juil 302011
 

Si vous allez découvrir les jardins du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), prévoyez un peu de temps pour parcourir les nombreuses expositions et admirer les installations d’art contemporain qui sont installées dans le château, le parc et dans la Ferme. Dans la salle à manger du château, l’oeuvre de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger devrait vous surprendre…

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Intitulée « La soupe verte », l’oeuvre de ces artistes suisses se lit comme une page de livre de conte.
Dans la salle à manger, les assiettes emplies de soupe verte semblent encore attendre les invités.
Évoluant au fil du temps, le repas cristallin s’échappe de la porcelaine, de plus en plus.

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Derrière la magie de cette mise en scène évolutive se dégage une réelle réflexion sur la nourriture, actuelle et à venir.

Cette oeuvre en permanente évolution s’obtient avec un engrais chimique à base d’urée et l’addition répétée d’eau.

juil 292011
 

La vingtième édition du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41) a pour thème : « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse ». Elle donne à voir et parcourir des jardins d’alerte, des jardins du futur, des ateliers de (re)découverte et de reconstruction de notre diversité, des tableaux vivants forces de proposition, de recherche et d’innovation scientifique et artistique. Voici un petit aperçu glané lors de ma visite il y a quelques jours.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Manier avec précaution » par Jeroen Jacobs architecte-paysagiste et Maarten Jacobs, designer, (Pays-bas).
Métaphore des menaces pesant sur la nature, ce jardin fragile est une invitation à manier les plantes avec précaution. Nous devons en prendre soin comme de nous mêmes. Il faut manier la nature avec précaution aujourd’hui pour pouvoir jouir demain d’une biodiversité heureuse.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je suis sûr que vous n’aviez pas pensé à ces surprenants tuteurs pour vos roses trémières…

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Le pollen exubérant » par Yekaterina Yushmanova architecte-paysagiste et Ruth Currey conceptrice paysagiste (États-Unis et Canada).
Pour imaginer l’avenir des jardins, nous nous tournons inévitablement vers leur passé. Ce jardin propose une exploration de l’héritage des jardins anémogames. Le pollen capture l’histoire de chaque plante et de ses ancêtres, puis chevauche le vent et permet de créer des nouvelles combinaisons de vie.

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juin 232011
 

La troisième édition de l’exposition l’Art dans le Jardin aura lieu du vendredi 24 au lundi 27 juin 2011 de 11 h à 20 h avec 9 artistes dans le jardin de Sandrine Veirman à Galluis (78).


Dans un cadre enchanteur, à 30 mn de Paris, vous serez d’abord séduits par la variété des fleurs et espèces botaniques, puis par la magie de l’art qui s’est invité dans cette nature apprivoisée riche en biodiversité.

La musique vous envahit, laissez-vous surprendre par les différentes atmosphères du jardin champêtre, aquatique, japonais, aromatique.
Dans cet écrin multicolore et verdoyant, 9 artistes vous proposent leurs créations originales. Terre, verre, métal, bois, la variété est au rendez-vous.

A l’ombre de la pergola, vous pourrez goûter un thé à la menthe du jardin, ou d’autres surprises selon la récolte du jour…
Vous pourrez aussi y rencontrer les artistes, partager, rêver, trouver l’inspiration, ou juste flâner.

Rendez-vous chez Sandrine Veirman,  25 rue aux Vanniers, 78490 Galluis. De 11h à 20 h, entrée libre.
Le blog de Sandrine : Argile & Barbotine

juin 232011
 

Le sculpteur Patrick Laroche expose l’un de ses légumes géants sur la place René Char, dans le 7e arrondissement de Paris. Un superbe poivron aux reflets bleus et argentés, marqué du sigle Vegetables.

Vegetables, création Patrick Laroche, place René Char, Paris 7e (75)

Vegetables, création Patrick Laroche, place René Char, Paris 7e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Une oeuvre d’art monumentale qui se laisse admirer à l’intersection des boulevards Raspail, Saint-Germain, de la rue du Bac et de la rue Paul-Louis Courier.

Vegetables, création Patrick Laroche, place René Char, Paris 7e (75)

Vegetables, création Patrick Laroche, place René Char, Paris 7e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Patrick Laroche, artiste franco-suisse, est spécialisé depuis quelques années dans l’art contemporain.
Nommé meilleur ouvrier de France en 1997, il est également l’élève de Roger de Jonckheere (Premier Prix de Rome) ainsi que le successeur de ses ateliers, créés en 1880.
Passionné de sculpture depuis l’âge de 15 ans, il multiplie les salons internationaux : Salon d’Automne, Salon des Artistes Indépendants, Salon des Artistes français au Grand Palais de Paris, il remporte le premier prix de sculpture de la ville de Nice, au Salon du Prestige de l’Art, il expose au parlement européen, à Bruxelles et à l’institut européen de Maastricht (Pays Bas). Patrick Laroche rempli également les galeries de ses œuvres diverses : en France, Belgique, Pays Bas, États- Unis, Suisse…
Il réalise également des moulages, agrandissements et réductions pour le célèbre Louvre parisien.

Vegetables, création Patrick Laroche, place René Char, Paris 7e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Vegetables, création Patrick Laroche, place René Char, Paris 7e (75)

mai 312011
 

La 22ème édition des portes ouvertes des Ateliers d’Artistes de Belleville, intitulée « Forêt Vierge« , s’est achevée hier lundi 30 mai. Je n’ai pu découvrir qu’un petit nombre d’artistes, mais la balade fut un vrai dépaysement et riche en surprises. Je suis revenu avec un tout petit tableau, une oeuvre peinte par Patrick Collandre.

La fragilité du temps de reste, oeuvre de Patrick Collandre

La fragilité du temps de reste, peinture de Patrick Collandre, photo Alain Delavie

Un tableau petit format, de 20 x 20 cm, intitulé par l’artiste : « La fragilité du temps de reste ».

Illustrateur photoréaliste et photograhe, Patrick Collandre se décrit ainsi : « Dans la partie artistique, j’ai plusieurs champs d’investigation :
D’une part, l’image qui peut être dessin, peinture ou photographie. Mes univers sont généralement représentés par des paysages imaginaires. De grands espaces, des cieux immenses où évoluent des éléments aériens en lente lévitation. Éléments issus de mon travail avec les liquides et les fluides. Tout est changeant, mais les règles sont immuables. En photo par exemple, j’ai beaucoup travaillé sur les sculptures que façonne le vent dans le sable humide ; là-aussi, paysages ou personnages, supports de fantasmes. Les nuages me parlent…
D’autre part, le volume, la sculpture. Mes derniers amours vont vers les formes géométriques simples et les progressions de complexité, des volumes platoniciens jusqu’à la sphère parfaite. Les dernières pièces se construisent à travers mon rapport tactile au volume et aux ondes de formes. Le symbolisme étant évidemment présent partout. »

Je vous laisse découvrir sur le site de l’artiste ses natures mortes, ses Portofolios et sa gallery Voyage. Son atelier est situé au 15, rue Louis Bonnet, Paris 11e (75).

Jardinière de la rue Denoyez, Paris 20e (75), art de la rue, 29 mai 2011, photo Alain Delavie

Jardinière de la rue Denoyez, Paris 20e (75), 29 mai 2011, photo Alain Delavie

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mai 302011
 

L’Adresse Musée de La Poste propose, du 30 mai au 1er octobre 2011, une rétrospective de l’œuvre de l’artiste allemand Nils-Udo, comprenant une centaine de photographies de ses installations et des peintures, sur son thème de prédilection : la nature. « La nature est le thème de ma vie, dit-il, mon art sort de cette expérience ».


Nils-Udo est né en 1937 en Bavière. Lorsqu’il décide de consacrer sa vie à l’art, il débute par la peinture, essayant de traduire la force créatrice de la nature. Il abandonne rapidement ce médium car, ainsi qu’il le dit, « la thématisation de la nature, de façon quasi artificielle » lui donne le sentiment d’être dans une impasse. En 1972, il se met alors à travailler directement dans et avec la nature.

Pionnier en Europe de l’art dans la nature, Nils-Udo « guidé par le génie des lieux et les matériaux collectés sur place », fait surgir des plantations, des installations minérales et végétales, souvent éphémères, aux dimensions variables, qu’il compose comme il composerait un tableau, abolissant ainsi la frontière entre l’art et la nature. L’œuvre achevée, la photographie vient l’immortaliser et lui donner un nouveau statut. « Nids géants », « portes » ouvrant sur l’inconnu, « maisons d’eau », « autels »… retournent à la terre où ils subissent l’érosion du temps.
En 1989, l’artiste amorce un premier retour à la peinture, tout en poursuivant ses installations in situ, mais c’est en 2004, qu’il se laisse « emporter par la force de ce médium pour peindre dans un « incendie de couleurs » des paysages fantastiques à la limite de l’abstraction ».

Nils-Udo réalise des installations dans le monde entier. Il a reçu le premier prix de la triennale internationale de la photographie.

Catalogue réalisé en trois langues (français, allemand, anglais) en partenariat avec l’Ensba.
Exposition présentée en français en allemand et en anglais.

Informations pratiques
L’Adresse Musée de La Poste
34, boulevard de Vaugirard, 75015 Paris.
Tél. : 01 42 79 24 24.
Métro : station Montparnasse-Bienvenüe.
De 10 h à 18 h, sauf dimanche et jours fériés.
Tarif : 6.50 €; tarif réduit 5 €; gratuit pour les moins de 13 ans.