemand, Paris 3e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

Contrairement au lierre qui risque de dégrader la maçonnerie avec ses racines aériennes s’introduisant dans les joints friables, la vigne vierge japonaise s’accroche grâce à des petites ventouses. Tous les 2 ou 3 ans, il faut pratiquer une taille de toilettage autour des fenêtres et aux bords des gouttières pour éviter d’être envahi.

nov 022010
 

Discret, presque secret, le square Georges Cain offre ses 876 m2 de verdure le long de la rue Payenne, au coeur du quartier du Marais près du Musée Carnavalet. L’automne lui donne des couleurs vives et lumineuses, hélas trop éphémères.

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Topiaires et tilleuls dans le square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Topiaires, fougères, parrotie, érable et tilleul dans le square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

Émergeant d’un tapis de lierre, vous y découvrez des vestiges de monuments disparus qui constituent un dépôt lapidaire du Musée Carnavalet. Il y a des vestiges datant de la Renaissance de l’ancien Hôtel de Ville, ou le fronton du pavillon central (et son horloge) du Palais des Tuileries, encore noirci par l’incendie qui l’a détruit, ou encore des sarcophages mérovingiens. Ce dépôt lapidaire du musée Carnavalet s’est nourri de la guerre civile de 1871 et de la dispersion des collections du Musée des monuments français.

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Vestige de monument, square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Vestige de monument, square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Vestige de monument, square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Euphorbe et vestige de monument, square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

Au centre du jardin, un petit massif de rosiers entourait une statue du 17ème siècle réalisée par Laurent Magnier, l’un des sculpteurs qui participa à l’embellissement du parc du château de Versailles, une « Aurore » en bronze. Aujourd’hui une autre statue en bronze représentant une jeune femme nue, debout, tenant un foulard dans le dos a remplacé la précédente. Cette oeuvre est d’Aristide Maillol et a été dénommée Ile-de-France.
À l’entrée du square, le chant mélodieux d’un rossignol vous accueille. Le « rossignol de Heinz », est une fantaisie électronique, créée par Erik Samakh en 1990, qui fonctionne avec le souffle du vent.

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Tilleuls dans le square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

Créé en 1923, le square est bordé au nord et à l’est par le Musée Carnavalet (à l’est, l’hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau – photo ci-dessus -, et au nord, son ancienne orangerie, – photo ci-dessous -), et au sud par le lycée Victor-Hugo, il est clôturé à l’ouest par une grille qui donne sur la rue Payenne.

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Topiaires, fougères, parrotie, érable et tilleul dans le square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

Construit à l’endroit où s’étendaient dès le XIIIe siècle d’importants terrains maraîchers baptisés « Culture Sainte-Catherine », propriété des chanoines de Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers, le jardin est ouvert au public depuis 1931. Il est baptisé du nom de celui qui fut conservateur du Musée Carnavalet entre 1897 et 1914, Georges Cain (1856-1919, peintre et écrivain).

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Topiaires et parrotie dans le square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

J’ai découvert ce square par hasard, en me trompant de station de métro et me retrouvant à la station Saint-Sébastien-Froissard. Ma découverte s’est faite en voulant rejoindre la place des Vosges. Une belle surprise, inattendue dans ce quartier historique en apparence peu verdoyant. Les jardins y sont en fait bien cachés, encerclés de bâtisses historiques.

L'automne dans les parcs et jardins de Paris

Fougères et érable du Japon dans le square Georges Cain, rue Payenne, Paris 3e (75), 1er novembre 2010, photo Alain Delavie

Et oui, il y avait une touche de rouge dans ce petit square ! Un bel érable du Japon, tout d’écarlate vêtu feuillu. En pot ou en pleine terre, les érables du Japon ont l’air d’apprécier l’air de la capitale…

Infos pratiques :
L’entrée du square Georges Cain se fait par le 8 de la rue Payenne (Paris 3e).
Métro lignes 1 ou 7, station Saint-Paul ou ligne 8, station Chemin Vert.

août 272010
 

Un petit jardin d’intérieur derrière une belle baie vitrée, sous les arcades qui longent la superbe et très chic place des Vosges (Paris 4e). Je n’ai pas résisté, clic-clac une photo !

Mini jardin derrière la fenêtre en ville

Bégonias, anthurium et autres plantes d'intérieur derrière une grande baie vitrée, 26 place des Vosges, Paris 3e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

C’est la fenêtre aux bégonias dans ce haut lieu des galeries d’art et de mode. Au numéro 26 très précisément, dans l’ancien hôtel de Tresmes (dit aussi hôtel de Gourgues) qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 novembre 1956.

Le bégonia (Robert Desnos)
le bégogo, le bégonia,
va au papa,
va au palais,
boit du tafia, boit du tafia,
prend le baba, prend le balai.
Aimable bégonia,
délicieux ratafia,
semons le bégonia.