juin 232011
 

Paris possède un riche patrimoine arboré qui a progressivement dessiné son paysage. Le jardin éphémère, installé à partir du vendredi 24 juin 2011 sur le parvis de l’Hôtel de Ville, fera découvrir aux visiteurs l’histoire et la gestion au quotidien des arbres de la capitale.

  • Une anamorphose land-art urbain, immense jardin contemporain de 1500m2, illustre le lien entre la nature et la ville. Cette œuvre monumentale, conçue par l’architecte et plasticien de land-art François Abelanet, mesure 100 m de long, nécessite 1200 m² de pelouse, 300 m² de plantes, 650 m3 de paille et de sable. Regardées selon une certaine perspective, ses lignes géométriques en 3D donnent une illusion de relief. Près de 90 jardiniers, forestiers, menuisiers, arboristes et techniciens de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement sont mobilisés en continu pendant cinq jours pour réaliser l’oeuvre éphémère.
  • Un parcours pédagogique raconte l’histoire de Paris et de ses arbres. Des panneaux didactiques présentent les enjeux de la présence des arbres en ville : gestion, paysage, impact environnemental pour anticiper les changements climatiques.
  • Une mini pépinière composée d’une quinzaine d’arbres à des stades d’évolution différents et une clairière ludique dédiée aux enfants permettent de rencontrer arboristes et forestiers.
  • Des visites guidées et des contes pour toute la famille se déroulent durant toute l’exposition. Des professionnels de l’arbre, conférenciers et artistes racontent la vie de l’arbre en ville. Tout le programme est disponible à la « cabane animations », sur Paris.fr ainsi que sur le dépliant « Une saison sous les arbres », qui reprend l’ensemble des événements organisées par la Ville de Paris dans le cadre de l’année internationale des forêts.
  • Des oeuvres photographiques originales et surprenantes illustrent le travail des agents de la Ville au quotidien et montrent la faune présente dans les arbres ou des paysages insolites.

Les éléments qui composent l’installation du parvis repartiront dès la fin de l’exposition vers les parcs et jardins de la capitale : une reconversion durable après une action pédagogique de sensibilisation des Parisiens.

Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts, inaugurera l’installation le mardi 28 juin à 11h.

Dates et lieu de l’événement :
Du 24 juin au 16 juillet, de 9h à 18h sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Paris 4ème (75).

avr 152011
 

Aussi dénommé merisier à grappes ou putiet, ce petit arbre caduc offre une généreuse floraison printanière au doux parfum d’amande. Il pousse à l’état sauvage dans de nombreux départements français, mais il est aussi cultivé comme arbre d’ornement. Un superbe sujet fleurit en ce moment dans le square de la Tour Saint-Jacques (Paris 4e).

Arbre à floraison printanière : Prunus padus

Cerisier à grappes (Prunus padus), square de la Tour Saint-Jacques, Paris 4e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Les petites fleurs blanc crème sont réunies en grappes pendantes de 8 à 15 cm de longueur. Elles donnent ensuite des fruits noirs, des petites drupes non comestibles.

Arbre à floraison printanière : Prunus padus

Cerisier à grappes (Prunus padus), square de la Tour Saint-Jacques, Paris 4e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

L’arbre a un port buissonnant, étalé, conique à l’état jeune, avec des branches presque retombantes. Il peut mesurer jusqu’à 15 à 18 m de hauteur et environ 10 m de largeur. Les rameaux sont glabres, noirâtres, avec des lenticelles claires. Quand on les casse, une odeur désagréable due à l’amygdaline s’en dégage, d’où l’origine d’un de ses noms populaires de bois puant.

Arbre à floraison printanière : Prunus padus

Cerisier à grappes (Prunus padus), square de la Tour Saint-Jacques, Paris 4e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Le cerisier à grappes apprécie un sol frais, plutôt calcaire. Il se cultive en isolé ou en haie libre.

Description de Coste (tome 2, taxon n°1094) id : 1836 – pr : 9
Nom présent dans la flore de Coste : Cerasus padus DC. – Bois puant.

  • Arbuste de 2 à 6 mètres, à rameaux peu nombreux, à odeur désagréable ; feuilles assez grandes, obovales, acuminées, finement dentées, à dents aiguës, étalées, non glanduleuses, d’un vert sombre, molles, glabres ou un peu pubescentes en dessous, caduques ; fleurs blanches, se développant après les feuilles, en longues grappes pendantes, cylindriques, feuillées à la base ; calice à lobes ciliés-glanduleux ; drupe globuleuse, du volume d’un pois, à la fin noire, à saveur acerbe.
  • Bois humides, dans le Nord, l’Est, le Centre et les montagnes siliceuses ; nul dans l’Ouest et la région méditerranéenne.Presque toute l’Europe, Asie occidentale.
avr 102011
 

D’avril à novembre 2011, une installation de l’artiste Ghyslain Bertholon est présentée dans le jardin de l’Hôtel Sully (Paris 4e) : Taupologie. Une immense taupinière avec une taupe en bronze qui en jaillit…

Art contemporain dans le jardin de l'Hôtel de Sully

Taupologie de Ghyslain Bertholon, jardin de l'Hôtel Sully, Paris 4e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

L’Hôtel de Béthune-Sully est situé au cœur du quartier du Marais. C’est un des plus beaux ensembles du Paris de Louis XIII, demeure de la famille de l’illustre ministre d’Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully. L’Hôtel de Sully est le siège du Centre des monuments nationaux et n’est pas ouvert à la visite. Il est toutefois possible de traverser la cour et le jardin aux heures d’ouverture pour accéder à la place des Vosges.

Art contemporain dans le jardin de l'Hôtel de Sully

Taupologie de Ghyslain Bertholon, jardin de l'Hôtel Sully, Paris 4e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Dans le jardin aux parterres de pelouse délimités par des bordures de buis, vous pouvez y découvrir l’installation de Ghyslain Bertholon : Taupologie.

Art contemporain dans le jardin de l'Hôtel Sully

Taupologie de Ghyslain Bertholon, jardin de l'Hôtel Sully, Paris 4e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Une oeuvre d’art contemporain en terre et bronze, d’un diamètre de 350cm et d’une hauteur de 175cm.
Insolite, une taupe dans le Marais…
Elle ne laisse pas les passants indifférents, tantôt surpris, tantôt amusés, pour ne pas dire carrément pliés de rire.

Bon à savoir
Cette oeuvre a été dévoilée à l’occasion du lancement de la manifestation nationale « Monuments et Animaux ». D’avril à octobre, des créations similaires sur le thème des animaux seront installées au cœur de monuments nationaux partout en France. Chiens, chats, chevaux, abeilles, dragons, papillons, seront exposés dans les hauts lieux de notre patrimoine. « La Galerie des chiens » d’Antoine Schneck investira les châteaux de Bussy-Rabutin et Cadillac, « l’Angel Bear » de Richard Texier sera la nouvelle sentinelle du port de La Rochelle et le « bestiaire national de Sèvres » sera installé au château de Rambouillet. Les œuvres les plus significatives seront réunies en novembre 2011 à la Conciergerie à Paris au sein de l’exposition « Bêtes Off ».

avr 102011
 

Ce deuxième samedi du mois d’avril a été digne d’une belle journée d’été, avec un soleil radieux, un grand ciel bleu et la foule des grands jours dans les rues, sur les terrasses et dans les parcs et jardins parisiens. Je suis passé dans le square de la Tour Saint-Jacques, noir de monde, mais fleuri comme jamais. Une halte de verdure très fleurie et parfumée au coeur de la capitale et des embouteillages.

Floraisons printanières dans les jardins de Paris

Tour Saint-Jacques, glycine et arbre de Judée dans le square de la Tour Saint-Jacques, Paris 4e (75), 9 avril 2011, photo Alain Delavie

Vision de carte postale avec un ciel d’un bleu soutenu et un soleil radieux… Et des brassées de fleurs !
Cela sentait bon la glycine à plein nez ! Parfum de miel, très sucré. Avec un ballet bruissant de bourdons et d’abeilles.

Floraisons printanières dans les jardins de Paris
Glycine dans le square de la Tour Saint-Jacques, Paris 4e (75), 9 avril 2011, photo Alain Delavie
Floraisons printanières dans les jardins de Paris
Glycine dans le square de la Tour Saint-Jacques, Paris 4e (75), 9 avril 2011, photo Alain Delavie

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avr 032011
 

Le designer Fabrice Peltier a transformé l’Observatoire du BHV en un jardin recyclé, avec en son centre un arbre géant, constitué de milliers de bouteilles en plastique récupérées. Autour de cet arbre, picore une basse-cour réalisée à partir de sacs plastiques usagés. Les murs et le sol sont jonchés de bouquets de fleurs colorées, réalisés, eux aussi, à partir de bouteilles et de sacs en plastique, mais aussi d’emballages en métal.


Cette exposition est en partenariat avec la Designpack Gallery. Elle est l’occasion de porter un autre regard sur le devenir de nos emballages en fin de vie et de reconsidérer les objets usuels que nous jetons quotidiennement. Tous les objets présentés sont mis en vente, chacun peut ainsi conserver un souvenir champêtre et éco-responsable en cueillant une fleur ou en adoptant un petit animal de la basse-cour…le tout en version 100% recyclée. Continue reading »

avr 022011
 

Je vous l’avais annoncé, Noémie, LA NOÉMIE VIALARD, est venue dédicacer ses nombreux ouvrages au rayon librairie situé au 1er étage du BHV Rivoli (Paris 4ème). Je suis passé lui faire un petit coucou. Quelques photos souvenirs de ce trop court moment…

Si vous avez raté ce rendez-vous, vous pouvez toujours passer au rayon librairie du BHV (1er étage) où les livres de jardin sont nombreux, avec notamment ceux de Noémie…