avr 082014
 

Natureparif vient de publier un état des pratiques des collectivités franciliennes en matière d’utilisation des produits phytosanitaires.

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Cet état des pratiques est fourni avec la cartographie de l’objectif « zéro pesticide » développé depuis 2011 par l’Agence régionale de la nature et de la biodiversité en Île-de-France, Natureparif. L’objectif est de valoriser les communes, les intercommunalités et les départements qui se sont engagées dans une démarche d’arrêt total ou partiel de l’usage des pesticides sur les espaces dont ils ont la responsabilité directe ou indirecte.

Au 1er mars 2014, sur les 1281 collectivités que compte l’Ile-de-France, seules 9,5% d’entre elles, soit 122 communes, n’utilisent plus de pesticides sur le territoire dont elles ont la gestion. Pour Liliane Pays, présidente de Natureparif, « ce chiffre reste très faible et préoccupant alors même que la réglementation française rend quasiment impossible l’usage des produits phytosanitaires sur la voie publique ». La règlementation actuelle contraint en effet déjà fortement l’utilisation des pesticides en zones non agricoles (arrêté du 12 septembre 2006 et arrêté du 27 juin 2011) en interdisant l’usage de la plupart de ces produits dangereux à proximité des établissements scolaires ou de santé et en obligeant à des mesures drastiques d’information et d’éviction du public des zones traitées.

À titre d’exemple, rien que sur les cimetières et la voirie, plus de la moitié des collectivités franciliennes utilisent encore des produits chimiques. Or, une voirie traitée au désherbant génère une pollution de l’eau immédiate par ruissellement dès la première pluie. De plus, ces produits très volatiles contaminent aussi l’air des villes. Enfin, l’impact sanitaire est avéré pour les agents et les usagers exposés à ces produits. C’est même le premier risque professionnel, recensé par la MNT dans une étude réalisée en 2012, devant les troubles musculo-squelettiques. Les conséquences sont non seulement sanitaires mais aussi économiques puisque le coût de la dépollution de l’eau potable pour en supprimer les résidus de pesticides est estimé jusqu’à 360 millions d’euros par an en France (source CGDD).

Liliane Pays souligne que « nous sommes donc en présence d’un double enjeu majeur, en terme de santé publique et de protection de l’environnement comme l’ont montrées les récentes publications de l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité. »

Les différentes listes rouges et états de santé de la biodiversité francilienne publiés par Natureparif depuis 2010 alertent sur le rôle important joué par les pesticides – avec la disparition des habitats naturels et leur fragmentation – dans la dégradation de la nature et la disparition quasi définitive de certaines espèces animales et végétales.

Les collectivités peuvent bénéficier de soutiens financiers et techniques spécifiques pour modifier leurs pratiques. Et certaines subventions régionales sont désormais éco-conditionnées à l’objectif zéro pesticide. Ces collectivités engagées dans le changement de pratiques peuvent s’appuyer sur le CNFPT qui soutient les pratiques zérophyto en garantissant une offre de formation harmonisée sur  le  territoire  français, bâtie à partir des retours d’expériences de collectivités engagées de longue date, proposée en contrepartie de la cotisation annuelle des collectivités, embarquant des pédagogies actives développées par ses partenaires, telles que la cartographie participative de la flore spontanée des parcs et rues.

mar 222014
 

La quatrième édition du concours « Jardiner autrement, réduisons l’usage des pesticides au jardin » récompensant les pratiques au jardin économes en pesticides et respectueuses de l’environnement est ouvert depuis le 21 mars 2014. Les jardiniers candidats peuvent s’inscrire désormais.

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Quelle que soit la taille de leur espace de jardinage, individuel ou collectif, avec ou sans potager, en extérieur ou en intérieur, les jardiniers peuvent proposer leur candidature jusqu’au 12 mai 2014.
Le dossier à remplir consiste en une présentation de leurs pratiques de jardinage, en particulier celles permettant de réduire ou d’éviter l’usage des pesticides. Il est téléchargeable sur le site Jardiner autrement jusqu’à la clôture des inscriptions le 12 mai 2014.

Un jury, composé de personnalités du monde horticole et d’experts de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), étudiera toutes les candidatures et sélectionnera 10 dossiers. La qualité des dossiers sera appréciée notamment sur la mise en œuvre d’une démarche globale de jardinage raisonné, sur l’évolution des pratiques et sur le partage des savoir-faire avec l’entourage du jardinier.

Les 5 lauréats se verront attribuer le prix Jardiner autrement et remporteront un week-end pour deux personnes sur le thème du végétal et du jardinage raisonné. A cette occasion, ils rencontreront les autres lauréats, pourront échanger avec des personnalités du monde du jardin et découvriront des lieux remarquables. Les 5 dossiers suivants recevront un prix d’encouragement.

Le site Internet Jardiner autrement
www.jardiner-autrement.fr est une plateforme d’informations et d’échanges sur le jardinage raisonné, source d’information fiable, actualisée et sans parti pris pour tous les jardiniers amateurs.
Jardiner autrement, produire autrement : partout à travers la France, des femmes et des hommes sortent des sentiers battus et adoptent des méthodes alternatives pour utiliser moins de pesticides, mieux respecter la structure des sols, favoriser la biodiversité…

mar 222014
 

Collecte nationale de pesticides dans les jardineries Botanic

À l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars 2014), Botanic, la seule enseigne de jardinerie à avoir retiré les pesticides et engrais chimiques de tous ses magasins, a lancé la 1ère opération de reprise des pesticides sur deux week-ends. Aujourd’hui et demain, deuxième week-end de collecte pour vous séparer de tous vos produits pesticides chimiques.

L’événement est mis en place dans les 65 magasins français de l’enseigne ce week-end (à l’exception des magasins d’Alsace et de Moselle). En échange des produits rapportés, Botanic offre un bon d’achat de 5 € à valoir sur une solution pour jardiner au naturel (à partir de 35 € d’achat, valable sur les rayons jardin et le marché bio). En région parisienne, vous avez quatre magasins : Suresnes (92), Brétigny-sur-Orge (91), Pontault-Combault (77) et Bois Sénart à Cesson (77). Pour les Parisiens sans voiture, l’accès au magasin de Suresnes est facile par le train (départ gare Saint-Lazare). Continue reading »

mar 192014
 

Affiche de la Semaine pour les alternatives aux pesticides 2014
La 9ème Semaine pour les Alternatives aux Pesticides (20 au 30 mars 2014). Cet événement – lancé en 2006 et coordonné par Générations Futures – est une opération citoyenne nationale et internationale annuelle ouverte à tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, toutes et tous sont invités à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur leurs alternatives par le biais de centaines de manifestions organisées dans de nombreuses régions.

Les impacts des pesticides sur notre santé (débat sur les perturbateurs endocriniens) et sur notre environnement (pollution des eaux, extinction des abeilles) sont au cœur du débat public.

Fin 2013, le ministre de l’Agriculture M. Le Foll annonçait une baisse de 5,7% de l’usage des pesticides en 2012 or quelques jours plus tard, des informations montraient que les données 2012 exploitées n’étaient pas complètes et que de fait l’on constatait surtout une stabilité des données. Début 2014, une loi était adoptée par le parlement français visant à interdire à terme l’usage des pesticides dans les zones urbaines et à la vente aux non professionnels, oui mais voilà, son entrée en vigueur ne se fera qu’en 2020 et 2022 et des dérogations seront toujours possibles. En outre cette loi ne concerne pas le milieu agricole qui reste – et de loin – le 1er utilisateur des pesticides.

En Europe, l’actualité de 2014 va être marquée par le dossier des insecticides néonicotinoïdes dont la question est loin d’être réglée ou encore celle des Perturbateurs Endocriniens (PE) qui comptent nombre de pesticides et que l’UE ne semble pas presser d’aborder de manière sérieuse. Sur ces sujets de santé publique, le Gouvernement et l’UE auront des responsabilités à prendre.

Il reste donc crucial de sensibiliser la population sur les dangers des pesticides et leurs alternatives car :

  • La France reste le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3ème au monde ;
  • La filière bio peine à se développer et ce malgré les objectifs de développement prévus ;
  • De plus en plus de victimes des pesticides (professionnels ou riverains) se font connaître.

Quelques temps forts déjà prévus. Comme chaque année, la Semaine pour les alternatives aux pesticides va s’appuyer sur des actions locales, nationales et internationales pour se faire entendre, ainsi par exemples :

  • des ONG nationales, dans le cadre d’une nouvelle campagne nommée « 0 phyto 100 % bio », interrogeront les communes françaises afin de recenser, encourager et valoriser au niveau national les efforts produits pour réduire ou éliminer l’usage des pesticides et/ou promouvoir l’agriculture biologique. Une carte nationale de ce recensement sera rendue publique le 20 mars. En amont de ce recensement, la mise à disposition d’un kit de mobilisation sera rendu accessible mi-février pour permettre aux citoyens d’interpeller leurs élus.
  • Une action sur le dossier des PE sera organisée le 25 mars avec une opération d’affichage intitulée « stop au PE ».
  • Au Parlement européen à Bruxelles s’organisera un séminaire et débat public avec les témoignages de victimes des pesticides, avec le soutien d’ONG internationales et de députés européens.
  • Une grande chaine de jardinerie, Botanic, lance une vaste opération de collecte des pesticides pour permettre aux jardiniers amateurs de se débarrasser de ces toxiques et se former à un jardinage écologique.

Et bien sûr pleins d’autres événements seront organisés localement et nationalement.

Pour plus d’informations sur la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides : www.semaine-sans-pesticides.com

mar 092014
 

Collecte nationale de pesticides dans les jardineries Botanic

À l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars 2014), Botanic, la seule enseigne de jardinerie à avoir retiré les pesticides et engrais chimiques de tous ses magasins, organise la 1ère opération de reprise des pesticides.

Un événement de grande envergure, mis en place dans les 65 magasins de l’enseigne les week-end du 14-16 mars et du 21-23 mars (uniquement 14-15 mars et 21-22 mars dans les magasins d’Alsace et de Moselle). En échange des produits rapportés, Botanic offrira un bon d’achat de 5 € (à partir de 35 € d’achat, valable sur les rayons jardin et le marché bio, voir conditions en magasin ou sur www.botanic.com) à valoir sur une solution pour jardiner au naturel. Cette opération exceptionnelle a pour objectif d’agir une fois de plus concrètement et de proposer à un large public de jardiner au naturel en se débarrassant des pesticides chimiques.

Collecte « mode d’emploi »

  • Les produits doivent être rapportés dans leur emballage d’origine (bidon ou boîte) afin de permettre leur identification et leur tri.
  • Les produits collectés concernent aussi bien les produits entamés que ceux non utilisés.
  • La collecte englobe tous les produits phytopharmaceutiques EAJ (Emploi Autorisé dans les Jardins), hors engrais et produits professionnels.

Après la collecte ?
Tous les produits collectés sont pris en charge par CLIKECO, partenaire de Botanic et spécialiste de la gestion des déchets. Ils sont acheminés vers des centres de traitement agréés en vue de leur élimination.

mar 202013
 

8e Semaine pour les alternatives aux pesticides

La Semaine pour les alternatives aux Pesticides est une opération nationale et internationale annuelle ouverte à tous visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides et sur les alternatives au travers de centaines de manifestations partout en France et dans 15 autres pays.

L’opération en quelques chiffres

  •  8ème édition
  • Plus de 700 évènements programmés
  • 300 partenaires de terrains
  • 16 pays engagés

Objectifs 

  • informer sur les risques réels des pesticides de synthèse
  • promouvoir les alternatives
  • mobiliser un public de plus en plus large pour un avenir sans pesticides.

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