oct 172012
 

Miroir végétal / Florence Verrier / Hervé Gambs Paris

Gambs Store (Paris 11e) propose une nouvelle exposition avec les photographies exceptionnelles de l’artiste Florence Verrier. À découvrir jusqu’au 17 novembre 2012.

« Une autre vision du monde végétal où les fleurs éclairées, photographiées, mélangées donnent vie à d’étranges créatures…
Les unes deviennent des buildings végétaux, des objets moelleux, les autres d’étranges animaux… nous basculant dans jardin imaginaire. »
Florence Verrier, photographe.

Miroir végétal / Florence Verrier / Hervé Gambs Paris

Vernissage le 18 octobre 2012 à partir de 18h30 en présence de l’artiste Florence Verrier.

Gambs, 60 boulevard Beaumarchais, 75011 Paris.
Métro : ligne 8, station Chemin Vert.

oct 172012
 

Tree / Franck Landron

Dans cette série sobrement intitulée « Tree », Franck Landron part à l’orée de la photographie pour pousser cette dernière vers un nouveau territoire picturale. En osmose avec son sujet, ses tirages semblent vivants, organiques, rugueux. Aussi la tentation du toucher est grande. Les arbres de Franck Landron prennent relief sur les supports les plus divers, subissent les interventions les plus inattendues. Ses œuvres sont au croisement de la photographie, de la peinture et de la gravure.

Au gré de ses voyages, Franck Landron a saisi quantité d’arbres, d’essences communes ou précieuses, frêles ou robustes, à feuilles caduques ou persistantes. À la manière d’un botaniste, il collecte les différentes espèces, les enregistre photographiquement de manière méthodique. Il constitue alors un premier album de photographies. Uniquement de photographies. Puis il se plonge au cœur de la matière. Sa volonté est de retrouver dans chaque tirage l’écorce de l’arbre, la vibration de son feuillage, le vieillissement et le pourrissement que les éléments et les saisons lui impriment.

Ses images sont elles même tirées sur les papiers et les supports les plus divers, collectés eux aussi aux quatre coins de la planète : papier contenant des fleurs, écorces d’arbres, papyrus, tissus, etc. Le relief de ses matières insuffle aux photographies de Franck Landron une sensualité tour à tour douce et violente. Il n’hésite pas au besoin à malaxer cette matière, à éprouver physiquement le rendu souhaité, en ajoutant vernis ou résine, brûlant et/ou rayant les surfaces.

Tree / Franck Landron

Ses arbres deviennent de véritables personnages vivants, de tailles et d’humeurs différentes. Il les sort de notre réalité quotidienne et en fait des personnages de contes et légendes, parfois menaçants, parfois rassurants. Dans leur ombre, en contemplant leur hauteur, nous redevenons des enfants qui s’imaginent perdus, s’inventant des aventures extraordinaires dans un pays magique. Nous nous engageons dans un parcours initiatique et introspectif, où l’arbre participe de la symbolique de la forêt, réceptacle de nos peurs ancestrales et des nos fantasmes.

Loin de tout naturalisme, en les soustrayant parfois à leur environnement immédiat, en les isolant, en les détourant de vide, nous pouvons interpréter à loisir les arbres de Franck Landron. C’est alors que l’artiste devient Franck notre guide dans cet univers composite et dense, au cœur de cette forêt réinventée. Il est le garde forestier, celui qui connaît ces géants, soulève les ramages, écarte les branchages.

Il nous invite à pénétrer par delà l’orée.

Tree / Franck Landron

L’exposition « TREE » de Franck Landron est présentée dans le cadre du Mois de la Photo-OFF.

Le vernissage a eu lieu hier, mardi 16 octobre. À cette occasion, Franck Landron a signé son livre TREE paru aux éditions de l’Œil.
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oct 142012
 

Top Roots, Antoine Dorotte, Fiac Hors les Murs, Jardin des Plantes de Paris en automne, Paris 5e (75)

Top Roots est une création de l’artiste français Antoine Dorotte qui présente une sorte de cocotier nain reposant sur ses trois uniques palmes, surplombé de ses racines, qui forment un casque de tresses “dreadlocks” rastafaries et renvoient aux cultures Rastafari et hippie.

Métaphore à la fois de l’exotisme et d’une certaine forme d’insouciance, mais aussi d’une surexploitation des matières premières naturelles au risque de mettre en péril les équilibres écologiques, le palmier reste largement “irrationnel et fictif” selon l’artiste, qui évoque notamment “sa présence dans les oasis, qui sont régulièrement le fruit de mirages”.

Top Roots, Antoine Dorotte, Fiac Hors les Murs, Jardin des Plantes de Paris en automne, Paris 5e (75)

Top Roots d’Antoine Dorotte / FIAC Hors les Murs au Jardin des Plantes
Bronze, 140 x 80 x 80 cm
Oeuvre présentée par la galerie ACDC, Bordeaux.

oct 112012
 

FIAC Hors les Murs au Jardin des Plantes de Paris

Suite au succès de la première édition, la FIAC et le Muséum national d’Histoire naturelle proposent à nouveau un parcours d’œuvres contemporaines dans le Jardin des Plantes, où la scène émergente côtoie des artistes confirmés tels Mark Dion, Lucy+Jorge Orta, David Nash, herman de vries… Au total, 28 œuvres de 27 artistes (plus du double de l’an dernier), sont installées. Des œuvres qui investissent les espaces extérieurs et intérieurs : le Jardin des Plantes, mais aussi les espaces remarquables du Muséum tels que la Ménagerie, les Grandes Serres, la Galerie de Paléontologie ainsi que la Grande Galerie de l’Évolution.

Cette deuxième édition est l’occasion de mettre en valeur un parcours singulier en totale adéquation avec le lieu, où l’art, la nature et la science sont intimement entremêlés. Certaines œuvres ont ainsi été pensées in situ (Dominique Blais pour la Gloriette de Buffon, Fabien Giraud et Raphaël Siboni dans la Galerie de Minéralogie, actuellement fermée au public). Les collections du Muséum servent de support et d’illustration à la diffusion des connaissances sur les écosystèmes, l’interaction entre les plantes et les animaux, les relations entre l’Homme et la Nature.

Les grandes nouveautés du Parcours 2012 : des performances, avec notamment le très attendu One Million Years de On Kawara, et des conférences dont un cycle qui met en valeur les relations entre art et écologie. De plus, cette année, les étudiants de l’École du Louvre sont présents du 16 au 21 octobre dans les différents espaces du Muséum pour assurer un service de médiation culturelle.

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oct 112012
 

United Buddy Bears

140 oursons géants seront accueillis demain vendredi 12 octobre 2012 sur le Champ de Mars pour fêter les 25 ans d’amitié entre Paris et Berlin.

Pour la première fois, les 140 « United Buddy Bears« , ces sculptures d’oursons de 2 mètres de haut qui incarnent la tolérance, seront officiellement accueillis sur le Champ de Mars vendredi 12 octobre par Pierre Schapira, adjoint chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie, et Susanne Wasum-Rainer, Ambassadrice de la République fédérale d’Allemagne à Paris. Après une tournée mondiale qui les a déjà conduits dans 25 villes réparties sur les cinq continents, les Parisiens de tout âge pourront admirer ces messagers de la paix du 12 octobre au 18 novembre 2012.

Gratuit et destiné aux enfants et adultes, les Buddy Bears prendront leurs quartiers au Champ de Mars pendant plus d’un mois, l’année où Paris et Berlin organisent un Tandem pour fêter le 25e anniversaire de la signature de leur pacte d’amitié, et se préparent à fêter le 50e anniversaire du Traité de l’Élysée.

Mise en œuvre par l’Institut français et la Ville de Paris, en partenariat avec le Land de Berlin et le Goethe-Institut, le « Tandem Paris-Berlin » est une plateforme d’échanges culturels et artistiques. L’arrivée des Buddy Bears sera l’un des temps fort de l’automne. Sous le signe du dialogue des cultures, plus de 50 manifestations à Paris et à Berlin – concerts, théâtre, cinéma, expositions – sont à l’affiche cet automne et font de ce 25e anniversaire un moment historique pour les deux capitales, à partager entre tous.

La programmation complète est en ligne :
www.paris-berlin25.com
www.paris.fr
www.tandemparisberlin.com

United Buddy Bears : www.ubb-paris.com

Date et lieu de l’événement :
Vendredi 12 octobre à 11h sur le Champs de Mars, Paris 7e.
Personnalités intervenantes : Pierre Schapira, adjoint chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie Susanne Wasum-Rainer, Ambassadrice de la République fédérale d’Allemagne à Paris Eva et Klaus Herlitz, initiateurs du projet « United Buddy Bears« .

oct 052012
 

Soleil couchant, Christophe Cartier

Les vingt toiles abstraites, toutes réalisées depuis 2007, que présente Christophe Cartier au musée Paul Delouvrier d’Évry (Essonne) entourent un triptyque intitulé Nymphéas, évidemment en référence à Monet, pour signifier qu’il s’agit moins de représenter des fleurs aquatiques que de rendre « la beauté de l’air ». De simplement peindre une réalité immatérielle, loin de tout motif identifiable.

Christophe Cartier parvient à matérialiser le spectre solaire par des superpositions de papiers transparents entre lesquels l’huile est posée par taches, par flaques, par déferlantes et par coulures retenues par une couche de vernis. Des strates qui jouent sur la transparence, pour des effets de matière sans matière.

Soleil couchant, Christophe Cartier

L’immersion dans la couleur supprime toute perspective. Il n’y a plus ni haut ni bas, mais un plan unique pour la dilatation spatiale. Ce qui « mesure » la profondeur de l’objet esthétique selon Christophe Cartier, c’est la profondeur d’existence à laquelle il nous convie, une profondeur corrélative de la nôtre. Une profondeur esthétique.

Devant l’objet esthétique, nous ne sommes ni une pure conscience, ni un pur regard parce que ce regard est lourd de tout ce que nous sommes. Le sentiment esthétique qui peut naître à partir des tableaux de Christophe Cartier n’est profond que dans la mesure où ils nous atteignent dans tout ce qui nous constitue.

Il faut prendre le temps de s’immerger en eux: non pas l’immédiateté d’une impression, mais la confrontation de l’oeuvre avec tout ce que nous sommes, nourri par notre passé, ce passé qui donne une densité à notre être et une pénétration à notre regard.

MUSÉE PAUL DELOUVRIER
12, clos de la Cathédrale, 91000 Evry. Tél. : 01 60 75 02 71.
Vernissage le samedi 6 octobre à 15h30.
Tarifs : Plein 3€; Réduit : 1,50€.
Ouvertures : Vendredi de 14h à 17h30 et les samedi-dimanche de 14h à 18h.