août 172008
 

Malgré la météo passablement fraîche pour le coeur de l’été, les floraisons se poursuivent sur mon balcon. Petit inventaire photographié ce week-end.
Les bégonias sont de plus en plus beaux, la fraîcheur ne leur posant pas de problème, bien au contraire. Pleine floraison pour la potée de Begonia Aromantics. Bouquet flamboyant pour le Begonia Dragon Wing.Et encore plus d’opulence pour la suspension de Begonia Fragrance ‘Apple Blossom’, feuilles sur le dessus, fleurs en cascade de tous les côtés.Grosses fleurs de l’Impatiens sodenii subsp. sodenii. Un peu plus de soleil lui serait nécessaire pour fleurir davantage…Seconde fleur pour mon hibiscus (Hibiscus coccineus ‘Alba’), tournée vers l’appartement cette fois-ci. J’ai pu en profiter tout à loisir. Il faut dire que cette fleur est de belle taille !Et l’hosta (Hosta plantaginea ‘Grandiflora’), toujours aussi parfumé !

juil 252008
 

Après l’impatiens, une autre petite plante d’ombre ou de coins peu ensoleillés : le bacopa.Cette espèce vivace mais gélive a un port très étalé ou retombant, avec des tiges assez souples qui portent des petites feuilles en forme de coeur duveteuses. Les petites fleurs étoilées blanches, bleues ou roses, apparaissent le long des tiges et se renouvellent pendant toute la belle saison. Discrètes, charmantes.
Très utilisé en suspension, notamment dans les paniers fleuris si chers aux jardiniers anglais, le bacopa (Sutera cordata) pousse en compagnie des bégonias, des impatiens, des petits lierres, de la lysimaque retombante dorée (Lysimachia nummularia ‘Aurea’ ou ‘Goldilocks’).
Peu frileux, il ne supporte pas les étés caniculaires, trop chauds et secs. Son feuillage prend alors un vilain aspect et se dessèche, se crispe, la floraison se ralentit et devient sporadique. Les étés plus humides et frais lui conviennent davantage, sa croissance étant alors plus généreuse. En 2003, mes bacopas ont rendu l’âme en juillet. L’an dernier, ils sont restés superbes tout l’été… Et moi je me suis étiolé comme une endive, le soleil ayant fuit Paris.Sinon, il leur faut un bon terreau pour géranium, maintenu toujours frais (pas de coup de sécheresse, le bacopa déteste, comme l’humidité stagnante !). Des apports réguliers d’engrais fleuris pour géraniums ou tomates stimulent la floraison, qui a tendance à se faire de plus en plus aux extrémités des rameaux qui n’en finissent pas de s’allonger. Quelques pincements de temps à autre permettent d’obtenir des cascades plus ramifiées et davantage fleuries.
Dernier point important : le bacopa est vite étouffé par des plantes vigoureuses. Si c’était le cas, pensez à le dégager et lui donner suffisamment de lumière.

juil 112008
 

Les nuages se sont donnés rendez-vous ce matin dans le ciel parisien et francilien. Grisaille et temps couvert au programme, la météo du week-end est plutôt à la pluie.
Certaines fleurs apprécient ce temps frais mais pas froid, d’autres refusent obstinément d’ouvrir leurs corolles…
Les pourpiers sont tous fripés,Les gazanias boudent et font le moue,Les ipomées cachent leurs trompettes,Mais les impatiens sont toute pimpantes,Et les bégonias s’en donnent à coeur joie !Bon week-end, avec ou sans soleil…

juin 282008
 

Hier au soir, je vous parlais de mes minimottes de bégonias, qui ont poussé à vue d’oeil. Et bien tout a suivi sur le balcon, certaines plantes prenant déjà des proportions imposantes.
Les belles-de-nuit ont plus que dépassé la rambarde.
La première fleur s’est même ouverte hier au soir, la toute première. En ce penchant fortement sur la rue…Sinon voici ces dames de la nuit le 7 juin dernier, impressionnante la différence, non ?Je vous avais parlé de mes Typhoniums quand ils fleurissaient et puaient. C’était le 18 mai dernier, ils n’avaient alors pas une feuille. Et les voici aujourd’hui, gigantesques !Je vous présentais il y a peu mon Streptolirion et je vous relatais mon désir de le voir grimper le long de la gouttière jusqu’au toit. Il est déjà à mi-chemin…

mai 312008
 

La gamme des plantes pour les potées d’été s’enrichit de nouvelles variétés chaque année, mais nos fenêtres, nos balcons et nos terrasses s’ornent presque toujours des mêmes plantes.
Géraniums, pétunias, gazanias et sauges pour le plein soleil; petits bégonias à massifs, impatiens et fuchsias pour les endroits ombragés. Et pourtant, ce ne sont pas les espèces qui manquent parmi les plantes vivaces ou annuelles pour décorer ces minis jardins entre terre et ciel. Comme le Saruma dont je vous ai déjà parlé.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une misère extraordinaire : Gibasis geniculata (à gauche sur la photo, en compagnie d’un plectranthus panaché).
Feuillage vert foncé et brillant, petites feuilles ovales et pointues, tiges grêles et innombrables petites fleurs blanches : rien de spectaculaire, mais une grace infinie associée à une excellente vigueur.
Si vous allez dans une jardinerie, vous la trouverez dans le rayon des plantes d’intérieur, le plus souvent proposée en suspension. C’est une excellente plante d’intérieur, mais aussi d’extérieur ! Je la cultive sur mon balcon depuis que je suis revenu vivre dans Paris, cela fait déjà dix ans. Et bien elle a supporté la plupart des hivers, même sans protection. Son feuillage disparaît si les gelées sont un peu fortes, mais elle repousse souvent au printemps, plus ou moins tôt selon la rigueur de la mauvaise saison. Et sa croissance rapide lui permet de reformer une belle touffe, jamais trop encombrante, dans une jardinière ou dans une suspension.Il faut l’installer à l’ombre ou à la mi ombre, car elle n’aime pas le chaud soleil du midi. Seules ou en compagnie de bégonias, d’impatiens, de fuchsias ou de plantes vivaces rustiques aimant l’ombre comme les hostas ou les fougères.
Comme toute les misères, elle se bouture facilement, dans l’eau ou même directement dans du terreau, le printemps et l’été étant les meilleures périodes pour cette opération.
De toutes les misères les plus fréquemment proposées, c’est certainement la plus florifère que je connaisse. Elle se couvre en permanence de petites fleurs simples blanc pur, si fine que l’on dirait du gypsophile. Je ne m’en lasse pas…