août 012010
 

Créés en 2009, les Jardins Abbé-Pierre Jardins des Grands Moulins font la part belle aux prairies fleuries dans la partie la plus centrale où les plantes sauvages peuvent s’y épanouir. En ce moment vous pouvez vous asseoir au milieu des ombelles blanches des carottes sauvages. Dépaysant !

Fleurs sauvages dans Paris

Carottes sauvages dans les Jardins Abbé-Pierre, Paris 13e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

Fleurs sauvages dans Paris

Banc entouré de carottes sauvages dans les Jardins Abbé-Pierre, Paris 13e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

Des tapis de carottes sauvages ont colonisé un coin du jardin en compagnie de trèfles et d’autres plantes habituellement considérées comme des mauvaises herbes ou des plantes indésirables. Pourtant si jolies quand on les laisse en prairie.

Fleurs sauvages dans Paris

Banc entouré de carottes sauvages dans les Jardins Abbé-Pierre, Paris 13e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

Fleurs sauvages dans Paris

Carottes sauvages dans les Jardins Abbé-Pierre, Paris 13e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

Elle est même superbe la floraison des carottes sauvages (Daucus carota) ! Légère, aérienne, gracieuse…

Trois en un, les nouveaux jardins des Grands Moulins comprennent trois espaces différents:
– le jardin de l’Avenue de France,
– le jardin Central,
– et le jardin des Écoles.

Ces trois nouveaux jardins se succèdent sur différents niveaux, pour finir leur course vers la Seine :
– Le Jardin de l’Avenue de France (2 150 m²) est un lien vers la Seine et vers la rue. Il est destiné aux adolescents avec un terrain de jeux de ballon et deux tables de ping-pong. L’allée principale est une promenade buissonnière sous les arbres. Une grande pelouse bordée d’arbres orientée vers la Seine ouvre sur le Jardin Central.
– Le Jardin Central (7 916 m²) est divisé en deux : les « Carrés Nomades » prairies fleuries naturelles disposées en arcs de cercle et en terrasses. Le parvis, dans la partie basse, et la terrasse du Bassin des Pluies un peu plus haut. Le jardin central est d’abord un lieu de promenade et de détente pour tous.

Fleurs sauvages dans Paris

Carottes sauvages dans les Jardins Abbé-Pierre, Paris 13e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

– Le Jardin des Ecoles (2 280 m²) est un espace de jeu pour les plus petits et les enfants d’âge moyen, mais c’est aussi un espace de repos. Au nord sont installées les planches botaniques où certains des végétaux sont étiquetés.

Pour la visite, c’est en ce moment !

juin 252010
 

Qu’il soit des haies ou des champs, le liseron est rarement le bienvenu quand il s’invite dans un jardin. Et pourtant, il peut se montrer très joli et décoratif, au même titre qu’une ipomée. Démonstration en photos, prises dans le parc de Bercy (Paris 12e).

Mauvaise herbe envahissante

Liseron des champs grimpant sur un grillage dans le parc de Bercy (Paris 12e, 75), juin 2010, photo Alain Delavie

Avouez que ce grillage fleuri ne manque pas de charmes…

Belle mauvaise herbe envahissante

Liseron des champs grimpant sur un grillage dans le parc de Bercy (Paris 12e, 75), juin 2010, photo Alain Delavie

Et puis tout seul, il ne gêne personne sur son grillage ce beau pied de liseron des champs (Convolvulus arvensis L.). Alors pourquoi le trucider, surtout en déversant une bonne dose de désherbant chimique qui a de fortes chances de ne pas totalement l’éradiquer ?
À noter que le froid de la fin du printemps lui a donné une belle couleur rose plus accentué que d’habitude. Comme pour mon impatiens !

Davantage d’informations sur ce liseron :
Le liseron des champs (Convolvulus arvensis L.) est une herbe vivace qui possède un système complexe de racines et de rhizomes, de fines tiges volubiles ou traînantes qui forment souvent un tapis dense et enchevêtré, ainsi que des fleurs blanches ou roses en forme de trompette.
Les feuilles, de 2 à 5 cm de longueur, ont une forme triangulaire à sagittée, une marge entière et sont placées en position alterne sur la tige. Le liseron des champs appartient à la famille des Convolvulacées et ses fleurs ressemblent à celles des volubilis ou des belles de jour, plantes d’ornement bien connues. Elles sont solitaires ou disposées par paires à l’aisselle des feuilles. Le pédoncule possède deux petites bractées feuillues (de 2 à 4 mm de long) attachées à mi-chemin entre la fleur et la tige principale.
En pleine floraison, les fleurs mesurent de 1,5 à 2 cm de long et de 2 à 2,5 cm de large. Les fruits en forme de capsules sphériques contiennent chacun, entre une et quatre graines triangulaires, dont un côté est arrondi et les deux autres plats. Les graines sont gris brunâtre terne et rugueuses.

Mauvaise herbe grimpante et envahissante

Liseron des haies sur une touffe de mahonia, juin 2008, photo Alain Delavie

On confond souvent le liseron des champs avec le liseron des haies et la renouée liseron.
Le liseron des haies (Convolvulus sepium L.) est très similaire au liseron des champs, mais ses feuilles, ses fleurs et ses graines sont plus grosses, et il possède deux grandes bractées feuillues (de 10 à 20 mm de long) qui entourent la base de la fleur au lieu d’être attachées à mi-chemin sur le pédoncule de la fleur. On retrouve le liseron des haies surtout dans les pâturages, les champs abandonnés ou en bordure des champs plutôt que dans les cultures.

mai 132010
 

J’ai repéré une petite suspension amusante dans l’un des jardins éphémères du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (41). Avec un petit côté rétro et désuet, mais aussi furieusement tendance et avant-gardiste avec sa fleur sauvage sans soucis et son petit côté nature et développement durable… Alors, suspension des temps passés ou futuriste ?

Suspension rétro futuriste

Suspension, jardin "Contactez-moi" de Loïc Nys, graphiste, Sébastien Roussel, paysagiste, Cécile Larcher, architecte et Sébastien Migne, France, Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire (41), mai 2010, photo Alain Delavie

Une belle mise en beauté pour la pâquerette, charmante petite fleur des pelouses et des près toute empreinte de simplicité.

Nous allons chercher parfois bien loin des fleurs plus sophistiquées et souvent fort chichiteuses, qui n’en finissent pas de décliner à mesure que la belle saison s’avance. Alors que nous pourrions fleurir nos suspensions, jardinières et potées avec des plantes bien rustiques et gracieuses comme les pâquerettes bien sûr, mais aussi les ruines de Rome, le pourpier sauvage, la véronique de Perse, la chélidoine ou le mouron rouge pour ne citer que quelques unes de ces herbes souvent dites mauvaises. De bien belles sauvageonnes qui ne demandent qu’à pousser dans le plus joli des contenants avec un minimum de soins. Une idée à creuser !

avr 282010
 

Dès que le temps s’adoucit, tout pousse vite dans les jardins et sur les balcons. Mais les mauvaises herbes envahissent vite les plates-bandes délaissées trop longtemps par le jardinier qui a fort à faire.

Mauvaises herbes envahissantes dans les plates-bandes printanières

Massif de primevères envahi par des véroniques à feuilles de lierre, avril 2010, photo Alain Delavie

Remarquez, ce n’est pas vilain du tout ce mélange inattendu de primevères et de véroniques à feuilles de lierre… Une association printanière très fleurie, même si elle n’a pas été souhaitée. Le danger de laisser ainsi les adventices fleurir, c’est de les laisser ensuite monter à graines et se propager à tout va, à tout vent.

Mauvaise herbe annuelle

Euphorbe réveil-matin ou petite éclaire (Euphorbia helioscopia), avril 2010, photo Alain Delavie

Mauvaises herbes

Tapis de fumeterre (Fumaria officinalis) et de boutons d'or (Ranunculus acris), photo Alain Delavie

Mauvaise herbe annuelle

Galinsoga cilié (Galinsoga ciliata), photo Alain Delavie

Capselle bourse-à-pasteur, euphorbe réveil-matin, fumeterre, galinsoga cilié, moutarde des champs, séneçon commun… Elles sont mignonnes en photos, non ?
Toutes ces mauvaises herbes annuelles poussent très vite et se reproduisent en donnant de grandes quantités de graines, d’où l’importance de les arracher avant la floraison. Un simple coup de binette les extirpe du sol, il suffit ensuite de les laisser se dessécher sur la terre où elles vont finir par se décomposer et apporter un peu de matière organique au sol.

Bon courage !

fév 232010
 

Les mauvaises herbes m’étonneront toujours avec leur incroyable capacité à prospérer dans les endroits les plus inattendus. Comme ce séneçon solitaire, haut perché sur un mur, à peine accroché dans une anfractuosité.

Mauvaise herbe en ville

Séneçon vulgaire accroché à un grand mur de pierres, Roquebrune (06), février 2010, photo Alain Delavie

Sans terre, avec juste une petite fissure pour y glisser ses racines, ce pied de mauvaise herbe est arrivé quand même à se développer, fleurir et même donner des graines, qui iront ensemencer les alentours au gré des vents.

J’ai photographié ce séneçon commun (Senecio vulgaris) à Roquebrune (06), qui bénéficie d’un climat très doux même si la veille de mon arrivée (le 12 février) de fortes chutes de neige tombaient sur la Côte d’Azur accompagnées d’un grand coup de froid. Un hiver doux et relativement humide, des conditions suffisantes pour permettre à cette adventice de germer puis de pousser et fleurir allègrement en février.

Si on la laisse un tant soit peu faire, la nature reprend vite ses droits sur la pierre et la ville…

août 082009
 

Envahissant, le pourpier sauvage (Portulaca oleracea) est le plus souvent considéré comme une mauvaise herbe. Certains l’apprécient pour son feuillage croquant et charnu. Mais un beau pied ne manque pas d’attrait en bordure…

Ce pied bien fourni s’est invité tout seul bien sûr, mais son feuillage brillant, d’un joli vert foncé et ses minuscules fleurs jaunes qui ne s’ouvrent qu’en plein soleil en font un compagnon charmant pour cette bordure de cinéraires maritimes et de sauges qui résistent visiblement moins bien au manque d’eau.

Cette petite plante annuelle exige une exposition très ensoleillée et un sol bien drainé pour prospérer. À associer à d’autres plantes robustes, qui ne se laissent pas envahir.

Pour reconnaître le pourpier sauvage, voici une page de photos réalisées par l’INRA Dijon, montrant tous les stades du végétal depuis les jeunes plantules : http://www2.dijon.inra.fr/bga/phototheque/main.php?g2_itemId=4897