juin 122014
 

Bidens ferulifolia 'Pirate's Pearl' fané par oubli d'arrosage sur mon balcon au printemps, Paris 19e (75)
Après le déluge qui s’est abattu ses derniers jours sur la capitale, je suis parti hier matin sans me préoccuper de l’arrosage des plantes de mon balcon, la plupart ayant été copieusement douchées. Mais mon pied de Bidens ‘Pirate’s Pearl’ planté dans une suspension abritée, suffisamment en hauteur pour que je puisse pas voir l’état du substrat, s’est effondré après la belle journée ensoleillée d’hier. Coup de soif !

Heureusement je m’en suis aperçu dès que je suis rentré chez moi hier au soir. Après un bon arrosage, la plante s’est redressée en quelques heures. Généreuse nature !

Cette potée suspendue est difficile à surveiller, car je ne peux pas voir la terre dans le pot. Je peux tâter avec les doigts, mais je n’ai pas toujours le réflexe, surtout quand la plante à l’air en pleine forme. Et l’année dernière, j’ai plusieurs fois inondé les plantes qui y étaient cultivées. Cette année, c’est l’inverse !

On m’a offert un Parrot Flower Power, cet appareil qui se pique dans la terre d’un pot et qui en même temps reste connecté à un iPhone par l’intermédiaire d’une application et qui alerte le propriétaire du smartphone sur les besoins de sa plante. Ce sera un excellent test de ce premier capteur sans fil intelligent pour plantes, équipé de la technologie Bluetooth Smart, d’autant plus que dans la base de données des 6000 plantes référencées dans l’application, il y a Bidens ferulifolia (le jaune, mais ses besoins sont identiques à ceux de la variété à fleurs blanches). Une « geekerie » vendue quand même 49,90 euros, mais comme c’est un cadeau, autant en profiter. Et si cela pouvait m’éviter de martyriser davantage mon pauvre pied de Bidens pourtant de bonne composition… À suivre !

oct 102013
 

Glottiphyllum cruciatum, photo F.-G. Grandin / MNHN
Un nouveau parcours muséographique vous est proposé jusqu’au 4 novembre 2013 dans les grandes serres du Jardin des Plantes de Paris. Il fera découvrir à ses nombreux visiteurs les « trucs et astuces » des végétaux pour affronter les sécheresses intense, permanente ou passagère.

L’eau c’est la vie ! La vie des plantes aussi ! Elles savent gérer cette ressource quand elle est rare.

Serre des déserts, Jardin des Plantes de Paris, photo F.-G. Grandin / MNHN
Dans la serre des déserts, les visiteurs apprendra comment les cactus, plantes-bouteilles ou euphorbes, qui stockent l’eau et toutes les étranges adaptations pour survivre en milieu très hostile. Plus étonnant dans les forêts tropicales, rincées de pluies quotidiennes, il faudra chercher les « épiphytes »; perchées en haut des arbres qui en cherchant la lumière vivent sans sol donc sans stock d’eau… Et en Nouvelle-Calédonie où les zones les moins arrosées accueillent un maquis minier ou une forêt sèche, milieux très fragiles et menacés, où 95% des espèces sont spécifiques. Continue reading »

juin 242011
 

L’Observatoire de la Biodiversité des Jardins lance un grand appel à témoins ! L’année 2011 s’annonce comme une année particulière pour l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins (OBJ) piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Noé Conservation. À conditions exceptionnelles, mesures exceptionnelles, l’OBJ compte sur vous !

Les spécialistes des papillons parlent de 2011 comme d’une année vraiment exceptionnelle tant la sécheresse a été intense et longue, sauf peut-être dans le Midi. Ils témoignent d’une situation contrastée : on observe, pour la période, une grande diversité d’espèces mais une faible abondance dans les milieux secs, alors que les papillons semblent plus abondants en milieu forestier. Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d’été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D’autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l’instar de l’azuré des cytises… !

Toutefois, les données transmises au Muséum national d’Histoire naturelle sur les papillons observés dans les jardins ne mettent pas en évidence une diminution des espèces communes par rapport aux périodes précédentes. Les nombres de papillons comptés dans les jardins au début de l’année 2011 sont comparables à ceux du début des années 2006 à 2010.

En revanche, on observe, depuis le lancement de la saison 2011, une participation des observateurs moins importante que les autres années. Cela pourrait traduire le fait qu’effectivement, les papillons sont moins abondants cette année : lorsqu’il y a peu de papillons dans le jardin, il est moins motivant d’observer, ce qui se traduit par une baisse de la participation. Les données qui nous parviennent proviendraient alors des jardins les mieux lotis, où le suivi est motivant, et donneraient une représentation biaisée de la réalité.

Pour en avoir le cœur net, une seule solution : effectuer des observations, y compris dans les jardins pauvres en papillons et transmettre ces données au Muséum national d’Histoire naturelle. Aussi l’OBJ compte fortement sur une mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible. Les données montrant une absence de papillons sont aussi importantes pour comprendre l’évolution des populations que celles montrant une forte abondance !

Quoi qu’il en soit, les conditions actuelles sont remarquables, et méritent des observations continues. En effet, avec le réchauffement climatique, de tels épisodes météorologiques exceptionnels pourraient être plus fréquents, et avoir un impact sur la biodiversité. Les suivis comme l’OBJ sont alors des outils irremplaçables pour comprendre ces effets.

Pour observer les espèces de votre jardin et participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, inscrivez votre jardin et découvrez la démarche à suivre pour le relevé et le comptage via le site Noé Conservation ou sur le site Vigie Nature. Pas besoin d’être spécialiste, de nombreux outils sont en ligne pour vous aider à déterminer l’espèce que vous avez sous les yeux ! À la fin du mois, saisissez vos données en remplissant un formulaire en ligne, elles seront transmises aux scientifiques du Muséum.

juin 112011
 

Le printemps 2011 a été marqué par la persistance de conditions anticycloniques sur l’Europe et la France, avec pour conséquence un temps exceptionnellement chaud, sec et ensoleillé.

Avec une température moyennée sur la France supérieure de 2,5 °C à la moyenne de référence établie sur la période 1971-2000, ce printemps 2011 se positionne au premier rang des printemps les plus chauds depuis le début du XXème siècle, devant ceux de 2007 (+2,1 °C) et 2003 (+1,8 °C). Ces écarts ont été encore plus marqués pour les températures maximales de l’après-midi (+3,7 °C) que pour les températures minimales de fin de nuit (+1,4 °C).

Le printemps 2011 a également été exceptionnel par ses faibles précipitations : la quantité d’eau recueillie sur la France représente environ 46 % du cumul moyen de référence 1971-2000. Ce printemps est le plus sec des cinquante dernières années, devançant les printemps 1976 (54 %) et 1997 (60 %). Quelques nuances régionales apparaissent toutefois : les déficits ont été généralement plus marqués sur le nord et l’ouest du pays tandis que le Languedoc et l’est de la Corse ont connu des précipitations excédentaires.

Ces faibles pluies associées aux températures élevées ont entraîné un assèchement extrêmement précoce des sols superficiels sur la quasi totalité du pays. A l’exception des régions méditerranéennes, les sols connaissent sur l’ensemble du pays un niveau de sécheresse jamais atteint à la fin du printemps au cours des cinquante dernières années.

L’ensoleillement du printemps a été remarquable notamment dans la moitié nord du pays. Les durées d’ensoleillement y ont été une fois et demie supérieures à la moyenne de référence 1991-2000 et constituent pour de nombreuses villes des records sur la période 1991 à nos jours. Dans la moitié sud aussi, l ‘ensoleillement a été excédentaire sans toutefois battre les records mensuels.
(Source : Météo-France)

juin 112011
 

Les orages et les pluies qui sont passés sur Paris depuis le week-end dernier ont fait le plus grand bien aux plantes et aux jardins de la capitale, parfois très assoiffés pour ne pas dire en péril.

Hydrangéa assoiffé dans le square Robert Montagne, Paris 5e (75)

Hydrangéa assoiffé dans le square Robert Montagne, Paris 5e (75), début juin 2011, photo Alain Delavie

Avant les pluies, ce pauvre hydrangéa montrait des signes évidents de manque d’eau et si la sécheresse avait encore duré sans aucune pluie, il n’aurait pas fait encore long feu…

Hydrangéa assoiffé dans le square Robert Montagne, Paris 5e (75)

Hydrangéa assoiffé dans le square Robert Montagne, Paris 5e (75), début juin 2011, photo Alain Delavie

Les pluies qui sont tombées sur Paris et la région parisienne n’ont pas rempli les nappes phréatiques, mais elles ont permis de réhydrater temporairement une végétation qui souffrait beaucoup du manque d’eau.

La Chaine Météo parle « d’un apport en eau significatif, notamment pour le Bassin parisien… D’une manière générale, le déficit pluviométrique observé depuis le début du printemps est en léger repli. À Paris, par exemple, suite aux précipitations orageuses de ce début juin, le déficit pluviométrique depuis le 1er mars est passé de 84% au 30 mai à 66% au 6 juin. »

mai 042011
 

Selon le communiqué de Météo France du 3 mai 2011, la France métropolitaine a connu cette année un mois d’avril exceptionnellement chaud, sec et ensoleillé. Ces conditions météorologiques remarquables ont résulté de l’influence persistante de conditions anticycloniques sur la métropole.

  • La température moyenne a été supérieure de 4 °C à la moyenne de référence, calculée sur la période 1971-2000.
  • Avril 2011 se place au deuxième rang des mois d’avril les plus chauds depuis 1900, derrière avril 2007 (+4,3 °C), loin devant les mois d’avril 1945 (+ 2,8 °C), 1961 et 1949 (+ 2,6 °C).
  • Les écarts sont plus marqués pour les températures maximales de l’après-midi (+ 5,5 °C) que pour les températures minimales de fin de nuit (+ 2,5 °C).
  • À l’exception de quelques jours plus proches de la normale autour du 15 avril, les températures quotidiennes se sont maintenues autour de valeurs bien supérieures tout au long du mois. Entre le 6 et 11 avril, elles ont même atteint des valeurs sans égal depuis 1947 pour une première quinzaine d’avril.
  • Plusieurs records mensuels de température maximale quotidienne ont été battus dans la moitié sud de la France ainsi que dans les Alpes et localement en Bretagne.
  • Le mois d’avril 2011 se situe parmi les plus secs depuis 1959, à l’image d’avril 1984 et 1982 (les précipitations sur la France n’avaient représenté que 29% de la moyenne de référence établie sur la période 1971-2000), 1960 (36%) et 1997 (37%).
  • Le début de l’année 2011 était nettement déficitaire sauf sur les régions méditerranéennes. Ce nouveau déficit, conjugué aux fortes chaleurs, a conduit à une sécheresse extrême des sols superficiels pour une fin de mois d’avril sur la majeure partie du pays.
  • La moitié nord de la France connaît des niveaux de sécheresse des sols superficiels jamais atteints fin avril au cours des cinquante dernières années.
  • L’ensoleillement en avril a été aussi remarquable. Sur la quasi totalité de la France, à l’exception de l’extrême sud, les durées d’ensoleillement ont été plus d’une fois et demie supérieures à la moyenne de référence établie pour la période 1991-2000. En Rhône-Alpes et dans quelques régions avoisinantes, des records d’ensoleillement pour un mois d’avril ont été battus sur certains villes.

Les prévisions météorologiques saisonnières pour les mois de mai, juin et juillet annoncent des températures moyennes en métropole qui devraient être plus chaudes que la normale. Mais il n’y a aucun scénario pour les cumuls de précipitations.