jan 052012
 

Après une année 2010 particulièrement fraîche en France métropolitaine (la plus froide de ces deux dernières décennies à égalité avec 1996), l’année 2011 se révèle être l’année la plus chaude que l’Hexagone ait connue depuis 1900.

Avec une température moyenne annuelle dépassant de 1,5 °C la normale*, l’année 2011 détrône ainsi l’année 2003 qui détenait le précédent record** avec un écart de température de +1,3 °C. Le printemps et l’automne remarquablement chauds ont largement contribué à faire de l’année 2011 une année exceptionnellement chaude. En effet, le printemps 2011 se positionne au premier rang des printemps les plus chauds** et l’automne 2011 au second rang des automnes les plus chauds**.

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Par ailleurs, tous les mois de l’année 2011 ont été plus chauds que la normale*, à l’exception notable de juillet 2011 qui, avec une température moyenne inférieure de 1,3°C à la normale*, a été le mois de juillet le plus frais de ces trente dernières années.

A la faveur d’un printemps exceptionnellement sec (le plus sec depuis au moins 1959), mais aussi d’un automne bien sec, 2011 compte parmi les années les plus sèches que la France ait connues au cours des cinquante dernières années. Cumulée sur l’ensemble du pays, la quantité d’eau recueillie en 2011 se situe sensiblement en-dessous de la normale* annuelle avec un cumul de pluie déficitaire d’environ 17%. Par ailleurs, ce diagnostic global masque certaines disparités géographiques. En effet, si les précipitations ont été très inférieures à la normale sur la quasi-totalité du pays (en particulier sur le quart Sud-Ouest de la France où les déficits atteignent 40%), les régions méditerranéennes ont recueilli une quantité d’eau proche ou supérieure à la normale*. Ces régions ont ainsi connu plusieurs épisodes méditerranéens de fortes précipitations en mars, octobre et novembre 2011.

Grâce à des conditions printanières exceptionnelles mais aussi à l’automne très ensoleillé, les durées d’ensoleillement cumulées sur l’année s’avèrent sensiblement supérieures à la moyenne*** sur la majeure partie de l’Hexagone, avec toutefois un ensoleillement moins remarquable sur les régions méditerranéennes.

Plusieurs événements météorologiques remarquables ont jalonné cette année 2011 : le printemps exceptionnellement chaud et sec, un mois de juillet remarquablement frais et pluvieux, un épisode de chaleur remarquable fin septembre début octobre, des épisodes méditerranéens de fortes pluies à l’automne entraînant de graves inondations dans le Sud-Est de la France et une importante tempête hivernale à la mi-décembre.

(Sources : Météo France)
* moyenne de référence 1971-2000
** depuis 1900
*** moyenne de référence 1991-2000

mar 052011
 

L’hiver « météorologique » 2010-2011, qui recouvre les mois de décembre, janvier et février, s’est révélé plutôt frais en France métropolitaine, avec une pluviométrie sensiblement déficitaire et un ensoleillement variable.

Les températures moyennes mensuelles ont été très basses en décembre avec une anomalie de -3°C par rapport à la normale. En janvier, elles ont été très légèrement au-dessus de la normale (+0,3°C). La douceur a été plus marquée en février avec une température moyenne de 1,2°C au-dessus de la normale. Sur l’ensemble de l’hiver, la température moyenne sur la France demeure inférieure à la normale avec une anomalie de -0,6°C.

La pluviométrie observée au cours de cet hiver s’est montrée déficitaire sur la plus grande partie du pays. Les déficits les plus marqués ont été observés des Pyrénées à l’Auvergne et au nord des Alpes avec des cumuls parfois inférieurs à la moitié de la normale, ainsi que de la Bretagne au Nord. A l’inverse, les précipitations ont été supérieures à la normale sur les Cévennes, en Champagne, en Alsace et sur la Côte d’Azur.

L’ensoleillement a présenté un déficit sur un large quart nord-est et sur l’extrême sud-est. Les durées d’insolation ont été plus proches de la moyenne ailleurs, avec un léger excédent de l’Aquitaine au Massif central.

Évènements marquants de l’hiver 2010-2011
Décembre exceptionnellement froid …
Avec une température moyenne inférieure de 3,0 °C à la moyenne de référence 1971-2000, décembre 2010 est le mois de décembre le plus froid de ces quarante dernières années, devançant décembre 1970 (-2,6 °C) et décembre 1975 (-2,4 °C). Le mois a été ponctué de trois épisodes froids accompagnés de chutes de neige fréquentes et parfois abondantes. Les températures déjà très basses fin novembre le sont restées les premiers jours de décembre, descendant localement jusque vers -10 °C sur la moitié nord du pays. Après un bref radoucissement autour du 7, le froid s’est ensuite installé pour une dizaine de jours avec des températures atteignant -15 °C à -16 °C en fin de période sur certaines régions. Après un nouveau et bref radoucissement autour du 22, le froid a fait son retour pour Noël. Le 26 décembre, des températures autour de -18 °C ont ainsi été relevées dans le Nord-Est.

… et neigeux :
Ces épisodes froids ayant été accompagnés d’un temps assez perturbé, les chutes de neige ont été particulièrement fréquentes et la neige a souvent tenu au sol. De telles conditions neigeuses en décembre n’avaient pas été observées depuis trente ans au moins sur de nombreuses régions, notamment en Ile-de-France. A Paris-Montsouris, il a neigé quatorze jours durant le mois et une couche de neige de plus de 1 cm a été observée à seize reprises, l’épaisseur de neige au sol atteignant même 12 cm le 8 décembre. Ces valeurs constituent toutes les trois des records pour un mois de décembre à la station de Paris-Montsouris, sur la période 1980-2010.
(Source : Météo-France)

Tous les bilans climatiques de Météo-France, 2001 à 2011

jan 162011
 

Avec une température annuelle inférieure de 0,3 °C à la moyenne de référence 1971-2000, l’année 2010 se positionne en France métropolitaine comme la plus fraîche de ces deux dernières décennies, avec 1996 (Source : Météo France).

Pour trouver une année plus froide, il faut remonter en 1987 avec une température moyenne inférieure de 0,5 °C à la normale. Ces températures basses ont d’ailleurs concerné l’ensemble de l’Europe du Nord. Mais la France n’est pas un pays comme les autres, car le diagnostic est très différent à l’échelle planétaire. En effet, la température moyenne globale de l’année 2010, terres et océans compris, s’annonce comme l’une des plus chaudes des 130 dernières années (communiqué de presse de l’Organisation Météorologique Mondiale concernant l’année 2010).

Température annuelle en France depuis 1900

Source : Météo France

Cumulée sur l’ensemble du pays, la quantité d’eau recueillie en 2010 a été légèrement déficitaire. Mais ce diagnostic global masque certaines disparités : les précipitations ont été inférieures à la normale sur presque toute la moitié ouest du pays ainsi que sur le nord des Alpes et le Jura. A l’inverse, elles ont été excédentaires sur l’Alsace, le sud de la Bourgogne, l’Auvergne, l’est du Languedoc, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse.

Les durées d’ensoleillement cumulées sur l’année ont été proches de la moyenne sur la moitié est du pays, et généralement supérieures à la moyenne sur la moitié ouest.

Plusieurs événements météorologiques remarquables ont jalonné cette année 2010 :
– de très fréquentes chutes de neige durant l’hiver 2009-2010,
– la tempête Xynthia les 27 et 28 février accompagnée de surcotes exceptionnelles entraînant de graves inondations,
– plusieurs épisodes pluvieux remarquables notamment le 15 juin sur le Var puis les 6 et 7 septembre sur le Languedoc et la Provence.
– dans les Territoires d’Outre-Mer, deux cyclones ont affecté la Polynésie française : Oli du 1er au 6 février sur les îles de la Société et les îles Australes puis Tomas les 14 et 15 mars sur Futuna.

Le bilan complet de l’année 2010 par Météo France