jan 172014
 

Logo de la Mairie de Paris
Le Figaro annonce ce jour que Londres deviendrait cette année la première ville mondiale du Tourisme devant Paris. Cette affirmation est basée sur les projections de VisitBritain, l’office de tourisme britannique, d’après la tendance de fréquentation touristique à Londres sur les 9 premiers mois en 2013, qui permettrait de franchir la barre de 16 millions de visiteurs étrangers.

Les seuls chiffres à ce jour comparables sur la fréquentation touristique entre Londres et Paris sont ceux de 2012, les chiffres de 2013 n’étant pas encore consolidés.
En 2012, Paris (105 km2) a accueilli 29 millions de touristes (toutes nationalités confondues) contre 27,6 à Londres, les périmètres étant par ailleurs très différents puisque le Grand Londres (1500 km2) couvre une aire à peu près comparable à la région Île-de-France. Les chiffres parisiens ne prennent pas en compte par exemple la fréquentation touristique du Château de Versailles ou de Disneyland Paris.

À Paris, on estime que la fréquentation touristique étrangère devrait bénéficier d’une croissance de 5,2% à la fin du mois octobre pour l’année 2013.
Par ailleurs, les premiers chiffres annoncés par les sites culturels parisiens pour 2013 (Paris Musées, Beaubourg, Tour Eiffel) confirment la bonne santé de la fréquentation touristique à Paris cette année.

À ce stade, les chiffres consolidés tendent donc à maintenir Paris comme la première capitale touristique mondiale.

Sources :
Observatoire économique du tourisme parisien : http://asp.zone-secure.net/v2/index.jsp?id=1203/1515/34675&lng=fr
London & Partners : http://cdn.londonandpartners.com/l-and-p/assets/media/london_factsheet_key_visitor_statistics_2012.pdf

nov 272013
 

Logo UNEP Les entreprises du paysage
Le 14 novembre dernier, l’Unep – les entreprises du paysage a dévoilé les chiffres clés 2013 du secteur. Un chiffre d’affaires en augmentation, des milliers d’emplois créés, un nombre d’actifs qui continue de croître… Rares sont les secteurs économiques qui ont traversé la crise avec une telle résistance. Avec 740 millions de chiffre d’affaires, le secteur du paysage en Île-de-France atteint aujourd’hui un niveau historique, malgré la crise.

Un secteur solide face à une reprise fragile de l’économie
Le secteur du paysage, fort de ses 92 500 actifs dans toute la France, dispose d’atouts solides : en deux ans, le nombre d’entreprises a augmenté de 7% pour atteindre 28 400 structures.
Le chiffre d’affaires a augmenté de 5,5% sur la période, une croissance quasi-miraculeuse dans un contexte de marasme économique pour l’ensemble de l’économie française. L’augmentation s’est également fait sentir, plus modérée, en Île-de-France où le secteur du paysage a atteint 11 700 actifs (+1,3%) et 2 270 entreprises (+3,2%). Le chiffre d’affaires, quant à lui, a connu une croissance de 4,2% par rapport à 2010.

Pascal Bertero, Président de l’Unep Île-de-France – les entreprises du paysage, commente :
« Fait rare en ces temps de crise, le secteur du paysage en Île-de-France a connu une croissance ces deux dernières années. Cette dernière reste toutefois faible par rapport à ce qui a été observé dans le reste de l’Hexagone. »

Les entreprises du paysage en Île-de-France : de jeunes TPE dynamiques… mais fragiles
En Île-de-France, 2 270 entreprises du paysage (8% des entreprises françaises), fortes de 11 700 actifs (12,5% des actifs en France) ont été comptabilisées en 2012.
Ces actifs se répartissent en 1850 non- salariés et 9 850 salariés (soit 15% des salariés du secteur en France).
L’entreprise du paysage type compte en moyenne 4,3 salariés et est dirigée par un chef d’entreprise âgé de 45 ans.
Ses salariés sont essentiellement des hommes (89%), âgés de 36 ans qui travaillent à 86% en CDI et majoritairement à temps plein (95%).

La profession est principalement constituée de structures récentes et de petite taille qui devront s’adapter et se préparer à une complexification des techniques du secteur dans les années à venir.

Le nombre d’emplois en Île-de-France stable en 2012
Depuis 10 ans, les entreprises du paysage n’ont jamais cessé de recruter, malgré la crise. Rien qu’en 2012, le secteur a créé 150 emplois nets en Île-de-France. Pascal Bertero confirme : « Le secteur joue la solidarité et maintient ses emplois, qui ont l’avantage d’être non-délocalisables. »
22% des entreprises, malgré le contexte économique tendu, ont des perspectives d’embauche. Continue reading »

nov 232013
 

Pommes, photo © ulkan - Fotolia.com

L’Association Nationale Pommes Poires (ANPP) vient d’annoncer les derniers chiffres de la récolte française de pommes : 1,528 million de tonnes, soit une hausse de 31% par rapport à l’an passé qui était très déficitaire. Un niveau satisfaisant après une saison 2012 difficile pour les producteurs français, très touchés par les aléas climatiques. La récolte 2013 retrouve de belles couleurs !

Une récolte tardive
Ce millésime 2013 connaît un retard exceptionnel de 2 à 3 semaines par rapport au calendrier habituel et les variétés les plus tardives sont désormais en fin de cueillette. En effet, les cueilleurs ont attendu que la qualité gustative et la coloration soient optimales avant de cueillir les pommes une à une à la main. Le respect des rythmes de la nature fait partie intégrante de la Charte Qualité des Pomiculteurs de France « Vergers écoresponsables » dans laquelle les pomiculteurs de l’ANPP sont engagés depuis maintenant plus de 15 ans.
Les conditions climatiques du printemps (froid et pluie) ont ralenti le processus de croissance des fruits. Ceci entraîne une augmentation de la proportion de petits fruits, et des pommes un peu plus petites proposées en sachet.

À croquer sans modération !
L’ensoleillement exceptionnel pendant tout l’été et le contraste entre les nuits fraîches et les journées ensoleillées en deuxième quinzaine d’août ont apporté coloration, fermeté et croquant à la pomme. Résultat, les fruits offrent de belles qualités gustatives. Gala, Golden, Fuji, Reinette grise du Canada, Granny Smith, Belchard Chantecler et autres Pink Lady sont désormais bien présentes sur les étals pour le plaisir des papilles.

Association Nationale Pommes Poires (ANPP)
C’est l’association française des organisations de producteurs de pommes et poires, reconnue AOP par les pouvoirs publics en août 2009. Elle regroupe environ 170 adhérents représentant 1500 producteurs au travers d’organisations de producteurs, de producteurs indépendants, d’expéditeurs, mais aussi de bureaux centralisateurs et de centres d’expérimentation.
Elle valorise le savoir-faire de ses adhérents engagés dans la Charte Qualité des Pomiculteurs de France dont la production est identifiée par le label Vergers Écoresponsables. Elle représente : 900.000 tonnes de pommes et 35.000 tonnes de poires.

nov 072013
 

Toit végétalisé du Palais de Chaillot, Paris 16ème (75), création Les Jardins de Gally
Les Jardins de Gally ont dévoilé mardi dernier les résultats de l’enquête BVA sur la végétalisation des espaces accueillant du public. Simple tendance esthétique ou véritable prise en compte des bienfaits de la nature par les Français ? Xavier Laureau, Directeur des Jardins de Gally, était entouré de Céline Bracq (BVA), Jérôme Le Grelle (Convergences – CVL) et Alain d’Iribarne (Directeur de recherche au CNRS).

Centres commerciaux, gares, aéroports, hôpitaux : les lieux accueillant du public se végétalisent. Simple tendance esthétique ou véritable prise en compte des bienfaits de la nature sur les citoyens ? Les Jardins de Gally, spécialistes de la nature urbaine, ont dévoilé les résultats de leur première enquête BVA Opinion et analysent les raisons profondes de cette envie de vert.

Pour 7 Français sur 10, aller au centre commercial est synonyme de contrainte.
Les centres commerciaux ont beau offrir de plus en plus de choix et de services, ils restent, pour une grande majorité de Français, associés avant tout à la notion d‘obligation. Car, en effet, « il faut bien faire les courses »… répondent les Français. Ainsi, moins de 30% des personnes interrogées associent le fait d’aller au centre commercial à une sortie ou à une occasion de se distraire.
Seuls les 15-­34 ans se distinguent notablement de cette tendance, voyant pour 42% d’entre eux, une visite au centre commercial comme une véritable « sortie », parfois même un lieu de rendez-­vous.
Les Français ont ainsi, et non seulement, une vision très utilitariste de ce type de lieux mais ils les jugent également bruyants (90%) et stressants (72%). Enfin, si la foule semble être le meilleur symbole du centre commercial (9 Français sur 10 l’associent à ce mot), les notions de bien-­être et de nature paraissent totalement incongrus lorsqu’on les associe à ce type d’endroit.

Plus de 8 Français sur 10 estiment qu’il n’y a pas suffisamment d’espaces verts dans les centres commerciaux.
Loin d’être synonyme de superflu ou de gaspillage, la végétalisation des espaces publics est largement plébiscitée. Au-delà de l’aspect décoratif (74%), près d’1 personne sur 2 associe  l’installation d’espaces végétalisés dans un espace public au bien-être (51%), à l’oxygène (47%), voire même au repos (42%).

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oct 302013
 

Chrysanthème 'Little Trôo', Le Châtel des Vivaces, Journées des Plantes automne, Domaine de Courson, Essonne
Sur la période de la Toussaint et notamment sur le cumul des mois d’octobre et novembre 2012, les sommes dépensées en végétaux d’ornement pour le cimetière sont en hausse de 1,9 % alors que les quantités achetées restent en baisse de 5 % par rapport à la même période en 2011.

Sur le cumul octobre et novembre 2012, 93 % des quantités achetées et 84 % des sommes dépensées ont été réalisées spécifiquement pour la Toussaint soit 289,4 millions d’euros. Par ailleurs, l’essentiel de ces achats s’effectue en octobre (75 % des volumes et 74 % des sommes dépensées).

Un achat orienté vers les chrysanthèmes
Parmi les végétaux d’ornement pour le cimetière achetés à l’occasion de la Toussaint, on observe une large prédominance des plantes fleuries soit 92 % des quantités achetées et 87 % des sommes dépensées. Sur le cumul des mois d’octobre et novembre 2012, on note que sur l’ensemble des plantes fleuries, 64 % des achats sont des chrysanthèmes, 10 % des bruyères et 6 % des cyclamens. En 2012, un tiers des chrysanthèmes ont été achetés à mois de 8 €.

Les lieux d’achats
Toujours sur la période d’octobre et novembre 2012, la GSA (grande surface alimentaire) est en volume le premier lieu d’achat avec 25 % des quantités achetées ; en valeur les fleuristes sont prédominants avec 30 % des sommes dépensées. À l’occasion de la Toussaint, horticulteurs et pépiniéristes, jardineries spécialisées et GSA, ont été plus performants aux dépens des fleuristes, qui néanmoins conservent leur première place en part de marché en valeur.

Les achats de végétaux d’ornements (Panel TNS SOFRES cofinancé par FranceAgriMer et Val’hor)
En 2012, la part des végétaux d’ornements destinés au cimetière et obsèques s’élève à 11 % des quantités achetés (- 9,3 % par rapport à 2011) et 27 % en sommes dépensées (- 1,1% par rapport à 2011) soit 857,5 millions d’euros. La saisonnalité des achats en volume est assez identique à 2011, hormis des meilleures performances en novembre 2012.

L’entretien des sépultures
La part de marché des achats consacrés à l’entretien des sépultures perd 1,4 point en quantité au profit des achats dédiés aux cérémonies funéraires, mais génère toutefois l’essentiel des volumes consacrés au cimetière et obsèques soit 87,4 %. En revanche, la part de marché des sommes dépensées, qui représente 59,6 % est en augmentation de 2,2 points.

Le cimetière
La baisse de fréquentation des cimetières observée depuis plusieurs années pourrait perdurer notamment en raison du choix d’opter pour des obsèques avec crémation (53 % en 2010 contre 19 % en 1978)1. La crise économique, la crainte de l’abandon de la sépulture, la mise à disposition de crématoriums et les disponibilités limitées dans de grandes agglomérations, sont autant de raisons qui expliquent le développement du nombre de crémations en France (31 % des obsèques en 2011). Le Credoc estime que cette croissance pourrait se poursuive et atteindre en 2030 près de 50 % des obsèques.

Les plantes fleuries représentent toujours l’essentiel des achats pour le cimetière. Les sommes dépensées augmentent aux dépens des compositions florales et des compositions de plantes. La part des sommes dépensées pour le cimetière, jardin du souvenir ou site funéraire est en hausse et plus particulièrement chez les horticulteurs et les pépiniéristes (+2,4 pts).

(Source : FranceAgriMer)

oct 222013
 

Grâce à l’enthousiasme des observateurs répartis dans toute la France, les résultats de l’Opération Cymbalaire Fleurs lancée en juin dernier sont là : les pétales des cymbalaires poussant en grandes agglomérations ont globalement une taille inférieure à ceux des villes plus petites. La suite ? Élucider si cette différence est due à un phénomène évolutif lié à la rareté des pollinisateurs en ville ou bien à une offre en ressources nutritives plus faible en milieu urbain dense qu’en milieu rural. Pour cela, le Muséum national d’Histoire naturelle et Tela Botanica invitent tous les curieux de nature et passionnés de botanique à collecter… des graines !

Tentative d'encadrement du temps, Stacey, Parcelle MAP, 13ème Festival des Murs à Pêches, Montreuil-sous-Bois (93)
En juin dernier était lancée par le Muséum national d’Histoire naturelle et Tela Botanica l’Opération Cymbalaire dans le cadre de Sauvages de ma rue, un observatoire du programme de sciences participatives Vigie-Nature. L’objectif : mesurer les pétales de ces petites fleurs violettes qui poussent sur les murs et murets. Grâce à la participation des observateurs qui ont transmis leurs données, Nathalie Machon, chercheuse au Muséum, a pu montrer que les cymbalaires poussant en grande agglomération possèdent des pétales plus petits en moyenne de 1,5 mm que celles d’agglomérations inférieures à 5000 habitants. Ce résultat semble suggérer que les cymbalaires n’investissent pas dans la production de grandes fleurs en milieu densément urbanisé, où les insectes pollinisateurs sont plus rares.

Quels pollinisateurs ?
Le réseau des observateurs du Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs (SPIPOLL), un autre observatoire Vigie-Nature, a apporté sa contribution à l’opération. En effet, des collections de photographies ont montré la présence de différentes espèces sur les fleurs de cymbalaire : bourdon, abeille sauvage, abeille domestique, fourmi… Une collection toute particulière réalisée au cœur de Paris a montré quant à elle que durant 20 minutes d’observation, aucun insecte n’est venu se poser sur les fleurs de cymbalaire. Cette donnée d’absence va dans le sens des résultats de Nathalie Machon. Mais pour l’instant une seule donnée ne permet pas de conclure avec certitude. Affaire à suivre…

Opération cymbalaire : Le temps de la moisson !
Cependant, ces premiers résultats laissent Nathalie Machon songeuse. À quelle cause attribuer la différence de taille des pétales de cymbalaires entre villes plus ou moins grandes ? Les cymbalaires auraient-elles évolué vers la production de petites fleurs en réponse au manque de pollinisateurs dans les milieux densément urbanisés ? Et si c’était dû à un manque de nutriments dans les brèches urbaines des grandes agglomérations ? Afin d’en avoir le cœur net, Nathalie Machon propose de faire pousser au printemps prochain, au Muséum national d’Histoire naturelle, des cymbalaires dont les graines proviennent de toute la France. En grandissant dans le même environnement, avec les mêmes ressources, ces cymbalaires auront tous les nutriments à disposition pour fabriquer de grandes fleurs. Si des différences de taille de pétales persistent, l’Opération Cymbalaire aura mis à jour une évolution du système de reproduction des cymbalaires en fonction de leur habitat, probablement en lien avec la disponibilité en pollinisateurs.

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