avr 052011
 

Le mercredi 6 avril 2011, la ville de Suresnes (Hauts-de-Seine) se joint à l’opération Laissons pousser ! qui invite les citoyens à semer des fleurs sauvages sur l’espace public et à porter un nouveau regard sur la biodiversité des pavés.

Partant du constat que la biodiversité n’est pas qu’une affaire de grands espaces naturels mais aussi celle des citadins elle veut prouver que même le béton peut se faire accueillant pour la nature sauvage. en créant de véritables jardins de poche. Un objectif plébiscité par les Français qui sont sept sur dix à estimer qu’il n’y a pas assez de végétal en ville (enquête Unep-Ipsos 2010). En Ile-de-France, une personne sur trois regrette de ne pas avoir assez de liens avec la nature et les jardins. L’opération encourage aussi les citadins à investir leur quartier, se l’approprier, le respecter davantage et vouloir l’embellir… Ce peut aussi être l’occasion de réapprendre à observer la nature ordinaire, et, tout simplement d’admirer la beauté d’une rue pleine de fleurs des champs…

De 10h à 12h, esplanade Merlin de Thionville : Laisser pousser sur les balcons
À l’invitation des membres du conseil consultatif du quartier Centre-Ville : Conseils de jardinage pour les habitants vivant en appartement et souhaitant cultiver en jardinière comme s’ils avaient un potager. Les participants recevront un sachet de semis pour gazon fleuri et un plan d’herbes aromatiques. L’opération s’adressera tout particulièrement aux occupants des quatre tours Cités Unies dont la réhabilitation récente a prévu l’installation de balconnières sous les fenêtres.

À partir de 17h : Fleurir les pieds d’arbres
A l’invitation des six conseils consultatifs de quartier, les habitants, munis si possible de leur matériel de jardinage (petites pelles et pioches), pourront, accompagnés par un jardinier, fleurir les pieds des acacias, des frênes, des ormes ou des noisetiers de leur quartier. Et se réapproprier des espaces auxquels on prête peu attention et que l’on a parfois tendance à détériorer.

mar 222011
 

L’opération « Laissons Pousser » redémarre en 2011. Les collectivités partenaires l’an passé sont toujours là pour inviter leurs habitants à fleurir le bitume. D’autres ont rejoint l’aventure. Elles seront une vingtaine au total, d’Ile-de-France et d’ailleurs.

Autre nouveauté, deux types de sachets de graines seront mis à disposition cette année :
– Le premier contiendra un mélange adapté à la pleine terre comme en 2010 (coquelicot, centaurée jacée, marguerite, vipérine, millepertuis, mauve musquée…).
– Le second mélange devrait être plus adapté aux pots et jardinières (pâquerette, matricaire odorante, myosotis des champs, réséda jaune, véronique petit chêne, violette odorante…).
Un choix effectué avec Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, et trois de ses associations membres : Noé Conservation, l’Office pour les insectes et leur environnement et la Maison de l’environnement de Seine-et-Marne.

Une fois encore, le site Internet www.laissonspousser.com racontera les histoires de ces jardins de poche.

À Asnières, l’action se concentrera aux pieds des immeubles.
À Nanterre, sur des espaces collectifs prêts à semer, chacun pourra parrainer une parcelle individuelle.
Dans la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne, des rues entières seront identifiées et jardinées par leurs habitants…

Pour connaître le programme 2011, rencontrer les participants et connaître tous les détails de Laissons Pousser 2011, une conférence de presse est prévue par Natureparif aujourd’hui mardi 22 mars 2011, à 10h30, dans le hall de la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

Le projet Laissons pousser
Des mini-prairies de fleurs sauvages se mettent à pousser dans les espaces urbains délaissés. Des myosotis, des violettes et de la pimprenelle tout aussi sauvages attirent les abeilles sur les balcons. Et c’est vous, habitants des villes, qui les plantez en bas de chez vous ou sur les bords de vos fenêtres.
L’année dernière pour la première édition, une quinzaine de communes étaient de la partie. En 2011, elles sont une bonne trentaine d’Ile-de-France et d’ailleurs. Chacun s’engage à distribuer gratuitement à ses habitants les sachets de graines de Laissons Pousser ! et à autoriser les plantations sur des espaces identifiés. Ici, ce sont les écoles qui vont semer, là les amicales de locataires, plus loin, les associations de jardins partagés, ailleurs, les particuliers-jardiniers…

mar 122011
 

La nature et le monde végétal nous réserve de surprenantes découvertes, avec des végétaux aux ports, aux formes, aux feuillages, aux coloris, aux floraisons ou aux fruits incroyables. Comme cette curieuse plante hérisson, Elegia tectorum ou Chondropetalum tectorum, qui appartient à la famille des Restionacées.

Plante de la famille des Restionacées : Elegia tectorum

Elegia tectorum (femelle), Chelsea Flower Show 2010, photo Alain Delavie

On dirait un grand mikado dont tous les bâtonnets sont fichés en terre. Un porc-épic végétal !

Plante de la famille des Restionacées : Elegia tectorum

Elegia tectorum (femelle), Chelsea Flower Show 2010, photo Alain Delavie

C’est une plante vivace et persistante, qui ressemble aux graminées et aux joncs. Mais elle se distingue des premières par une tige plus solide, des feuilles sans limbe avec seulement une gaine foliaire se divisant à la base et des joncs par l’inflorescence qui se forme au sommet de la tige.

Les plantes de la famille des Restionacées sont érigées, avec une hauteur qui varie de 10 cm à 3 ou 4 m selon les espèces. Les feuilles sont réduites à une gaine foliaire. La photosynthèse s’effectue par les tiges de couleur verte.

Ces végétaux sont dioïques, c’est à dire que les fleurs mâles et femelles se trouvent chacune sur des plantes différentes.

Elegia tectorum est originaire d’Afrique du Sud (Western Cape et Eastern Cape). Elle forme une touffe qui peut atteindre 1,50 m de hauteur pour une envergure maximale de 2 à 3 m. Elle pousse à l’extérieur, en plein soleil dans un sol bien drainé. La plante a besoin d’arrosages réguliers dans les semaines qui suivent la plantation, mais elle supporte ensuite des périodes de sécheresse. Malgré sa ressemblance avec les graminées, cette espèce ne supporte pas les tailles. Quand on coupe les tiges, elles finissent par se dessécher et la plante ne redonne que quelques nouvelles pousses, peu à peu elle dépérit et finit par mourir en quelques années. Peu rustique, Elegia tectorum ne supporte pas des températures inférieures à -6 ou -7 °C.

Cette plante curieuse est proposée au Royaume-Uni par Churchtown Nurseries & Kelnan Plants
En France, on peut en découvrir dans le Jardin exotique de Roscoff.

jan 232011
 

Ces petites fleurs sauvages charmantes fleurissent à longueur d’année dans Paris. Qu’il neige, qu’il pleuve, qu’il gèle ou qu’il vente, il est bien rare de ne pas trouver quelques unes de ces fleurettes dans un coin de pelouse abritée de la capitale.

Fleurettes sauvages en hiver dans une pelouse parisienne

Pâquerettes (Bellis perennis) avec quelques fleurs dans une pelouse, place Raoul Follereau, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Les pelouses ont triste mine en plein hiver, le gazon ayant souvent beaucoup jauni et même si les pâquerettes n’ont pas été plantées ou semées, ces « mauvaises herbes » fleuries sont les bienvenues. J’ai trouvé ces petites pâquerettes dans le 10e arrondissement de Paris, près du Canal Saint-Martin.

Fleurettes sauvages en hiver dans une pelouse parisienne

Pâquerettes (Bellis perennis) avec quelques fleurs dans une pelouse, place Raoul Follereau, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Une aubaine pour les insectes pollinisateurs qui trouvent ainsi quelques fleurs par ci, par là pendant la mauvaise saison.

Un petit peu de botanique concernant ces pâquerettes (Bellis perennis) :
Description de Coste (tome 2, taxon n°1926), id : 3813 – pr : 9

Nom présent dans la flore de Coste : Bellis perennis Linné – Pâquerette vivace. En traduisant le nom latin, on obtient « beauté éternelle », un joli nom n’est-ce pas ?

Souche vivace ; tige de 5-15 cm. scapiforme, simple et nue, pubescente ; feuilles toutes radicales en rosette, à la fin glabrescentes, à limbe obovale-spatulé, uninervé, superficiellement crénelé, nettement pétiolées ; involucre pubescent à folioles lancéolées ; achaines petits, velus, obovales, fortement marginés ; capitule solitaire, terminal, de 2 cm. de diamètre environ ; fleurs du centre jaunes, tubuleuses, celles de la circonférence ligulées à ligules blanches ou purpurines, oblongues-linéaires, une fois plus longues que l’involucre.

Ces petites plantes vivaces sont présentes dans les pelouses, les prés, sur les bords des chemins dans toute la France, mais aussi en Europe et en Orient.

Les pâquerettes se ressèment toutes seules, mais si vous cherchez des graines, les Semences du Puy en proposent.
1000 graines de pâquerettes pèsent 0,1 gramme seulement !

nov 182010
 

Après un été au repos sous terre, le gouet ou arum d’Italie (Arum italicum) redonne une belle touffe de feuilles joliment ornées de motifs blancs en automne. Une belle plante d’ombre pour les jardins d’arrière-saison, mais aussi les balcons, les terrasses ou les cours car elle pousse très bien en pot.

Plante bulbeuse à feuillage panaché

Gouet ou arum d'Italie (Arum italicum), Jardin du Musée de Cluny, Paris 5e (75), novembre 2010, photo Alain Delavie

Cette plante bulbeuse de la famille des Aracées devient belle quand les jardins s’endorment. Une aubaine !

C’est une plante assez commune dans l’Ouest et le Midi de la France où elle croît parmi les broussailles et dans les bois. Ailleurs elle est cultivée et souvent elle se naturalise. Les feuilles en fer de lance apparaissent à l’automne et sont plus ou moins veinées de blanc. Il existe de nombreuses variétés horticoles qui diffèrent principalement par l’aspect du feuillage. La fleur, en fait une spathe, est blanchâtre et deux à trois fois plus longue que le spadice en massue jaune pâle. Les baies, vertes devenant rouges quand elles sont mûres, sont très décoratives et toxiques.

La plante apprécie un sol léger et humifère, pas trop sec à frais pendant la période de végétation. Elle est rustique et résiste à des températures jusqu’à -20 °C au moins.

août 132010
 

Non je ne souffre pas de migraines à répétition et je ne suis pas un adepte de la tisane de camomille ! Cette belle sauvageonne est arrivée par hasard sur mon balcon, suite à mes échanges de plantes lors du Troc Vert de Montreuil-sous-Bois (93).

Plante vivace médicinale

Grande camomille (Tanacetum parthenium) sur mon balcon, août 2010, photo Alain Delavie

Une bien jolie plante, au feuillage semblable à des plumes et aux petites fleurs en forme de marguerites tout simplement charmantes…

Plante vivace médicinale

Grande camomille (Tanacetum parthenium) sur mon balcon, août 2010, photo Alain Delavie

Plante vivace médicinale

Grande camomille (Tanacetum parthenium) sur mon balcon, août 2010, photo Alain Delavie

J’ai eu un peu de mal à la photographier car le pied est installé dans un pot Corsica Flower Bridge, encastré à cheval sur la balustrade du balcon et les fleurs se sont dirigées vers le soleil, donc au-dessus de la rue. Vertige garanti !

Plante vivace médicinale

Grande camomille (Tanacetum parthenium) sur mon balcon, août 2010, photo Alain Delavie

Pour effeuiller la marguerite la camomille, il faut braver le vide…

Et pourtant, ces petites fleurs sont mignonnes comme tout. En fait ce ne sont pas des fleurs, mais des inflorescences composées de multiples fleurs, ce qui ressemble à des pétales blancs étant une fleur particulière dénommée ligule et le coeur jaune étant un ensemble de fleurs minuscules tubulées. Les petits capitules sont disposés en corymbes feuillés.
La grande camomille pousse à l’état sauvage dans de nombreux départements français. C’est une plante vivace, mais sa durée de vie est courte. Heureusement, elle se ressème facilement. Elle forme des touffes lâches de 30 à 70 cm de hauteur. Archi facile à cultiver, en plein soleil ou à mi ombre, dans un bon terreau pour géranium.