fév 082011
 

Le Muséum national d’Histoire naturelle conserve une importante collection de statues. La plupart ornent le Jardin des Plantes, à l’origine lieu d’enseignement de la botanique, mais aussi jardin d’agrément. Véritable catalogue de ce musée en plein air, l’album « Les statues du Jardin des plantes » analyse ces œuvres, en raconte la genèse, et fait découvrir une histoire très vivante, à la confluence de l’histoire de l’art, des sciences et des institutions.


Enrichi de nombreuses photographies, signées notamment d’Adeline Bommart et Manuel Cohen, il se fait aussi guide de visite puisqu’un plan détaillé du Jardin permet de situer chacune des statues.

De l’imposant « monument à Buffon » signé Pajou (1776) au buste de Théodore Monod par Nacéra Kaïnou (2001), certaines œuvres racontent l’histoire de l’institution à travers ses grands hommes. D’autres, par leur mode de représentation de l’animal ou de ses relations avec l’homme, témoignent du rapport de la société à la science et à la nature au cours des deux derniers siècles. L’emblématique « ours blanc » de François Pompon (1928) poursuit ainsi la lignée de la sculpture naturaliste. Enfin nymphes et amours s’inscrivent dans une tradition décorative propre à l’art des jardins. L’auteur, Françoise Serre était conservateur en chef à la Bibliothèque centrale du Muséum.

Les statues du Jardin des Plantes, l’album
par Françoise Serre
Éditions du Muséum
64 pages, prix : 12 €
Disponible dans les boutiques du Muséum National d’Histoire Naturelle.

jan 192011
 

Du 20 au 29 janvier 2011, Christine Patry-Morel expose ses oeuvres dans la Galerie La Hune-Brenner, dans le 18è arrondissement de Paris.

Exposition des peintures de Christine Patry-Morel

Les Tinctoriales de Christine Patry-Morel

Ouverture de 10 h à 13 h et de 14 h à 19 h.

Galerie La Hune-Brenner
3, rue Ravignan,
75018 Paris
.
Tél. : 01 43 25 54 06.
Métro : ligne 12, station Abbesses.

jan 092011
 

« La quatrième pomme », oeuvre de l’artiste Franck Scurti a emménagé jeudi 6 janvier 2011 sur le boulevard de Clichy, près de la toute nouvelle place de Clichy (18e). Cette grosse pomme-planisphère en inox a été conçue en hommage au penseur Charles Fourier.

Oeuvre d'art contemporain dans Paris

La Quatrième Pomme de Franck Scurti, boulevard de Clichy, Paris 18e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Pour remplacer la statue de Charles Fourier, fondue en 1942 sous l’occupation, l’artiste a réalisé une pomme en acier gravée d’un planisphère. Le socle d’origine resté vide pendant plus d’une cinquantaine d’année est désormais entouré de panneaux en verre aux couleurs de « l’harmonie universelle ».

L’oeuvre de Franck Scurti est un objet très finement travaillé dont la réalisation a nécessité le savoir faire de différents métiers d’art (sculpteur, fondeur, graveur…). L’hommage n’est pas uniquement une représentation symbolique mais un acte qui s’inscrit dans la logique de la pensée économique de Fourier, ennemi de la spéculation et promoteur d’une économie où la production et l’accomplissement humain se rejoignent.

La pomme renvoie à la pensée de Fourier, qui s’indignait de trouver ce fruit 100 fois plus cher à Paris que sur son lieu de production et dénonçait les méfaits des réseaux commerciaux. L’artiste a souhaité représenter cette pomme qui est symboliquement la quatrième en référence à celle offerte par Pâris à Vénus, à la pomme biblique de la tentation et à celle de Newton. Avec cette oeuvre, la Ville de Paris rend hommage à la pensée d’un philosophe qui visait résolument à l’amélioration de la société.

En présence de Christophe Girard, adjoint chargé de la culture accompagné de Daniel Vaillant, maire du 18° arrondissement, Jacques Bravo, maire du 9° arrondissement, et de l’artiste Franck Scurti, inaugurera l’oeuvre le lundi 10 janvier à 11h15.

Le site Internet de Franck Scurti

jan 042011
 

La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent (Paris 16e) présente une exposition regroupant un grand nombre d’œuvres récentes réalisées sur iPhone et iPad par David Hockney. C’est la première exposition importante de l’artiste à Paris depuis plus de dix ans.

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent présente les nouvelles créations numériques de David Hockney à travers trois supports : iPhone, iPad et projections numériques. L’exposition respecte le concept original voulu par l’artiste : des images lumineuses et colorées sur support écran. Les images initiales ayant été créées pour être envoyées par email à des amis, David Hockney enverra ponctuellement de nouvelles “fleurs fraîches” à la Fondation pendant toute la durée de l’événement.

David Hockney a commencé à travailler avec l’iPhone en 2008, et sa découverte des diverses applications, “Brushes” notamment, lui a permis de produire des œuvres d’une extraordinaire diversité. Depuis, il a créé des centaines d’images, parmi lesquelles plantes, autoportraits, paysages et natures mortes, mais c’est dans la représentation éblouissante de fleurs et de plantes coupées, thème de cette exposition, qu’il a poussé le plus loin son exploration des possibilités techniques du medium. Hockney crée ses images avec ses pouces et ses doigts directement sur l’écran de l’appareil en modifiant les teintes et en superposant des traits de pinceau de différentes largeurs et épaisseurs.

Une animation permet aux visiteurs de suivre le processus de création d’une ou plusieurs « fleurs fraîches » du début à la fin. Un diaporama de 8 à 10 minutes sous forme de triptyque, réalisé par l’artiste, est projeté sur un grand écran flottant.

David Hockney est un ami de longue date des deux hommes à l’origine de la Fondation, “La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent a le grand plaisir de présenter cette exposition majeure et innovante d’un artiste qu’Yves et moi admirons et apprécions depuis longtemps” souligne Pierre Bergé. Yves Saint Laurent a remis la prestigieuse distinction artistique Rosa d’Oro à David Hockney en 2004, en faisant le maillon supplémentaire d’une longue lignée d’artistes renommés dont Henri Cartier-Bresson, Jorge Borges, Pierre Boulez, I.M. Pei, et le sculpteur Eduardo Chillida. En octobre 1987, Yves Saint Laurent a rendu hommage à David Hockney dans le final du défilé de la collection Rive Gauche (prêt-à-porter), avec un « tour de piste » inspiré des décors et costumes conçus par Hockney pour Parade, un ensemble de trois opéras français présentés la même année au Metropolitan Opera.

Pierre Bergé ajoute : “Paris, ville réputée depuis toujours pour la beauté de ses jardins et l’abondance de ses compositions florales, était le lieu idéal pour illustrer les liens d’amitié unissant de longue date ces deux artistes et leur amour partagé pour le monde de la nature. »

David Hockney a, en effet, vécu à Paris de 1973 à 1975, et cette exposition sera la première consacrée à son œuvre dans la capitale française depuis que la galerie sud du Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou a ouvert ses portes à David Hockney, espace, paysage il y a plus de dix ans, en 1999. Cette rétrospective de 164 tableaux et photocollages avait été présentée en même temps que David Hockney : Dialogue avec Picasso au Musée Picasso. Parmi d’autres expositions parisiennes des œuvres de Hockney, citons David Hockney : Rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie (1999) ; David Hockney Photographe, au Centre Pompidou (1982); et David Hockney : Tableaux et Dessins, au Musée des Arts Décoratifs (1974).

L’historien d’art et commissaire indépendant Charlie Scheips est à l’initiative de l’exposition David Hockney: Fleurs Fraiches. La scénographie est conçue par l’architecte new-yorkais Ali Tayar dont l’installation s’inspire en partie du studio de Hockney en Angleterre dans le Yorkshire. Autre caractéristique : Tayar a réinterprété la banquette française néo-classique qui permet aux visiteurs de s’asseoir pour contempler les installations dans les deux galeries.

Après sa présentation à Paris, David Hockney: Fleurs Fraîches devrait entamer une tournée internationale.

Infos pratiques :
Jusqu’au 30 janvier 2011.
Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent,
Entrée de l’exposition au 3, rue Léonce Reynaud, 75016 Paris
Ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés
De 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30).
Tél. : +33 (0) 1 44 31 64 31.
Accessible aux personnes handicapées.

Plein tarif : 5€.
Tarif réduit : 3€ (étudiants, moins de 25 ans, Carte Senior – sur présentation d’un justificatif).
Gratuit pour les moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi.

Site officiel de David Hockney

jan 032011
 

A l’occasion de son 30e anniversaire, le musée Maurice Denis de Saint-Germain en Laye (Yvelines) ouvre ses portes sur un univers de sensations et de couleurs. Invité d’honneur de l’exposition « De la nature symbolique aux jardins virtuels », l’artiste numérique Miguel Chevalier met en place des installations de réalité virtuelle conçues spécialement en résonance avec les œuvres exposées au musée. Une véritable invitation à porter un autre regard sur le musée.

Création numérique de Miguel Chevalier

Ultra-Natures, Museum of Art, Daejeon, Corée (2005), Miguel Chevalier

Tout au long de cette nouvelle exposition, les visiteurs suivent un fil rouge : la nature, une thématique chère aux artistes symbolistes et nabis. Le parcours s’articule autour de 30 œuvres majeures des collections et des pièces rarement exposées voire inédites que revisite aujourd’hui l’artiste numérique Miguel Chevalier. Un voyage interactif qui prolonge l’élan de modernité donné par les nabis en leur temps…

Œuvres virtuelles, les jardins imaginaires et mouvants de Miguel Chevalier font écho à des tableaux et décors du musée. Ainsi, les Sur-Natures, Fractal Flowers et Degital Clouds de l’artiste dialoguent avec la flore d’Odilon Redon, les arbres et les nuages de Maurice Denis ou encore un paysage de Kerr Xavier Roussel. Interactives, ces créations numériques évoluent au rythme des envies du public.

Pour accompagner cet anniversaire placé sous le signe de la rencontre entre le public et les œuvres, de nombreuses animations sont prévues : concerts, conférences, ateliers portes ouvertes, nocturnes, albums pour enfants, parcours jeux et commentaires à télécharger…

Exposition « De la nature symbolique aux jardins virtuels… »
Jusqu’au 27 février 2011
Musée départemental Maurice Denis
2 bis, rue Maurice Denis,
78100 Saint-Germain-en-Laye
Tél. : 01 39 73 77 87.

Accès
À 10 mn à pied de la station du RER A Saint-Germain-en-Laye.
Par la route : A 14 (La Défense), A 13 (Porte d’Auteuil), RN 13.

Ouverture
Du mardi au vendredi : de 10h à 17h30.
Les samedis, dimanches et jours fériés (sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre) : de 10h à 18h30.
Le musée est fermé tous les lundis.
Gratuit chaque premier dimanche du mois.

La culture dans les Yvelines (78) :
Le Conseil général des Yvelines se positionne comme un acteur culturel de référence du département en prise directe avec le quotidien et les envies des yvelinois. Pour Alain Schmitz, Président du Conseil général des Yvelines, « la culture donne des repères, elle fait le lien entre le passé et le présent et fournit des outils à chacun pour maîtriser son avenir. Elle permet l’identité, la diversité et le dialogue ».

Le musée Maurice Denis est entièrement dédié aux mouvements symboliste, nabi et post-impressionniste et à l’école de Pont-Aven. Cet établissement culturel du Conseil général des Yvelines regroupe au sein de ses collections les artistes fondateurs de l’art contemporain en France : Bonnard, Bourdelle, Denis, Gauguin, Lacombe, Ranson, Redon, Roussel, Sérusier, Vallotton, Verkade, Vuillard… Cet ensemble original est présenté au public dans le cadre privilégié de l’ancienne demeure du peintre Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye. Un imposant bâtiment du 17e siècle entouré d’un vaste jardin ouvert au public par le Conseil général des Yvelines en 1980.
Plus d’informations : www.musee-mauricedenis.fr ou culture.yvelines.fr

déc 122010
 

L’exposition de Takashi Murakami au château de Versailles se termine aujourd’hui 12 décembre 2010. Invité à découvrir hier le Versailles intime et notamment les appartements privés de Marie-Antoinette, rarement ouverts au grand public, j’ai pu admirer quelques unes des oeuvres de cet artiste. En voici deux très fleuries et souriantes.

Tableau de Takashi Murakami au château de Versailles

Kawaii. Vacances summer. Vacation in the kingdom of the golden, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Profusion de fleurs pimpantes et souriantes sur fond de feuille d’or…

Tableau de Takashi Murakami au château de Versailles

Open your hand wide, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Les fleurs sont chères à l’artiste. Grand expert de la peinture florale, il a, en effet, pendant plus de deux ans, peint des fleurs quotidiennement, puis pendant neuf ans, enseigné l’art de la fleur.

Exposition de Takashi Murakami au château de Versailles

Flower Lamp, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Exposition de Takashi Murakami au château de Versailles

Flower Lamp, Takashi Murakami, château de Versailles (78), décembre 2010, photo Alain Delavie

Une mise en lumière réjouissante !

Murakami Versailles est une promenade, un itinéraire, un parcours dans le « paysage-territoire » de Versailles. Pour sa première grande rétrospective en France, l’artiste présente ses oeuvres dans quinze salles du Château et dans les jardins. Il vous reste encore aujourd’hui dimanche pour partir à leur découverte.

Château de Versailles
Place d’Armes, 78000 Versailles
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Horaires :
Château : tous les jours sauf le lundi de 9 h à 17 h 30, dernière admission à 17 h, fermeture des caisses à 16 h 50.
Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette : tous les jours sauf le lundi, de 12 h à 17 h 30, dernière admission à 17 h, fermeture des caisses à 16 h 50.
Jardin et Parc, tous les jours, de 8 h à 18 h.