juin 252010
 

Peu répandu et plutôt méconnu, le pinellia (Pinellia pedatisecta) fleurit généreusement dès la fin du printemps et tout au long de l’été. Ses fleurs, des inflorescences ou spathes en réalité, ont un aspect serpentiforme et une couleur vert jade. Une curiosité dont je ne me lasse pas !

Plante bulbeuse curieuse de la famille des Aracées

Pinellia pedatisecta sur mon balcon, juin 2010, photo Alain Delavie

Cette plante bulbeuse rustique appartient à la famille des Aracées. C’est en fait une cousine des arums, des gouets, des anthuriums et des philodendrons.

Plante bulbeuse de la famille des Aracées

Pinellia pedatisecta sur mon balcon, juin 2010, photo Alain Delavie

Les feuilles dressées sont très découpées. Les Aracées ont de drôles de fleurs. Celles-ci sont regroupées sur une sorte d’épi appelé spadice, à la forme souvent évocatrice. L’inflorescence est entourée d’une bractée protectrice (feuille transformée) appelée spathe.

Plante bulbeuse de la famille des Aracées

Inflorescences de Pinellia pedatisecta sur mon balcon, juin 2010, photo Alain Delavie

Les fruits sont des petites baies blanc verdâtre. Comme le fruit ne vient que d’une seule fleur, sur un spadice il y a autant de fruits qu’il y a eu de fleurs fécondées. Sur mon balcon, cette espèce se ressème allègrement au point de se montrer envahissante. Mais il est facile de désherber à la main et de contenir l’envahisseur.

Une plante moins spectaculaire que les Arisaema ou les Amorphophallus, mais bien plus facile à cultiver et conserver d’une année sur l’autre, sans protection particulière. Mes plantes ont résisté aux hivers parisiens depuis de nombreuses années, y compris les deux hivers sévères de ces dernières années.

fév 152010
 

Radicalement différent des hybrides à grandes spathes colorées qui nous sont plus fréquemment proposés dans les points de vente de jardinage, cet anthurium grimpant offre un feuillage découpé très élégant.

Plante verte d'intérieur grimpante

Anthurium polyschistum, Aracées, photo Alain Delavie

Je l’ai découvert l’été dernier en parcourant le magasin Jardiland de Cap-Malo (35). Je ne pouvais alors pas l’acheter car je voyageais en train et les potées étaient d’une belle taille. Ô combien je regrette car je trouve cette plante verte vraiment très originale et belle. Une Aracée de plus que je mettrai bien dans ma collection…

Plante verte d'intérieur grimpante

Feuille découpée d'un Anthurium polyschystum, Aracées, photo Alain Delavie

Il est surnommé anthurium à feuilles de cannabis. La ressemblance des feuilles certainement, car les fleurs chez cette espèce sont constituées d’une spathe verte. Pas très spectaculaire, curieuse plutôt…

Plante verte d'intérieur grimpante

Spadice d'un Anthurium polyschystum, Aracées, photo Alain Delavie

Les pieds proposés dans le commerce sont cultivés sur un tuteur mousse d’environ 1 m à 1,20 m, comme certains philodendrons ou pothos (Scindapsus). Cet anthurium n’est pas le plus facile à cultiver . C’est même une beauté végétale exigeante : lumière forte sans soleil direct, forte hygrométrie et arrosage à l’eau douce non calcaire. Mais bon, je le trouve, je le prends !!!

juil 142009
 

Lors du dernier salon Edénia, j’ai acheté un petit plant d’anthurium, Anthurium scandens. Cette plante d’intérieur de la famille des Aracées ne paye pas de mine, mais elle a une floraison surprenante. Les fleurs ressemblent à des perles, nacrées et améthyste.

Fleur ou fruit ? Fleur et fruit ? Je ne sais…
La plante n’est pas très vigoureuse, la floraison n’est pas non plus très généreuse, mais elle intrigue. Une curiosité pour collectionneur en manque de place !

juil 132009
 

Il y a quelques semaines, je vous présentais mes deux pieds de callas, l’un aux spathes noires, l’autre plus classique, aux cornets blanc pur. Les fleurs de ce derniers ne fanent pas, elles verdissent et se confondent avec les feuilles.

Fin mai

Maintenant


La potée de calla à spathes noires a vite perdu ses belles fleurs sombres, qui se sont desséchées. Je les ai donc coupées au fur et à mesure pour garder un bel aspect à la plante. Mais avec le blanc, rien à faire, car les fleurs devenues vertes comme les feuilles doivent participer à la photosynthèse, donc au développement de la plante. Et puis c’est plutôt décoratif, alors, laissons faire la nature !

mai 312009
 

Le Jardin des Plantes de Paris (75) est une véritable caverne d’Ali-Baba pour les amateurs de plantes rares ou moins rares. Chaque visite réserve son lot de surprises botaniques, telle cette floraison spectaculaire et puante de plusieurs Amorphophallus konjac photographiée hier samedi dans l’École de Botanique.

Les grosses mouches volaient en tous sens. Avec le soleil, l’odeur qui se dégage de ces fleurs immenses est vraiment insupportable. Ca pue la charogne, il n’y a vraiment que les mouches qui aiment… Mais quelles fleurs ! Dimensions, forme, couleurs, odeur, tout est surprenant.

Les plantes du genre Amorphophallus appartiennent à la famille des Aracées, la famille des arums et des philodendrons notamment. Le genre comprend environ 170 espèces qui poussent dans les régions tropicales. Dans leurs pays d’origine, les amorphallus poussent dans les forêts et les bois principalement. Ce sont des plantes à tubercules, ces derniers pouvant prendre des proportions importantes (plusieurs kilos) chez certaines espèces. Pendant la belle saison, le tubercule augmente beaucoup de volume et de diamètre d’où l’obligation de cultiver Amorphophallus konjac dans des grandes potées. Quand le tubercule est suffisamment développé, la plante fleurit en produisant une immense spathe brun rouge foncé qui apparaît avant le feuillage. Ce dernier est constitué d’une seule feuille immense, porté par un pédoncule épais et dressé, maculé de taches brun rouge. La feuille est découpée en nombreux folioles. Pendant l’hiver, la plante entre en repos, il faut alors conserver le tubercule au sec et à l’abri du gel. Période difficile, car le tubercule est très sensible à la pourriture.

J’ai pris les photos hier samedi, profitez du week-end pour aller découvrir ces plantes originales avant qu’elles ne fanent. Le feuillage qui apparaitra ensuite est aussi impressionnant, avec les grosses tiges mouchetées, les feuilles immenses très découpées… Exotique en diable !

mai 302009
 

Chaque année, j’hésite en apercevant les potées de callas aux coloris souvent délirants. Cette année, j’ai finalement craqué pour une potée à fleurs noires et une autre à fleurs blanches.

Il faut dire que les potées sont particulièrement belles : touffues, cinq belles spathes brillantes comme du plastique par pied, des coloris très purs, un feuillage maculé élégant en parfaite santé… Et un petit prix compte tenu de la grosseur de ces pieds d’arums. Tout pour vaincre mes dernières résistances ! Et surtout, il me restait une petite place du côté le plus ensoleillé du balcon…

Le calla blanc n’a rien d’original, mais ses fleurs beaucoup plus fines que l’arum traditionnel (Zantedeschia aethiopica) sont très séduisantes et d’une grande élégance je trouve.

Quant au calla noir, quel coloris incroyable ! Difficile à photographier d’ailleurs car les images sont plus brunes, violettes ou prune que noires. En fait c’est un violet pourpre très très foncé. Avec le brillant des spathes et des feuilles, l’ensemble n’est pas triste. Juste très inhabituel ! Ca bien sûr, j’en raffole ;-)))

Pour info, j’ai trouvé ces belles potées chez le fleuriste installé sous le marché Secrétan (Paris 19ème). Souvent de très bonne affaires à faire !