août 092013
 

Clôture couverte de liseron des haies, jardins des Petits Passages, rue Petit, Paris 19e (75)

Quand on laisse faire la nature ou quand on l’aide un peu, elle nous donne parfois d’heureuses surprises comme cette clôture couverte de liseron des haies aux immenses fleurs en trompettes blanches qui valent bien les fleurs des autres ipomées cultivées. Très classe !

Une belle surface pour s’étaler, quelques arrosages aux heures les plus chaudes, il n’en faut pas plus pour voir prospérer le liseron des haies, naturellement volubile et envahissant.

juil 222013
 

Cardère sauvage (Dipsacus fullonum), Parc floral de Paris, Paris 12e (75)

La plante en pleine floraison actuellement est impressionnante par sa hauteur qui dépasse parfois les deux mètres, mais chaque fleur ou plutôt chaque inflorescence est d’une grande élégance avec une composition géométrique aux lignes fortes.

Plante jolie, mais utile aussi :

  • Ses feuilles inférieures forment un réceptacle où peut s’accumuler de l’eau. D’où le rôle d’abreuvoir naturel pour les oiseaux. La chenille du sphinx-bourdon se nourrit du feuillage.
  • Ses fleurs offrent du nectar aux abeilles, aux bourdons, aux syrphes et aux papillons.
  • Ses graines (jusqu’à 600 par tête de cardère) attirent les oiseaux granivores. Elles sont très riches car elles contiennent jusqu’à 22 % de lipides.
  • Ses tiges creuses quand elles se dessèchent servent d’abri en hiver à de nombreux insectes.
juil 012013
 

Bryone dioïque sur une clôture, Vilmorin, La Ménitré (49)

Avec ses longs rameaux qui grimpent dans les haies ou sur un grillage, ses feuilles découpées, ses petites fleurs blanc verdâtre et ses petites baies vertes devenant bientôt rouge vif, la bryone (Bryonia dioïca) n’est pas dénuée de charme. Mais attention, toutes les parties de cette plante sauvage sont toxiques.

Bryone dioïque sur une clôture, Vilmorin, La Ménitré (49)

La bryone dioïque a reçu de nombreuses appellations toutes plus imagées les unes que les autres, parfois inquiétantes : navet du diable, radis du diable, mandragore du pauvre, navet puant, navet de cochon, carotte de Saint-Jean, navet galant, racine vierge, herbe de feu, feu ardent, raisin du diable, vigne blanche, vigne bâtarde, vigne de loup, vigne de crapaud, fausse vigne, couleuvrée ou colubrine.

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juin 232013
 

Cymbalaire (Cymbalaria muralis) sur un mur dans Paris

Faut-il continuer à se parer de ses plus beaux habits quand personne n’est là pour vous regarder ? Les citoyens sont invités à répondre à cette question en participant à l’Opération Cymbalaire, lancée par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Tela Botanica, dans le cadre du programme Sauvages de ma rue de Vigie-Nature. Une simple règle suffit pour participer !

Opération Cymbalaire parce que ce nom désigne une plante, Cymbalaria muralis, spécialiste de la colonisation des murs et des murets. Elle arbore ses délicates fleurs aux pétales mauve et jaune qui, bien que plaisantes à nos yeux, n’ont pourtant pas d’autres buts que d’attirer les pollinisateurs. Mais que se passe-t-il lorsque les cymbalaires trouvent logis en des lieux où les insectes se font rares, comme dans certains quartiers des villes ?

La cymbalaire, comme d’autres plantes que l’on trouve en ville, a la particularité de pouvoir se passer des pollinisateurs pour se reproduire : elle est capable de « s’auto-féconder ». L’enjeu de l’opération lancée par le Muséum et Tela Botanica consiste à découvrir si ces plantes continuent à fabriquer d’attirants pétales pour les pollinisateurs seulement dans des milieux riches en insectes ou si, même en plein « désert urbain », elles continuent à se mettre sur leur 31.

Pour participer, il suffit de :

  1. trouver un ou plusieurs bouquet(s) de cymbalaire (cinq au maximum par rue)
  2. mesurer le pétale inférieur de 5 de ses fleurs (choisies au hasard)
  3. envoyer ses données sur : www.tela-botanica.org/operation:cymbalaire

Vous avez jusqu’à la fin de la floraison, cet automne, pour participer !

juin 102013
 

Grosse touffe de graminée, adventice dans le parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75)

Avec ces fins épillets retombants, cette grosse touffe de graminée sauvage, une mauvaise herbe en fait, mériterait bien une place dans nos massifs tant elle est élégante et raffinée.

Grosse touffe de graminée, adventice dans le parc des Buttes-Chaumont, Paris 19e (75)

avr 122013
 

Pissenlit (Taraxacum), Paris 18e (75)

L’hiver et le début du printemps humides ont donné une fière allure à ce gros pied de pissenlit qui dresse sa fleur très haut au-dessus de la rosette de feuilles dentées.

Amusante cette fleur perchée tout en haut d’une tige démesurée fichée en plein coeur de la rosette de feuilles.

Le saviez-vous ?La racine du pissenlit est pivotante. Épaisse et charnue, elle peut pénétrer jusqu’à un mètre de profondeur dans le sol.
Le pédoncule floral est creux et se termine par un capitule de petites fleurs jaunes. Le pédoncule continue à pousser et peut atteindre parfois jusqu’à 50 cm de hauteur.
Le capitule de fleurs s’épanouit quand le soleil brille et se referme par temps couvert. Le pissenlit fleurit quand la durée du jour est inférieure à 12 heures (au début du printemps et en automne).