jan 272012
 

Carte des forêts privées et publiques d'Île-de-France (2003)

À l’issue de la conférence-débat organisée hier à l’Assemblée nationale par l’Office National des Forêts sur les enjeux et perspectives pour les forêts domaniales périurbaines d’Île-de-France, Hervé Gaymard, président du conseil d’administration, Pascal Viné, directeur général et François Bland, directeur territorial pour l’Île-de-France et Nord-Ouest, ont exposé la nouvelle feuille de route pour les forêts domaniales d’Ile-de-France.

En Ile-de-France, l’Office National des Forêts assure la gestion de 50 forêts domaniales qui couvrent 72 500 hectares, soit 6 % de la surface de la région. Ce sont de grands massifs prestigieux, pour la plupart hérités des forêts royales.

 

Sur ces massifs, la gestion des forêts repose sur un principe de multifonctionnalité, qui consiste à simultanément préserver la biodiversité, accueillir le public et assurer une production de bois. La multifonctionnalité constitue le socle sur lequel s’appuie la démarche de développement durable des forêts publiques. Il s’agit d’une démarche exigeante, complexe, et qui fonde l’action au quotidien de l’ONF.

Plaquette "Les forêts domaniales d’Ile de France, un atout pour le territoire"

En zone périurbaine, les attentes des habitants, parfois inquiets de voir le paysage changer, conduisent l’ONF à renforcer les dispositifs de gouvernance, afin de mieux adapter ses techniques forestières aux enjeux spécifiques de ces territoires. La gestion forestière de l’Office National des Forêts se doit en effet d’être exemplaire et en lien permanent avec les attentes et les évolutions de notre société.

Hervé Gaymard, président de l'Office national des forêts

Lors de la conférence organisée à l’initiative du président du conseil d’administration de l’ONF, Hervé Gaymard, à l’Assemblée nationale le 25 janvier 2012 sur les forêts domaniales périurbaines d’Ile-de-France (à laquelle j’ai eu le plaisir d’être invité), l’Office National des Forêts a décidé de lancer un plan d’action destiné à améliorer le dialogue entre forestiers et usagers de ces forêts remarquables.

Il conduira à l’élaboration d’une charte pour la gestion des forêts domaniales périurbaines.
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jan 122012
 

Pour la première fois, la démarche d’élaboration d’une Liste rouge régionale des espèces menacées de disparition a été appliquée à la flore vasculaire d’Île-de-France, selon les critères définis par le standard international de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Cet état des lieux met en évidence l’appauvrissement et la banalisation de la flore francilienne.

L’ensemble de la flore vasculaire (Ptéridophytes et Spermaphytes) francilienne a été analysée par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), service scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), appuyé par un groupe d’experts régionaux, et avec le soutien de la Région Île-de-France. C’est ainsi 1 537 espèces indigènes de fougères et de plantes à fleurs d’Île-de-France qui ont été passées au crible des critères de l’UICN !

Publiée en partenariat avec Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, cette Liste rouge régionale de la flore vasculaire d’Île-de-France a permis d’établir que 85 espèces végétales (6 %) semblent avoir disparu de la région depuis le XVIIIe siècle et 400 autres (26 %) sont aujourd’hui menacées. Parmi celles-ci, 128 courent un risque majeur d’extinction (8 %) dans les prochaines années.

La destruction et la dégradation des habitats naturels représentent la principale cause de régression des espèces végétales. L’urbanisation et les changements de pratiques agricoles sont responsables de la disparition progressive de nombreuses espèces comme l’Adonis d’automne, petite plante compagne des cultures, classée en « danger critique d’extinction ». La Sabline sétacée, classée quant à elle « en danger », a vu ses effectifs décliner dans de nombreuses régions. L’Île-de-France accueille plusieurs des dernières stations françaises de cette petite Caryophyllacée blanche (famille des oeillets).

Pour enrayer ce phénomène, des actions de conservation et de gestion des milieux naturels sont mises en œuvre en Île-de-France depuis plusieurs années. Certaines espèces à forte valeur patrimoniale, comme le flûteau nageant ou les messicoles bénéficient d’un plan national d’actions pour assurer leur sauvegarde. Cependant, beaucoup reste encore à faire pour préserver ce patrimoine naturel commun.

déc 232011
 

La biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national : encourageons le développement du vivant en modifiant nos pratiques !

Les troisièmes rencontres naturalistes d’Île-de-France ont été l’occasion pour Natureparif de dresser un nouveau bilan de l’état de santé de la biodiversité en Île-de-France, un an après la parution des premiers indicateurs régionaux. Et cette année 2011, plus qu’un état des lieux, c’est la capacité de reconquête du vivant que l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France a souhaité analyser en proposant quelques indicateurs de résilience soigneusement sélectionnés. Cette faculté de la nature à retrouver un fonctionnement et un développement normal après d’importantes perturbations a été explorée à travers de 5 grands groupes d’espèces : les oiseaux, les papillons, les chauves-souris, les escargots et les végétaux.

La situation des oiseaux de la Région se confirme : une régression des effectifs est constatée sur l’ensemble des groupes, exceptées les espèces spécialistes du bâti. Plus inquiétant encore, alors que les effectifs de l’ensemble des espèces observées en France augmentent au niveau national, ceux-ci baissent en Île-de-France.

On s’aperçoit également qu’il est souvent difficile pour la biodiversité de s’approprier le milieu urbain (comme la diminution du parasitisme de la piéride du chou en ville), mais qu’une reconquête de celui-ci par le vivant est possible si nous changeons nos pratiques et laissons faire la nature.

C’est notamment le cas dans les jardins privés, où les données recueillies par les participants de l’Observatoire des jardins ont permis de prouver que plus de naturalité (présence de « mauvaises herbes » et de friches ou d’espaces laissés libres), une offre nectarifère élevée et pas de pesticides, permettaient aux citoyens d’accueillir plus de papillons et d’escargots dans leurs jardins, même au cœur des villes.

Pour finir, les milieux agricoles et forestiers franciliens se montrent moins accueillants pour les oiseaux (plus de la moitié des espèces menacées le sont dans ces deux types de milieux), et les végétaux que ces mêmes milieux au niveau national. En ce qui concerne les chauves-souris, on s’aperçoit ici aussi que les pratiques et le paysage ont beaucoup d’influence : elles se développent mieux dans les boisements constitués d’arbres anciens (quatre fois plus de Noctules de Leisler dans les boisements avec des arbres de plus de 50 cm de diamètre) et sur les parcelles agricoles séparées physiquement par des haies (deux fois plus d’individus).

Cette étude démontre donc que la biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national et met en lumière l’importance de changer notre rapport à la biodiversité et nos pratiques : plus de laisser faire, pour favoriser la résilience et encourager le développement du vivant !

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nov 162011
 

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, et à l’occasion de l’année internationale de la Forêt, Natureparif vous invite à la rencontre animée par Paul-Robert Takacs, conférencier & chargé d’études floristiques à la Ville de Paris, le jeudi 17 novembre, de 18h à 20h.

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nov 162011
 

Hier mardi 15 novembre 2011, le Conseil de Paris a adopté le plan biodiversité de la capitale.

Dans la continuité de sa politique menée depuis 2001 en faveur du développement durable, la Ville de Paris est aujourd’hui l’une des premières grandes métropoles européennes à se doter d’un tel outil.

Trois grands axes d’actions

  • Renforcer les trames verte et bleue dans Paris, en lien avec les grands espaces naturels de la région parisienne. Ces corridors écologiques que représentent les arbres d’alignement, les espaces verts, la Seine, les canaux ou les plans d’eau parisiens sont essentiels au maintien d’une diversité du vivant en ville.
  • Faire de la biodiversité un élément structurant de l’action municipale, que ce soit en matière d’urbanisme, de traitement de l’espace public, de politique des achats ou encore de gestion durable des espaces verts à Paris, de son fleuve et de ses canaux.
  • Sensibiliser les citadins et mobiliser les acteurs du territoire avec la mise en place de l’Observatoire Parisien de la Biodiversité.

Des objectifs concrets pour 2020

  • Créer 7 hectares nouveaux de toitures végétalisées sur l’ensemble du territoire parisien, dont au moins 15 nouveaux jardins en terrasse.
  • Généraliser la présence de réserves d’évolution naturelle à l’ensemble du territoire parisien.
  • Créer 40 nouvelles mares ou milieux humides sur l’ensemble du territoire parisien.
  • Mettre fin à l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse sur l’ensemble du territoire parisien, que ce soit dans les espaces publics relevant de la Ville, ce qui est déjà largement engagé, mais également dans les espaces verts relevant d’autres propriétaires (RFF, AP HP, bailleurs, Etat, etc.).
  • Concourir, avec l’ensemble des acteurs du territoire concernés, à une gestion favorisant la biodiversité de la trame bleue parisienne (Seine et canaux) : réserver une plus grande place aux milieux vivants sur les berges, agir sur la qualité de l’eau.
  • Renforcer les corridors écologiques (trame verte) : pérenniser la place de la nature sur la Petite Ceinture ou encore végétaliser les abords de l’ensemble des équipements sportifs et des cimetières…

 

oct 192011
 

La Mairie de Paris et le Syndicat Intercommunal Funéraire de la Région Parisienne (SIFUREP) ont souhaité s’associer pour organiser un colloque sur le rôle des cimetières dans nos sociétés.

Au-delà de leurs fonctions sociale, mémorielle et historique, les cimetières répondent également à un véritable enjeu urbain et environnemental, comme maillons des trames vertes qui se mettent en place dans les agglomérations.

Au cours de la matinée d’échanges du jeudi 20 octobre 2011, seront notamment abordés les modes de gestion des cimetières, la place du végétal et les nouvelles formes paysagères, la préservation du patrimoine, la conception des nouveaux espaces funéraires, mais aussi la place des cimetières dans la ville d’aujourd’hui avec le développement de nouveaux usages.

Ce colloque s’intègre dans la réflexion que mènent aujourd’hui de nombreuses collectivités pour y développer une gestion et un entretien respectueux de la biodiversité, dans un esprit de développement durable.

Date et lieu de l’événement : Jeudi 20 octobre, de 8h30 à 12h, Espace du Centenaire, Maison de la RATP, 189 rue de Bercy, 75012 Paris.
Personnalités présentes : Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts, Carinne Juste, présidente du SIFUREP, maire de Villetaneuse.