jan 042013
 

La Petite Ceinture de Paris en 2012La Ville de Paris et Réseau Ferré de France (RFF) ont lancé une concertation sur le devenir de la Petite Ceinture Ferroviaire parisienne avec les Parisiens, les habitants des communes limitrophes et tous les acteurs concernés (institutionnels, élus, professionnels et associatifs).

Avant l’élaboration de tout projet précis, RFF et la Ville de Paris sollicitent l’avis des habitants de Paris et de la métropole mais aussi de tous les acteurs concernés ou intéressés pour imaginer quels pourraient être les usages futurs de la Petite Ceinture et de ses emprises : maintenir la possibilité de circulation de trains au sein du réseau dont RFF est responsable, ou la faire évoluer vers des modes de déplacements plus légers comme un tram, vers des espaces verts, voire des aménagements urbains.

Un site internet participatif a été mis en ligne : http://lapetiteceinture.jenparle.net/
C’est un espace d’information sur la Petite Ceinture où vous trouvez surtout la possibilité, au travers d’une série de questions, de partager et discuter votre vision de la Petite Ceinture aujourd’hui et de ses évolutions souhaitables, de vous exprimer sur le devenir de cet espace et les fonctions et usages à y privilégier.

Ce site participatif fait partie d’une consultation citoyenne plus large.
Des réunions – ateliers dans les arrondissements, des visites, un colloque permettront d’échanger sur le devenir de la petite ceinture. Tous ces débats trouveront leur point d’orgue le 14 février 2013 à l’occasion d’une réunion de synthèse publique. Dans les mois qui suivront, avec les contributions des Parisiens, il sera temps de concrétiser la mutation de la Petite Ceinture et de faire émerger des projets plus précis. Parmi les idées qui fusent déjà, les rails pourraient disparaître sur le tronçon sud qui accueillerait des jardins; à l’est, les rails permettraient la circulation d’un nouveau tramway qui pourrait s’arrêter à la future gare de RER Rosa Parks dans le XIXe arrondissement de Paris. À suivre !

Carte de la vocation fonctionnelle des secteurs de la Petite Ceinture de Paris – proposition de l’Apur

déc 212012
 

Label ÉcoJardin

Vendredi 14 décembre 2012, cinquante-six espaces verts répartis en France métropolitaine se sont vus décerner le label national ÉcoJardin, référence de la gestion écologique des espaces verts. Ce sont majoritairement des parcs et des jardins ou des espaces naturels, mais la liste des premiers lauréats compte aussi des cimetières ou des établissements sociaux-éducatifs.

Lancé en 2012 à l’initiative de neuf grandes villes avec d’autres maîtres d’ouvrages et partenaires techniques sous l’égide de Plante&Cité, le label ÉcoJardin vise à encourager l’adoption de pratiques de gestion respectueuse de l’environnement, valoriser le travail des jardiniers gestionnaires des espaces verts et sensibiliser les usagers aux problématiques du développement durable ainsi qu’aux pratiques écologiques des espaces verts.

Les villes de Mérignac, Pessac, Cherbourg-Octeville, Vitré, Besançon, Paris, Montpellier, Versailles, Metz, Saint-Orens-de-Gameville, Dunkerque, Angers, Nantes, Marseille, Lyon ou encore Lille Métropole ainsi que les jardins de Villandry, le Crédit Agricole, le CPSA de Combourg et le lycée d’horticulture de Tournus ont vu un ou plusieurs de leurs sites labélisés pour cette première année.

Les sites labellisables sont de maîtrise publique ou privée, et doivent accueillir du public, que ce soit en accès libre ou sous conditions. Ainsi, aux côtés des collectivités locales, les entreprises peuvent aussi se porter candidates pour faire labelliser leurs espaces verts.

L’organisation du label national ÉcoJardin repose sur une gouvernance associant trois parties indépendantes : Plante&Cité, centre technique national dédié aux espaces verts, propriétaire du label et qui en a établi le référentiel avec d’autres maîtres d’ouvrages et partenaires techniques ; Natureparif, animateur de la procédure d’attribution qui s’appuie sur un comité de labellisation réunissant de nombreux acteurs ; et des organismes indépendants chargés de l’audit des sites présentés.

« Le succès du label pour cette première édition est enthousiasmant. Il est important que les collectivités soient exemplaires car elles sont prescriptives auprès du grand public », se félicite Jean-Claude Antonini, président de Plante&Cité et président d’Angers Loire Métropole, « le référentiel ÉcoJardin et le label associé constituent des outils essentiels pour qui doit trouver des solutions techniques innovantes pour lutter contre les maladies et ravageurs des plantes, pour gérer les plantes envahissantes et la flore spontanée dans le respect de l’environnement et de la santé des agents et des habitants ».

Pour Liliane Pays, présidente de Natureparif, « Le Label EcoJardin devrait très vite s’imposer comme un instrument incontournable pour encourager l’ensemble des gestionnaires d’espaces verts, publics ou privés, aux bonnes pratiques en matière de respect de l’environnement ». Liliane Pays salue « la grande qualité du travail réalisé par les collectivités et les entreprises, notamment la suppression de l’utilisation des pesticides dans leurs espaces verts, qui constitue l’un des éléments indispensables du Label Éco-Jardin ».

Le label est attribué sur la base d’un audit réalisé par des auditeurs indépendants (bureaux d’étude ou architectes-paysagistes alliant compétences en gestion d’espaces verts et en écologie scientifique) sélectionnés par Natureparif et Plante&Cité. Cette attribution est valable trois ans, période au cours de laquelle les entreprises et les collectivités s‘engagent à poursuivre et développer leur travail en faveur de la préservation de l’environnement.

L’année prochaine, deux nouvelles sessions de remises du Label Eco-Jardin seront organisées, en juin et décembre 2013. Les inscriptions de sites candidats sont possibles toute l’année, sur www.label-ecojardin.fr

Continue reading »

déc 162012
 

Logo Roland Garros

À la suite du recours de trois associations locales de défense de l’environnement, le Tribunal Administratif de Paris a examiné vendredi matin (14 décembre 2012) la requête dirigée contre la délibération du Conseil de Paris du 11 juillet 2011 par laquelle la Ville de Paris a consenti à la Fédération Française de Tennis une Convention d’occupation du domaine public pour la modernisation du site de Roland Garros. Lors de l’audience, le Rapporteur public, magistrat chargé d’éclairer la formation de jugement, a proposé l’annulation de cette délibération.

Dans un communiqué de presse envoyé le jour même, la Ville de Paris précise l’argumentation qu’elle a présenté sur chacun des points soulevés afin de démontrer qu’elle avait, à toutes les étapes de la procédure, respecté le droit en vigueur.

  • En premier lieu, les Conseillers de Paris ont été clairement informés du fait que le Jardin des Serres d’Auteuil était protégé. Ainsi, la délibération mentionnait explicitement la valeur patrimoniale et les protections dont le site bénéficiait. Les débats nourris qui ont entouré l’adoption de la délibération ont d’ailleurs en partie porté sur cette question.
  • En deuxième lieu, la Ville de Paris estime que la redevance demandée à la FFT est juste et n’était pas sous-évaluée. La Ville a ainsi rappelé lors de l’audience que la redevance prévue, largement supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui, serait fonction du chiffre d’affaires, et tiendrait donc compte de toutes les recettes tirées de l’occupation du domaine public (elle devrait s’élever à environ 3 M€ en début de convention puis être portée à près de 6,5 M€ à compter de la mise en exploitation des nouveaux équipements).
  • Enfin, la Ville, comme la FFT, contestent l’appréciation selon laquelle la convention attaquée méconnaîtrait la protection au titre des Monuments historiques et le caractère classé du site. La convention prévoit ainsi explicitement que tous les travaux devront respecter l’ensemble des législations en vigueur, tant sur le plan de l’urbanisme que sur le plan de l’environnement et du patrimoine. Cela avait d’ailleurs conduit la Commission départementale des sites à donner un avis favorable.

Si pour le moment les opposants à ce projet d’extension de Roland Garros marquent un point, il faut attendre désormais l’issue de la procédure. Le tribunal rendra son jugement le 14 janvier 2013.

déc 062012
 

Dans le cadre du cycle des cours proposés en 2012-2013 par L’École du Louvre et la Ville de Paris sur le thème « Jardins et Nature à Paris au temps des rois », voici la bibliographie de la troisième séance qui s’est déroulée le 30 novembre 2012 : « Coutures », « courtilles » et « marais » de Paris sous le Moyen Âge et l’Ancien Régime . Par Yoann Brault, ingénieur d’études, Bibliothèque de l’Institut de France.

Abad, Reynald, Le grand marché : l’approvisionnement alimentaire de Paris sous l’Ancien Régime, Paris, Fayard, 2002.

  • Abad, Reynald, Le grand marché : l’approvisionnement alimentaire de Paris sous l’Ancien Régime, Paris, Fayard, 2002.
  • Abad Reynald, « Le rôle des environs dans l’approvisionnement alimentaire de Paris aux XVIIe et XVIIIE siècles, ou la mutation d’un espace par les échanges », Michel, Marie-José et Verger Jacques (dir.), À l’ombre de Paris. Les échanges entre Paris et ses périphéries (XIVe-XVIIIe siècles), actes de la table ronde, 29 septembre 2000, Villetaneuse, organisée par l’Université de Paris-Nord, École doctorale Vivant & sociétés, Centre de recherche Espaces, sociétés, cultures, Paris, Nolin, 2002, p. 78-90.
  • Carbonnier, Youri, Maisons parisiennes des Lumières, Paris, PUPS, 2006.
  • Constans, Martine, Jardiner à Paris au temps des rois, Paris, Action artistique de la Ville de Paris, 2003.
  • Curé, J., Les Jardiniers de Paris et leur culture à travers les siècles, considérations historiques, développements successifs du jardinage au Moyen Âge, l’évolution de la culture maraîchère depuis La Quintinie, les maraîchers de l’époque contemporaine, Paris, Librairie agricole de la Maison Rustique, 1900.
  • Gurvil, Clément, Les paysans de Paris du milieu du XVe au début du XVIIe siècle, Paris, H. Champion, 2010.
  • Kleindienst, Thérèse, « La topographie et l’exploitation des marais de Paris du XIIe au XVIIe siècle », Paris et Île-de-France. Mémoires, t.14 (1963), p. 7-167.
  • Lorentz, Philippe et Sandron, Dany, Atlas de Paris au Moyen Âge, Paris, Parigramme, 2006.
  • Philipponneau, Michel, La vie rurale de la banlieue parisienne, étude de géographie humaine, Paris, A. Colin, 1956.
  • Rouleau, Bernard, Villages et faubourgs de l’ancien Paris. Histoire d’un espace urbain, Paris, Seuil, 1985.
  • Roy, Jean-Michel et Turek, Françoise, « Les cultures légumières à Aubervilliers. Aspects techniques et commerciaux », Paris et Île-de-France. Mémoires, t.43 (1992), p. 7-37.

Rouleau, Bernard, Villages et faubourgs de l’ancien Paris. Histoire d’un espace urbain, Paris, Seuil, 1985.

déc 042012
 

Collection de mobilier Kelly de Marc Aurel

Marc Aurel est lauréat pour 2013 du Janus de la Prospective et de l’Étoile de l’Observeur du Design pour la station de bus du futur de la Gare de Lyon (projet RATP- Metalco Mobilconcepts). À partir du 6 décembre 2012, la ville de Paris va tester sa collection de mobilier en béton texturé Kelly sur les Grands Boulevards.

L’expérimentation des mobiliers d’assise a pour objectif de sélectionner des modèles afin de diversifier l’offre dans la capitale, en complétant la gamme du banc Davioud (dit Alphand), tout en préservant les meilleures conditions d’entretien. Les Grands Boulevards, dont l’inauguration est prévue début décembre, ont été retenus comme site d’expérimentation. 12 mobiliers sélectionnés sur catalogue seront testés pour une durée de 6 mois renouvelable une fois et les usagers seront invités à laisser leurs avis. Les 3 mobiliers de Marc Aurel seront installés en deux points : au 2ter Boulevard Saint Martin / place Johann Strauss et au 6 Boulevard Poissonnière.

“Kelly”, collection de mobilier en béton texturé léger
« Pour cette collection, commandée à l’occasion des 125 ans de l’éditeur Catalan Escofet, nous devions concevoir une gamme de produits mettant en avant les qualités techniques des nouveaux bétons, dits “légers”. Qualité dans la résistance obtenue avec des épaisseurs de matière réduites, qualité des aspects de surfaces et précision dans la définition des formes. Les bancs ou objets urbains en béton, généralement de formes lourdes et rustiques, ont une image pauvre et sont souvent proposée pour répondre à des problèmes de vandalisme. Aussi, nous avons souhaité modifier cette image en travaillant sur la légèreté des formes, le confort et surtout sur des aspects qualifiant la matière par des jeux de textures et de traitements de surfaces. Cette collection de mobilier est déjà installée depuis 2012 dans le centre de la ville de Martigny en Suisse » (photo ci-dessus). (Marc Aurel)

Escofet, qui vient de célébrer ses 125 ans d’existence, est considéré comme la “haute couture” du mobilier urbain et collabore avec les plus grands architectes et designers internationaux.

déc 012012
 

Dans le cadre du cycle des cours proposés en 2012-2013 par L’École du Louvre et la Ville de Paris sur le thème « Jardins et Nature à Paris au temps des rois » . Voici la bibliographie de la deuxième séance qui s’est déroulée le 23 novembre 2012 : « Jardins royaux du Moyen Âge ». Par Elisabeth Antoine, conservateur en chef du patrimoine, département des objets d’art, Musée du Louvre.

Bibliographie sélective sur les jardins du Moyen Âge

Antoine (E.) dir., Sur la terre comme au ciel. Jardins d’Occident à la fin du Moyen Âge, cat. Exp. Paris, Musée national du Moyen Âge – thermes et hôtel de Cluny, 2002.

  •  Antoine (E.) dir., Sur la terre comme au ciel. Jardins d’Occident à la fin du Moyen Âge, cat. Exp. Paris, Musée national du Moyen Âge – thermes et hôtel de Cluny, 2002.
  • Bilimoff (M.), Promenades dans des jardins disparus. Les plantes au Moyen Âge d’après les Grandes Heures d’Anne de Bretagne, Rennes, 2001.
  • Botineau (M.), Les plantes du jardin médiéval, Paris, 2003.
  • Bourgeois-Cornu (L.), Les Bonnes herbes du Moyen Age, Paris, 1999.
  • Cardini (F.) et Miglio (M.), Nostalgia del paradisio. Il giardino medievale, Rome-Bari, 2002.
  • Girault (P.-G.) dir., Jardins du Moyen Âge, Le Léopard d’or, Paris, 1995.
  • Girault (P.-G.) dir., Flore et jardins. Usages, savoirs et représentations du monde végétal au Moyen Âge, Le Léopard d’or, Paris, 1997.
  • Gousset (M.-T.), Fleurier ( N.), Eden. Le jardin médiéval à travers l’enluminure XIIIe-XVIe siècle, Paris, 2001.
  • Guillaume (J.) dir., Architecture, jardin, paysage. L’environnement du château et de la villa aux XVe et XVIe siècles. Actes du colloque tenu à Tours. Centres d’études supérieures de la Renaissance, 1992, Paris, 1999.
  • Harvey (J.H.), Mediaeval Gardens, Londres, 1981, 2e éd. 1990.
  • Hennebo (D.), Gärten des Mittelalters, Hambourg, 1962, 2e éd. 1987.
  • Jardins et vergers dans l’Europe occidentale. VIIIe-XVIIe siècles, Neuvièmes journées internationales d’histoire, 18-20 septembre 1987, Centre culturel de l’abbaye de Flaran, Auch, 1989.
  • Landsberg (S.), The Medieval Garden, Londres, 1995.
  • Medieval Gardens, Dumberton Oaks Colloquium on the History of Landscape Architecture, IX (1983), Washington D.C., 1986.
  • Stokstad (M.) et Stannard (J.) dir., Gardens of the Middle Ages, cat. exp. The Spencer Museum of Art, The University of Kansas, 1983. Continue reading »