juil 282008
 

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de la floraison spectaculaire tant par la vue que par l’odorat de mes typhoniums (Typhonium venosum).
L’été étant maintenant bien installé, les fleurs se sont aussitôt évanouies, laissant quelques graines que je laisse se répandre dans la jardinière et les feuilles sont apparues, prenant très vite une ampleur toute exotique. Avec leurs nombreux lobes et leur forme si particulière, elles ne passent pas inaperçues ! Voici aujourd’hui les monstres…Elles occupent une surface au sol d’un bon 1/2 m2, une hauteur de presqu’un mètre, des tuteurages étant nécessaires pour les soutenir et éviter qu’elles ne s’affalent trop sur les plantes voisines.
La chaleur ne les dérange pas tant que les arrosages sont réguliers. Il ne faudrait toutefois pas que les fortes températures durent trop longtemps avec un temps très sec, car ces belles Aracées sont sensibles aux araignées rouges, qui peuvent envahir le feuillage en un rien de temps et le faire se dessécher lamentablement. Et alors pas grand chose à faire, hormis des douches répétées (pas pratiques sur un balcon, car les voisins sont aussi douchés à l’occasion). Pour aujourd’hui, le problème semble écarté, car l’orage se déchaîne sur Paris et les vannes sont ouvertes…
Hormis cette petite sensibilité aux araignées rouges, ce sont des plantes très robustes, qui ne demandent pas de soin particulier, ni d’apports répétés d’engrais (une dose d’engrais, riche en potasse et phosphore sans trop d’azote, au moment du rempotage suffit pour la belle saison).Il faut toutefois les installer dans un endroit pas trop venté, car les fortes rafales peuvent abîmer leur beau feuillage largement déployé. Et les tiges ne sont pas vraiment solides. À Paris, ces plantes résistent à tous les hivers depuis 10 ans maintenant, sans protection autre que le terreau qui recouvre les cormes. Certainement une des Aracées exotiques parmi les plus faciles à cultiver en pot, exotisme garanti !
Bon j’arrête mon bavardage, les rafales se déchaînent dehors, la pluie aussi et les éclairs semblent se rapprocher. Pause orage !

juil 282008
 
Est-ce que vous vous souvenez des petites minimottes de Begonia Fragrance ‘Apple Blossom’ de Jardin Express dont je vous avais montré la plantation dans une suspension en forme de demi lune en mai dernier ?Photo prise le 11 mai dernier.
Et bien les trois petits plants à peine plus gros qu’un pouce sont devenues de superbes plantes, couvertes de grosses fleurs doubles.
Démonstration en photo, prise hier dimanche après midi, soit deux mois et 16 jours après.Superbes, non ? Et vous n’avez pas le parfum de rose ancienne…
juil 272008
 

L’été n’en est encore qu’à ces débuts, mais les premières récoltes de graines de fleurs d’été commencent.
Aujourd’hui, j’ai recueilli les premières graines de mes belles-de-nuit (Mirabilis longiflora) qui ont déjà beaucoup fleuri, embaumant le balcon et l’appartement en fin de journée et dans la soirée. Une belle petite récolte, mais ce n’est que le début, il y en a quatre à cinq fois plus qui doivent encore mûrir. Et les fleurs continuent encore à s’ouvrir, la récolte n’est donc pas fini.Les graines sont curieuses : ovales comme des minuscules grenades, assez grosses, tigrées, elles ont un petit côté animal, insecte. Pour un peu, on s’attenderait à les voir bouger, sortant des petites pattes. Il n’ en est rien, elles se contentent de tomber de leur gangue de bractées, poisseuses en diable. J’avais les doigts tous collants ce matin quand je les ai extirpées de leur protection naturelle. De la vraie poisse et tenace avec ça, j’ai du me laver deux fois les mains avec du liquide à vaisselle.
Ce ne sont pas les seules graines qui arrivent à maturité sur le balcon. Il y a déjà longtemps que le pied de Saruma henryi sème à tout vent ses petites graines brillantes comme de la limaille. Le coeur-de-Marie grimpant (Dicentra scandens) a des petites gousses, mais elles sont encore vertes. Les impatiens font aussi des petits fruits, qui éclatent aussitôt mûrs. Il y a encore deux mois d’été, la saison des graines ne fait que commencer !

juil 252008
 

Après l’impatiens, une autre petite plante d’ombre ou de coins peu ensoleillés : le bacopa.Cette espèce vivace mais gélive a un port très étalé ou retombant, avec des tiges assez souples qui portent des petites feuilles en forme de coeur duveteuses. Les petites fleurs étoilées blanches, bleues ou roses, apparaissent le long des tiges et se renouvellent pendant toute la belle saison. Discrètes, charmantes.
Très utilisé en suspension, notamment dans les paniers fleuris si chers aux jardiniers anglais, le bacopa (Sutera cordata) pousse en compagnie des bégonias, des impatiens, des petits lierres, de la lysimaque retombante dorée (Lysimachia nummularia ‘Aurea’ ou ‘Goldilocks’).
Peu frileux, il ne supporte pas les étés caniculaires, trop chauds et secs. Son feuillage prend alors un vilain aspect et se dessèche, se crispe, la floraison se ralentit et devient sporadique. Les étés plus humides et frais lui conviennent davantage, sa croissance étant alors plus généreuse. En 2003, mes bacopas ont rendu l’âme en juillet. L’an dernier, ils sont restés superbes tout l’été… Et moi je me suis étiolé comme une endive, le soleil ayant fuit Paris.Sinon, il leur faut un bon terreau pour géranium, maintenu toujours frais (pas de coup de sécheresse, le bacopa déteste, comme l’humidité stagnante !). Des apports réguliers d’engrais fleuris pour géraniums ou tomates stimulent la floraison, qui a tendance à se faire de plus en plus aux extrémités des rameaux qui n’en finissent pas de s’allonger. Quelques pincements de temps à autre permettent d’obtenir des cascades plus ramifiées et davantage fleuries.
Dernier point important : le bacopa est vite étouffé par des plantes vigoureuses. Si c’était le cas, pensez à le dégager et lui donner suffisamment de lumière.

juil 242008
 

Comment les fleurs d’été cultivées en pots, jardinières ou suspensions passent elles l’été ?
Une question à laquelle je vais tenter d’apporter quelques réponses tout au long des semaines à venir, en commençant aujourd’hui par l’impatiens (Impatiens Walleriana-hybrides).Une des valeurs sûres pour les coins ombragés, ne recevant tout au plus que quelques heures de soleil le matin, l’impatiens n’a que deux ennemis pendant la belle saison : la chaleur excessive qui s’accompagne d’attaques d’araignées rouges et un sol trop détrempé ou trop sec.
C’est en effet la fleur du ni trop, ni pas assez… Trop d’eau au niveau des racines et ces dernières pourrissent entraînant le flétrissement du pied comme si justement il avait manqué d’eau. Un oubli d’arrosage et c’est en effet toute la plante qui se fane très vite, pour reprendre un bel aspect si l’oubli ne s’est pas trop prolongé.
Quand à la chaleur sèche, ce n’est vraiment pas le temps de ces fleurettes généreuses. Très sensibles aux attaques d’araignées rouges, elles sont vite envahies par ces parasites piqueurs-suceurs. Quand cela se produit, il est préférable de rabattre une bonne partie du feuillage et de le doucher plusieurs jours de suite. Inutile de traiter avec des produits chimiques, en général ils ont pour effet de griller le feuillage tout autant que les acariens tenaces.
L’an dernier, avec l’été frais et souvent arrosé, les impatiens ont été superbes. Il y a deux et trois ans, la chaleur extrême de l’été les a malmenées, sur mon balcon je les ai même arraché fin juillet, car je ne pouvais venir à bout des araignées rouges.
Cette année la chaleur n’a pas encore été excessive tout du moins dans la moitié Nord de la France. Seulement quelques chaudes journées, des nuits souvent fraîches, il en faut plus pour gêner ces « dames », surtout si elles sont installées dans une cour ou sur un balcon ombragés. À suivre…

juil 192008
 

Les plectranthus n’ont jamais été à la mode et pourtant leur qualités sont nombreuses.
Excellentes plantes d’intérieur lumineux, superbes en pots ou jardinières pendant la belle saison sur un balcon ou une terrasse avec quelques heures de soleil, ces plantes originaires d’Afrique du Sud offrent un feuillage décoratif, une floraison élégante et parfois un feuillage très aromatique.
Plectranthus fruticosus, presqu’un arbuste aux immenses grappes de fleurs violacées.Plectranthus ciliatus ‘Silver Knight’, un géant au feuillage panaché, pour très, très grosse potée.Plectranthus coleoides ‘Variegatus’, qui ressemble beaucoup au précédent, mais avec des feuilles plus petites. Mais tout aussi vigoureux, parfait en grande suspension.
Plectranthus marginatus ‘Niko’ aux feuilles gaufrées, vert sur le dessus, pourpre au revers, tout autant vigoureux.
Mon plectranthus inconnu, trouvé au Troc Vert de Montreuil il y a déjà quelques années et qui a résisté à tous les hivers parisiens depuis 4 ans, avec son joli feuillage vernissé brillant, ses longues tiges qui grimpent ou retombent.Et il en existe encore bien d’autres, à découvrir au hasard des arrivages, pas toujours bien étiquetés…
En plus ils se multiplient tous facilement par bouturage. Le moindre bout de tige fait vite des racines dans un verre d’eau. Un jeu d’enfant. Alors adoptez les plectranthus, ils vous le rendront !