juil 242008
 

Comment les fleurs d’été cultivées en pots, jardinières ou suspensions passent elles l’été ?
Une question à laquelle je vais tenter d’apporter quelques réponses tout au long des semaines à venir, en commençant aujourd’hui par l’impatiens (Impatiens Walleriana-hybrides).Une des valeurs sûres pour les coins ombragés, ne recevant tout au plus que quelques heures de soleil le matin, l’impatiens n’a que deux ennemis pendant la belle saison : la chaleur excessive qui s’accompagne d’attaques d’araignées rouges et un sol trop détrempé ou trop sec.
C’est en effet la fleur du ni trop, ni pas assez… Trop d’eau au niveau des racines et ces dernières pourrissent entraînant le flétrissement du pied comme si justement il avait manqué d’eau. Un oubli d’arrosage et c’est en effet toute la plante qui se fane très vite, pour reprendre un bel aspect si l’oubli ne s’est pas trop prolongé.
Quand à la chaleur sèche, ce n’est vraiment pas le temps de ces fleurettes généreuses. Très sensibles aux attaques d’araignées rouges, elles sont vite envahies par ces parasites piqueurs-suceurs. Quand cela se produit, il est préférable de rabattre une bonne partie du feuillage et de le doucher plusieurs jours de suite. Inutile de traiter avec des produits chimiques, en général ils ont pour effet de griller le feuillage tout autant que les acariens tenaces.
L’an dernier, avec l’été frais et souvent arrosé, les impatiens ont été superbes. Il y a deux et trois ans, la chaleur extrême de l’été les a malmenées, sur mon balcon je les ai même arraché fin juillet, car je ne pouvais venir à bout des araignées rouges.
Cette année la chaleur n’a pas encore été excessive tout du moins dans la moitié Nord de la France. Seulement quelques chaudes journées, des nuits souvent fraîches, il en faut plus pour gêner ces « dames », surtout si elles sont installées dans une cour ou sur un balcon ombragés. À suivre…

juil 192008
 

Les plectranthus n’ont jamais été à la mode et pourtant leur qualités sont nombreuses.
Excellentes plantes d’intérieur lumineux, superbes en pots ou jardinières pendant la belle saison sur un balcon ou une terrasse avec quelques heures de soleil, ces plantes originaires d’Afrique du Sud offrent un feuillage décoratif, une floraison élégante et parfois un feuillage très aromatique.
Plectranthus fruticosus, presqu’un arbuste aux immenses grappes de fleurs violacées.Plectranthus ciliatus ‘Silver Knight’, un géant au feuillage panaché, pour très, très grosse potée.Plectranthus coleoides ‘Variegatus’, qui ressemble beaucoup au précédent, mais avec des feuilles plus petites. Mais tout aussi vigoureux, parfait en grande suspension.
Plectranthus marginatus ‘Niko’ aux feuilles gaufrées, vert sur le dessus, pourpre au revers, tout autant vigoureux.
Mon plectranthus inconnu, trouvé au Troc Vert de Montreuil il y a déjà quelques années et qui a résisté à tous les hivers parisiens depuis 4 ans, avec son joli feuillage vernissé brillant, ses longues tiges qui grimpent ou retombent.Et il en existe encore bien d’autres, à découvrir au hasard des arrivages, pas toujours bien étiquetés…
En plus ils se multiplient tous facilement par bouturage. Le moindre bout de tige fait vite des racines dans un verre d’eau. Un jeu d’enfant. Alors adoptez les plectranthus, ils vous le rendront !

juil 182008
 

Et oui, les corètes du Japon (Kerria japonica ‘Flore Pleno’) ne fleurissent pas qu’au printemps, mais nous gratifient de nouvelles fleurs tout au long de l’été.
Je vous avais déjà montré quelques fleurs apparues au début du mois, mais maintenant que nous sommes en plein mois de juillet, les pompons dorés sont de plus en plus nombreux.
Et il y en a encore beaucoup à venir. Un arbuste tout simple, mais je ne m’en lasse pas. Et si facile, robuste… Mon pied planté tout petit en fin d’hiver est maintenant dans un gros pot (environ 40 cm de diamètre), avec un terreau enrichi de guano de chauve-souris et d’un engrais organique pour tomates. Que du bio ! Et quel bio résultat 😉

juil 102008
 

Le potager au balcon ou à la fenêtre est de plus en plus tendance. Tomates, basilics, ciboulette, menthe… En direct du balcon dans l’assiette !
Il faut reconnaître que le plaisir est grand quand on grapille une tomate bien juteuse et douce, quand on cueille quelques brins de ciboulette ou de menthe et que le parfum vous remplit les narines ou quand on croque dans sa première fraise, sucrée et parfumée à souhait…Parmi les légumes qui donnent de belles cueillettes sur le balcon, les tomates cerises arrivent grandes premières. Avec un pied, c’est déjà quelques apéritifs d’assurés. Avec trois ou quatres plants, la production devient plus conséquente, de quoi faire de nombreuses salades, brochettes et autres petits plats gourmands.Pour une belle récolte, quelques petits trucs simples qui donnent d’excellents résultats :
1 – Il faut un emplacement ensoleillé, au Sud ou à l’Ouest, sinon la tomate fait beaucoup de verdure mais les fruits sont rares et n’en finissent pas de mûrir.
2 – Un grand pot ou une jardinière assez large. Cela limite les arrosages, les racines souffrent moins des coups de soif (quand on part en week-end par exemple).
3 – Un grand tuteur, solide. Joli aussi, mais surtout bien costaud, car le petit pied peut monter à 1,50 m voir 2 m quand il se plaît. Penser à attacher les pousses au fur et à mesure de leur croissance, car sur un balcon, il y a toujours du vent, trop parfois.
4 – Un bon terreau pour géraniums, enrichi d’un engrais organique pour tomates (il en existe différentes marques, je prends surtout CP Jardin mais il en existe d’autres). Surtout pas d’engrais chimique, le but c’est d’avoir des tomates les plus naturelles ! Vous pouvez ajouter du guano de chauve-souris, un peu cher à l’achat mais qui donne d’excellents résultats. Quand on ajoute des fleurs au pied des tomates, la floraison est époustouflante !
5 – Supprimer tous les gourmands, ces petites tiges qui poussent à la base des feuilles. Une tige ça suffit largement. Sinon gare à la jungle inextricable !
6 – Arroser copieusement quand la terre est bien sèche en surface, sans apporter d’engrais liquide.
7 – Vous pouvez planter quelques fleurs dans la jardinière, au pied de la tomate. De préférence des oeillets d’Inde, qui chassent pas mal les parasites. Un ou deux pieds de basilics aussi, un vert et un pourpre, pour le plaisir des yeux avant celui des papilles.
Bonne culture et surtout faites de belles cueillettes !

juil 072008
 

Et bien, le week-end a été pourri ou pas vraiment terrible et le lundi encore pire !
La météo est décidément bien froide et humide pour un début d’été. Juillet est gris de gris et aujourd’hui, le vent se déchaine. Les rafales venant de l’Ouest / Nord-Ouest s’en donnent à coeur joie.
Et bien sûr, y’en a qui n’ont pas fait attention, pas pris de précaution et laissé leurs potées et jardinières sur la rambarde du balcon sans plus de protection ni d’attache… Devinez ce qu’il arrive ? La potée a fait comme la cruche de Perrette, elle est tombée ! Vlan par terre, mais heureusement il n’y avait personne dessous. Et voici le résultat, photographié ce midi dans le 18ème arrondissement.
Quand on vous dit qu’il ne faut pas suspendre les potées et les jardinières à l’extérieur du balcon au-dessus de la chaussée, et encore moins les laisser en équilibre dangereux sur la rambarde, sans fixation… Ce n’est pas tant parce que c’est interdit en ville, mais plutôt parce qu’il ne fait pas bon se prendre un pot sur le coin de l’oeil.

juil 032008
 

Il n’y a pas si longtemps je vous parlais de la lutte acharnée pour la plus haute place que se font mon aster grimpant et son voisin l’hibiscus, celui qui m’a valu quelques remarques et autres allusions quand je suis revenu avec dans le RER.
Et bien, ils grimpent, encore et toujours plus !
La chaleur de ces derniers jours leur a bien plu avec quelques arrosages copieux au pied. Ils ont plus que dépassé la balustrade, mais pas encore de fleur en vue. À vrai dire, c’est normal, tout du moins pour l’aster qui fleurit en automne et parfois plus tard. L’hibiscus n’est pas un précoce non plus et le printemps arrosé ne l’a pas aidé. Laissons les donc grimper les petits…