mai 122009
 

Les petites cymbalaires des murs ou ruines de Rome (Cymbalaria muralis) commencent à fleurir. Charmantes, tout simplement !
Cette petite plante vivace n’a pas attendu la grande mode des murs végétaux pour partir à la conquête des vieux murs et des tombes plutôt ombragés dans les villes.On se demande parfois dans quoi elle arrive à pousser ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas besoin d’un gros pot pour survivre.
Je n’ai jamais réussi à acclimater cette petite sauvageonne sur mon balcon. Les pieds que j’ai transplanté ou que j’ai acheté (dans les rayons plantes vivaces, il existe même une variété à fleurs blanches) ont toujours végété et fini par péricliter. Et pourtant elle pousse bien dans une jardinière, la preuve…Je vais retenter ma chance cette année si je trouve quelques godets au hasard d’une fête des plantes…

mai 022009
 

Avec la frénésie du printemps, le jardin est vite parsemé d’herbes dites mauvaises. Mais ces sauvageonnes qui nous envahissent parfois un peu trop ne sont pas toutes dénuées d’intérêt, bien au contraire. Comme le montre ce mariage réussi d’une folle avoine et d’un gazon d’Espagne…

Le tout est de ne pas laisser la mauvaise herbe étouffer son compagnon, surtout quand il ne fleurira plus. Mais j’aime beaucoup ce duo printanier, dont on peut s’inspirer en utilisant des stipes cheveux d’ange, moins envahissantes mais toutes aussi aériennes.

sept 252008
 

Véritable peste pour les jardins dans lesquelles elle a le malheur de se semer et ressemer, le galinsoga cilié compte parmi les mauvaises herbes envahissantes et pénibles à éradiquer.Avec la fin de l’été, on devient souvent plus négligeant dans le jardin, on tolère quelques pieds de mauvaise herbe qui ont vite fait de fleurir à qui mieux mieux. Erreur fatale !
Comme toute mauvaise herbe qui se respecte, le galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata) se ressème à tout va si on a le malheur d’oublier d’arracher les pieds avant qu’ils ne fleurissent. Cet oubli signe le début de l’invasion ! Et ne vous réjouissez pas quand les gelées viennent trucider cette petite plante annuelle, car les graines qui se sont répandues par centaines voire milliers n’auront de cesse de repousser au printemps suivant, dès que les températures s’adoucissent.
Dans une planche de potager sans légume, mais envahie de galinsoga, le meilleur moyen pour l’éliminer, c’est de couvrir avec des cartons ou une bache plastifiée opaque. Dans les rangs de légumes ou de fleurs, il faut jouer de la binette fréquemment, pour arracher les jeunes plants le plus tôt possible. Un coup de binette, on déracine la plante et on la laisse sécher sur place. Dans les potées et jardinière, une inspection hebdomadaire est de rigueur, avec arrachage systématique.
Allez courage !

sept 092008
 

Et voici le deuxième épisode de ma grande saga des plantes pionnières qui s’agrippent à la ville et la parent de verdure dans les endroits les plus improbables.
Aujourd’hui, c’est un paulownia (Paulownia tomentosa) qui tient la vedette.Et quel équilibriste, accroché qu’il est au mur qui borde l’Île-de-la-Cité et surplombe la Seine, le long du quai de la Corse (Paris 4ème), non loin du marché aux fleurs de la place L. Lépine où d’autres paulownias plus imposants fleurissent chaque année et doivent ensuite laisser essaimer leurs nombreuses graines…

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La suite au prochain épisode…
Consultez le 1er épisode.

sept 082008
 

Depuis que j’ai mis en ligne ce blog sur Paris, ses jardins, ses jardiniers(ières), ses plantes et tout ce qui compose mon univers jardin, il me trottait dans la tête l’envie de montrer des exemples de fleurs, d’arbres ou autres plantes qui poussent dans des endroits impensables, comme si la nature cherchait toujours à reprendre ses droits sur la ville et ses habitants.
Ce ne sont pas les exemples qui manquent en parcourant les artères de la capitale et voici le premier d’une longue série j’espère, avec un arbuste ô combien vagabond et colonisateur, fervent pionnier dans les friches urbaines : l’arbre aux papillons (Buddleia davidii).Celui-ci est venu s’agripper entre le rez-de-chaussée et le premier étage d’une maison de la rue Ligner (Paris 20ème).

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Juste au-dessus d’un panneau d’interdiction de stationner 😉
Suite au prochain épisode, un de ces jours…

juil 162008
 

Lundi dernier je vous parlais des buddléias qui s’apprêtent à disséminer leur multitude de graines un peu partout dans Paris et l’Île-de-France et je faisais une allusion à l’ailanthe, autre plante exotique envahissante.

Voici quelques photos prises aujourd’hui dans le XVIIIème arrondissement près de la porte d’Aubervilliers où se trouve un magnifique ailanthe (Ailanthus altissima), majestueux et couronné d’énormes grappes de fleurs cuivrées.Très joli à voir, mais dans quelques semaines, ce seront des centaines voire des milliers de graines qui vont s’éparpiller et se ressemer dans les moindres interstices. Et ce n’est pas le seul ailanthe de Paris et des alentours… Cette peste venue d’Asie se ressème non seulement très facilement mais drageonne aussi avec abondance. Parmi les plantes envahissantes recensées par l’INPN, c’est une des championnes de la multiplication. Jusque dans les jardinières ou les potées des balcons on en voit germer ! Et quand on arrache les jeunes arbres, le feuillage froissé dégage une odeur pas très agréable. Joli à voir, mais de loin.