août 082009
 

Outre le côté négligé qu’elles donnent au jardin, les mauvaises herbes peuvent aussi transmettre certaines maladies ou des parasites aux plantes cultivées.

Exemple photographié à Auvers-sur-Oise, charmant petit village du Val-d’Oise. Le feuillage de la plante adventice est couvert de blanc (oïdium) et constitue donc une réserve, un foyer d’infection pour cette maladie cryptogamique qui peut faire des ravages au cours de l’été, aussi bien parmi les fleurs que les légumes.
Un coup de binette et le mal est écarté. Surtout on ne jette pas la plante infectée sur le tas de compost, à moins d’être sûr qu’il chauffe beaucoup ensuite pour exterminer les spores du champignon parasite.

août 052009
 

Certaines mauvaises herbes se révèlent parfois d’un attrait égal aux plantes cultivées. Telle cette grosse touffe de carotte sauvage (Daucus carota), en pleine floraison.

Superbe, non ?

Cette plante annuelle, voire bisannuelle, meure après avoir fleuri et donné de très nombreuses graines. Les ombelles de petites fleurs blanches ont la particularité de se replier pour former comme un nid d’oiseau quand les graines sont arrivées à maturité. Pour limiter l’expansion de cette sauvageonne, il faut donc couper les ombelles dès qu’elles fanent. Pour en retrouver un peu partout, on laisse faire la nature !

Bon à savoir : la carotte sauvage ressemble beaucoup à la grande et à la petite ciguë, deux plantes fortement toxiques et déconseillées dans les jardins, ainsi qu’aux oenanthes. Mais elle est pourvue de poils, contrairement aux autres espèces. De plus quand on la froisse, elle dégage une odeur plutôt agréable, de carotte ! Le feuillage froissé des autres espèces donne des effluves moins agréables…

août 042009
 

En ville, les arbres aux papillons (Buddleia davidii) se ressèment un peu partout. Mais en voici un qui a été se nicher sur une des façades de la cathédrale d’Amiens (80).

Sans une once de terre, il pousse et fleurit…Quand on pense au mal que l’on se donne avec nos plantes dans de belles jardinières remplies de terreau acheté à prix d’or. De l’eau et ça pousse tout seul sur de la pierre !

juin 152009
 

Le géranium herbe-à-Robert (Geranium robertianum) s’invite dans les rues, les cours et les jardins où le jardinier ne joue pas très souvent de la binette ou du pulvérisateur de désherbant. Une chance, car cette belle sauvageonne, souvent considérée comme une mauvaise herbe, offre à la fois une floraison et un feuillage décoratifs.

Le feuillage très découpé est vert, parfois teinté de rouge, d’orange ou de pourpre. La plante est alors très spectaculaire. Au printemps, les petites fleurs à cinq pétales rose vif se renouvellent et donnent de nombreux fruits allongés, en forme de bec de grue. La plante est bisannuelle ou vivace à vie courte et se ressème généreusement quand elle trouve un terrain favorable, pas trop envahi par d’autres plantes plus vigoureuses. Elle peut même s’accrocher à un mur, apparaître dans une potée ou transformer une paire de vieilles chaussures en superbes godasses jardinières comme ce modèle créé pour le Troc Vert de Montreuil-sous-Bois (93).

juin 012009
 

Discrète et mignonne, la balsamine à petites fleurs est pourtant vite envahissante dans les coins ombragés où elle peut se ressemer.

La balsamine à petites fleurs (Impatiens parviflora) est une plante annuelle qui pousse dès les premiers beaux jours à partir des graines qui se sont éparpillées l’année auparavant. Elle fleurit au printemps et en été, produisant une grande quantité de semences, expulsées violemment loin du pied mère dès que le fruit est mur. Quand le sol est riche et surtout frais, la plante atteint facilement 60 à 80 cm de hauteur. Elle pousse à l’ombre des arbres ou en lisière, le soleil ne la gênant pas trop tant que le sol reste suffisamment frais.
Dans un jardin ombragé, elle peut se montrer envahissante, comme ses cousines, Impatiens balfourii et Impatiens glandulifera. Toutes ces impatiences annuelles doivent être contrôlées, sinon elles prolifèrent vite et repoussent inlassablement année après année. Il suffit de voir les tapis de balsamines à petites fleurs qui longe la rue Buffon dans le Jardin des plantes (Paris 5ème).

mai 312009
 

Parmi les nombreuses curiosités végétales cultivées dans le Jardin des plantes de Paris (75), il ne faut pas manquer la grande cuscute conservée dans l’École de Botanique. Une curieuse plante et un parasite redoutable…

La grande cuscute (Cuscuta europaea) n’a pas de chlorophylle ni de racine, ses feuilles sont très réduites à l’état d’écailles incolores, avec seulement des grandes tiges ramifiées à l’infini, qui envoie des suçoirs dans les tiges des plantes sur lesquelles elle grimpe. Mais elle parasite en particulier la grande ortie (Urtica dioïca) ou le houblon (Humulus lupulus). Dans l’École de Botanique, elle se développe dans une touffe de grande ortie complètement envahie.Cette plante parasite qui ne peut se propager qu’en pompant la sève d’une autre plante appartient à la famille des Convolvulacées. C’est donc une cousine redoutable du terrible liseron, mais aussi des ipomées.

Une curiosité végétale à découvrir au coeur de Paris parmi bien d’autres. L’accès au Jardin des plantes et à l’École de Botanique est libre et gratuit, raison de plus pour ne pas s’en priver…