oct 272010
 

Paris, comme toutes les grandes villes, offrent un microclimat plus clément que celui de la proche campagne, avec souvent deux à trois degrés de plus qu’en banlieue ou plus loin encore. Ce réchauffement urbain retarde l’apparition des gelées et prolonge les floraisons des fleurs d’été, notamment celle du bégonia ‘Dragon Wing’, tout feu tout flamme encore.

Fleur d'été et d'automne en ville

Bégonia 'Dragon Wing' en pleine floraison sur mon balcon fin octobre, octobre 2010, photo Alain Delavie

Avec les géraniums lierres ou zonales, cette variété de bégonia est certainement l’une des fleurs d’été parmi les plus florifères et robustes. Je ne l’ai jamais vu malade, que l’été soit très chaud ou pourri. Et il ne cesse de fleurir généreusement jusqu’aux premières fortes gelées.

Les asters que j’avais achetés pour le remplacer l’année prochaine devront encore attendre pour rejoindre leur potée définitive. La place n’est pas libre !

oct 092010
 

Le galinsoga est une mauvaise herbe particulièrement prolifique et tenace qui a vite fait d’envahir un jardin. Au hasard d’un semis spontané, j’ai découvert quelques jardinières abondamment plantées de cette adventice aux mignonnes petites fleurs. Des jardinières « nature »…

Mauvaise herbe décorative

Jardinière de Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Avec ses petites fleurs étoilées, cette mauvaise herbe en est presque charmante installée toute seule dans cette petite jardinière. Les fleurs rappellent celles des fraises des bois, en beaucoup plus petit.

Mauvaise herbe décorative

Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Une « fleur » et une jardinière pas difficiles à entretenir, car la mauvaise herbe s’y est installée toute seule et survit avec l’eau tombée du ciel.

Mauvaise herbe décorative

Jardinière de Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Comme toute mauvaise herbe, le galinsoga cilié (Galinsoga ciliata) s’adapte à la nourriture qu’il trouve. Petite jardinière, peu de terre et la plante sera petite. Grande jardinière mieux arrosée, l’adventice va prendre ses aises et former de belles touffes couvertes de dizaines de fleurettes.

Mauvaise herbe décorative

Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

De quoi ensemencer tout un quartier de Paris ! Un pied peut donner jusqu’à 10 000 graines.
Mais je lui trouve un petit air séduisant et charmant à cette redoutable mauvaise herbe. Qui ne pousse en fait qu’en plein soleil, là où la terre est laissée à nu. Après tout, dans les jardinières abandonnées, elle est du plus bel effet 😉

sept 082010
 

Est-ce la fin de l’été ou les basses températures, mais mon pied de patate douce d’ornement (Ipomoea batatas ‘Sweet Caroline Bronze’) prend des teintes pourpres magnifiques, qui se mêlent au rouge vermillon du bégonia Bonfire, splendide à cette période de l’année.

Décorations florales estivales sur mon balcon

Grosse suspension de bégonia Bonfire et d'Ipomoea batatas 'Sweet Caroline Bronze' sur mon balcon, début septembre, photo Alain Delavie

Le jeune plant installé au printemps dernier a beaucoup poussé, donnant de belles et larges feuilles découpées et vivement colorées.

Plante bulbeuse à feuillage décoratif

Feuillage bronze pourpré d'Ipomoea batatas 'Sweet Caroline Bronze' en fin d'été, début septembre, photo Alain Delavie

Pour les grosses compositions, cette patate douce ornementale est vraiment une bonne plante, pas difficile à entretenir et à la croissance vigoureuse. Elle est toutefois un peu moins poussante que la variété à feuillage doré, et c’est tant mieux car je n’ai pas encore réussi à faire pousser et grandir mon balcon ! Les plantes oui, le béton non…

Ce billet est le 1500ème que je publie sur mon blog Paris côté Jardin.
Merci à toutes et à tous de vos visites, de votre fidélité, de vos commentaires. Continuez !
Moi j’ai bien l’intention de continuer, en route pour les 2000 articles…

sept 072010
 

Presque toutes les petites baies noires de mon pied de morelle ‘Sunberry’ sont arrivés à maturité. Certains commencent même à tomber un peu partout sur le balcon, faisant au passage quelques taches vineuses, taches violettes aussi sur les doigts quand on les attrape. Je n’en ai pas mangées, mais les pucerons noirs et les fourmis se sont invités pour le festin, il est vrai très copieux.

Ravageurs sur fruits de Solanacée

Pucerons noirs au revers des feuilles de la morelle Sunberry, chargée de baies noires, début septembre, photo Alain Delavie

Inutile de traiter à cette période de l’année, surtout une plante annuelle qui ne passera pas l’hiver. En fin de semaine, je vais régler le sort des pucerons en faisant un sort à ma morelle qui a beaucoup perdu de sa superbe (sa descendance est assurée maintenant, elle a fini son cycle de vie). Cela m’évitera aussi des semis spontanés un peu partout dans les potées situées en dessous. Car la morelle, ça a une forte propension à l’invasion, même quand il s’agit d’une variété cultivée.

Question : comment récupère-t-on les graines ? Comme pour les tomates ?

sept 042010
 

Plus l’été s’avance, plus les lianes de cette plante mexicaine (Ipomoea lobata ou Mina lobata) se couvrent d’épis de fleurs rouges et jaunes, qui évoquent tout autant le drapeau espagnol que des plumes d’indien, deux noms fréquemment donnés à cette fleur exotique encore trop peu répandue et pourtant si facile à cultiver.

Plante grimpante exotique à floraison estivale

Liane feu d'artifice ou drapeau espagnol (Ipomoea lobata), Jardin des Plantes de Paris (Paris 5e), août 2010, photo Alain Delavie

Cousine des volubilis, des liserons et autres fleurs de la famille des Convolvulacées, la mina est vivace en climat doux, annuelle partout ailleurs car non rustique et très frileuse. En la semant au chaud sous abri au printemps, elle pousse vite et étend ses longues tiges sur le moindre support installé à proximité. Une belle liane exotique qu’il faut planter en plein soleil, que ce soit en pleine terre ou en pot, si possible assez volumineux pour éviter que la terre ne sèche trop vite en plein été.

Prévoyez un tuteurage assez grand, car un pied de mina peut facilement atteindre jusqu’à 3 m de hauteur. Et si vous la laissez courir comme elle veut, elle aura vite fait de s’agripper aux plantes voisines, avec le risque de les étouffer sous son opulent feuillage pour les plus petites d’entre elles. Sur un balcon, il faut de la place, beaucoup de place.

Plante grimpante exotique à floraison estivale

Liane feu d'artifice ou drapeau espagnol (Ipomoea lobata), Jardin des Plantes de Paris (Paris 5e), août 2010, photo Alain Delavie

Semblable à nulle autre fleur grimpante, la liane feu d’artifice déploie vite ses longues tiges couvertes de feuilles vertes et lobées puis des hampes florales portant jusqu’à une trentaine de petites fleurs tubulaires avec des étamines et des styles proéminants. Sur une hampe, les fleurs supérieures sont orange rouge écarlate avant de s’ouvrir. Les fleurs qui s’épanouissent sont disposées en dessous et prennent des teintes plus claires, qui passent du rouge à l’orange, au jaune d’or, au jaune pâle et au crème presque blanc avant de se faner.

Plante grimpante exotique à floraison estivale

Liane feu d'artifice ou drapeau espagnol (Ipomoea lobata), Jardin des Plantes de Paris (Paris 5e), août 2010, photo Alain Delavie

Si la plupart des fleurs d’été ont tendance à prendre un air fatigué et moins fleuri quand septembre approche, il n’en est pas de même avec la mina, resplendissante et parée de mille feux, surtout si l’été a été bien chaud et les arrosages copieux. Le feu d’artifice peut d’ailleurs se prolonger pour les minas cultivées en pot pendant la mauvaise saison dans une véranda ou une serre tempérées et bien ensoleillées.

Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore passés découvrir les parterres du Jardin des Plantes de Paris, faites le sans trop tarder pour admirer les collections de pélargoniums, de plantes annuelles ou de sauges installées dans les carrés de la perspective, face à la Grande Galerie de l’évolution.

sept 022010
 

Dans un massif de fleurs d’été, le coréopsis annuel ‘Roulette’ (Coreopsis tinctoria ‘Roulette’) se remarque par l’intensité des coloris de ses fleurs rouge bourgogne et or. Une grande fleur au port léger et gracile qui donne l’impression que les fleurs flottent dans l’air, bercées par le vent.

Plante annuelle à floraison estivale

Coreopsis tinctoria 'Roulette', Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75), août 2010, photo Alain Delavie

Cette variété du coréopsis des teinturiers a un feuillage vert un peu glauque, très fin et découpé, avec des tiges grêles. Les touffes peuvent atteindre jusqu’à 60 à 80 cm de hauteur. Les fleurs simples apparaissent à l’extrémité des tiges, avec des ligules veloutées et échancrées. La floraison estivale se prolonge jusqu’aux gelées.

Plante annuelle à floraison estivale

Coreopsis tinctoria 'Roulette', Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75), août 2010, photo Alain Delavie

Cette belle fleur annuelle apprécie une exposition très ensoleillée et une terre bien drainée. Semée sous abri au début du printemps, elle est mise en place en avril ou en mai. Sa croissance est ensuite rapide, les premières fleurs apparaissant dès le mois de juillet.

Plante annuelle à floraison estivale

Coreopsis tinctoria 'Roulette', Jardin des Plantes de Paris, Paris 5e (75), août 2010, photo Alain Delavie

Une couleur chaude acajou et or, qui va aussi bien à l’été qu’à l’automne, qui se marie au blanc des gauras, des ammis, des dahlias à fleurs simples ou des cosmos, à l’argent des grands plectranthus ou des armoises ‘Powis Castle’, au vert acidulé des kochias et à bien d’autres fleurs d’été. Une fleur d’été généreuse, facile et sans soucis.