juin 022012
 

Température moyenne en France : Printemps 2012 / Météo France

La température moyenne du printemps (le printemps météorologique : Mars, avril et mai) sur la France est supérieure de près de 0,8 °C à la normale de saison. Elle est supérieure à la normale sur l’est de la France et plus proche de la normale sur la moitié ouest.

Cumul de précipitations en France : Printemps 2012 / Météo FranceSur l’ensemble de la France, la quantité d’eau recueillie est légèrement supérieure (environ 10%) à la normale. Après un mois de mars chaud et sec, les mois d’avril et mai ont été bien arrosés avec des températures plus conformes aux normales de saison. Les précipitations sont assez contrastées. Excédentaires en Bourgogne, sur le sud des Alpes, l’ouest de la Corse ainsi que sur la moitié ouest du pays, elles sont en revanche déficitaires sur le nord-est, la Picardie, au nord du Massif central, sur les côtes du Languedoc-Roussillon et sur le piémont pyrénéen.

Durée d'ensoleillement en France : Printemps 2012 / Météo FranceL’ensoleillement est proche de la moyenne sur une grande partie de l’Hexagone. Toutefois, il est excédentaire sur l’ouest, notamment sur la Bretagne et les Pays de la Loire ainsi que sur l’extrême nord-est.

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fév 112012
 

La communauté climatique française réunissant principalement le CNRS, le CEA, Météo France, l’UPMC et l’UVSQ (notamment à travers l’IPSL, le CNRM et le CERFACS) vient de terminer un important exercice de simulations du climat passé et futur à l’échelle globale. Ces nouvelles données confirment les conclusions du dernier rapport du GIEC (2007) sur les changements de températures et de précipitations à venir. En particulier, elles annoncent à l’horizon 2100, pour le scénario le plus sévère, une hausse de 3,5 à 5°C des températures, et pour le plus optimiste, une augmentation de 2°C.

Mis à disposition de la communauté internationale, ce travail sera utilisé par le GIEC pour établir son prochain rapport, à paraître en 2013. Il donne des indications et des tendances sur le climat futur à l’horizon 2100 mais également, fait nouveau, sur les trente prochaines années.

La mission du GIEC est de recenser et de résumer toute l’information scientifique sur le changement climatique, ses impacts et les solutions pour l’atténuer ou s’y adapter. Le premier volet de son 5e rapport, publié à la mi-septembre 2013, fera ainsi un nouvel état des connaissances accumulées au cours des dernières années. Comme pour l’édition de 2007, la communauté scientifique internationale s’est mobilisée, en particulier au travers du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC), pour concevoir et réaliser un exercice de simulations du climat passé et futur (CMIP-5).

Cet effort de recherche, très exigeant en termes de ressources humaines, de puissance de calcul et de stockage de données, rassemble plus d’une vingtaine de centres climatiques dans le monde ayant développé une cinquantaine de modèles numériques. En France, de nombreux organismes contribuent à ce projet, notamment à travers le CNRM, associé au CERFACS, et l’IPSL.

Le projet CMIP-5 présente un certain nombre d’innovations par rapport aux exercices précédents :

  • la prise en compte de scénarios incluant des politiques climatiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre,
  • l’utilisation de modèles plus complexes (meilleure prise en compte de différentes perturbations comme les aérosols, le cycle du carbone, …) et plus précis (meilleure résolution),
  • une évaluation approfondie de la capacité des modèles à reproduire le climat passé et les mécanismes qui sous-tendent son évolution,
  • la réalisation d’une série de « prévisions rétrospectives » du climat des cinquante dernières années et d’un exercice préliminaire de prévision pour la période 2010-2035.

Résultats des simulations françaises
En accord avec les conclusions du GIEC en 2007, une tendance à l’augmentation des températures est observée à l’horizon 2100 pour tous les scénarios. Elle est plus ou moins marquée selon le scénario considéré : la hausse est de 3,5 à 5°C pour le scénario le plus sévère, de 2°C pour le plus optimiste, qui ne peut être atteint que par l’application de politiques climatiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De plus, il apparaît que la réponse aux seuls facteurs naturels ne permet pas d’expliquer le réchauffement moyen constaté à partir de la seconde moitié du 20e siècle.
Une intensification du cycle hydrologique5 se confirme, de même qu’une fonte rapide de la banquise Arctique qui, dans le cas du scénario le plus pessimiste, disparaît en été vers 2040 ou 2060 selon le modèle.
Les simulations réalisées en couplant le climat au cycle du carbone apportent des réponses nouvelles. Elles soulignent notamment qu’il faudrait rapidement diminuer les émissions anthropiques et atteindre des émissions « négatives » (qui correspondent à une action anthropique permettant de prélever directement du CO2 de l’atmosphère) d’ici la fin du 21e siècle.
Les analyses de cet ensemble de simulations combiné avec les simulations des autres groupes internationaux apporteront un nouveau regard sur le lien entre les activités humaines et le climat, à la fois au cours des dernières décennies et, surtout, dans les décennies et les siècles à venir.

déc 012011
 

D’après le bilan provisoire établi par Météo-France le 28 novembre 2011, la France a connu un automne 2011 exceptionnellement chaud, extrêmement sec sur une grande partie du pays et remarquablement ensoleillé.

L'automne sur le Champs-de-Mars

Sur l’ensemble de la saison, la moyenne de la température devrait dépasser d’environ 2,2 °C la moyenne de référence 1971-2000. De ce fait, l’automne 2011 arrive au second rang des automnes les plus chauds depuis le début du XXe siècle, derrière 2006 (+2,8 °C) et devant 2009 (+1,5 °C). Cet écart à la moyenne a été plus marqué sur le Sud-Ouest et plus faible sur le Nord-Est.

Les pluies de l’automne ont été très contrastées. Elles ont été nettement excédentaire sur les zones méditerranéennes, mais très largement déficitaires partout ailleurs. Dans l’Ouest, le Sud-Ouest et le Nord-Est, les déficits de précipitations ont été souvent supérieurs à 50%, parfois même à 60%.

L’ensoleillement a été partout excédentaire cet automne, mais particulièrement du Sud-Ouest au Nord-Est où les durées d’ensoleillement ont été généralement supérieures de près de 30% à la moyenne de référence 1991-2000.

Les températures du mois de novembre ont été exceptionnellement élevées. En moyenne, la température mensuelle sur la France devrait dépasser de près de 2,9 °C la moyenne de référence 1971-2000. Novembre 2011 devrait se situer au second rang des mois de novembre les plus chauds depuis le début du XXe siècle., derrière novembre 1994 (+3,3 °C) et devant novembre 2009 (+2,7 °C).

juin 262011
 
La Seine vue depuis la passerelle Simone de Beauvoir à Paris (75)

La Seine vue depuis la passerelle Simone de Beauvoir à Paris (75), 26 juin 2011, photo Alain Delavie

Superbe journée ensoleillée et très chaude sur Paris et l’Île-de-France pour ce dernier dimanche du mois de juin. Le pic de chaleur annoncée a été au rendez-vous. Ciel bleu, Seine bleue, Paris grande bleue !

C’est dans le sud-ouest que les températures étaient les plus élevées ce dimanche après-midi avec un record mensuel de chaleur battu à Bordeaux avec 39,2°C (ancien record 38,5°C le 21 juin 2003) ! On a même localement atteint la barre des 40°C à l’ombre. Quelques valeurs relevés au plus chaud de l’après-midi :
40,4°C à Cabanac et Villagrains (33)
39,6°C au Temple (33) et au Barp (33)
39,2°C à Bordeaux (33)
38,6°C à Biarritz (64)
38,2°C à Montlieu (17)
37,8°C à Mont-de-Marsan (40)
37,5°C à Bergerac (24)
37,4°C à Orthez (64)
37,2°C à Cognac (16)
36,9°C à Auch (32)
36,7°C à Agen (47)
35,5°C à Nantes (44)
35,4°C à Vichy (03)
35,1°C à Pleucadeuc (56)

On a relevé par ailleurs :
34°C Angers (49), Carpentras (84), Le Mans (72) et Rennes (35)
33°C à Rodez (12), Guéret (23), Bourges (18), Tours (37)
32°C à Dinard(35) et Orléans (45)
31°C à Paris (75) et Lyon (69)
30°C à Troyes (10) et Évreux (27)
(Source : La Chaine Météo)

Les prévisions météorologiques pour les jours à venir
La hausse des températures qui s’est amorcée samedi 25 sur le Sud s’étendra progressivement à l’ensemble du pays lundi 27 et mardi 28 juin 2011.
Après le pic de chaleur de ce dimanche 26 juin, la zone concernée par les fortes chaleurs s’étendra lundi de l’Aquitaine, au Poitou, au sud des Pays de Loire et au Centre où les températures maximales atteindront ou dépasseront 38°C. Il fera également très chaud du bassin parisien (34 °C annoncés pour Paris demain lundi) jusqu’au Lyonnais avec des valeurs comprises entre 34 et 37°C.
Toutefois une dégradation pluvio-orageuse est attendue dès mardi sur l’Ouest du pays et se décalera vers l’Est, engendrant un rafraîchissement marqué qui se généralisera mercredi.
(source : Météo-France)

Dès midi lundi, la barre des 30°C sera atteinte sur les 2/3 du pays. Dans l’après-midi, les températures culmineront jusqu’à 40°C à l’ombre dans les plaines du Sud-ouest. Il s’agira véritablement de valeurs records ! A Paris, Lyon, Rennes ou bien encore Nantes, on relèvera autour de 35°C… Une chaleur véritablement accablante, étouffante, d’autant que la nuit d’avant et la suivante ne verront pas de rafraîchissement.
Cet épisode de chaleur sera de courte durée puisque le temps tournera à l’orage à partir de mardi par l’Ouest et se généralisera mercredi apportant ainsi un très net rafraichissement (on perdra parfois plus de 15°C en 24 heures).
Toutefois, dès la fin de semaine, les hautes pressions seront de retour par l’ouest avec à nouveau des conditions très ensoleillées au sud ; le risque d’orage se maintenant essentiellement en montagne l’après-midi. Dans le nord, les passages nuageux seront plus abondants.
(Source : La Chaine Météo)