juil 312011
 

TRY, la plus grande base de données sur les caractéristiques des plantes, aussi appelées traits fonctionnels, vient d’entrer en service.

Il a fallu quatre années pour compiler 3 millions de ces données concernant 69 000 des 300 000 espèces de plantes existantes. Une collaboration internationale qui a engagé des scientifiques de 106 laboratoires de recherche dans le monde, dont le CNRS.

Les traits fonctionnels des plantes, c’est-à-dire leurs caractéristiques structurales, physiologiques et reproductives, déterminent la manière dont ces êtres vivants se battent pour avoir accès à leurs ressources, grandissent et affectent leurs écosystèmes.
Connaître ces traits est notamment utile pour déterminer l’influence des végétaux sur les cycles de l’eau et du carbone.
Jusqu’ici, il a été difficile de rassembler des données sur de grands nombres d’espèces de plantes, qui sont utiles pour permettre aux modèles de bien représenter les effets des changements environnementaux (comme le réchauffement climatique) sur les écosystèmes. C’est ce manque que souhaite pallier l’initiative TRY, qui a compilé 93 bases de données.
Les traits fonctionnels ont été classés en 52 groupes qui vont de la hauteur et de la longévité de la plante à la taille de la graine, en passant par le contenu en azote de la feuille ou la porosité du bois.

TRY promet donc d’améliorer la modélisation du “système-Terre” en remettant notamment en cause la manière dont les modèles globaux de végétation classent les plantes en un nombre réduit de grands types, comme, par exemple, les arbres à feuillage persistant. Les premières analyses réalisées à l’aide de la base de données TRY ont montré que la variabilité des traits fonctionnels des plantes était très importante au sein-même de ces types. Les individus d’une même espèce peuvent ainsi montrer des différences significatives entre eux en fonction des contraintes environnementales auxquelles ils sont soumis. D’où la nécessité de construire des types plus précis basés sur des données de terrain, pour que les modèles soient plus fiables et rendent mieux compte de la biodiversité réelle.
(Source : CNRS, En direct des laboratoires)

www.try-db.org

juil 302011
 

Je ne l’avais pas revue depuis sa création en 2009 et j’étais très curieux de découvrir comment les végétaux installés sur cette immense structure en spirale avaient évolué et poussé. C’est époustouflant !

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Inventant une structure nouvelle, feuille géante s’enroulant sur elle-même jusqu’à constituer une grotte secrète, ouverte sur le ciel, Patrick Blanc a voulu développer différents biotopes, par un jeu de pliures, donnant lieu à différentes expositions lumineuses.

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Créant des milieux différents, du plus sombre au plus éclairé, du plus simple au plus complexe, favorisant la présence et la coexistence d’espèces végétales multiples, le botaniste surprend par la grande nouveauté de ce geste plastique.

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Avec une superbe traine de lamiers qui se plaisent beaucoup sur ce grand mur végétal spiralé et qui ont finit par déborder, recouvrant peu à peu le sol autour de l’installation. Continue reading »

juil 292011
 

La vingtième édition du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41) a pour thème : « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse ». Elle donne à voir et parcourir des jardins d’alerte, des jardins du futur, des ateliers de (re)découverte et de reconstruction de notre diversité, des tableaux vivants forces de proposition, de recherche et d’innovation scientifique et artistique. Voici un petit aperçu glané lors de ma visite il y a quelques jours.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Manier avec précaution » par Jeroen Jacobs architecte-paysagiste et Maarten Jacobs, designer, (Pays-bas).
Métaphore des menaces pesant sur la nature, ce jardin fragile est une invitation à manier les plantes avec précaution. Nous devons en prendre soin comme de nous mêmes. Il faut manier la nature avec précaution aujourd’hui pour pouvoir jouir demain d’une biodiversité heureuse.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je suis sûr que vous n’aviez pas pensé à ces surprenants tuteurs pour vos roses trémières…

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Le pollen exubérant » par Yekaterina Yushmanova architecte-paysagiste et Ruth Currey conceptrice paysagiste (États-Unis et Canada).
Pour imaginer l’avenir des jardins, nous nous tournons inévitablement vers leur passé. Ce jardin propose une exploration de l’héritage des jardins anémogames. Le pollen capture l’histoire de chaque plante et de ses ancêtres, puis chevauche le vent et permet de créer des nouvelles combinaisons de vie.

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juin 242011
 

L’Observatoire de la Biodiversité des Jardins lance un grand appel à témoins ! L’année 2011 s’annonce comme une année particulière pour l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins (OBJ) piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’association Noé Conservation. À conditions exceptionnelles, mesures exceptionnelles, l’OBJ compte sur vous !

Les spécialistes des papillons parlent de 2011 comme d’une année vraiment exceptionnelle tant la sécheresse a été intense et longue, sauf peut-être dans le Midi. Ils témoignent d’une situation contrastée : on observe, pour la période, une grande diversité d’espèces mais une faible abondance dans les milieux secs, alors que les papillons semblent plus abondants en milieu forestier. Il est possible que la sécheresse ait un impact négatif, en particulier parce que les plantes nourricières des chenilles seraient moins abondantes. Par ailleurs, plusieurs espèces du début d’été ont déjà éclos alors que subsistent encore de nombreuses espèces printanières expliquant ainsi la diversité des papillons observés. D’autres espèces présumées disparues de certaines régions ont même été découvertes comme le demi-argus en Ile-de-France, et des espèces peu communes sont observées plus fréquemment que les autres années à l’instar de l’azuré des cytises… !

Toutefois, les données transmises au Muséum national d’Histoire naturelle sur les papillons observés dans les jardins ne mettent pas en évidence une diminution des espèces communes par rapport aux périodes précédentes. Les nombres de papillons comptés dans les jardins au début de l’année 2011 sont comparables à ceux du début des années 2006 à 2010.

En revanche, on observe, depuis le lancement de la saison 2011, une participation des observateurs moins importante que les autres années. Cela pourrait traduire le fait qu’effectivement, les papillons sont moins abondants cette année : lorsqu’il y a peu de papillons dans le jardin, il est moins motivant d’observer, ce qui se traduit par une baisse de la participation. Les données qui nous parviennent proviendraient alors des jardins les mieux lotis, où le suivi est motivant, et donneraient une représentation biaisée de la réalité.

Pour en avoir le cœur net, une seule solution : effectuer des observations, y compris dans les jardins pauvres en papillons et transmettre ces données au Muséum national d’Histoire naturelle. Aussi l’OBJ compte fortement sur une mobilisation accrue des observateurs, même si le nombre de papillons rencontrés peut sembler faible. Les données montrant une absence de papillons sont aussi importantes pour comprendre l’évolution des populations que celles montrant une forte abondance !

Quoi qu’il en soit, les conditions actuelles sont remarquables, et méritent des observations continues. En effet, avec le réchauffement climatique, de tels épisodes météorologiques exceptionnels pourraient être plus fréquents, et avoir un impact sur la biodiversité. Les suivis comme l’OBJ sont alors des outils irremplaçables pour comprendre ces effets.

Pour observer les espèces de votre jardin et participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, inscrivez votre jardin et découvrez la démarche à suivre pour le relevé et le comptage via le site Noé Conservation ou sur le site Vigie Nature. Pas besoin d’être spécialiste, de nombreux outils sont en ligne pour vous aider à déterminer l’espèce que vous avez sous les yeux ! À la fin du mois, saisissez vos données en remplissant un formulaire en ligne, elles seront transmises aux scientifiques du Muséum.

juin 072011
 

Je vous avais annoncé cette initiative de végétalisation des potelets anti-stationnement qui s’est déroulée dimanche dernier dans le 2ème arrondissement de Paris, avec un point d’informations et de rencontres près du métro Quatre-Septembre. En sortant de la Maison de la radio après mon émission, je suis donc allé sur les lieux pour découvrir ces potogreens qui m’intriguaient ainsi que Paule Kingleur et les participants. Et voici les photos…

Phacélie, bleuet et matricaire sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Phacélie, bleuet et matricaire sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

 

Quand je suis arrivé sur place, un grand nombre de potelets anti-stationnement avaient déjà été végétalisés. Et un petit groupe s’animait sur la placette près de la bouche du métro Quatre-Septembre.

La préparation des poches à plantes pour Potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

La préparation des poches à plantes pour Potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

J’ai alors fait connaissance avec Paule Kingleur (association Paris Label) qui a initié ce projet de végétalisation originale.

Paule Kingleur (association Paris Label), Potogreen, rue de Choiseul, Paris 2e (75)

Paule Kingleur (association Paris Label), Potogreen, rue de Choiseul, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Qu’est-ce qu’un potogreen ?
Tout simplement un poteau anti-stationnement, paré (couronné) de quatre petits contenants plantés de fleurs sauvages ou cultivées, de légumes ou de plantes aromatiques, mais aussi d’arbres. Les petits pots sont faits avec des boites de lait recyclées et maintenues dans un petit sac en toile de tente recyclée. Ces poches sont fabriquées par l’Atelier d’insertion Emmaüs. Le potelet moche devient un mini jardin urbain suspendu, pris en charge par une personne qui l’adopte et s’engage à le soigner.

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Jeunes plants préparés pour un potogreen, Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Mais les photos de Potogreen sont plus parlantes que des longues phrases, en voici une sélection avec un classement par rue.

Potogreen de la rue de Choiseul

Gazania, némésie et sauge sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75)

Gazania, némésie et sauge sur un Potogreen, rue de Choiseul près du Métro Quatre-Septembre, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

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mai 252011
 

Le Conseil général sort le premier atlas de la faune des Hauts-de-Seine, richement illustré, sur le site www.promenades92.fr. Il recense toutes les espèces animales vivant dans les Hauts-de-Seine (92). Au total, plus de 450 espèces sont présentées.

Où et comment vivent-elles ? Comment sont-elles réparties et quels sont leurs statuts de conservation ?
Voici quelques questions auxquelles le Conseil général a voulu répondre en réalisant cet Atlas de la faune des Hauts-de-Seine.
La biodiversité, bien présente en ville et dans les zones urbanisées, participe à la qualité de vie des habitants. Sa préservation est donc essentielle pour les acteurs du territoire. Cet atlas s’adresse aussi bien au grand public qu’aux professionnels et permet d’améliorer la connaissance des espèces à l’échelle départementale. Cet outil peut aider à la décision, notamment en matière de gestion et de préservation des milieux.
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