juin 182010
 

Dans le cadre de l’année de la Biodiversité, le Réseau Semences Paysannes propose de découvrir gratuitement la biodiversité cultivée : 100 variétés de blés paysans s’exposent au Jardin des Plantes, Paris 5e.

Céréales

Blés paysans au Jardin des Plantes (MNHN), Paris 5e, juin 2010, photo Alain Delavie

Rouges, blonds, bruns, barbus, ils font partie de ces blés sélectionnés par des générations de paysans. Ni nanifiés, ni raccourcis, ni OGM, ils sont libres de droits de propriété, ils se sèment et se ressèment gratuitement et n’ont pas besoin d’engrais chimiques pour pousser. Ils représentent la diversité des terroirs, la diversité des cultures, l’adaptabilité des plantes et une garantie pour l’avenir.

La biodiversité cultivée est un patrimoine d’une richesse considérable, elle ne peut se concevoir sans des pratiques paysannes respectueuses de la diversité, des écosystèmes et des droits des paysans à sélectionner et échanger leurs plus beaux grains pour les ressemer.

Le modèle agricole dominant, intensif, a largement contribué à la disparition de la biodiversité sauvage : les arbres, arbustes, les fleurs des champs, insectes pollinisateurs qui n’ont pas survécu au machinisme et à la systématique utilisation de produits chimiques. Ce modèle contribue également à la disparition de la biodiversité cultivée : les milliers de variétés paysannes ont été remplacées par quelques variétés hybrides ou standardisées et protégées par des droits de propriété intellectuelle

À l’inverse, des paysans qui conservent et entretiennent la biodiversité, vous proposent de découvrir un échantillon de la grande diversité des blés à travers une exposition vivante. Cette exposition met en évidence la richesse du patrimoine céréalier ainsi que l’érosion du nombre d’espèces de plantes cultivées et, à l’intérieur du nombre d’espèces, du nombre de variétés disponibles.

Céréales

Blés paysans au Jardin des Plantes (MNHN), Paris 5e, juin 2010, photo Alain Delavie

Retrouvez la biodiversité gratuite au Jardin des Plantes le 19 juin : des visites guidées sont organisées par des paysans et des paysans-boulangers qui les font vivre, les cultivent et les boulangent au quotidien, malgré les innombrables obstacles qu’ils rencontrent !
Une exposition visible du 15 mai au 10 juillet.
Visites guidées le 19 juin 2010 : 11 h, 13 h 30 et 15 h 30.

Accès au Jardin des Plantes :
57, rue Cuvier ou 2, rue Buffon ou 36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, place Valhubert, 75005 Paris.
Bus : Lignes 24, 57, 61, 63, 67, 89 et 91.
Batobus : arrêt Jardin des Plantes.
Métro et RER : ligne 5, station Austerlitz; ligne 7, station Censier Daubenton; ligne 10, station Jussieu ou Austerlitz; RER C.
Gare SNCF : Gare d’Austerlitz et Gare de Lyon.
Parking : Parking d’Austerlitz (Verrière), 85 quai d’Austerlitz, 75013 Paris.

La biodiversité, ce n’est pas que la biodiversité sauvage, ça se cultive aussi !
Certains le font au quotidien.

juin 132010
 

Quelques minutes pour observer les bourdons qui butinent les fleurs de votre jardin, de votre balcon ou d’un jardin public… et vous pouvez contribuer à une grande enquête scientifique pour connaître et protéger la biodiversité.

Le principe est simple : dans son jardin, sur son balcon fleuri ou dans un jardin public, reconnaître et dénombrer les bourdons.
Cela demande 5 à 10 minutes par mois au minimum entre avril et octobre.
C’est très facile : on observe les bourdons, on les identifie grâce à une fiche de reconnaissance et on les compte à un moment de la journée.

Quelques observations par mois suffisent pour participer, mais on peut aussi observer plus régulièrement. Si le jardin ne peut pas être suivi certains mois (départ en vacances par exemple), ce n’est pas gênant. Vous pouvez aussi participer pendant votre séjour d’été sur votre lieu de vacances.

Insecte pollinisateur sauvage

Bourdon terrestre, photo Jessica Thevenot

Une grande enquête scientifique pour mesurer la biodiversité
Vous entrez les données recueillies sur le site internet où des scientifiques les analyseront pour comprendre le lien entre certaines espèces et l’environnement, mais aussi pour suivre l’évolution de leur nombre au cours des années en fonction des modifications de l’environnement. Ces données alimentent le programme Vigie-Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle.

« Opération Bourdons » sensibilise le grand public à l’importance des pollinisateurs sauvages pour une meilleure évaluation de l’état de santé de ces espèces par le monde scientifique. L’opération sera reconduite tous les ans, car le suivi de la biodiversité ne peut se faire que dans la durée.

Les données accumulées au cours de la phase de test par 438 bénévoles (plus de 1 600 relevés soit 15 000 observations) montrent que l’Observatoire des Bourdons devrait permettre de faire des liens entre les observations de bourdons et le mode d’occupation des sols (structure du paysage environnant), ainsi que les spécificités des jardins. Certaines espèces semblent se spécialiser dans les milieux périurbains, alors que d’autres préfèrent la proximité d’une prairie ou un paysage véritablement naturel. Les bourdons sont de bons indicateurs car ils exploitent l’environnement immédiat dans un rayon de quelques centaines de mètres.

Le site internet de l’Observatoire des bourdons permet au public d’accéder à un espace où il peut inscrire son jardin, choisir de recevoir une lettre d’information apportant chaque mois son lot de conseils pour réaliser dans les meilleures conditions l’inventaire des bourdons, saisir ses données au fur et à mesure, jouer à des Quizz’bourdons pour s’entraîner à la reconnaissance des espèces, etc.

Avec « Opération Bourdons » chacun peut contribuer à la mesure de la biodiversité. Son exploitation scientifique permettra de construire un indicateur de l’état de santé de la nature, conçu pour être utile aux gestionnaires et décideurs.

juin 022010
 

Après plusieurs années de travaux, les Serres, entièrement rénovées et réaménagées, ouvrent au public aujourd’hui, mercredi 2 juin 2010. Tout en gardant la magie du lieu et son potentiel de dépaysement, la rénovation, assortie d’une muséographie repensée, permet d’y diffuser les connaissances les plus actuelles sur les plantes et de sensibiliser tous les publics à la fragilité des milieux et aux enjeux actuels de leur préservation.

En raison de leur structure de verre et d’acier, les serres sont des architectures sensibles. Soumises à des écarts de température et à l’humidité, elles nécessitent un entretien régulier. Le grand chantier qui s’est ouvert en juin 2005 est l’un des plus importants : tant l’extérieur que l’intérieur ont été restaurés et repensés. Ce chantier a nécessité le déménagement des plantes. Les grands sujets intransportables ont bravement supporté les travaux. Les plantes y vivent en pleine terre, aux bons soins de six jardiniers.

Serre du Jardin des Plantes de Paris

Serre des forêts tropicales, Jardin des Plantes (MNHN), Paris 5e (75), photo Alain Delavie

Quatre serres sont désormais ouvertes :
– la serre des forêts tropicales humides ;
– la serre des déserts et milieux arides ;
– la serre de Nouvelle-Calédonie ;
– la serre de l’histoire des plantes.

Serre du Jardin des Plantes de Paris

Serre de l'histoire des plantes, Jardin des Plantes (MNHN), Paris 5e (75), photo Alain Delavie

Vous contemplerez une nature imaginaire où cohabitent des plantes des quatre coins du monde. Une nature bien réelle car les plantes y poussent en pleine terre et se laissent admirer de très près. Cette rencontre avec le monde végétal, le plus ancien laboratoire de la vie, est tout à la fois poétique et scientifique.

Serre du Jardin des Plantes de Paris

Serre des forêts tropicales, Jardin des Plantes (MNHN), Paris 5e (75), photo Alain Delavie

Vous découvrirez la biodiversité végétale dans son abondance ou sa rareté et sous les multiples et étonnants aspects de son adaptation aux différents milieux terrestres.

Infos pratiques :
Jardin des Plantes

Paris 5ème : entrées rue Cuvier, rue Buffon, rue Geoffroy-Saint-Hilaire et place Valhubert.

Ouverture : tous les jours à partir du 2 juin, fermeture le mardi et le 1er mai.
Horaires : de 10 h à 18 h en été, de 10 h à 17 h en hiver.
Tarifs : 5 euros adultes, 3 euros enfants (entre 4 et 14 ans), gratuit pour les moins de 4 ans.
Accès : les serres sont accessibles aux personnes handicapées à mobilité réduite mais aussi à travers la muséographie aux mal et non-voyantes ou entendantes et par la médiation aux personnes mentalement déficientes.
Informations pour le public au tél. : 01 40 79 54 79 / 56 01.

Bus : lignes 24, 57, 61, 63, 67, 89 et 91.
Batobus : arrêt Jardin des Plantes.
Métro et RER : ligne 5, station Austerlitz; ligne 7, station Censier Daubenton; ligne 10, station Jussieu ou Austerlitz; RER C.

mai 272010
 

L’exposition « Regards sur la biodiversité », organisée par la Ville de Paris au Parc de Bagatelle (Bois de Boulogne), se déroulera du 28 mai au 31 octobre 2010.

L’exposition « Regards sur la biodiversité » est avant tout un hymne à la nature et à sa beauté, célébré par quelques grands témoins. Le rôle de la biodiversité dans l’équilibre planétaire et la prise de conscience de notre génération face aux dangers qui la menacent, sert d’introduction aux thèmes abordés et emmène vers les parcours dans Paris et extra muros. La promenade est traitée de façon différente selon qu’il s’agit du Trianon (pourquoi 2010 année de la biodiversité et importance des enjeux) ; la cour d’honneur (trame bleue/trame verte sur le territoire parisien) ; la Galerie côté seine (les enjeux sur le territoire parisien, projections, animations et oeuvres des écoliers parisiens) ; le Parc (artistes, enfants, paysagistes, photographes, apportent leur regard personnel sur le thème). L’ensemble du parcours est une invitation à regarder la nature et les formes de vie qui nous entourent. Le propos tenu dans le Trianon, renvoie vers la cour d’Honneur et le parc, le parc vers le Bois de Boulogne, et le Bois vers Paris, à l’image d’un vaste jeu de piste auquel on invite tous les parisiens à participer.

Cette exposition est l’occasion de découvrir une partie de l’exposition Vital Végétal conçue par l’association Plante & Planète. Plante & Planète présente l’arnica (Arnica montana), le palo santo (Bursera graveolens) et le chengal (Neobalanocarpus heimii) : ces 3 plantes servent de support à une meilleure compréhension des enjeux de la biodiversité et du lien de l’homme à son environnement.

Parc de Bagatelle,
route de Sèvres à Neuilly,
Bois de Boulogne,
75016 Paris.
Métro ligne 1, station Pont-de-Neuilly, puis bus 43 (arrêt, place de Bagatelle),
Métro ligne 1, station Porte-Maillot, puis bus 244 (arrêt, Bagatelle-Pré-Catelan).

Du 28 mai 2010 au 31 octobre 2010.
De 9 h 30 à 20 h, sauf en octobre : de 9 h 30 à 18 h.

mai 212010
 

La Fête de la Nature se déroule dans toute la France jusqu’au 23 mai 2010. Voici trois animations proposées en Île-de-France :

Le Passeport Biodiversité Île-de-France vous invite au voyage !
À l’occasion de la Fête de la Nature, Natureparif lance le Passeport Biodiversité.
Ce document nominatif vous invite au voyage : ressemblant dans sa forme à un passeport classique, le grand public pourra le retirer tout au long de l’année auprès des structures ambassadrices du Passeport (conseils généraux, associations, établissements publics… tous acteurs de la nature).
Au fil des pages, entrez en contact avec les acteurs de la biodiversité francilienne, classés au sein de différentes thématiques (Parcs et Jardins, Forêts, Milieux naturels remarquables, Oiseaux, Flore, Fermes pédagogiques, Randonnées nature…), et partez avec eux à la découverte des espaces naturels et des espèces animales et végétales de la région.
Chacune des sorties nature réalisée donne lieu à l’obtention d’un « visa » déposé au sein des pages du Passeport : devenez un véritable globe-trotter de la biodiversité en Île-de-France, collectionnez les visas et accumulez les expériences et les souvenirs !

24 heures pour observer la Biodiversité en Seine-Saint-Denis
Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis organise, en partenariat avec Natureparif et le Muséum national d’Histoire Naturelle, les « 24 heures pour la biodiversité ».
L’objectif de cet évènement est de réunir à la fois le grand public, les associations de protection de la Nature, les scientifiques ainsi que les artistes du département pour faire connaître et découvrir le patrimoine naturel de la Seine-Saint-Denis et ainsi mieux préserver la biodiversité urbaine.
Au programme : un défi de science participative pour recenser en 24 heures le plus grand nombre d’espèces formant la richesse naturelle du département ; et un défi de médiation artistique pour échanger avec les artistes sur leur perception de la nature urbaine et la création de leurs œuvres originales.

Les faucons du Château de Vincennes s’exposent pour la Fête de la Nature
Pendant la Fête de la Nature, découvrez la vie d’une famille de faucons crécerelles ayant élu domicile dans une corniche du Château de Vincennes, à travers une exposition photographique inaugurée au cœur du Jardin des Plantes !
Rencontre des parents, accouplements, couvaison, nourrissage des poussins… Plongez dans l’univers des faucons au travers des clichés des photographes de l’Association Sportive de Chasse Photographique Française (ASCPF).

mai 212010
 

20 ans après « La Grande Moisson », Gad Weil, créateur et metteur en scène d’art de la rue, réinvestit les Champs-Élysées les 22, 23 et 24 mai 2010 avec une œuvre végétale spectaculaire : Nature Capitale.

Nature Capitale

Perspective verticale de Nature Capitale sur l'avenue des Champs-Élysées (Paris, 75)

Gad Weil et Laurence Medioni, plasticienne et paysagiste, signent ensemble une mise en scène poétique qui donnera à la Nature façonnée par l’Homme toute sa place au cœur de la ville.

“Nature Capitale”, ce sont trois hectares composés de 8000 fragments de 150 essences agricoles et arboricoles qui, au soir du 22 mai – Journée internationale de la Biodiversité -, envahiront la chaussée de l’Arc de Triomphe au Rond-Point des Champs-Élysées pour offrir au public, durant deux jours et une nuit, une création jubilatoire sous le silence des moteurs. Ces fragments ont été mis en vente sur le site internet de Nature Capitale depuis le 21 mars dernier.

“Nature Capitale” devrait accueillir près de deux millions de personnes et offre, au-delà de la création elle-même, des espaces pédagogiques portés par les partenaires sur les trottoirs du bas de l’avenue des Champs-Élysées jusqu’au Grand Palais. Les entreprises partenaires de Nature Capitale porteront les grands débats sociétaux auxquels Nature Capitale renvoie et exposeront leurs démarches en faveur du développement durable, de la préservation de la biodiversité…

“Nature Capitale” s’appuie sur la production des Jeunes Agriculteurs – déjà partenaire de la Grande Moisson en 1990 – pour la partie agricole et de l’interprofession France Bois Forêt, pour la partie arboricole.

Nature Capitale, du happening artistique à l’œuvre pérenne

Les Fragments de Nature Capitale qui envahiront les pavés des Champs-Elysées de l’Arc de Triomphe au Rond Point sont partie prenante de cet happening végétal hors mesure qui, pour sa première édition, s’installe à Paris les 23 et 24 mai prochains. Ils sont l’expression de tout ce que les terres de France produisent et leur mise en scène imaginée par Gad Weil et Laurence Médioni interpelle chacun sur cette nature façonnée par l’homme.

Culture ou arbres, d’odeur, d’essence ou de textures multiples, le Fragment de Nature Capitale naît d’un dessin original, pousse en parcelle numérotée, et, à l’issue de son exposition, est livré, accompagné d’un carnet de campagne poétique. Matière vivante, le fragment a vocation à vivre au-delà de l’éphémère et doit trouver son « essaimeur » pour prendre racine et poursuivre son œuvre. C’est le sens de Nature Capitale qui repose sur un partenariat des entreprises privées pour deux tiers et prend le risque sur le tiers restant de trouver auprès du public une implication du plus grand nombre pour participer et prendre en charge l’existence du Fragment.

Nature Capitale bénéficie ainsi au titre du mécénat culturel d’une défiscalisation adaptée sous la réserve prévue par la loi que ses fragments soient offerts par les essaimeurs à une collectivité locale, une école, une association, une fondation, une ONG, tous lieux publics… Soit pour les particuliers une réduction d’impôt de 66 % du montant de leur acquisition dans la limite de 20 % du revenu imposable (Art. 200 du CGI). Pour les entreprises et les professions libérales : réduction de 60 % du montant de leur acquisition sur leur impôt société ou leur impôt sur le revenu, dans la limite de 5 ‰ de leur chiffre d’affaires (Art. 238 bis du CGI).

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