avr 142011
 

Cette plante sauvage cousine du chou (famille des Brassicacées), à l’élégante floraison printanière blanche et au feuillage dentelé au doux parfum d’ail, se rencontre dans les coins ombragés, en lisière ou au pied des haies. C’est au tout début du printemps qu’il faut déguster les jeunes feuilles de cette plante aromatique qui s’invite toute seule le plus souvent.

Mauvaise herbe, plante aromatique : Alliaria petiolata

Alliaire officinale (Alliaria petiolata), avril 2011, photo Alain Delavie

Une plante jolie à regarder, avec des faux airs d’ortie, mais non urticante. La floraison blanche très précoce au printemps attire davantage l’attention sur cette sauvageonne qui aime les coins frais.

Mauvaise herbe, plante aromatique : Alliaria petiolata

Alliaire officinale (Alliaria petiolata), avril 2011, photo Alain Delavie

Herbe à l’ail, alliaire officinale, moutarde aillée, ail-sans-ail, les noms communs français sont évocateurs. Car les jeunes feuilles peuvent se manger et ont un goût d’ail très léger, qui ne laisse pas l’haleine redoutable que l’on conserve longtemps après avoir consommé un aliment parfumé avec de l’ail bulbeux.

C’est aussi une plante médicinale : Elle est diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante et détersive.

Mauvaise herbe, plante aromatique : Alliaria petiolata

Alliaire officinale (Alliaria petiolata), avril 2011, photo Alain Delavie

Une soit-disant mauvaise herbe qu’il faut garder dans le jardin. D’abord parce qu’elle est séduisante, décorative avec une floraison charmante. Et parce qu’elle est délicieuse et très utile pour parfumer les plats à une période de l’année où le potager est plutôt vide. Si vous voulez l’introduire dans votre jardin ou sur votre balcon, attendez que la plante forme ses graines et répandez en quelques unes dans les endroits ombragés pas trop secs.

Description de Coste (tome 1, taxon n°0200) id : 1866 – pr : 9
Nom présent dans la flore de Coste : Sisymbrium alliaria Scop.

  • Plante bisannuelle, à odeur d’ail ; tige de 40-80 cm., dressée, robuste, velue-hérissée à la base ; feuilles à peu près glabres, larges, pétiolées, les inférieures en rein, crénelées, les supérieures ovales en coeur, acuminées, grossièrement dentées ; fleurs blanches, assez grandes ; grappe fructifère longue, à pédicelles courts, étalés-dressés ; siliques ascendantes, subtétragones, raides, bosselées ; valves à 3 nervures ; graines oblongues-cylindriques, fortement striées en long, brunâtres, sur 1 rang.
  • Haies, lieux frais et ombragés, dans toute la France ; Corse. Toute l’Europe ; Asie occidentale jusqu’à l’Inde.
avr 082011
 

Qu’il fasse beau et chaud ou plus frais, l’arrivée du printemps a dopé la croissance des mauvaises herbes dans la nature et les jardins. Quand le désherbage n’a pas été systématique dès la reprise de la végétation de ces végétaux prolifiques, certains pieds commencent déjà à se propager, envoyant leurs graines coloniser les plates-bandes et coins de terre dénudés.

Mauvaise herbe en fleur et graines : Senecio vulgaris

Séneçon commun, séneçon vulgaire (Senecio vulgaris), Paris 18e (75), 7 avril 2011, photo Alain Delavie

Même la sécheresse ne les ralentit pas, au contraire elle stimule ces adventices qui s’empressent davantage de fleurir et de donner des graines.

Mauvaise herbe en fleurs et en graines : Senecio vulgaris

Séneçon commun, séneçon vulgaire (Senecio vulgaris), Paris 18e (75), 7 avril 2011, photo Alain Delavie

Capselle bourse-à-pasteur, séneçon vulgaire, chélidoine et bien d’autres ont déjà des fruits ou des graines prêtes à redonner une nouvelle génération de mauvaises herbes dès qu’une bonne pluie viendra ameublir et détremper la terre. Les envahisseurs se préparent !

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jan 232011
 

Ces petites fleurs sauvages charmantes fleurissent à longueur d’année dans Paris. Qu’il neige, qu’il pleuve, qu’il gèle ou qu’il vente, il est bien rare de ne pas trouver quelques unes de ces fleurettes dans un coin de pelouse abritée de la capitale.

Fleurettes sauvages en hiver dans une pelouse parisienne

Pâquerettes (Bellis perennis) avec quelques fleurs dans une pelouse, place Raoul Follereau, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Les pelouses ont triste mine en plein hiver, le gazon ayant souvent beaucoup jauni et même si les pâquerettes n’ont pas été plantées ou semées, ces « mauvaises herbes » fleuries sont les bienvenues. J’ai trouvé ces petites pâquerettes dans le 10e arrondissement de Paris, près du Canal Saint-Martin.

Fleurettes sauvages en hiver dans une pelouse parisienne

Pâquerettes (Bellis perennis) avec quelques fleurs dans une pelouse, place Raoul Follereau, Paris 10e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Une aubaine pour les insectes pollinisateurs qui trouvent ainsi quelques fleurs par ci, par là pendant la mauvaise saison.

Un petit peu de botanique concernant ces pâquerettes (Bellis perennis) :
Description de Coste (tome 2, taxon n°1926), id : 3813 – pr : 9

Nom présent dans la flore de Coste : Bellis perennis Linné – Pâquerette vivace. En traduisant le nom latin, on obtient « beauté éternelle », un joli nom n’est-ce pas ?

Souche vivace ; tige de 5-15 cm. scapiforme, simple et nue, pubescente ; feuilles toutes radicales en rosette, à la fin glabrescentes, à limbe obovale-spatulé, uninervé, superficiellement crénelé, nettement pétiolées ; involucre pubescent à folioles lancéolées ; achaines petits, velus, obovales, fortement marginés ; capitule solitaire, terminal, de 2 cm. de diamètre environ ; fleurs du centre jaunes, tubuleuses, celles de la circonférence ligulées à ligules blanches ou purpurines, oblongues-linéaires, une fois plus longues que l’involucre.

Ces petites plantes vivaces sont présentes dans les pelouses, les prés, sur les bords des chemins dans toute la France, mais aussi en Europe et en Orient.

Les pâquerettes se ressèment toutes seules, mais si vous cherchez des graines, les Semences du Puy en proposent.
1000 graines de pâquerettes pèsent 0,1 gramme seulement !

déc 032010
 

Les fortes gelées de ces derniers jours ont au moins l’avantage d’éliminer la vermine et une partie des mauvaises herbes dans les jardins. Un bon coup de gel et toutes les adventices annuelles dégagent… Provisoirement !

Mauvaise herbe en ville en hiver

Pieds gelés de morelle noire (Solanum nigrum), décembre 2010, photo Alain Delavie

Ces grands pieds de morelle noire (Solanum nigrum) étaient encore bien fleuris et couverts de baies il y a quelques jours encore. Les températures négatives de ces derniers jours les ont littéralement cuits. Les gelées sont aussi efficaces qu’un désherbant !

Mais ne nous faisons pas d’illusions, ces mauvaises herbes ont eu le temps d’assurer leur descendance, qui repartira de plus belle à la belle saison. Le désherbage n’est que très provisoire. Et il ne concerne que les adventices annuelles, car les plantes vivaces comme les chardons, l’oseille sauvage ou le liseron se remettront très vite des fortes gelées. Elles n’y perdront tout au plus que quelques feuilles et tiges, vite remplacées au printemps.

oct 092010
 

Le galinsoga est une mauvaise herbe particulièrement prolifique et tenace qui a vite fait d’envahir un jardin. Au hasard d’un semis spontané, j’ai découvert quelques jardinières abondamment plantées de cette adventice aux mignonnes petites fleurs. Des jardinières « nature »…

Mauvaise herbe décorative

Jardinière de Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Avec ses petites fleurs étoilées, cette mauvaise herbe en est presque charmante installée toute seule dans cette petite jardinière. Les fleurs rappellent celles des fraises des bois, en beaucoup plus petit.

Mauvaise herbe décorative

Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Une « fleur » et une jardinière pas difficiles à entretenir, car la mauvaise herbe s’y est installée toute seule et survit avec l’eau tombée du ciel.

Mauvaise herbe décorative

Jardinière de Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

Comme toute mauvaise herbe, le galinsoga cilié (Galinsoga ciliata) s’adapte à la nourriture qu’il trouve. Petite jardinière, peu de terre et la plante sera petite. Grande jardinière mieux arrosée, l’adventice va prendre ses aises et former de belles touffes couvertes de dizaines de fleurettes.

Mauvaise herbe décorative

Galinsoga cilié, cimetière de Montmartre, Paris 18e (75), octobre 2010, photo Alain Delavie

De quoi ensemencer tout un quartier de Paris ! Un pied peut donner jusqu’à 10 000 graines.
Mais je lui trouve un petit air séduisant et charmant à cette redoutable mauvaise herbe. Qui ne pousse en fait qu’en plein soleil, là où la terre est laissée à nu. Après tout, dans les jardinières abandonnées, elle est du plus bel effet 😉

oct 032010
 

Aussi dénommée douce-amère, morelle grimpante ou herbe à la fièvre, la morelle rouge (Solanum dulcamara) fait partie de ces mauvaises herbes attrayantes qui pourraient très bien être cultivées tant elles sont décoratives. Après les grappes de petites fleurs violettes, voici venu le temps des baies rutilantes qui se repèrent de loin.

Mauvaise herbe à fruits décoratifs

Fruits de la morelle rouge ou morelle douce-amère (Solanum dulcamara), square Colbert, Paris 11e, septembre 2010, photo Alain Delavie

On ne peut guère plus rouge !

Cette plante sauvage est vivace et se comporte comme une liane ou un arbuste sarmenteux, qui s’agrippe au moindre support à sa portée. Elle a de grosses racines charnues. Les tiges volubiles et assez fines sont velues et portent des feuilles ovales dans le bas, trilobées vers l’extrémité. Le feuillage est aussi duveteux et caduc.
Cette morelle pousse vite comme toute mauvaise herbe digne de ce nom et peut atteindre jusqu’à 4 m de hauteur. Quand les baies sont rouge vif, elles sont arrivées à maturité. Elles peuvent être cueillies pour récupérer les graines qu’elles contiennent. Attention toutefois à ne pas vous faire envahir…

Toutes les parties de la plante sont toxiques pour les êtres humains et les animaux familiers. Prudence donc avec les fruits, encore plus lorsqu’ils sont verts.