mai 012011
 

Un peu partout dans la capitale les marronniers d’Inde (Aesculus hippocastanum) et les marronniers rouges (Aesculus x carnea) dressent leur imposante ramure et leurs gros épis de fleurs. Mais en y regardant de près, les floraisons offrent une grande diversité de coloris, certaines sont mêmes doubles.

Floraison des marronniers

Marronnier rouge (Aesculus x carnea) et marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum), Paris 6e (75), mai 2010, photo Alain Delavie

Les marronniers d’Inde (ou marronniers blancs) ont des fleurs en avril ou en mai selon les années et la rigueur de l’hiver puis du printemps. Elles ont une forme particulière appelée thyrse dressée (une forme pyramidale avec un axe sur lequel naissent les pédoncules des fleurs). Les fleurs du marronnier d’Inde sont en général hermaphrodites. Elles ont une forme de doigt ou de fleur de campanule, et une couleur blanche tachetée de jaune (pour attirer les insectes). Elles changent de couleur, virant au rouge, pour signaler aux insectes quand elles ont été pollinisées. Continue reading »

août 062008
 

Un article dans l’édition parisienne du Parisien d’aujourd’hui fait état des dégâts que subissent les marronniers de la capitale du fait d’une invasion chaque année plus forte de mineuses (Cameraria horidella).
Des petits papillons dont les chenilles perforent les feuilles et pénètrent sous le limbe en faisant des galeries (les mines), avec pour résultat une chute anticipée du feuillage dès la fin du mois de juillet. Ces attaques sont fortes sur les marronniers blancs (Aesculus hippocastanum), les rouges (Aesculus x carnea) étant plus résistants.
Et ils font grise mine les marronniers de Paris en ce moment, avec leur feuilles souvent très fortement desséchées, d’un marron qu’on s’attendrait à voir plutôt en automne. Il n’y a pas qu’à Paris d’ailleurs, car je suis allé la semaine dernière sur les bords de la Loire à Chaumont-sur-Loire (41), tous les marronniers étaient aussi dans un piteux état.Si vous avez des feuilles mortes qui tombent chez vous, sur votre balcon, votre terrasse, dans votre cour ou dans votre jardin, ramassez-les aussitôt et brulez-les (à Paris, c’est difficile pour ne pas dire très risqué) ou apportez-les dans une déchetterie qui fait du compost (mais il faut une température de 40°C pour tuer les larves qui parasitent encore les feuilles mortes et risquent de contaminer d’autres marronniers). Il est aussi possible de les enfouir profondément dans la terre en veillant de ne pas les extraire par un nouveau labour tant que les limbes ne sont pas entièrement décomposés. Bref, on ne laisse pas les feuilles s’envoler !