mai 312008
 

La gamme des plantes pour les potées d’été s’enrichit de nouvelles variétés chaque année, mais nos fenêtres, nos balcons et nos terrasses s’ornent presque toujours des mêmes plantes.
Géraniums, pétunias, gazanias et sauges pour le plein soleil; petits bégonias à massifs, impatiens et fuchsias pour les endroits ombragés. Et pourtant, ce ne sont pas les espèces qui manquent parmi les plantes vivaces ou annuelles pour décorer ces minis jardins entre terre et ciel. Comme le Saruma dont je vous ai déjà parlé.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une misère extraordinaire : Gibasis geniculata (à gauche sur la photo, en compagnie d’un plectranthus panaché).
Feuillage vert foncé et brillant, petites feuilles ovales et pointues, tiges grêles et innombrables petites fleurs blanches : rien de spectaculaire, mais une grace infinie associée à une excellente vigueur.
Si vous allez dans une jardinerie, vous la trouverez dans le rayon des plantes d’intérieur, le plus souvent proposée en suspension. C’est une excellente plante d’intérieur, mais aussi d’extérieur ! Je la cultive sur mon balcon depuis que je suis revenu vivre dans Paris, cela fait déjà dix ans. Et bien elle a supporté la plupart des hivers, même sans protection. Son feuillage disparaît si les gelées sont un peu fortes, mais elle repousse souvent au printemps, plus ou moins tôt selon la rigueur de la mauvaise saison. Et sa croissance rapide lui permet de reformer une belle touffe, jamais trop encombrante, dans une jardinière ou dans une suspension.Il faut l’installer à l’ombre ou à la mi ombre, car elle n’aime pas le chaud soleil du midi. Seules ou en compagnie de bégonias, d’impatiens, de fuchsias ou de plantes vivaces rustiques aimant l’ombre comme les hostas ou les fougères.
Comme toute les misères, elle se bouture facilement, dans l’eau ou même directement dans du terreau, le printemps et l’été étant les meilleures périodes pour cette opération.
De toutes les misères les plus fréquemment proposées, c’est certainement la plus florifère que je connaisse. Elle se couvre en permanence de petites fleurs simples blanc pur, si fine que l’on dirait du gypsophile. Je ne m’en lasse pas…

mai 292008
 

Ciel gris très couvert, le plafond nuageux est bas sur Paris, la météo nous annonce encore une journée arrosée. Mais un petit bonheur matinal m’attendait sur le balcon : un bouquet de trois grosses fleurs de l’Impatiens sodenii subsp. sodenii dont je vous ai parlé en début de semaine.Trois petits sourires bien sympathiques. Allez, le ciel est gris, mais c’est le printemps !

mai 282008
 

Achetée lors des journées des plantes de Courson (91) à la pépinière Fleurs du Sud (82), mon jeune pied d’ Impatiens sodenii subsp. sodenii vient d’épanouir ses deux premières fleurs. Superbes, bien larges, blanc pur maculé de rouge cerise au coeur avec une pointe de vert fluo. Je l’appelle mon impatiens clown, un surnom que lui avait donné Arnaud Maurières quand il avait sa pépinière de plantes exotiques, le Domaine de la Bellongue, bien avant de devenir le célèbre paysagiste que l’on connait aujourd’hui.
Cette espèce robuste peut atteindre un bon mètre d’envergure quand on la plante dans une grande jardinière. Elle demande une exposition ensoleillée. Sur mon balcon, elle reçoit le soleil juqu’à 11 h du matin. Une culture très différente de celle appliquée aux hybrides d’impatiens les plus courants, qui semblent à côté bien fragiles. Et en hiver, il suffit de la placer dans une pièce bien ensoleillée pour la voir fleurir sans arrêt. C’est ce que je n’ai pas fait l’an dernier, les gelées ont été fatales à mon beau pied… Cette année, je vais être plus prévoyant.

mai 252008
 

Grosse matinée de jardinage sur mon balcon pour terminer enfin les plantations et tout mettre à sa place. Mais quel chantier ! Il faut monter le terreau, les sacs d’engrais, les nouvelles soucoupes et les pots, rempoter d’un côté et installer de l’autre…La place est comptée, au début il a fallu jongler entre les pots et les sacs, puis petit à petit la situation s’est éclaircie. Avec de temps en temps des passages d’Iris la chatte, qui trouve très drôle de passer d’une pièce à l’autre par le balcon en mettant ses « papattes » bien blanches dans le terreau et la poussière. Histoire d’en rapporter un peu plus sur la moquette et le parquet. GRRR !
Et oui, le jardinage est déjà pénible car il faut faire attention de ne pas envoyer du terreau partout, mais pour le jardinier de ville, la corvée de nettoyage qui suit une séance de rempotages et de plantations n’a rien d’amusant. Descendre les pots vides et les sacs de terreau non utilisés, jeter les sacs poubelles gonflés à bloc, balayer sur le balcon (en luttant contre les coups de vent qui annonçaient l’orage), passer l’aspirateur dans tout l’appartement transformé un temps en champ de bataille, terminer par un arrosage général du balcon sans faire déborder les soucoupes. J’ai mérité ma sieste !

Et voici le résultat, tout est en place pour pousser, pousser, pousser. Sous l’oeil intéressé d’Iris la chatte, inspectrice des travaux finis.
mai 152008
 

Après ces journées chaudes, les plantes sur mon balcon ont poussé à vue d’oeil. Deux boutons floraux de Typhonium venosum, une Aracée étrange, sont maintenant bien sortis.
Encore quelques jours je pense et la curieuse inflorescence tachetée et poilue sera fièrement dressée dans la jardinière. Et ce sera 24 heures de puanteur !
Et oui, ces plantes sont pollinisées par les mouches. Elles dégagent une odeur pestilentielle pour les attirer, odeur qui ne dure pas heureusement pour moi et mes voisins (sacrée surprise quand ils vont ouvrir leur fenêtre). Un ami jardinier a un jour bien défini cet arôme terrible : « l’odeur d’une couche de bébé usagée, oubliée sur la plage arrière de la voiture en plein soleil ».
Quelle idée me direz-vous d’installer ces plantes démoniaques sur un balcon ? Et bien, la réponse je vous la montrerai dans quelques jours, quand les spathes seront bien ouvertes. À suivre…

mai 112008
 

Avec ce temps splendide, il est grand temps d’installer les fleurs d’été dans les potées et les jardinières. Après deux fêtes des plantes et mon périple à la recherche du bégonia perdu, j’ai réussi à réunir tout ce qu’il me fallait pour effectuer mes plantations. Levé de très bon matin (tombé du lit en fait), je me suis donc lancé dans les rempotages, petits ou grands. Un travail de Romain, sans parler du nettoyage ensuite sur le balcon et dans l’appartement.

J’ai installé les 3 prestimottes de Begonia Fragrance ‘Apple Blossom’, une variété de bégonia tubéreux à fleurs très doubles et surtout très parfumées. Une exclusivité Jardin Express, reçue en parfait état. Les plants sont superbes, sains et déjà bien poussés pour des très jeunes plants. Aussitôt reçus, aussitôt plantés, dans la fameuse et couteuse suspension demi lune !
Je me suis aussi attardé sur les semis spontanés de l’impatiens à fleurs bleues (Impatiens namchabarwensis). Le pied mère acheté au printemps dernier lors des Journées des plantes de Courson n’a pas résisté aux gelées hivernales, mais il s’est abondamment ressemé dans sa suspension. Dès les gelées terminées, les graines ont vite germé, avec celles de l’impatiens de Balfour (Impatiens balfouri) qui devient un peu trop envahissante à mon goût. J’ai pu compléter mes jardinières et potées avec quelques beaux pieds, tout en préparant une petite douzaine de godets de jeunes plants que j’amènerai au Troc Vert de Montreuil-sous-Bois dimanche 18 mai.
Il devrait y avoir des amateurs pour cette superbe impatiens, mérite de Courson 2007 et surtout très florifère et facile à cultiver. Voici une photo prise l’an dernier… Superbe non ?

En regardant de plus près mes grandes jardinières de plantes vivaces, j’ai arraché de nombreux pieds de l’impatiens de Balfour, qui s’est ressemée partout, mais vraiment partout, une vraie peste. Mais une bien jolie peste !
Une surprise aussi, j’avais oublié d’arracher un tubercule de bégonia à l’automne dernier dans une des grandes jardinières. Et bien il a résisté au froid et à l’humidité hivernales et il est déjà bien poussé !
Mon jardinage n’est pas encore fini. Je suis en manque de terreau et je n’en ai pas trouvé dans le quartier. Je vais donc attendre un peu pour terminer mes plantations le temps de renflouer mon stock de terreau en porspectant plus loin. La semaine prochaine, cela devrait être bon. Et vous, avez-vous bien jardiné pendant ces premiers jours de très grand week-end ?